Auteur : Holyart

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La signification des sept péchés capitaux

La signification des sept péchés capitaux

Quel est la signification des sept péchés capitaux? D’où dérivent-ils ? Comment ont-ils été définis au cours de l’histoire ? Pourquoi sept exactement ? Découvrons-le ensemble.

Afin de comprendre la signification des sept péchés capitaux, nous devons tout d’abord clarifier le fait qu’en réalité il est erroné de parler de « péchés capitaux ».

Ceux que nous connaissons comme péchés capitaux sont plus correctement les vices capitaux, c’est-à-dire ces défauts de caractère, ces inclinaisons de l’âme qui déterminent des comportements qui dégradent l’être humain et les personnes qui l’entourent.

Pour les chrétiens, ce sont ces mêmes vices à causer le péché, d’où la confusion qui nous amène à considérer vices et péchés capitaux comme la même chose. De fait, le péché est un effet, une conséquence du vice. L’opposé des vices, dans le contexte chrétien, mais pas uniquement, ce sont les vertus.

En latin le terme vĭtĭum indiquait le manque de quelque chose, soit un défaut physique, soit moral, une habitude déviée, i.e. un défaut de l’esprit. En effet, le concept des sept vices capitaux est antécédent à l’avénement du Christianisme.

Mais pourquoi « péché capital » ? L’attribut capital dérive de « capitalis », chef, et indique comment ces défauts en particulier sont les pires, les plus graves, des déviances qui altèrent la nature humaine en soi.

Histoire des sept péchés capitaux

Déjà au IV siècle av. J.-C., dans son traité Éthique à Nicomaque , le philosophe grec Aristote soutenait que chaque vertu ou bonne qualité portée à l’excès se transforme en vice, en défaut. D’ici dérive l’idée que la vertu doit se trouver exactement à mi-chemin entre le manque d’un sentiment ou d’une inclinaison et son excès. C’est la théorie du juste milieu, que les philosophes médiévaux définirent avec la locution « In medio stat virtus », La vertu est au milieu, très proche de ce qu’Aristote affirmait : « μέσον τε καὶ ἄριστον », Le milieu c’est le mieux.

Par exemple, si nous prenons en considération le contexte du plaisir et de la douleur, la vertu prise en examen sera la Tempérance, le manque de laquelle génère l’Insensibilité, tandis que l’excès amène à la Dissolution.

Toujours Aristote définit les vices capitaux les habits du mal. Cela parce que la personne qui est toujours indulgente dans le même vice tisse avec lui une sorte d’habit qui le pousse à pécher de plus en plus. La même chose advient pour qui, au contraire, cultive une vertu, même si les résultats sont, bien évidemment, opposés.

En ce qui concerne les vices capitaux dans le contexte catholique, leur liste est rédigée par les premiers moines. En particulier, Évagre le Pontique, écrivain et ascète vécu au IV siècle apr. J.-C., apprécié encore aujourd’hui en tant que théologien de l’Orient chrétien et vénéré en tant que père de la vie monastique, énuméra en premier huit vices capitaux :

  • gourmandise
  • luxure
  • avarice
  • colère
  • tristesse
  • paresse
  • vanité
  • orgueil

Par la suite, la tristesse, ou mélancolie, qui ne permet pas d’apprécier les œuvres de Dieu, disparaîtra, assimilée à l’acédie ou à l’envie, qui sera ajouté successivement, tandis que la vanité deviendra une composante de l’orgueil.

Évagre définit les huit vices comme esprits ou pensées maléfiques et suggéra également des méthodes pour les combattre.

Pendant l’Illuminisme, le concept de vice et de vertu décroit, ainsi que de nombreux autres principes moraux liés au passé. En effet, dans la vision illuministe du progrès et de développement humain, que ce soit au niveau mental ou matériel, et encore plus dans l’optique du développement industriel, commercial et économique de la société, tant les vices que les vertus revêtaient une position nécessaire.

Pendant le XIX, le XX siècles et aujourd’hui encore, les vices capitaux sont devenus un argument d’étude et de réflexion intéressants pour la philosophie morale, la psychologie humaine et la théologie et ont fait l’objet de nombreux traités, à partir de l’Anthropologie d’un point de vue pragmatique de Kant, qui voyait dans le vice une expression de la typologie humaine.

Pourquoi les péchés capitaux sont au nombre de 7 ?

Selon différentes cultures anciennes, le chiffre 7 symbolisait la perfection, la complétude. Il suffit de penser aux sept plaies d’Égypte, aux sept bras du candélabre juif, la Menorah, mais aussi aux sept attributs fondamentaux d’Allah (vie, connaissance, puissance, volonté, ouïe, vue et parole), aux sept Dieux du bonheur du bouddhisme et du shintoïsme, pour n’en citer que quelques-uns.

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Le Catholicisme aussi a fait sien le chiffre sept, en y reconnaissant son puissant symbolisme. C’est le chiffre divin par excellence, puisqu’il rappelle le repos de Dieu après la Création. Ainsi sept sont les sacrements (Baptême, Confirmation, Eucharistie, Pénitence, Extrême Onction, Ordination, Mariage), sept sont les dons du Saint Esprit (sagesse, intelligence, conseil, force, connaissance, pitié, crainte), sept les douleurs de Marie, et ainsi de suite.
Même dans l’Apocalypse de Jean on lit de 7 Sceaux brisés, 7 trompettes sonnées par 7 anges, 7 Miracles et 7 Bols de la colère de Dieu.
Dans ce contexte symbolique, le fait qu’ils existent sept vertus (3 théologales, i.e. foi, espérance, charité, et 4 cardinales, i.e. justice, prudence, force et tempérance) et sept vices capitaux n’est surement pas un hasard.

Nous avons déjà vu que selon Évagre le Pontique et d’autres moines orientaux les péchés étaient huit et non pas sept. Cela car le symbolisme des chiffres dans le passé variait sensiblement entre Orient et Occident.

Saint Thomas d’Aquin avait distingué sept tentations principales, déchaînées par le désir de l’homme par rapport à quatre biens et par sa volonté d’en éviter trois.

Voici les biens que l’homme désire :

Le premier bien est spirituel et est la conscience de soi, de sa propre excellence, qui, si désiré de manière excessive, génère l’orgueil.

Au corps et à l’existence matérielle sont par contre liés deux autres biens, la conservation du corps et la conservation de l’espèce.
La consommation de nourriture et de boissons, si exagérée, dégénère dans la gourmandise, tandis que le désir sexuel poussé à l’excès cause la luxure.

Le quatrième bien est la richesse, qui, quand elle est trop désirée, aboutit dans l’avarice.

Et voici par contre les biens que l’homme fuit :

Le bien spirituel, qui amène à l’acédie, quand négligé.
Le bien du prochain, que l’homme suit car il menace d’éclipser sa conscience de soi, en générant l’envie.
Le bien d’autrui, que l’on fuit quand on recherche le tort et la vengeance, en déchaînant la colère.

Quels sont les sept péchés capitaux ?

Venons maintenant à la liste des 7 vices ou péchés capitaux.

Orgueil

L’orgueilleux dénigre les autres afin de revendiquer sa propre supériorité, véritable ou présumée, dans chaque contexte. Fort de cette conscience de supériorité, il ne respecte pas les personnes, ni les lois, puisqu’il est persuadé de valoir plus que tout le reste. L’orgueil se manifeste sous des formes différentes. Il peut impliquer la soumission des autres, ou plutôt la prétention de leur admiration. Il nait d’un désir de dominer, d’être reconnu comme meilleur par rapport aux autres, à cause de mérites effectifs ou uniquement prétendus. Il est considéré comme le péché le plus mortel, car l’orgueilleux se croit meilleur que Dieu aussi, jusqu’à s’ériger au rôle de juge des autres

De l’orgueil dérivent :

  • Vanité
  • Manies de grandeur
  • Jugement
  • Omnipotence
  • Volonté de soumission

péchés capitaux

Envie

L’envieux haït son prochain car il possède quelque chose qui lui manque. L’envie nait en effet de la prise de conscience de la part de l’homme que quelqu’un d’autre a des qualités ou des biens qu’il ne possède pas. Cela présuppose donc le fait de se comparer aux autres et de les détester pour ce qu’ils ont. Cela fait en sorte que la personne envieuse se réjouisse des pertes et des malheurs des autres, car cela donnerait uniquement à l’envieux la possibilité de s’élever au-dessus de sa propre misère. Il ne cherche pas en effet à améliorer sa propre condition, mais il attend que celle des autres empire.

De l’envie dérivent :

  • Jalousie
  • Se comparer toujours aux autres
  • Auto-jugement négatif

Luxure

La luxure est liée au plaisir, sexuel et non comme fin en soi, exacerbé dans les pulsions et dans les envies. Un plaisir stérile, qui n’implique pas l’amour, ni le désir de reproduction, mais uniquement l’envie violente de jouir de l’instant en soi, sans respect ni considération pour soi ni pour l’autre personne. Tandis que le sexe entre des personnes qui s’aiment est une expérience qui sublime l’amour et l’union physique et spirituelle, la luxure amène à se séparer de l’autre et même de soi-même, dans une offuscation presque animale, finalisée uniquement à la recherche de la satisfaction physique

De la luxure dérivent :

  • Incapacité d’accueillir l’autre
  • Vide intérieur
  • Insatiabilité

Gourmandise

La gourmandise n’est pas uniquement désirer la nourriture sans modération, mais n’importe quelle autre chose. Objets, expériences, argent, même les émotions, poursuivis de manière insatiable et cupide.
Qui glisse dans la gourmandise, vit dans un état perpétuel d’insatisfaction, dévoré par sa faim insatiable, soit-elle matérielle ou spirituelle. Même un esprit hyperactif, qui se consomme dans sa propre pensée frénétique, peut être un symptôme de la gourmandise, ainsi comme un désir sexuel démesuré qui débouche également dans la luxure.

De la gourmandise dérivent :

  • Cupidité
  • Gaspillage
  • Paranoïa

Paresse

Qui pratique la paresse refuse la vie. Le paresseux se traîne dans l’ennui et dans l’inertie perpétuels, qui l’amènent à ne rien faire. Une forme de paresse peut également être de vivre de manière mécanique, en refusant l’évolution, le changement, le développement des choses et des situations. Qui vit de paresse désire que tout soit plat, toujours pareil, neutre, sans joie ni douleur. Bien évidemment, qui en souffre néglige également les questions spirituelles et divines, et pour cette raison la paresse est un péché exécrable.

De la paresse dérivent :

  • Automatisme
  • Ouverture limitée au nouveau
  • Immobilisme
  • Ennui

Colère

La colère aveugle l’esprit et déchaîne chez l’homme une rage animale, irréfrénable. Le cœur est vidé, la raison aveuglée, l’esprit alimenté uniquement par des pensées négatives, qui fomentent la haine, le ressentiment, le désir de vengeance. Ce vice est également implacable, car, même si qui en est victime arrive à obtenir la destruction de son ennemi, il n’arrêtera quand même jamais de le torturer.

De la colère dérivent :

  • Irascibilité
  • Méchanceté
  • Violence
  • Rage
  • Frustration

Sept peches capitaux

Avarice

L’avarice est l’attachement excessif et morbide aux biens matériels et, dans cet aspect, elle est semblable à la gourmandise, mais dans l’avare il y a l’obsession de ne jamais avoir assez qui s’y rajoute, et la peur de pouvoir toujours en être privé par les autres. L’avare vit prisonnier de ce qu’il possède et il ne se fatigue jamais de cumuler. Il met les biens et les richesses qu’il a déjà et qu’il voudrait avoir au-dessus de chaque chose et pour cela l’avarice est considérée comme une forme d’idolâtrie, puisque l’avare adore plus ses biens que Dieu.

De l’avarice dérivent :

  • Attachement morbide
  • Myopie spirituelle
  • Avidité
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Mai, mois de la Vierge : comment célébrer le mois marial

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Mai est le mois consacré à la Sainte Vierge.  Des prières spéciales, des actes de dévotions et la Fête des Mères qui, non pas par hasard, tombe au mois de mai. Découvrons mai, le mois de la Vierge.

Nous avons déjà approfondi dans un autre article dédié à la Fête des Mères les raisons historiques qui ont fait que le mois de mai soit consacré, depuis l’antiquité, à la Mère de Jésus.

Ces raisons trouvent leurs racines dans des traditions pré-chrétiennes, comme le culte païen d’anciennes divinités grecques et romaines préposées à la fertilité, à la fécondité et au retour à la vie. Pensons par exemple à Perséphone, fille unique de Zeus et de Déméter, connue comme Proserpine chez les Romains.

Enlevée par Hadès, seigneur de l’Au-delà, qui voulut en faire son épouse, elle fut trompée par lui et obligée à passer dans son règne des ténèbres une période qui coïncidait pour les anciens avec la saison automnal et hivernale, quand la terre est froide et dépouillée. Mais elle pouvait retourner sur Terre pendant le restant du temps et avec elle le printemps revenait, avec sa chaleur, ses couleurs et ses fleurs luxuriantes.

Les romains adoraient également Maïa, mère d’Hermès, une des Pléiades, était la déesse de la fécondité et du réveil de la nature au printemps. De son prénom dérive le mot « Mai ».
Les fêtes dédiées aux divinités féminines de ce genre se sont transformées au cours des siècles en des célébrations dédiées à la Vierge, des formes de dévotion populaire qui, avec le temps, ont été en grande partie acceptées et reconnues par l’Église.

Mai mois de la Vierge pourquoi

Donc Mai est le mois lié au symbolisme de la renaissance et du cycle de la vie. Il n’y a aucune mention dans les Saintes Écritures qui puisse le lier d’aucune manière à Marie. Et pourtant tout le monde reconnaît l’association mois de mai et mois de la Vierge. Voyons pourquoi.

Mai a toujours été associé à l’Amour aussi. Dans le passé, accrocher un « maggio » (mai en italien) à la porte de la fille dont on était amoureux, équivalait à lui dire : « Tu est belle comme une fleur », mais aussi : « Mon cœur fleurit pour toi ».

Autour du XIII siècle, une nouvelle forme d’amour et de dévotion commença à prendre racine en Europe : le sens de l’honneur dû aux femmes, du respect qu’il fallait leur démontrer, qu’elles méritaient. Dans cette nouvelle vision de la femme, la Vierge se plaçait comme idéal et exemple de perfection auquel tous, hommes et femmes, devaient faire référence. Alphonse X, roi de Castille et Léon, dédia à la Vierge les Cantitigas de Santa Maria, la plus importante récolte de chants monodiques qui parlaient de la Vierge et de ses miracles. Dans la Cantiga numéro 10, on lit :

Rosa das rosas e Fror das frores,

Dona das donas, Sennor das sennores.

Rose des roses et fleur des fleurs,
Dame de toutes les Dames, Seigneur des Seigneurs

Ainsi la Vierge est définie par Alphonse qui la reconnaît comme étant encore plus puissante que les rois de son temps !

Au début du XIV siècle, le mystique Henri Suso de Constance écrit dans son Livre de l’éternelle sagesse, en s’adressant à la Vierge : « Soyez bénite, aurore naissante, au-dessus de toutes les créatures, et béni soit le pré fleuri de roses rouges de votre beau visage, orné de la fleur rouge rubis de l’Éternelle Sagesse ».

Au Moyen Âge, on commence à accrocher des branches fleuries non seulement à la porte de la femme aimée, mais aussi aux statues de la Sainte Vierge. En particulier des guirlandes de roses, fleur typique du mois de mai. Et ainsi né la tradition du Rosaire, perpétuée également par Saint Philippe Néri, qui au XVI siècle invitait les enfants sous sa garde à orner de roses l’image de Marie.

Ce n’est que le 29 avril 1965 que le mois de mai est officiellement consacré à la Vierge avec l’encyclique Mense Maio de Pape Paul VI, où on lit entre autres : « C’est le mois où, dans les sanctuaires comme dans les foyers, l’hommage de la prière et de la vénération monte des cœurs chrétiens avec plus de ferveur et d’affection. C’est aussi le mois où du trône de la Mère de Dieu se  répandent plus largement sur nous les dons de la miséricorde divine ».

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Au mois de mai de 1912 Padre Pio de Pietrelcina, qui était amoureux de la Vierge, écrivait à son professeur, en parlant du mois de mai : « Mon père, comment ce mois prêche bien la douceur et la beauté de Marie ! Mon esprit à la seule pensée des innombrables bénéfices que cette chère petite maman a donné pour moi me fait honte de ma personne, n’ayant jamais regardé avec suffisamment d’amour le cœur d’elle et sa main, qui avec tant de bonté les accorait. Pauvre petite Maman, combien m’aime-t-elle. Je l’ai constaté de nouveau au tout début de ce beau mois. Avec combien de soin m’a-t-elle accompagné à l’autel ce matin. J’ai eu l’impression qu’elle n’avait autre chose à penser qu’à moi rien qu’en m’emplissant le cœur entier de sainte affection ».

Prières à la Vierge au mois de mai

Les prières du mois marial sont innombrables, puisque la dévotion vouée à la Mère de Dieu en ce mois s’est amplement développée au cours des siècles. Pensons au Chapelet du mois de Mai à la Vierge, le chapelet à réciter chaque jour pour demander à Marie de nous donner amour, force dans la foi et pardon des péchés.

Les « fioretti », des vœux offerts à la Vierge, sont une pratique de dévotion très répandue au mois de mai. Il s’agit de petits sacrifices, engagements, bons propos offerts à la Vierge Marie comme si on lui offrait une fleur. Un signe de notre amour pour elle et pour son Fils Jésus.

Naturellement, le Chapelet est la meilleure expression de dévotion qui puisse être pratiquée au mois de mai.

Récité chaque jour, il aide à créer un rapport spécial avec Marie, à nous faire sentir plus proches d’elle et de Jésus. En outre, réciter le Chapelet chaque jour au mois de mai garantit bénédictions et bénéfices pour nous et nos êtres chers. Selon la tradition, Saint Dominique Guzman, fondateur de l’Ordre Dominicain, reçut de la Vierge en personne le premier Chapelet en 1214, en tant qu’instrument pour la conversion des non-croyants et des pécheurs. La Vierge se présenta à lui avec un bouquet de 150 roses et lui dit qu’elle souhaitait être ornée avec une prière qui prévoyait 150 Je Vous salue Marie alternées au Notre Père. En échange, la Vierge s’engagea à exaucer 15 promesses, une par chaque dizaine récitée, en déclarant son engagement dans la protection des âmes et des familles de ses disciples.

En alternative, on peut réciter une oraison jaculatoire. Il s’agit d’une brève prière récitée habituellement par cœur, de haute voix ou mentalement. Typique de la dévotion populaire, elle est souvent en vers rimés et son contenu est simple et clair. L’énoncer allège les peines souffertes par les âmes du Purgatoire. Saint Philippe Néri aimait beaucoup les oraisons jaculatoires et invitait ses jeunes à en réciter chaque jour, même pour trouver consolation et soulagement aux impiétés du monde. On trouve des nombreuses oraisons jaculatoires desquelles s’inspirer.

Le mois marial expliqué aux enfants

Comment pouvons-nous parler aux plus petits de mai comme du mois dédié à la Vierge ? Est-il sensé de leur imposer de réciter le Chapelet ou d’autres prières du mois de mai ? Bien sûr, même s’il faut leur présenter les choses de manière à ce qu’elles soient faciles à comprendre. Les enfants sont toujours contents et bien disposés quand il s’agit d’apprendre de nouvelles choses, surtout si elles sont proches de leur sensibilité.

Il faudra avant tout leur expliquer que le mois de mai est dédié à Marie, maman de Jésus, car c’est le mois des fleurs, celui où la nature renaît à une nouvelle vie après les rigueurs de l’hiver. Et Marie, Vierge et Mère, fille de son propre Fils, est la plus belle de toutes les fleurs, la première à éclore après la Résurrection de Christ, grâce à Sa promesse de salut pour tous les hommes. Au contraire, la Vierge, libre du péché originel et de tout faute, est elle-même le symbole de cette promesse de pardon et amour, une fleur merveilleuse donnée par Dieu au monde en tant que signe de Son infinie bonté.

Nous pouvons ensuite expliquer aux enfants comment nait la prière du Rosaire, dévotion marial par excellence. La fleur la plus caractéristique du mois de mai est la rose et dans le temps les enfants comme eux mettaient des couronnes de roses sur les statues de la Vierge. Chaque rose symbolisait une prière et il s’agissait de prières magnifiques et très parfumées, dignes de Marie. De ces roses sont nés les grains du chapelet.

De plus, surtout pour les plus jeunes enfants, nous devons leur rappeler que la Vierge n’est pas uniquement la maman de Jésus, mais la maman de nous tous, la plus belle, la plus douce et la plus aimable, constamment tournée vers tous ses enfants pour les protéger, les consoler et prendre soin d’eux, même dans les moments les plus difficiles.

Les articles dédiés à Marie dans le catalogue Holyart

Le catalogue Holyart est riche en articles de tout genre qui peuvent vous être utiles pour célébrer le mois de la Vierge au mieux. En particulier, vous y trouverez des statues de la Vierge, de toutes les dimensions et en matériaux variés, adaptées pour la maison ou le jardin, en bois, résine, pierre, poudre de marbre, et dans toutes les nombreuses déclinaisons de la Vierge : Notre-Dame de Medjugorje, de Lourdes, de Fatima, Notre-Dame de la Paix, Notre-Dame de Grâce, Vierge Immaculée et ainsi de suite.

Naturellement, notre site offre un très vaste choix de chapelets de tout genre et matériel, en argent avec cristaux Swarovski, en filigrane, avec grains en corail, perles d’eau douce, pierres semi-précieuses. Il y a aussi de nombreux bijoux, en particulier des bracelets et des bagues, mais aussi des colliers et même des boutons de manchettes dédiés au culte de la Vierge. Dans ce cas-ci aussi, vous trouverez une ample gamme d’articles adaptés à chaque occasion et budget. Et pour finir nous vous proposons des icônes religieuses, des tableaux et des impressions, plein de modèles différents pour célébrer la présence de la Vierge Marie dans notre vie et dans notre maison, non seulement pendant le mois qui lui est dédié, mais tous les jours.

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Les miracles de Saint Gérard Majella

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Les miracles de Saint Gérard Majella ont fait connaître l’histoire humaine et spirituelle de ce jeune exceptionnel dans le monde entier. Découvrons quelque chose en plus sur le Saint Patron de la Basilicate, protecteur des femmes enceintes, des mères de famille et des enfants. 

Gérard Majella naquit dans une famille modeste de Muro Lucano, en province de Potenza, en 1726. Son père était un tailleur et mourut tôt, en le laissant avec sa mère, femme pieuse qui lui transmit la conscience de l’amour de Dieu pour toutes ses créatures.

Pendant quelques temps, Gérard, dans son jeune âge, travailla au service de l’évêque Lacedonia, Claudio Albini, un homme autoritaire et despotique, que l’enfant sut toutefois apprendre à connaître et à apprécier. D’ailleurs, de Gérard aussi on disait qu’il était un peu excentrique, sans rien, un bon à rien, destiné à échouer dans chaque travaille qu’il aurait essayé d’entreprendre.

Saint Gérard et la vocation religieuse

Toutefois, dès son jeune âge, Gérard avait ressenti la vocation religieuse, qui l’exhortait à trouver son propre chemin dans le monde. Il tenta au début d’être admis au couvent des frères capucins de sa ville, mais sa santé fragile poussa les frères à refuser sa requête. Sans se laisser décourager, en 1748, Gérard entra en contact avec un groupe de prêtres rédemptoristes.

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Ces prêtres appartenaient à la Congrégation Rédemptoriste fondée par Saint Alphonse Marie de Liguori en 1732, occupée dans des œuvres d’évangélisation missionnaire. Les prêtres rédemptoristes souhaitaient le mystère de la rédemption et du salut miséricordieux de Dieu en Jésus et vivaient dans l’imitation de Jésus et de ses disciples. Gérard décida de s’unir à eux, et pour ce faire, il fugua en échappant par la fenêtre avec un drap. Il laissa une note à sa mère: « Mère, pardonnez-moi, je vais me faire saint ».

Après de nombreuses insistances, dues toujours à la crainte qu’un certain style de vie pouvait s’avérer trop risqué pour sa santé fragile, Gérard réussit à se faire accueillir dans la Congrégation et le 16 juillet 1752, fête du Rédempteur, il prononça ses vœux solennels. Il commença ensuite à se déplacer d’un couvent à l’autre, en tant que Frère inutile, et s’engagea dans différents travaux : jardinier, sacristain, concierge, cuisinier, garçon d’écurie. Il démontra partout un esprit joyeux et une volonté infatigable, outre à l’obéissance, la mortification et la dévotion. Il offrait aux pauvres tout ce qu’il avait avec joie et amour et commença à être aimé partout. Il affrontait la vie avec héroïsme, patience et tolérance, même quand il fut accusé à tort d’avoir eu une relation illicite avec une fille (ce sera ensuite l’accusatrice en personne à le disculper), et quand la tuberculose l’obligeât à rester au lit. Sur la porte de cellule, il fit écrire : « Ici on fait la volonté de Dieu, comme Dieu le veut, et aussi longtemps qu’il le veut ».

Il mourut en 1755, à 29 ans à peine, après quelques années seulement de vie religieuse, mais suffisantes pour faire en sorte que, en 1893, Pape Léon XIII le béatifia et Pape Pie X le sanctifia en 1904. Saint Gérard Majella devint le saint patron des femmes enceintes et des enfants. Son existence fut caractérisée par l’obéissance, l’humiliation et la fatigue, par la volonté de vivre en Christ et pour Christ, en faisant chaque jour, avec joie, Sa volonté. Ceux qui le connurent racontèrent des guérisons inexplicables advenues grâce à lui, et bientôt sa réputation de thaumaturge, guérisseur du corps et de l’âme, se diffusa.

À Materdomini, partie de la commune de Caposèle (Avellino), surgit le sanctuaire de Saint Gérard Majella, dédié également à Marie Sainte Mater Domini. Le sanctuaire s’érige à un endroit connu pour les apparitions de la Vierge à l’époque médiévale. Après que le 16 octobre 1755, dans le Collège des Pères Rédemptoristes surgit à côté de la chapelle dédiée à la Vierge, mourut Saint Gérard Majella, on décida d’associer le culte du Saint à celui de la Mater Domini.

Le Saint est fêté le 16 octobre, jour de sa mort.

Miracles de Saint Gérard

Dès son enfance, Saint Gérard aimait trouver refuge dans les lieux de culte. La chapelle de la Vierge à Capodigiano lui était particulièrement cher. Ici Gérard, encore petit, racontait recevoir de temps en temps un petit pain blanc du fils de la mystérieuse belle Dame, qui se détachait de la mère pour aller près de lui. Une fois grandi, le saint comprit que cet enfant était Jésus.

Gérard continua de subir la solennité du pain liturgique et des hosties consacrées. À huit ans il tenta d’obtenir la Première Communion, malgré le fait qu’il était encore trop jeune. Le prêtre l’éloigna, mais cette nuit-là l’enfant raconta avoir reçu la visite de Saint Michel Archange, qui se rendit auprès de lui pour lui offrir l’Eucharistie qu’il désirait tant.

Un autre miracle advenu quand le Saint était encore très jeune fut celui de la meule de foin en feu. À cette époque-là, Gérard, qui avait récemment perdu son père, travaillait comme apprenti chez un tailleur, Martino Pannuto, dans l’atelier duquel il subissait sans arrêt des brimades des autres apprentis. Une nuit, une meule de foin prit feu et Gérard, qui était à l’intérieur avec le fils cadet de son employeur, fit le signe de la croix et marmonna une prière. Les flammes s’éteignirent tout de suite.

Pendant les trois ans où il prêta service auprès de Monseigneur Claudio Albini, Évêque de Lacedonia, Gérard subit les mortifications et les châtiments que le sévère prélat lui infligeait pour chaque moindre faute. Un jour, lors qu’il prenait de l’eau au puit, les clés de la maison de son maître y tombèrent. Au lieu de se désespérer en pensant au châtiment qu’il en aurait suivi, le garçon courut dans l’église plus proche, prit une statuette de l’Enfant Jésus et l’immergea dans le puits. Quand il sortit l’icône du puits, elle serrait les clés perdues dans ses mains.

Avant sa fuite avec les prêtres rédemptoristes, pendant qu’il travaillait en tant que tailleur, Gérard se rendait souvent pour dialoguer avec Jésus devant le tabernacle. Le surnom affectueux qu’il adressait au Sauveur était pazzerello (petit fou) car il avait décidé de rester enfermé dans cet espace si étroit par amour des hommes.

Encouragé par les autres villageois à se trouver une femme à marier, le jeune Gérard sauta sur l’estrade qui défilait en procession le troisième dimanche de Mai et enfila sa bague au doigt de la Vierge. De cette manière il démontra vouloir se consacrer à elle avec un vœu de chasteté. Quelques temps après, toutefois, une jeune fille, Nerea Caggiano, qu’il avait aidé dans un moment de besoin, l’accusa d’avoir une relation illicite avec Nicoletta Cappucci, séduite et abandonnée par un noble débauché. Nerea accusa publiquement Gérard même auprès d’Alphonse Marie de Liguori. Convoqué par ses supérieurs et invité à se disculper, le jeune n’ouvra pas la bouche. Il subit en silence toutes les accusations et le châtiment, qui prévoyait de ne pas pouvoir recevoir l’Eucharistie et de rester isolé. Gérard fit tout cela pour rester fidèle à la règle qui lui imposait de souffrir en silence n’importe quelle mortification. Troublée par son humilité et son acceptation de la volonté de Dieu, Nerea se convertit et le disculpa entièrement.

Gérard était célèbre également en tant que scrutateur de cœurs, capable de trouver le bien caché dans l’âme des hommes mêmes les plus insoupçonnables, comme il arriva avec le garde-chasse du duc de Bovino, qui tabassa à mort le jeune saint, qui subit tous les coups sans jamais se plaindre, pour ensuite se repentir en larmes et le suivre au couvent pour démarrer une nouvelle vie.
Même un pécheur invétéré, incapable de changer de vie et de renoncer aux plaisirs de la chaire, fut convaincu quand il vit Gérard soulever un crucifix qui commença à suinter de sang, pour ensuite se transformer en l’Enfant Jésus.

Les miracles de Gérard furent nombreux et variés. Ici nous souhaitons en rappeler un en particulier, celui du mouchoir de Saint Gérard Majella qui fit en sorte que le Saint devint le protecteur des femmes enceintes et des enfants.
On raconte que lors que le jeune religieux se trouvait à Oliveto Citra pour des raisons de santé, il rendit visite à la famille Pirofalo. Au moment où il sortait, il fut poursuivi par la plus petite des leurs filles, qui voulait lui rendre le mouchoir qu’il avait oublié. Le jeune lui sourit et lui dit de le garder, qu’un jour il lui serait utile.
Des années après, cette même petite fille, une fois grandie, faillit mourir en couche. En se rappelant les mots de Gérard, elle demanda à ce qu’on lui ramène le mouchoir qu’il lui avait donné. Les femmes qui étaient avec elle le lui étalèrent sur le ventre. Les douleurs cessèrent tout de suite et l’enfant naquit sain et sauf. Depuis lors, Saint Gérard est invoqué par les femmes enceintes et le sanctuaire de Materdomini est décoré par d’innombrables nœuds colorés qui rappellent les grossesses ayant abouti sans problèmes grâce à sa protection.

Prière à Saint Gérard Majelle

Aujourd’hui, le 16 octobre au Sanctuaire de Materdomini on récite l’acte de confiance des mères de famille et des enfants à la Vierge et à Saint Gérard. Le voici ci-dessous, en rappelant qu’il existe aussi une neuvaine qui lui est dédiée.

Ô Saint Gérard, dès l’âge le plus tendre, vous avez compris le trésor renfermé dans la dévotion à la Reine du Ciel, et, par votre fidélité à la servir, vous avez mérité de vivre et de mourir sous sa maternelle protection. Obtenez-moi, pour la Mère de Dieu, un tendre amour qui m’enchaîne à son service, et une confiance illimitée qui, sans cesse, me fasse implorer sa bonté. Grâce à cette fidélité dans le service de ma céleste Mère, je pourrai m’écrier avec saint Bernard : »Vous êtes, ô Marie, l’Arche bénie dans laquelle j’évite le naufrage », l’étoile qui me guide au milieu des ténèbres, la rosée qui adoucit mes peines, la nacelle du salut qui me déposera au port de la bienheureuse éternité. Amen.

Et voici la prière à Saint Gérard pour une mère en danger.

Dieu tout-puissant et éternel, qui, par l’opération du Saint-Esprit, avez préparé le corps et l’âme de la glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu, pour être une demeure digne de votre Fils, et qui, par le même Saint-Esprit, avez sanctifié saint Jean-Baptiste avant sa naissance ; agréez la prière d’une pauvre mère qui vous supplie par l’intercession de saint Gérard, votre fidèle serviteur, de la protéger de tout danger et de bénir l’enfant de ses larmes, afin que, secouru par votre main toute-puissante, il puisse recevoir la grâce du saint baptême. Faites aussi qu’après une vie chrétienne et sainte, nous parvenions ensemble à la vie éternelle. Amen !

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Qu’est-ce qu’un Scapulaire ?

Qu’est-ce qu’un Scapulaire ?

Le scapulaire a connu une évolution dans le temps, en passant du rôle d’habit de travail pour les moines à objet de dévotion utilisé également par les laïques. Mais quelle est sa signification ? Et surtout, comment pouvons-nous l’utiliser sans nous tromper ?

Initialement, le scapulaire était une bande de tissu portée grâce à une ouverture dans laquelle on enfilait sa tête. De cette manière, les deux pans de tissu pendaient sur la poitrine et sur le dos.

Utilisé par des nombreux ordres religieux, comme les bénédictins, les dominicains, les carmélites, il couvrait les épaules et le ventre et était utilisé comme tenue de travail, afin de ne pas abîmer l’habit que l’on portait en-dessous. Certains ordres adoptèrent également une capuche, partie intégrante du scapulaire.

En outre, avec le temps, le scapulaire est devenu de plus en plus long, en se transformant en une bande de tissu qui arrivaient jusqu’aux pieds.

L’Ordre carmélite

Outre son utilisation pratique d’origine en tant que protection, le scapulaire est également utilisé dans un but dévotionnel. En particulier, l’Ordre carmélite en fait un signe extérieur de dévotion mariale. Les membres de l’Ordre portent le scapulaire pendant les processions en l’honneur de Notre-Dame du Mont-Carmel et pendant le pèlerinage d’un autel à l’autre le jeudi saint.

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La tradition veut qu’en 1251, quand l’Ordre du Carmel, transplanté en Europe depuis la Terre Sainte, n’était pas reconnu et subissait des persécutions de tous côtés, le Prieur Général Saint Simon Stock demanda de l’aide à la Sainte Vierge. Pour le faire, il Lui dédia l’hymne Flos Carmeli. La Vierge écouta sa prière sincère et poétique et lui apparut, en portant entre ses mains un scapulaire, en signe d’affection et d’amitié pour lui et pour tout son Ordre dans les siècles à venir.

La Sainte Vierge en personne affirma que tous ceux qui seraient morts en portant le scapulaire, n’auraient jamais connu les peines de l’enfer, puisqu’il était un signe de salut, de protection et de soutien. Un symbole de paix et d’alliance entre l’homme et le Ciel.

Scapulaire

Jean XXII dans la Bulle Sabbatine (1322) affirma que l’usage du scapulaire garantissait l’abréviation des peines du Purgatoire. À partir de la Bulle Sabbatine, la dévotion au scapulaire connut une grande diffusion.
En 1908, la Congrégation des Indulgences a confirmé les avantages garantis à qui porte ce signe de dévotion.
Une bulle du 11 février 1950, rédigée par Pie XII, reconnut la valeur du scapulaire parmi les dévotions mariales, en invitant tous, religieux et laïques, à le porter.
En 2001, Jean-Paul II affirmait porter depuis longtemps sur son cœur le Scapulaire du Carmel.

Le scapulaire aujourd’hui existe en forme réduite pour les fidèles laïques. Il est composé par deux carrés de tissu marron unis par des cordons. D’un côté, il y a l’image de Notre-Dame du Mont-Carmel et, de l’autre, du Cœur de Jésus. Il s’agit d’une miniature de l’habit carmélite et est habituellement réalisé en tissu. Les personnes qui portent le scapulaire viennent à faire partie de la famille carmélite et se consacrent à la Vierge. Le scapulaire est donc un signe visible de l’alliance avec Marie.

Pape Pie XII a décrété que le scapulaire pouvait également être remplacé par une médaille. Cette médaille conserve la signification et la valeur du scapulaire classique, à condition que la première fois qu’on la porte elle bénéficie d’une première imposition équivalente à celle effectuée sur le scapulaire proprement dit. Telle imposition doit être effectuée par un prêtre et accompagnée d’une prière particulière.

Aujourd’hui, des scapulaires-bijoux en bois et en métal, souvent en argent, décorés de strass, ou en tissu, sont disponibles en vente dans les magasins et sur les sites de vente en ligne.

Ils peuvent être portés comme des bijoux et cela les rend encore plus à la portée de tous les fidèles qui souhaitent manifester leur dévotion à Marie et leur volonté d’embrasser les principes spirituels et de vie de l’Ordre du Carmel :

  • Considérer Dieu à la première place dans sa vie et toujours accomplir Sa volonté ;
  • Écouter la Parole de Dieu dans la Bible et la mettre en pratique chaque jour ;
  • Chercher la communion avec Dieu à travers la prière ;
  • Montrer miséricorde et participation aux souffrances du prochain et aider les nécessiteux dans la mesure du possible ;
  • Recevoir régulièrement les sacrements.

Bijoux Scapulaires : mode ou dévotion ?

Concernant la possibilité de porter un bijou en forme de scapulaire, nous avons publié il y a quelque temps un article sur les bijoux religieux et sur comment il est important d’en connaître entièrement la signification avant de les porter.

Il n’est en effet pas correct de porter un bijou religieux uniquement par effet de mode, même si de nombreux stylistes proposent avec légèreté crucifix, chapelets, médailles dédiées à la Vierge ou aux Saints comme des simples ornements glamour. Quand nous portons un bijou religieux, il est très important de penser au sens que nous lui attribuons, ce qui détermine la différence, souvent très subtile, entre sacré et profane.

Bijoux religieux mode ou devotion

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On entend beaucoup parler de la tendance de ces dernières années de porter des bijoux religieux sans en connaître la signification.

En particulier, porter un scapulaire-bijou peut se révéler un acte de grande dévotion et également un support dans la vie de tous les jours, pour son propre salut spirituel. Mais le scapulaire n’est pas un laisser-passer pour le ciel ! Il ne suffit pas de le porter pour avoir son salut garanti, mais, comme toujours dans ces cas-ci, c’est l’attitude mentale qui compte, la façon dont nous nous approchons des choses. C’est la foi de la personne qui le porte à en déterminer l’efficacité, la manière dont il se conduit dans la vie de tous les jours, sa moralité, sa pitié. Si on s’attend le salut, il faut se conduire de manière à pouvoir le mériter.