Les paraboles de Jésus sont des récits allégoriques à travers lesquels Il communiquait à ses disciples des enseignements spirituels profonds et complexes, en utilisant des mots simples et des situations tirées de la vie de tous les jours.
Index
- 1 Combien sont les paraboles de Jésus
- 2 Paraboles communes aux quatre Évangiles
- 3 Paraboles communes à trois Évangiles
- 4 Paraboles communes à deux Évangiles
- 5 Paraboles exclusives de l’Évangile selon Marc
- 6 Paraboles exclusives de l’Évangile selon Matthieu
- 7 Paraboles exclusives de l’Évangile selon Luc
- 8 Paraboles exclusives de l’Évangile selon Jean
- 9 Paraboles exclusives de l’Évangile de Thomas
Une parabole est une forme littéraire et didactique incisive utilisée par Jésus dans les Évangiles afin d’apprendre à ses auditeurs des principes spirituels ou moraux à travers des histoires brèves et simples. Les paraboles de Jésus sont des récits allégoriques qui utilisent des éléments familiers afin de transmettre un message plus profond ou une vérité spirituelle. À travers des métaphores et des analogies, elles illustrent des concepts spirituels ou moraux de manière claire et captivante, en traduisant des vérités complexes en des affirmations simples, le tout en utilisant généralement des personnages et des situations tirés de la vie quotidienne.
Le terme parabole dérive du latin « parabola », qui, à son tour, vient du mot grec « παραβολή », comparaison, allégorie.
Jésus-Christ utilisait les paraboles d’un côté pour révéler la vérité du message de l’Évangile à ses disciples et, de l’autre, pour le cacher aux mécréants. Quand les disciples le demandaient, il leur expliquait la signification de la parabole.
Les paraboles de Jésus ne sont pas reportées de la même manière dans les Évangiles canoniques.
Il y a des paraboles présentes dans tous les Évangiles Synoptiques et même dans l’Évangile selon Thomas, évangile apocryphe qui ne raconte pas la vie de Jésus, mais en recueille les dictons, comme la parabole du semeur (Matthieu 13,1-23 ; Marc 4,1-20 ; Luc 8,5-15 ; Évangile selon Thomas 9) ou la parabole des vignerons homicides (Matthieu 21,33-44 ; Marc 12,1-11 ; Luc 20,9-18 ; Évangile selon Thomas chapitre 65) et bien d’autres encore.

Les quatre évangiles canoniques de la religion chrétienne
Avec la définition Évangiles « canoniques » on entend les quatre Évangiles reconnus officiellement…
L’Évangile selon Luc contient les trois paraboles de la Miséricorde : la brebis perdue (Luc 15,1-7), la drachme perdue (Luc 15,1-10) et le fils prodigue (Luc 15,11-32). Parmi ces trois, uniquement la parabole de la brebis perdue est également présente dans l’Évangile selon Matthieu et dans l’Évangile apocryphe selon Thomas, tandis que les deux autres ne sont présentes nulle part ailleurs.
De la même manière, la parabole de l’ivraie et la parabole du serviteur sans pitié ne sont citées que dans l’Évangile selon Matthieu (Mt 13:24-30 et Mt 18:23-35).
Par ailleurs, la parabole de la semence qui pousse toute seule n’est présente que dans l’Évangile de Marc (Marc 4,26-29).
Dans l’Évangile selon Jean nous ne retrouvons que trois paraboles de Jésus : la péricope du Bon Pasteur (Jean 10,1-16) ; la parabole du grain de blé (Jean 12,24) ; la parabole de la vigne et des sarments (Jean 15,1-8). Les trois paraboles n’apparaissent dans aucun autre Évangile.
L’Évangile de Thomas aussi reporte deux paraboles qui ne sont pas présentes ailleurs : celle de la cruche vide (Évangile selon Thomas, 97) et la parabole de l’assassin (Évangile selon Thomas, 98).
Combien sont les paraboles de Jésus
Mais combien sont les paraboles de Jésus ? Si nous ne comptons que les paraboles contenues dans les Évangiles synoptiques, elles sont 42, plus 3 paraboles supplémentaires présentes uniquement dans l’Évangile apocryphe selon Thomas.
Paraboles communes aux quatre Évangiles
Parabole du semeur
(Matthieu 13,1-23 ; Marc 4,1-20 ; Luc 8,4-15 ; Évangile selon Thomas 9)
La parabole du semeur raconte d’un semeur qui sort semer ses graines. Lorsqu’il sème, certaines graines tombent le long du chemin et les oiseaux les manges. D’autres tombent sur une terre rocailleuse, où elles germent rapidement, mais meurent ensuite car leurs racines ne sont pas profondes. D’autres encore tombent au milieu des épines, où elles poussent, mais sont suffoquées par des mauvaises herbes. Enfin, certaines graines tombent sur de la bonne terre et produisent une récolte abondante. Dans cette parabole, les graines représentent la parole de Dieu, le semeur est celui qui annonce l’Évangile, tandis que les types de terres représentent les différentes attitudes des personnes vis-à-vis du message divin.
Parabole des vignerons homicides
(Matthieu 21,33-44 ; Marc 12,1-11 ; Luc 20,9-18 ; Thomas, chapitre 65)
Dans la Parabole des vignerons homicides, Jésus raconte d’un maître qui plante une vigne, la loue à des vignerons et part en voyage. Quand le temps des vendanges arrive, le maître envoie ses serviteurs récupérer la récolte. Toutefois, les méchants vignerons frappent, maltraitent et tuent les serviteurs envoyés par le maître. Le maître envoie alors d’autres serviteurs, mais eux aussi sont maltraités et tués. Enfin, le maître décide d’envoyer son fils, en pensant que les vignerons le respecteront. Toutefois, les vignerons conspirent contre son fils, le tue et s’approprie de son héritage. Avec ce récit, Jésus met en garde les auditeurs sur la conduite des chefs religieux juifs de l’époque, qui avaient repoussé les prophètes envoyés par Dieu et qui se seraient bientôt rebellés contre Lui aussi, le Fils de Dieu.
Parabole de la graine de moutarde
(Matthieu 13,31-32 ; Marc 4,30-32 ; Luc 13,18-19 ; Thomas 20).
Dans cette parabole, Jésus raconte que le Royaume des Cieux est semblable à une petite graine de moutarde qu’un homme prend et sème dans son champs. La graine, bien qu’étant une des plus petites semences, grandit jusqu’à devenir un grand arbre, où les oiseaux s’abritent entre les branches.
La parabole du vin nouveau dans les vieilles outres
(Marc 2,18-22 ; Matthieu 9,16-17 ; Luc 5,33-39 ; Thomas 47).
Dans cette parabole, Jésus utilise deux images pour illustrer la mission qu’il est en train d’accomplir et l’incompatibilité entre Ses enseignements et les traditions religieuses des Pharisiens. Jésus suggère que, si on met une pièce de tissu sur un vieil habit, la nouvelle pièce rétrécira quand elle sera lavée, en causant d’ultérieurs dégâts au vieux tissu. Jésus compare également Son enseignement avec un vin nouveau et frais, qui doit être conservé dans des récipients nouveaux pour éviter qu’il ne soit contaminé par les anciens contenants.
Parabole de l’homme fort
(Marc 3,27 ; Matthieu 12,29 ; Luc 11,21-22 ; Thomas 35)
Cette parabole est souvent interprétée dans le contexte du ministère de Jésus et de sa confrontation avec les forces du mal et le démon. L’image peinte par Jésus est celle d’un homme fort qui protège sa maison, et qui ne peut être dérobé que s’il est attaché. Cela symbolise le pouvoir de Jésus sur Satan et Sa domination sur le mal. Jésus suggère que Son ministère ne peut pas être entravé ou vaincu par les forces averses, mais, au contraire, est destiné à prévaloir sur la méchanceté et apporter liberté et salut aux gens.
Paraboles communes à trois Évangiles
Parabole du levain
(Matthieu 13,33 ; Luc 13,20-21 ; Thomas 96).
Dans cette parabole, Jésus compare le Royaume des Cieux a une petite quantité de levain qu’une femme prend et mélange avec de la farine, jusqu’à ce que toute la pâte n’ait fermentée. Le levain, même s’il ne représente au début qu’une petite quantité apparemment insignifiante, a le pouvoir d’influencer et de transformer toute la masse de la farine. Cette parabole met en évidence le concept de croissance et de diffusion graduelle du Royaume de Dieu.
Parabole du figuier qui bourgeonne
(Matthieu 24,32-35 ; Marc 13,28-29 ; Luc 21,29-33)
Dans cette parabole, Jésus utilise l’image du figuier qui bourgeonne pour apprendre à Ses disciples à observer les signes du temps, exactement comme ils observent l’apparition des bourgeons du figuier qui annoncent l’approche de l’été. De la même manière, il y a des signes qui annoncent l’avent du Royaume de Dieu et le retour de Jésus.
Parabole de la brebis égarée
(Luc 15,1-7 ; Matthieu 18,12-14 ; Thomas 107).
La parabole de la brebis égarée est une des plus célèbres paraboles de Jésus. Dans ce récit, Jésus utilise l’image d’un pasteur qui perd une de ses cents brebis et ne prend soin que de retrouver cette dernière, en abandonnant les autres, afin d’illustrer le grand amour et le soin de Dieu pour chaque individu.

Parabole de la lampe
(Matthieu 5,14-16 ; Marc 4,21-23 ; Luc 8,16-18).
Dans cette parabole, Jésus invite Ses disciples à être comme une lampe placée sur une lucarne, qui émet une lumière qui éclaire l’espace environnant. En tant que disciples de Jésus, les croyants sont appelés à apporter la lumière de la vérité et de l’amour de Dieu dans le monde, en manifestant sa présence à travers leurs actions et leur témoignage.
Parabole du serviteur fidèle
(Matthieu 24,45-51 ; Marc 13,33-37 ; Luc 12,42-48).
Dans la parabole du serviteur fidèle, Jésus utilise l’image d’un serviteur fidèle et prudent pour illustrer l’importance de la responsabilité et de la vigilance dans l’attente de Son retour. Cette parabole met en avance l’importance de la fidélité et de la diligence en servant le Seigneur dans l’attente de la fin des temps.
Parabole du festin de noces
(Matthieu 22,1-14 ; Luc 14,16-24 ; Thomas 64).
Dans cette parabole, Jésus utilise l’image d’un roi qui organise un grand festin de noces pour son fils. Il envoie ses serviteurs convier les invités, mais ces derniers refusent de venir. Le roi envoie de nouveau ses serviteurs, mais certains ignorent l’invitation et d’autres maltraitent et tuent les serviteurs du roi. Ce dernier, en colère, envoie ses serviteurs dans les rues pour inviter tous ceux qu’ils rencontrent, bons ou méchants, afin de remplir la salle du banquet. Le festin de noces symbolise le Royaume des Cieux et l’invitation de Dieu à y prendre part. Les premiers invités qui refusent l’invitation représentent ceux qui repoussent l’invitation au salut, tandis que ceux qui sont invités dans les rues sont ceux qui répondent positivement à l’invitation.
Paraboles communes à deux Évangiles
Parabole de la maison construite sur le roc
(Matthieu 7:24-27 ; Luc 6,46-49).
Dans cette parabole, Jésus utilise l’image de deux hommes qui construisent deux maisons, une sur un roc et l’autre sur du sable, afin d’illustrer l’importance de fonder sa vie sur le roc solide de Sa parole. Cette parabole met en évidence l’importance d’écouter et de mettre en pratique les paroles de Jésus.
Parabole des talents
(Matthieu 25:14-30 ; Luc 19,12-27).
Dans cette parabole, Jésus utilise l’image d’un maître qui part pour un voyage et confie à ses serviteurs différentes sommes d’argent, chacune selon leurs capacités. À son retour, le maître demande des comptes des talents confiés. Cette parabole souligne l’importance d’utiliser sagement les dons et les ressources que Dieu nous a confiées.
Parabole de l’ivraie
(Matthieu 13,24-30.36-43 ; Thomas 57).
La parabole de l’ivraie raconte d’un homme qui sème de la bonne graine dans son champs, mais, pendant la nuit, son ennemi vient semer de l’ivraie au milieu de son blé. Quand le blé et l’ivraie poussent ensemble, les serviteurs du maître demandent s’ils doivent extirper l’ivraie, mais le maître leur répond de laisser pousser les deux ensemble jusqu’au moment de la moisson. Seulement à ce moment-là, le maître enverra les moissonneurs recueillir d’abord l’ivraie pour la brûler et ensuite le blé pour le conserver. L’ivraie symbolise les fils du Malin et l’ennemi qui sème l’ivraie est le diable. À la fin du monde, il y aura les moissons, i.e. le jugement dernier, où les anges sépareront les mauvais des justes.
Parabole du trésor caché
(Matthieu 13,44 ; Thomas 109).
Un homme trouve un trésor caché dans un champs. Le trésor est si précieux que l’homme vend tout ce qu’il a et achète ce champs. Cette brève parabole illustre la grande valeur du Royaume des Cieux et l’importance d’investir tout pour l’obtenir.
Parabole de la perle
(Matthieu 13,45-46 ; Thomas 76).
Un marchand cherche des perles précieuses et trouve une perle d’une grande valeur. Le marchand, reconnaissant la valeur de cette perle, vend tout ce qu’il a et achète la perle. La perle de grande valeur représente le Royaume des Cieux, qui est si précieux qu’il vaut la peine de sacrifier tout ce que l’on a afin de l’obtenir.
Parabole du filet
(Matthieu 13,47-50 ; Thomas 8).
Dans cette parabole, Jésus utilise l’image d’un filet jeté à la mer qui pêche des poissons de toute sorte. Quand le filet est rempli, les pêcheurs le tirent de l’eau et s’assoient pour séparer les bons poissons des mauvais. Les bons poissons sont mis dans des paniers, tandis que le mauvais sont jetés. Cette parabole illustre le jugement dernier, quand les anges sépareront les justes des mauvais.
Parabole du sel de la terre
(Matthieu 5,13 ; Marc 9,50).
Jésus compare Ses disciples au sel de la terre. Le sel remplit différentes fonctions : conserve, donne de la saveur et purifie. Ainsi les croyants aussi devraient influencer le monde autour d’eaux. Cette parabole nous invite à vivre une vie authentique selon les principes de l’Évangile, à être une force positive dans le monde et à conserver la moralité et la justice dans la société.
Parabole du riche insensé
(Luc 12,16-21 ; Thomas 63).
Un homme avait accumulé de nombreuses richesses. Puisque sa récolte avait été abondante, il pensa démolir ses entrepôts pour en construire des plus grands, de manière à pouvoir en entreposer encore plus. Après avoir fait cela, il pensa à se détendre, manger, boire et profiter de la vie. Mais il n’avait pas pris en considération sa moralité, ni avait pensé à ce qui serait arrivé après sa mort. Il avait vécu uniquement pour entasser ses richesses matérielles, sans s’inquiéter de ses actions ou de son rapport avec Dieu.
Parabole des enfants sur la place
(Matthieu 11,16-17 ; Luc 7,31-32).
Jésus utilise l’analogie des enfants assis sur la place publique, qui expriment leur déception à l’égard de leurs compagnons pour mettre en évidence la dure réalité du manque d’acceptation et de compréhension de la part des gens vis-à-vis de Jean et de Lui-même, malgré les différences dans leurs approches et dans leurs messages. Ils étaient comme ces enfants qui s’efforçaient en vain d’impliquer leurs camarades de jeu.
Paraboles exclusives de l’Évangile selon Marc
Parabole du grain qui pousse tout seul
(Marc 4,26-29).
Cette parabole se relie à celle du semeur et à celle de la graine de moutarde. Le Royaume de Dieu continue de grandir, guidé par Dieu lui-même, et suit ses temps, sans dépendre de l’action humaine. Les disciples doivent simplement persévérer dans leur œuvre, conscients que sa progression est confiée à la divine providence.
Paraboles exclusives de l’Évangile selon Matthieu
Parabole des ouvriers de la vigne
(Matthieu 20,1-16).
Dans cette parabole, Jésus raconte du maître d’un domaine qui engage des ouvriers pour s’occuper de sa vigne à différentes heures de la journée : au matin, à midi, dans l’après-midi et même une heure avant le coucher du soleil. En fin de journée, le maître paie à tous les ouvriers le même salaire, indépendamment du temps passé à travailler. Cette parabole illustre la générosité et la miséricorde de Dieu, qui ne concernent pas uniquement la quantité de temps ou l’effort fourni, mais dépendent de sa grâce et de son amour. Il symbolise également l’inclusivité du Royaume des Cieux, où même ceux qui se convertissent tard à la foi ou qui se ravisent peu avant leur fin reçoivent également la récompense du Royaume.
Parabole des deux fils
(Matthieu 21,28-32).
Cette parabole raconte d’un père qui demande à ses deux fils d’aller travailler dans la vigne. L’aîné refuse au début, mais ensuite se repentit et va travailler. Le cadet accepte d’y aller, mais pour finir ne le fait pas. La parabole des deux fils nous exhorte à réfléchir sur notre réponse à la volonté de Dieu dans nos vies. Elle nous rappelle que l’obéissance à Dieu ne consiste pas uniquement dans nos paroles, mais requiert également des actions concrètes qui démontrent notre foi et notre engagement envers lui.
Parabole des dix vierges
(Matthieu 25,1-13).
Dix vierges se préparent à rencontrer leur époux pour un festin de noces. Cinq d’entre elles sont sages et apportent de l’huile en plus pour leurs lampes, tandis que les autres cinq sont insensées et ne sont pas préparées de manière adéquate. Cette parabole met en évidence l’importance de la vigilance et de la préparation pour l’arrivée du Royaume de Dieu. Les lampes représentent la foi et la préparation spirituelle, tandis que l’huile supplémentaire symbolise la prudence et la persévérance dans la vie spirituelle.
Parabole du serviteur impitoyable
(Matthieu 18,23-35).
Cette parabole illustre l’importance du pardon et de la compassion. Jésus raconte d’un roi qui veut régler les comptes avec ses serviteurs. Un d’entre eux lui est présenté comme débiteur d’une somme énorme. Puisqu’il n’est pas capable de repayer sa dette, le roi commande que le serviteur, sa famille et ses biens soient vendus afin d’effacer sa dette. Le serviteur, en suppliant le roi pour obtenir la clémence, l’implore de faire preuve de patience et promet de tout repayer. Pris de pitié, le roi lui pardonne sa dette et le laisse libre. Toutefois, ce serviteur, une fois sorti du palais royal, rencontre un autre serviteur qui lui doit une somme bien mineure. Malgré l’appel de ce dernier pour obtenir un report du paiement, le serviteur impitoyable le jette en prison jusqu’à quand il n’aura pas payé toute sa dette. D’autres serviteurs, témoins de ce comportement, réfèrent de l’incident au roi qui, indigné par le manque de miséricorde montré par le serviteur qu’il avait pardonné, le livre aux tortionnaires jusqu’à ce qu’il n’aura pas repayé tout ce qu’il aurait dû. Le roi représente Dieu, dont le pardon est généreux et gratuit.
Parabole du scribe disciple du Royaume des Cieux
(Matthieu 13,51-52).
Dans cette parabole, un scribe juif converti au Christianisme est comparé à un maître de maison qui extrait de choses anciennes et des nouvelles de son trésor de famille. La parabole souligne l’importance de comprendre l’Ancien Testament tout comme les nouveaux enseignements de Jésus, puisque les deux sont essentiels pour réaliser le plan de Dieu.
Parabole des brebis et des boucs
(Matthieu 25,31-46).
Jésus explique comme un jour le Fils de l’homme verra dans Sa gloire et toutes les nations seront réunies devant Lui. Il séparera les gens comme un berger sépare les brebis des boucs : les brebis (qui représentent ceux qui ont vécu selon les principes du Royaume de Dieu) à droite et les boucs (qui représentent ceux qui ont négligé les besoins des autres) à gauche. Cette parabole met en évidence l’importance de la compassion et de la solidarité vers les nécessiteux comme expérience de notre amour pour Jésus en personne.
Paraboles exclusives de l’Évangile selon Luc
Parabole du fils prodigue
(Luc 15,11-32).
La Parabole du fils prodigue est une des plus célèbres paraboles de Jésus. Elle raconte l’histoire d’un père qui avait deux fils. Le cadet demande à son père sa part d’héritage et s’en va, dilapidant tout dans une vie dissolue. Après avoir tout gaspillé, le jeune revient, pauvre et désespéré. Quand le père voit son fils au loin, il court à sa rencontre, l’embrasse et organise une grande fête pour célébrer son retour. Cette parabole souligne la miséricorde, l’amour et le pardon du père, qui accueille le fils prodigue à bras ouverts, malgré ses mauvaises actions. Elle représente la générosité infinie de Dieu dans le pardon du pécheur repenti et dans la célébration de son retour à la grâce.

Les trois paraboles de la miséricorde
La Miséricorde de Dieu s’adresse à toutes les créatures, même celles qui le déçoivent…
Parabole du bon samaritain
(Luc 10,25-37).
La parabole du bon samaritain raconte d’un homme qui est agressé par des brigands sur la route pour Jérusalem, dérobé, frappée et laissé pour mort. Un prêtre et un lévite, représentant tous les deux la religion juive, passent à côté de lui, mais l’ignorent et poursuivent leur chemin. Ensuite, un samaritain, membre d’un groupe ethnique et religieux considéré adversaire des juifs, arrive et montre compassion pour l’homme blessé, le soigne, le charge sur son âne et l’amène dans une auberge, où il prend soin de lui. La parabole du bon samaritain enseigne l’importance de la compassion, de l’amour et de la solidarité envers les autres, sans distinctions de race, religion ou état social. Elle met en discussion les préjugés et les divisions sociales, en montrant que l’amour pour son prochain va au-delà des barrières culturelles et religieuses.

La signification de la parabole du bon samaritain
a parabole du bon samaritain nous enseigne qu’amour et compassion ne connaissent de différences et…
Parabole du figuier qui ne donne pas de fruits
(Luc 13,6-9).
Un homme possédait une vigne et y planta un figuier. Chaque année, il allait contrôler si la plante commençait à donner des fruits, mais n’y trouvait rien. Ainsi, il décida de la couper car elle était stérile et ne donnait aucun fruit. Le gardien du vignoble lui répondit : «Maître, laissez-la encore cette année ; d’ici là, je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas ». Cette parabole représente une leçon spirituelle sur la responsabilité et sur la possibilité de changement. Le propriétaire de la vigne représente Dieu, tandis que la plante du figuier stérile représente l’humanité.
Parabole de l’intendant infidèle
(Luc 16,1-13).
Dans cette parabole, Jésus raconte l’histoire d’un homme riche qui avait un intendant qui gérait ses affaires. L’homme riche apprit que l’intendant était en train de gaspiller ses biens. Il appela donc son économe et lui demanda de rendre des comptes concernant sa gestion. En sachant qu’il allait perdre son travail, l’intendant appela les débiteurs de son maître, l’un après l’autre, et leur demanda de réduire leurs dettes. Étonnamment, le maître loua l’intendant infidèle pour sa finesse, car il avait agi avec sagesse envers son futur terrain, bien que de manière déshonnête. Cette parabole peut sembler difficile à comprendre, car on dirait que Jésus soit en train de louer l’injustice et la déshonnêteté. Toutefois, le point principal de la parabole n’est pas tant l’approbation du comportement déshonnête de l’intendant, mais plutôt l’exhortation à utiliser les ressources matérielles de manière sage et astucieuse pour le bien éternel.
Parabole de la drachme perdue
(Luc 15,8-10).
La Parabole de la drachme perdue raconte l’histoire d’une femme qui avait dix pièces d’argent et en perdit une. Elle alluma une lampe, balaya la maison et chercha diligemment jusqu’à ce qu’elle ne retrouve la drachme perdue. Ensuite, heureuse de l’avoir retrouvée, elle appela ses amies et ses voisins pour fêter tous ensemble. Cette parabole illustre l’amour et la miséricorde de Dieu envers ceux qui se sont éloignés de Lui. La drachme perdue représente un pécheur repenti qui s’est éloigné de Dieu.
Parabole du pharisien et du publicain
(Luc 18,9-14).
Dans cette parabole, Jésus raconte de deux hommes qui se rendent au temple pour prier. Le premier est un pharisien, qui remercie Dieu pour sa dévotion et se vante d’être meilleur que les autres, y inclus le publicain qui se trouve juste à côté. Ce dernier, par contre, se frappe la poitrine avec contrition. Cette parabole met en évidence l’importance de l’humilité et de la sincérité du cœur dans la prière et dans la relation avec Dieu. Le pharisien, malgré son observance extérieure de la loi, est condamné par son orgueil et par son manque d’humilité. Le publicain, au contraire, malgré sa condition sociale et morale inférieure, est justifié devant Dieu par son humilité et par sa conscience du péché.
Parabole du riche et de Lazare
(Luc 16,19-31).
Un homme riche vivait dans le luxe et dans le faste, tandis que le pauvre Lazare gisait devant sa porte, rempli de plaies, en train de mendier les miettes qui tombaient de la table du riche. Après sa mort, Lazare est amené par les anges dans le sein d’Abraham, tandis que l’homme riche finit en enfer, tourmenté par les flemmes. Cette parabole met en évidence les conséquences d’un style de vie égoïste et insensible.
Parabole des invités au festin
(Luc 14,7-11).
Jésus raconte d’un homme qui organise un grand banquet de noces et y convia de nombreux invités. Quand le banquet est prêt, il envoie son serviteur prévenir les invités.
Cependant, l’un après l’autre, les invités commencent à s’excuser. Un affirme avoir acheté un champs et devoir aller le voir, un autre dit avoir acheté cinq paires de bœufs et vouloir aller les essayer, et un autre encore s’excuse de ne pas pouvoir participer car il vient de se marier. Le maître de la maison, irrité par ses excuses, commande à son serviteur d’aller rapidement sur les places et dans les rues de la ville et d’inviter les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux afin qu’ils remplissent la salle du banquet. Cette parabole met en évidence l’importance de l’acceptation de l’invitation de Dieu et la responsabilité de répondre à son amour et à sa grâce.
Parabole de l’ami importun
(Luc 11,5-8).
Un homme se rend chez son ami à minuit pour lui demander trois pains, car un ami est rentré d’un voyage et il n’a rien à lui offrir. L’ami à qui il demande le pain est déjà au lit avec sa famille et, bien qu’il n’est pas envie de se lever pour lui donner les pains, il finit par le faire, car l’homme continuer de tambouriner à sa porte et de demander son aide avec insistance. Cette parabole met en évidence l’importance de la persévérance et de la confiance dans la prière. Jésus exhorte ses disciples à prier avec constance et confiance, sachant que Dieu répondra à leurs supplications.
Parabole du maître et de l’esclave
(Luc 17,7-10).
Cette parabole enseigne que même les serviteurs les plus fidèles de Dieu doivent garder leur humilité, puisqu’ils ne font qu’accomplir leur devoir et rien de plus. Personne, même pas le plus vertueux ou le plus diligent, ne peut se considérer débiteur envers Dieu.
Parabole du juge inique
(Luc 18,1-8).
La parabole raconte d’un juge dans une certaine ville qui ne craignait pas Dieu et n’avait du respect pour personne. Il y avait également une veuve dans cette ville, qui se rendait chez lui fréquemment, en lui demandant justice contre son adversaire. Pendant un certain temps, le juge ne voulut pas l’écouter, mais il finit ensuite par céder aux insistances de la femme.
Cette parabole souligne l’importance de la persistance dans la prière et de la confiance en Dieu, même quand il semblerait que nos requêtes ne soient pas exhaussées immédiatement. Jésus nous exhorte à persévérer dans la prière, en ayant confiance que Dieu rendra justice à ses élus en temps utile.
Parabole des deux débiteurs
(Luc 7,41-47).
Un créancier avait deux débiteurs : un lui devait cinq cents deniers, l’autre cinquante. Puisqu’ils ne pouvaient pas payer, le créancier remit leurs dettes à tous les deux. Cette parabole souligne le concept du pardon divin et notre réponse à ce dernier. Jésus illustre que qui a reçu beaucoup de pardon a tendance à aimer plus, tandis que qui a reçu peu de pardon a tendance à aimer moins. Il s’agit donc d’une invitation à reconnaître l’étendue de la miséricorde divine à notre égard et d’y répondre avec gratitude et amour.
Parabole de la tour inachevée
(Luc 14,28-33).
Cette parabole met en évidence l’importance de la planification et de la réflexion avant d’entreprendre un engagement spirituel ou une vie de disciple de Jésus. C’est un rappel à la fiabilité du chemin spirituel et de la nécessité de considérer attentivement le coût et l’engagement requis pour le suivre.
Paraboles exclusives de l’Évangile selon Jean
Parabole du bon pasteur
(Jean 10,1-16).
La parabole du bon pasteur est une des plus célèbres paraboles de Jésus. Dans cette parabole, Jésus se présente comme le bon pasteur qui connaît ses brebis et qui est prêt à donner sa vie pour elles, à la différence d’un mercenaire qui abandonnerait son troupeau face au danger. Il offre sa vie volontairement pour les moutons, en démontrant son amour et son attention. La parabole du bon pasteur illustre l’amour inconditionnel de Jésus pour Ses disciples et pour l’humanité.
Parabole du grain de blé
(Jean 12,24).
Cette parabole affronte les concepts centraux de la Résurrection et du Royaume de Dieu. L’image du grain de blé qui meurt dans la terre pour ensuite donner fruit est interprétée comme une métaphore de la mort même de Jésus et de Sa sépulture, suivies ensuite de la Résurrection qui porte son fruit dans le salut de l’homme.
Parabole de la vigne et des sarments
(Jean 15,1-8).
L’image de la vigne et de ses sarments est utilisée par Jésus afin d’illustrer la relation entre Lui-même et ses disciples, et l’importance de rester toujours unis afin de produire des fruits spirituels. La parabole met l’accent sur l’importance de la relation personnelle et continue avec Jésus afin d’obtenir la vie spirituelle et la fructification. Elle enseigne que c’est seulement en restant unis à Jésus, que les disciples peuvent espérer porter du fruit spirituel significatif.
Paraboles exclusives de l’Évangile de Thomas
Parabole de la cruche vide
(Thomas 97)
La parabole de la cruche vide raconte d’une femme qui est en train de transporter une cruche remplie de nourriture et ne s’aperçoit pas que, sur le chemin, la cruche s’est brisée et que tout son contenu est en train d’en sortir en se dispersant. À son arrivée à la maison, la cruche est vide. La parabole pourrait vouloir être un avertissement à ne pas permettre que le Royaume de Dieu se disperse comme la nourriture gaspillée. La cruche vide pourrait également symboliser une vie dépourvue de sens, avec des gens qui croient avoir la plénitude dans leur vie, mais qui, pour finir, se rendent compte qu’elle est vide malgré toutes leurs activités.
Parabole de l’assassin
(Thomas 98)
Dans la parabole de l’assassin, Jésus utilise une analogie pour illustrer le Royaume de Dieu. Il raconte d’un homme qui souhaite tuer un homme puissant. Cet homme prend l’épée dans sa maison et l’enfonce dans le mur, avant de sortir et de tuer l’homme puissant.
Cette parabole, semblable à d’autres comme celle du roi guerrier et de la tour inachevée présents dans l’Évangile selon Luc, invite à la réflexion sur la prudence et sur l’importance d’évaluer attentivement les actions à entreprendre, en considérant les conséquences et en prenant les précautions nécessaires. Elle nous rappelle également la possibilité de faire faces aux défis apparemment insurmontables avec courage et détermination, en suivant l’exemple de ceux qui ont agi avec sagesse et prudence dans la recherche de la justice et du bien.

















