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Cadeaux invités mariage : 10 idées depuis notre catalogue

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Les règles pour la concession des indulgences pendant le Jubilé 2025

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La Pénitencerie Apostolique a publié les Normes pour obtenir les indulgences lors du Jubilé 2025. Pèlerinages, pénitence, œuvres de charité, pour vivre pleinement l’esprit jubilaire. Si nous pensons au Jubilé 2025 qui approche à grands pas, un des premiers aspects qui nous viennent à l’esprit…

Les miracles de Jésus dans les quatre Évangiles

Les miracles de Jésus dans les quatre Évangiles

Les miracles de Jésus cités dans les Évangiles Canoniques sont considérés comme des faits historiques, même s’ils sont racontés d’un point de vue théologique. Voici les principaux.

L’Église catholique reconnait l’existence des miracles, c’est-à-dire de ces événements non attribuables à des causes naturelles, reliés à l’intervention divine. Il s’agit de situations qui bouleversent l’ordre naturel des choses, transcendent la réalité, en laissant entrevoir un brin de divin sur terre. C’est exactement pourquoi il a toujours été prioritaire de les examiner attentivement et de reconnaitre lesquels étaient vrais et lesquels non. En ce qui concerne les miracles de Jésus, il a toujours été nécessaire de faire preuve d’une prudence particulière. Il faut déjà faire une distinction entre les miracles de Jésus cités dans les Évangiles Canoniques, considérés comme de véritables faits historiques, et ceux racontés dans les Évangiles Apocryphes, racontés comme des contes de fées afin de surprendre et conquérir l’attention des lecteurs.

Les miracles de Jésus rapportés dans les Évangiles Canoniques aussi, bien que considérés comme des faits historiques, sont enrobés d’une signification transcendante, racontés d’un point de vue théologique, si pas même allégorique, selon certains experts de la Bible.

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Nous devons considérer ces événements extraordinaires comme des signes que Jésus a accompli non pas pour épater ceux qui le suivait ou pour convaincre les incrédules à croire en Lui. Il s’agit plutôt d’apologies de Sa mission, prodiges accomplis afin d’aider à croire, de susciter une Foi accrue.

Les miracles de Christ cités dans les quatre Évangiles sont classifiables en :

  • guérisons de déshabilités permanentes ;
  • guérisons de Blessures et Maladies ;
  • exorcismes et libérations d’Esprits Malins ;
  • résurrection des Morts.

Il y en a d’autres qui échappent à cette classification et, selon Jean l’Évangéliste, beaucoup d’autres miracles n’ont pas été racontés.

Une autre classification qu’il est possible d’opérer est en combien et dans quels Évangiles les différents miracles sont cités. Certains d’entre eux sont partagés par les quatre Évangiles, certains seulement par une partie.

Sont considérés comme miracles de Jésus également l’Annonciation, Sa conception par œuvre du Saint-Esprit, la naissance de la Vierge Marie, même s’Il n’en a pas été l’auteur direct et si dans les Évangiles on en parle de manière marginale.

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Les miracles accomplis par Jésus communs aux quatre Évangiles

Les miracles de Jésus cités dans les quatre Évangiles canoniques sont : Son Baptême, la Multiplication des pains et les Prédictions de la Cène.

Dans le Baptême de Jésus, l’élément miraculeux est constitué par la descente du Saint-Esprit sous forme de colombe : lorsque Jean le Baptiste baptise Jésus dans l’eau du Jourdain, le ciel s’ouvre et une colombe en descend, accompagnée d’une Voix qui reconnait Jésus comme Fils bien-aimé. Dans l’Évangile selon Jean la mention du Baptême n’est pas reportée, seulement la descente de la colombe.

Les quatre Évangiles racontent également la Cène et l’institution de l’Eucharistie, i.e. la transformation miraculeuse du pain en Corps et du vin en Sang de Christ, et Ses prédictions concernant la trahison de Judas et de sa propre fin.

Enfin, les quatre Évangélistes parlent des Apparitions de Jésus après sa Résurrection et avant l’Ascension. Chacun d’entre eux en fait un récit différent, surtout concernant les personnes impliquées, la durée et les endroits où cela avait eu lieu.

La multiplication des pains et des poissons

En réalité, les Évangiles parlent de deux multiplications des pains et des poissons.

La première multiplication est rapportée par les quatre évangélistes : Jésus était en train de prêcher dans un endroit désertique, où qui l’écoutait était dans l’impossibilité de s’acheter de la nourriture. Il demanda à ses disciples de recueillir ce qu’ils pouvaient, et ils revirent avec seulement 5 pains et 2 poissons, avec lesquels Jésus donna à manger à cinq milles personnes.

Dans une autre occasion, Jésus nourrit quatre milles hommes qui ne mangeaient pas depuis trois jours afin de rester à l’écouter avec sept pains qu’il rompit et donna à ses disciples afin qu’ils les distribuent, et quelques petits poissons qu’il bénit. Il y avait tellement de restes de nourriture que l’on y remplit sept paniers. Seulement Matthieu (Matthieu 15,32-39) et Marc (Marc 8,1-10) parlent de ce deuxième épisode.

Dans les deux cas, le message symbolique est évident : il s’agit d’une sorte d’anticipation de l’Eucharistie, aliment miraculeux capable de nourrir et vivifier n’importe qui croit en Christ et vit en Lui.

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Les résurrections : Lazare et la fille de Jaïrus

Avant la Résurrection de Lazare dans les trois Évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc) est également cité celui de la fille de Jaïrus, un des chefs de la Synagogue. L’homme pria Jésus de sauver la petite fille malade, mais quand ils arrivèrent ensemble dans la maison où elle gisait, elle était déjà morte. Ainsi Christ intima aux parents de la réveiller, qu’elle ne faisait que dormir, et il la ressuscita.

Nous insérons dans ce paragraphe la guérison de l’hémorroïsse également, qui eut lieu en même temps que la résurrection de la fille de Jaïrus. Au contraire, en lisant l’Évangile de Marc, nous avons l’impression qu’afin de guérir la femme qui souffrait de terribles hémorragies, Jésus s’attarda et n’eut pas le temps d’atteindre la maison de Jaïrus avant que sa fille ne meure. En réalité, les deux épisodes montrent le pouvoir curatif de la Foi, de Jaïrus dans le premier cas, qui ne se résigne pas et continue à prier Jésus, même après que les parents lui intiment d’arrêter, car il est trop tard, et de l’hémorroïsse dans le deuxième, qui touche furtivement Jésus en sachant que cela pourrait suffire à la sauver.

Bien évidemment la Résurrection de Jésus lui-même est aussi un miracle, même s’il ne peut pas être comparé aux résurrections présentes dans les Évangiles : Jésus revient en vie pour monter au ciel et à l’éternité, tandis que Lazare et la fille de Jaïrus retournent à leur propre vie et sont destinés à vieillir et mourir un jour de toute manière.

Les guérisons et les exorcismes

Parmi les miracles de Jésus décrits dans les Évangiles, beaucoup sont des miracles de guérison de maladies ou de graves déshabilités. La manière dont Jésus guérit les malades change à chaque fois : parfois il se limite à parler avec eux, d’autres fois il doit les toucher, et ainsi de suite. Par exemple, à l’aveugle rencontré à Bethsaïde il mit de la salive sur les yeux, tandis que Jean parle d’un aveugle de naissance guéri par de la boue sur laquelle Jésus avait craché. L’Évangile de Marc parle par contre d’un sourd-muet que Jésus guérit en lui touchant d’abord les oreilles et ensuite la langue avec sa propre salive.

Jésus soigna beaucoup de lépreux, au point de devoir fuir  leurs requêtes de plus en plus pressantes.

Dans les Évangiles de Matthieu (Matthieu 8,28-34) et Luc (Luc 8,26-39) on raconte l’exorcisme effectué par Jésus sur le possédé de Gérasa, un homme qui vivait dans la région des Géraséniens et était possédé par une Légion de démons. Jésus arriva à le libérer, en faisant entrer les démons dans un troupeau de cochons, qu’il fit ensuite se jeter à la mer.

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Confréries les plus anciennes : histoire et curiosité

Confréries les plus anciennes : histoire et curiosité

Les confréries ont constitué pendant des siècles un tissu conjonctif dans notre pays, entre esprit dévotionnel, religion et laïcité. Voici lesquels sont les plus importants.

Les confréries de l’Église catholique sont des associations publiques de fidèles qui se dédient principalement au service liturgique, à l’incrément du culte public et à l’exercice d’œuvres de charité, de pénitence et de catéchèse. Une autre des occupations à laquelle les confréries se dédient est la promotion d’une plus grande participation des fidèles à la liturgie et à la prière commune. L’objectif principal et distinctif de ces associations est donc le service liturgique, qui comprend le remplacement des servants d’autel pendant les célébrations eucharistiques, ainsi que la présidence et le guide de la liturgie des heures.

Les confréries peuvent également être impliquées dans l’exercice d’œuvres de pénitence, comme des pratiques de jeûne, prière et mortification, afin de grandir dans la vie spirituelle.

Enfin, les confréries jouent un rôle important dans la diffusion de la catéchèse, en promouvant la formation religieuse et spirituelle des fidèles à travers l’enseignement de la doctrine catholique.

Ces associations sont règlementées par les canons 298 et suivants du Code de droit canonique en vigueur.

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L’aumône est strictement liée aux devoirs d’un bon chrétien. Dans une certaine mesure, il s’agit également d’une forme de justice.

Dans l’antiquité, il existait des associations comparables aux Confréries : les Disciplines. Elles prenaient leur nom de la Disciplina, un fouet utilisé comme instrument de pénitence corporelle. Sa fonction était celle de « se discipliner », i.e. se fouetter les épaules et le dos comme forme d’expiation pour ses propres fautes et comme acte de supplication pour obtenir la miséricorde divine.

Pendant l’époque carolingienne, à partir du VIIIe siècle, les confréries connurent un fort développement en France et dans le reste de l’Europe. Il s’agissait d’associations mixtes, qui impliquaient de manière égale des consacrés et des laïcs. Souvent, en effet, les disciplini, ou disciplinati, n’étaient ni frères ni moines, mais laïcs qui maintenaient leur vie familiale et professionnelle. Toutefois, ils observaient une « règle » et essayaient de poursuivre la perfection de la vie chrétienne propre des ordres monastiques et conventuels. Bien à l’avance par rapport aux ordres religieux qui se seraient formés ensuite, ils pratiquaient des œuvres de charité et de miséricorde, en construisant des hôpitaux, des maisons d’accueil, des auberges, des cimetières et des oratoires, et s’engageaient dans l’incrément du culte public et de la pitié populaire, avec des œuvres d’assistance aux malades, hospitalité aux voyageurs, suffrage des défunts, mais aussi aumônes pour les orphelins et les veuves et assistance religieuse aux condamnés à mort et aux détenus. Souvent, les membres de ces associations choisissaient même de vivre ensemble, exactement comme dans un ordre religieux.

Au Moyen Âge, ces formes de participation des citoyens à la vie religieuse prirent une identité plus définie. Au XIIIe siècle, elles se répandirent dans toute l’Europe comme un véritable tissu conjonctif de la société, où la motivation religieuse s’accompagnait souvent au besoin de considération sociale et de sécurité. Il est possible d’identifier au moins quatre types de confréries :

  • confréries de dévotion, qui regroupaient tous ceux qui étaient attirés par la même forme de pitié, comme le culte de l’Eucharistie ou du Saint Rosaire, par exemple ;
  • confréries des pénitents, comme la Compagnie des Disciplinati ou les Flagellants ;
  • confréries de métier, comme les ainsi nommés Arts, unissaient les membres d’une même profession autour du culte de leur saint patron ;
  • confréries caritatives, qui offraient des services spécifiques d’assistance, comme la gestion des hôpitaux et le soin des défunts.

Du point de vue religieux, les confréries représentaient l’effort des laïcs de trouver un espace entre la hiérarchie ecclésiastique, les moines et le peuple des fidèles. L’importance des confréries continua de croître au cours du temps, en les transformant rapidement en centres de pouvoir indépendants de l’autorité épiscopale. Même les ordres religieux commencèrent à montrer de l’intérêt pour le phénomène et certaines confréries furent instituées par des moines, comme les confréries du Carme des frères carmélites, les confréries de la Ceinture des ermites de Saint Augustin, les confréries du Rosaires promues par les Dominicains.

Vers la moitié du XIIIe siècle, en Italie centrale, se vérifia également l’émergence du mouvement connu comme les flagellants. À ce mouvement adhéraient de nombreux membres d’ordres religieux et confréries. Le mouvement était caractérisé par l’organisation de processions qui traversaient les villes, pendant lesquelles les pénitents frappaient leurs corps jusqu’à saigner. L’objectif de ces actions était d’expier les péchés de l’époque et de préparer l’avènement d’un nouveau règne spirituel. Les confréries organisaient aussi des processions dédiées aux saints, à la Sainte Vierge et au Christ, et certaines étaient très sanglantes, comme celles dans lesquelles on évoquait la Passion.

Ces représentations se transformèrent avec le temps, en donnant vie aux Représentations Sacrées médiévales, des œuvres théâtrales à caractère religieux souvent interprétées par les membres mêmes des Confréries. En particulier, ces associations promouvaient le culte de la Très-Sainte Eucharistie et organisaient des processions eucharistiques, pendant lesquelles ils transportaient des dais, des torches, des encensoirs et guidaient les moments de prière.

Pendant la Contre-réforme, le rôle liturgique des Confréries grandit. Le Concile de Trente transforma la culture pénitentielle, en la rendant plus spirituelle et en réduisant la pratique de la flagellation. Les confréries, surtout celles de la Ligurie, adoptèrent de nouvelles règles plus précises et assumèrent de nouvelles tâches, en allant combler le vide qui était venu se créer dans la dévotion populaire. Avec le temps, certaines Confréries adoptèrent un habit liturgique spécifique et furent investies de privilèges spéciaux, qui confirmaient leur importance dans la vie religieuse et sociale de l’époque. Si, au début, les confrères portaient des habits modestes et des capuches blanches, au XVIe siècle, même avec la diminution du phénomène de la flagellation, on assista à un enrichissement de leur habillement. Furent introduis des habits en satin et des tissus précieux, souvent brodés d’or et d’argent.

Les confréries les plus populaires au XVIe siècle étaient celles dédiées à la dévotion mariale, surtout après que Pape Pie V attribua la victoire de la Sainte Ligue contre les Turcs dans la bataille de Lépante à l’intercession de Marie. Avec l’augmentation de la vénération mariale, de plus en plus de confréries liées à cette dévotion virent le jour.

Après la suppression due aux décrets napoléoniens, et la confiscation des tous les biens des associés, seules les confréries avec un caractères strictement religieux réussirent à survivre et à reprendre ensuite leurs activités.

Non reconnues dans un premier lieu par la législation italienne comme entités religieuses, elles connurent des vicissitudes et réglementations diverses, jusqu’à ce que, le 28 juin 1934, on leur concéda la personnalité juridique, en reconnaissant ainsi leur existence légale.

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Comment fonctionne une Confrérie

Les normes ecclésiastiques qui règlent les confréries se trouvent inscrites dans le Code de Droit Canonique, dans le titre V intitulé Les Associations des fidèles (CIC 298-329). Ces normes établissent les dispositions générales qui gouvernent l’organisation et le fonctionnement des associations de fidèles, y compris les confréries. Les confréries acquièrent une personnalité juridique distincte de celle des différents affiliés. En Italie, la Conférence Épiscopale Italienne a érigé la Confédération des Confréries des Diocèses d’Italie avec un décret propre daté du 14 avril 2000. Cette association réunit la plupart des confréries italiennes et a pour but de favoriser la coopération et le partage d’expériences entre elles.

Chaque confrérie doit être dédiée à un saint ou à un mystère de la foi, qui représente le focus spirituel de la confrérie et inspire ses activités. Un but spécifique à poursuivre doit également être déclaré, but qui peut être lié à la prière, à l’adoration, à l’assistance caritative, à la promotion de la dévotion pour un aspect particulier de la foi ou à d’autres objectifs spirituels et pastoraux. La confrérie peut avoir un siège physique qui peut être une église, un oratoire ou un autel à l’intérieur d’une église paroissiale ou d’un autre lieu de culte. Le siège est le lieu où la confrérie mène des activités et célèbre ses cérémonies.

La confrérie est officiellement instituée par un décret de l’autorité ecclésiastique compétente. Cette autorité peut être le Pape, la Conférence Épiscopale, l’Évêque ou le Doyen d’un institut religieux.

Les questions internes à la confrérie doivent être réglées par un statut interne approuvé par l’autorité ecclésiastique compétente, qui règle les aspects organisationnels, les normes de participation, les devoirs des membres. Les confrères et les consœurs portent un habit liturgique particulier pendant les cérémonies et les processions. L’habit peut varier selon la religion, mais possède une coupe et une couleur précises qui identifient l’appartenance à la confrérie.

Les confréries sont gérées par une administration interne, appelée conseil ou gouvernement, qui est composée de différentes figures : le Prieur, chef de la confrérie et responsable de son guide et de sa direction ; un ou deux vicaires, qui l’assistent ; différentes figures qui jouent des rôles spécifiques à l’intérieur de la confrérie, comme le secrétaire, le trésorier, les pourvoyeurs, le fiscaliste et d’autres ; des conseillers, les membres du conseil. En outre, chaque confrérie doit avoir un Assistant Spirituel, qui est un prêtre ou un religieux nommé par l’autorité ecclésiastique compétente.

Pour arriver à faire partie d’une confrérie, un an de noviciat est généralement prévu, année pendant laquelle le candidat participe à la vie de la confrérie et dont le comportement est évalué par le conseil. Après avoir terminé leur année de noviciat, les nouveaux membres participent à une messe solennelle, pendant laquelle ils jurent devant Dieu et tous leurs confrères, sont bénits et reçoivent la cape consacrée, qu’ils pourront porter lors des processions et des célébrations.

Différence entre Confrérie et Archiconfrérie

Après 1530, surtout à Rome, commencèrent à se former aussi les archiconfréries, composées de différentes confréries reliées entre elles. Une confrérie pouvait se joindre à une autre en envoyant une présentation officielle de statuts et une lettre de l’évêque qui attestait sa légitimité canonique. Ce fut Pape Clément VIII qui imposa ce prérequis à la fin du XVIe siècle afin de garantir l’ordre et la régularité des associations.

Le XVIe siècle fut une période de grande prospérité pour les confréries italiennes, en particulier pour les archiconfréries, également appelées « confréries mères ». Elles avaient le droit d’agréger les compagnies locales, qui recevaient toutes les indulgences et les privilèges concédés à l’archiconfrérie mère de référence.

Confrérie du Gonfalone

L’histoire du Gonfalone, confrérie romaine, a des racines anciennes. Originairement appelée « Recommandés de Madone Ste Marie », fut reconnue par pape Clément IV en 1267 et avait son siège auprès de la Basilique de Sainte-Marie-Majeure. En 1351, elle changea de nom en « Recommandés du Gonfalone ». Dans la deuxième moitié du XVe siècle, la compagnie des Recommandés de Madone Ste Marie s’unit à une autre confrérie déjà présente dans la basilique, en donnant vie à la Confrérie du Gonfalone.

La Confrérie du Gonfalone fut élevée au titre d’Archiconfrérie en 1579 grâce au pape Grégoire XIII. Deux ans après, le pontife leur confia l’œuvre pieuse de la rançon des personnes capturés par les corsaires barbaresques dans la péninsule italienne, pour les libérer et les faire retourner à leurs familles. Cette œuvre pieuse de récolte de fonds pour la rançon des prisonniers devint l’activité principale de la confrérie pendant le XVIIe et le XVIIIe siècle.

Après sa suppression à l’époque napoléonienne, le Gonfalone de Rome reprit ses activités en 1823, mais, au cours du temps, il se redimensionna et tomba dans un état d’inactivité, en maintenant vif le souvenir à travers son magnifique oratoire. En décembre 2010, l’Archiconfrérie romaine a repris son activité sur décret du Cardinal Vicaire, en mettant à jour les anciens statuts et en reprenant avec douze confrères fondateurs en mémoire de la fondation d’origine.

Confrérie du Très-Saint-Sacrement

L’Archiconfrérie du Très-Saint-Sacrement est une confrérie catholique dédiée à la vénération et à la préservation du culte eucharistique. Les origines de cette confrérie remontent à une période incertaine. Il existe des indices de sa fondation déjà en 1539, mais la source n’est pas certaine.

Pendant la Contre-réforme, l’Église catholique voulut réaffirmer la présence réelle de Christ dans l’Eucharistie de toutes les manières possibles. De nombreuses confréries modifièrent leur nom original de « Corps de Christ » à « Très-Saint-Sacrement », considéré comme plus adapté pour diffuser la doctrine catholique sur la présence eucharistique. Ce fut probablement le cas aussi pour la confrérie du Corps de Christ à Vico del Gargano.

Confrérie du Très Saint Crucifix

Instituée à Alexandrie au XIIIe siècle, la vénérable Confrérie du Très Saint Crucifix à San Giovannino fait partie des mouvements pénitentiels que nous avons mentionnés.

Une Archiconfrérie du Très Saint Crucifix fut par contre instituée en 1591 auprès de la Cathédrale d’Agrigente. Sa fondation est liée à la dévotion pour Jésus Crucifié. La dénomination officielle de la confrérie était « Très Saint Crucifix de la Charité », pour souligner également l’aspect caritatif de ses initiatives. Outre la dévotion pour le Crucifix, la confrérie se dédiait à l’œuvre spéciale de charité en faveur des détenus, des ex-détenus et à d’autres bonnes œuvres.

Avec l’approbation et la confirmation de la Curie Épiscopale, la confrérie devint Archiconfrérie et, ensuite, fut affiliée à l’Archiconfrérie du Très Saint Crucifix de San Marcello à Rome.

Confrérie de la Miséricorde

En général, les Miséricordes sont des confréries et archiconfréries d’origine catholique dédiées à l’assistance aux nécessiteux. En Italie, on trouve des sources qui font remonter la fondation de la Miséricorde de Florence, une des plus anciennes, à 1244. De nombreuses Miséricordes se dédiaient également au soin des pèlerins, ou à l’assistance des condamnés à mort.

Aujourd’hui, en Italie, plus de 700 Confréries de Miséricorde sont encore actives, réunies depuis 1899 dans la Confédération Nationale des Miséricordes d’Italie. Leurs activités de bénévolat vont du secours sanitaire en ambulance à la gestion de centres sociaux et résidences pour personnes âgées, à la Protection Civile.

Quelle différence y a-t-il parmi dôme, cathédrale et basilique ? Soyons clairs.

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Prière pour la paix : prions ensemble pour un monde meilleur

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Depuis toujours, l’humanité recherche dans la prière pour la paix les mots pour répandre l’espoir en un future meilleur pour tous les hommes, frères dans l’amour. La prière pour la paix représente un puissant acte d’amour, espoir et union qui traverse les barrières des différences humaines et…

Quels sont les noms de Dieu

Quels sont les noms de Dieu

Les noms de Dieu ne sont pas seulement des manières de s’adresser à Lui et de le vénérer, mais des expressions de Son essence et une tentative, de la part de l’homme, d’en cueillir l’incommensurabilité.

Les noms de Dieu ne sont pas que des termes, manières de définir et rendre compréhensible quelque chose d’autrement trop incommensurable pour être circonscrit à l’expérience humaine.
Au cours de l’histoire et dans les multiples traditions spirituelles, l’humanité a attribué à ses divinités une vaste gamme de noms et d’attributs, qui ont évolué avec les siècles, de pair avec l’évolution de la civilisation. Ces tentatives de définition reflètent le rapport que chacun a avec l’absolu, et que la communauté humaine cherche depuis toujours à rationaliser.

En prenant en examen uniquement les plus grandes religions monothéistes, dans le monde Islamique le terme Allah est amplement utilisé comme le nom principal pour indiquer Dieu. Ce mot représente l’unité et la complexité de Dieu dans l’Islam, en soulignant l’absolue divinité et son rôle comme créateur et gardien de l’univers.
Les Juifs maintiennent une pratique respectueuse concernant le nom divin, en évitant sa prononciation directe. Au lieu de le nommer, ils s’adressent à Dieu avec des termes comme « Hashem », qui signifie le Nom, ou dans leurs prières, ils utilisent « Adonaï », qui se traduit par le Seigneur. Uniquement dans les textes sacrés, le terme « YHWH », connu comme le Tétragramme, est utilisé pour faire référence à Dieu de manière sacrée et vénérée.

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La religion chrétienne est composée de nombreuses confessions, semblables sous certains aspects et différentes pour d’autres.

Mais nous devons toujours prendre en considération les profondes connexions au sein des grandes religions monothéistes. Il suffit de penser qu’Allah a des racines historiques et géographiques communes avec Eloah, forme singulière d’Elohim, un des noms avec lesquels on définit le Dieu des Juifs dans l’Ancien Testament.

Les noms attribués au Dieu des catholiques aussi incarnent les différents aspects de l’essence divine, et offrent différentes approches et clés de lecture à travers lesquelles l’observer et la comprendre, toujours dans les limites de la perception humaine. Mais ces noms amènent avec eux aussi une signification plus profonde. Chacun d’entre eux révèle un aspect de Dieu et peut influencer la relation personnelle d’un individu avec ce dernier. Dans la tradition chrétienne, Dieu est connu à travers une variété de noms qui soulignent différents aspects de la divinité. Père, Fils et Saint Esprit représentant la Très-Sainte Trinité, tandis que d’autres noms comme Le Miséricordieux, Le Sauveur, Le Pasteur et de nombreux autres révèlent des aspects spécifiques de la nature et de la relation de Dieu avec l’humanité.

La variété des noms de Dieu reflète la richesse de la diversité humaine et des expériences spirituelles. Chaque tradition offre une perspective unique sur la divinité, en enrichissant ainsi le panorama spirituel global.
Cette diversité non seulement permet une exploration plus ample de la spiritualité, mais aussi la possibilité de trouver des points de contact et de connexion entre cultures et croyances différentes. À travers le respect réciproque des différentes dénominations de Dieu, on peut promouvoir un dialogue interreligieux plus profond et un sens d’unité entre les peuples. Les noms de Dieu vont au-delà de simples mots, en incarnant des significations profondes et des relations intimes avec le divin. Explorer cette diversité non seulement enrichit nos expériences spirituelles individuelles, mais promeut également la compréhension et l’harmonie dans un monde riche de variété et de pluralité.

Dans l’Ancien Testament et dans la tradition juive

Dans les Saintes Écritures, Dieu est appelé avec différents noms et appellatifs. Souvent, les noms de Dieu dans la Bible sont pris de la tradition et de la culture juive, de laquelle le catholicisme est débitrice pour de nombreux aspects, premier entre tous le déjà cité Tétragramme, i.e. les 4 lettres de l’alphabet juif qui, placées en succession, compose le nom propre de Dieu : YHWH, ensuite, Yahweh, en français Yahvé. Le Tétragramme est utilisé pour définir Dieu dans la Bible juive et aussi dans l’Ancien Testament, où il apparait plus de six-mille huit cent fois. Ce terme aurait été le nom utilisé par Dieu en personne pour se définir, quand il se présenta à Moïse et ce dernier lui demanda comment il devait l’appeler devant ses compagnons. En effet, le Tétragramme dérive d’Ehyeh, Je Suis, première personne du verbe « haya », être, et est une périphrase de : « Je suis celui qui suis » (Exode 3,13-15). Avec le temps, cela est devenu le nom officiel de Dieu, pour les Juifs et les Chrétiens, avec la signification de « celui qui était, qui est et qui sera ».

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Essayons de découvrir ensemble qu’est-ce qui divise (et qui unit) deux des religions les plus répandues au monde.

Pour de nombreux experts, la signification de ce nom est à associer également avec l’activité créatrice de Dieu, et pour cela se relie avec la définition de Dieu Père, amplement utilisée par les catholiques en relation à la première personne de la Très-Sainte Trinité.

En restant dans le contexte juif, nous avons déjà mentionné Adonaï, Mon Seigneur, une tentative de refermer l’immensité de Dieu en un seul, simple nom.
Peu utilisé dans les textes sacrés, mais très suggestif et significatif à sa manière, est Abba, « papa », présent dans Siracide et dans le Psaume 103, qui renvoie à un concept de paternité affectueuse et tendre, en ramenant le Dieu dont le nom ne peut pas être prononcé, du moins pour les Juifs, au rôle d’un père aimant et attentif au bien-être de ses fils.

Dans la théologie chrétienne

Pour les chrétiens, le nom de Dieu transcende, comme nous l’avons vu, le simple concept de nom, terme ou titre. Dans le nom même de Dieu est renfermé Sa manifestation la plus profonde, Sa révélation même. Il ne faut pas prononcer le nom de Dieu en vain et, en même temps, il est sanctifié à chaque fois que nous récitons le Notre Père : « que ton Nom soit sanctifié ».

Jésus, définit l’Agneau de Dieu, amène avec Lui une émanation de la glorification du nom de Dieu, ainsi comme dans chaque action et parole de christ, dans Sa brève parabole sur terre, nous pouvons lire des manières de glorifier le nom du Père.

Attributs de Dieu

Outre les véritables noms utilisés pour définir ou pour s’adresser à Dieu dans les Saintes Écritures, il y a ensuite tous les appellatifs, les attributs et les titres. Outre au déjà cité Père, nous avons par exemple : Puissant, Tout-puissant, Éternel, Souverain, Seigneur, Divin, Glorieux. C’est toujours dans les Saintes Écritures que nous trouvons des multiples références aux noms de Dieu. En particulier, dans le Nouveau Testament, les plus importants sont : Theos (Dieu)Kurios (Seigneur) et Pateras (Père).

Beaucoup des attributs faisant référence à Dieu dérivent également de la culture juive. Outre les déjà cités :

Le Seigneur et Maître – Adonaï
Dieu Père – Abba
Le Nom – YHVH

Rappelons également :

Dieu – Elohim (le Créateur, attribut avec lequel Dieu se révèle pour la première fois dans la Bible)
Dieu tout-puissant – El-Shaddaï (le Dieu de la puissance et de la force illimitées)
Le Très Haut – El-Elyon (Dieu Très Haut, patron des cieux et de la terre)
Le Dieu qui voit – El-Roï (Dieu voit tout et participe à nos luttes et à nos souffrances)
Le Dieu d’Israël – El-Elohé-Israël (L’Éternel des armées, le Dieu d’Israël)
Le Dieu jaloux – El-Kanna (« car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre, Je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. » – Ésaïe 46,9)
Le Dieu vivant – El-Haï (Dieu, créateur de la vie, est également Dieu vivant à son tour)
Le Dieu éternel – El-Olam (Dieu existe depuis toujours, il n’a pas été créé. « C’est moi qui suis Dieu. Je le suis dès le commencement… » – Ésaïe 43,12-13).

L’Éternel est un – YHVH Ehad (Dieu est éternel et unique)
Dieu est mon refuge – YHVH Misgav (« Tu as été un refuge pour le faible, un refuge pour le malheureux dans la détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre la chaleur ; car le souffle des tyrans est comme l’ouragan qui frappe une muraille » – Ésaïe 25,4)

L’Amen – Amen (exprime la vérité et la solidité de Dieu. « Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable » – Apocalypse 3,14)

Beaucoup de ces attributs de Dieu contiennent la racine EL, qui signifie fort, tout-puissant.

 

 

Fête des Rois Mages : les traditions en Italie et en Europe

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Messe de Noël : toutes les curiosités à propos du rite

Messe de Noël : toutes les curiosités à propos du rite

La Messe de Noël est une tradition ancienne, qui puise ses racines dans les Saintes Écritures, mais aussi dans les anciennes fêtes païennes. Voici ce qu’elle symbolise et comment elle se déroule.

Une des traditions les plus connues associées à Noël est la Messe de Noël. Cette célébration liturgique spéciale se déroule traditionnellement la nuit entre le 24 décembre, le Réveillon de Noël, et le 25 décembre. Puisque, par convention, elle est généralement célébrée à minuit ou juste après, cette cérémonie est également connue comme la Messe de Minuit, ou Messe Nocturne, ou encore Messe de l’Ange.

Noël est, avec Pâques, la fête la plus importante pour les chrétiens, car elle célèbre l’Incarnation du Verbe de Dieu, le moment où Dieu s’est fait homme à travers Jésus-Christ. C’est un point fondamental dans la théologie chrétienne. La naissance de Jésus, Sa venue sur terre, marque l’accomplissement de la Promesse, le début de la Rédemption de l’humanité, le premier pas vers le Salut. En ce sens, l’incarnation de Jésus représente le point de contact par excellence entre le divin et l’humain, la Nouvelle Alliance qui trouvera sa pleine consécration dans la Cène, dans la mort de Christ sur la Croix et dans Sa résurrection. Noël n’est donc pas seulement la célébration de la naissance d’un enfant spécial, mais le début d’un événement extraordinaire qui changera le cours de l’histoire et offrira à tous les hommes la possibilité d’une relation plus profonde avec Dieu.

Pourquoi fête-on Noël le 25 décembre ?

Du moment que la date précise de la naissance de Jésus fait encore l’objet de débats parmi les experts, le 25 décembre a été choisi comme date de célébration de Noël pour une combinaison de raisons historiques, théologiques et symboliques. A l’époque romaine, le 25 décembre, on célébrait la fête païenne du solstice d’hiver, la période la plus sombre de l’année, car le soleil se lève tard et se couche tôt, connue comme Natalis Solis Invicti, Naissance du nouveau soleil, et dédiée à la naissance du Dieu Soleil Mitre. Il est inévitable d’imaginer comment, avec l’avènement du Christianisme, on a voulu fait coïncider la figure de Jésus, Lumière du monde, avec le Nouveau Soleil, en conférant une signification nouvelle au rite païen et en transformant l’ancienne tradition en célébration de la Nativité.

Toujours à l’époque romaine, entre le 17 et le 23 décembre, on célébrait les Saturnales, fêtes païennes en l’honneur de Saturne, dieu des champs et de la moisson. Puisqu’en cette période le travail dans les champs était interrompu, les paysans pouvaient se reposer et profiter du temps libre pour participer à des banquets publics et pour rendre visite à famille et amis. En cette occasion, on échangeait également des dons, et même les esclaves jouissaient de plus grande liberté, au point que, dans certains cas, on leur concédait de s’assoir à la table de leurs maîtres, dans une célébration de générosité et de partage.

Fête de la lumière, donc, et de la bonté, tous des éléments que nous retrouvons encore aujourd’hui dans la tradition de la Noël du Seigneur.

La Messe de Minuit

La Messe de Minuit, célébration de la lumière dans le coeur de la nuit, se relie à cette signification spirituelle particulière de Noël pour les Chrétiens du monde entier. Ce passage des ténèbres à la lumière est représenté aussi de manière concrète dans de nombreuses églises, où on attend minuit pour allumer les lumières, exactement quand l’Enfant est déposé dans la mangeoire et a lieu la Procession solennelle qui célèbre Sa naissance.

La structure de cette Messe de la nuit de Noël suit le rite de la Messe chrétienne et présente différentes parties qui sont typiques d’une célébration liturgique. Voici comment se compose généralement la liturgie de Noël.

Rites d’Entrée : La Messe commence avec les rites d’entrée, qui incluent l’entrée du prêtre, des ministres et des fidèles dans l’église. Souvent, une procession solennelle a lieu. Généralement, pendant ce moment, on chante des hymnes de Noël appropriés et l’assemblée chante avec joie pour célébrer la venue de Jésus.

Acte Pénitentiel : Cette partie de la Messe offre un moment de réflexion et de repentance pour les péchés commis. Les fidèles se confessent et demandent pardon à Dieu.

Liturgie de la Parole : Pendant cette phase, on lit des passages des Saintes Écritures et de l’Évangile de Noël, en particulier les passages évangéliques qui racontent la naissance de Jésus à Bethléem. Souvent, on lit des extraits de l’Évangile de Luc sur le récit traditionnel de la naissance de Jésus et sur l’annonce des anges aux bergers. Ces passages bibliques sont suivis par une homélie ou un sermon du prêtre, qui offre des réflexions et des enseignements sur la naissance de Christ et sa signification.

Credo : Pendant la Messe de Minuit, les fidèles récitent ou chantent le Credo de Nicée-Constantinople qui expose les doctrines fondamentales du Christianisme.

Prière Universelle : Les fidèles prient pour les exigences du monde, de l’Église et des personnes nécessiteuses. Celle-ci est une prière d’intercession qui couvre une série d’intentions.

Liturgie Eucharistique : C’est la partie centrale de la Messe, où a lieu la consécration du pain et du vin, qui deviennent le Corps et le Sang de Christ selon la foi catholique. Pendant cette phase, les fidèles participent à l’Eucharistie, en recevant la Communion. Toutefois, pendant la messe de Noël, l’Eucharistie n’est pas toujours incluse.

Rites de Conclusion : La Messe de Minuit se conclut avec les rites finaux, qui incluent la bénédiction finale et la récitation de l’hymne Gloria in excelsis Deo, qui proclame la gloire de Dieu et l’annonce de la naissance de Jésus.

Chant de Noël Final : La Messe de Minuit se conclut souvent avec un joyeux chant de Noël, qui exprime joie et célébration pour la naissance de Jésus.

Pourquoi célèbre-t-on la messe de Noël à minuit ?

Il existe des références dans les Saintes Écritures qui justifient le choix de minuit comme horaire pour célébrer la Sainte Messe de Noël. Dans l’Évangile de Luc, on lit : « Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux » (Luc 2,8). On ne spécifie pas qu’il était minuit, mais un moment au cœur de la nuit.

Dans le Livre de la Sagesse, on lit : « Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible » (Sagesse 18, 14-16).

En réalité, le choix de minuit est symbolique, représentant la transition de la nuit au jour, des ténèbres à la lumière, incarnée par la venue de Jésus.

La Messe de Noël n’est pas constituée d’une seule célébration, mais de quatre célébrations liturgiques importantes qui commencent avec les Vêpres du 24 décembre et se terminent avec la Messe in Die du 25 décembre. Les quatre célébrations principales de la Messe de Noël sont :

  • La Messe de la Vigile : Cette Messe se déroule le soir du 24 décembre et marque le début des célébrations de Noël. Les fidèles se réunissent pour anticiper la naissance de Jésus et réfléchir sur la signification spirituelle de cet événement.
  • La Messe Ad Noctem (de la Nuit) : La Messe de Minuit est probablement la plus iconique parmi les célébrations de Noël et se tient peu après minuit, en symbolisant la venue de Jésus comme lumière du monde dans la nuit la plus longue de l’année.
  • La Messe de l’Aurore : Cette Messe se célèbre à l’aube du 25 décembre, en représentant le lever de la lumière de justice et l’espérance que Jésus apporte dans le monde.
  • La Messe in Die (du Jour) : C’est la Messe principale du jour de Noël et se déroule le 25 décembre. Elle représente la célébration officielle de la naissance de Jésus-Christ.

Depuis quand célèbre-t-on la messe de Minuit à Noël ?

La pratique de la Veillée de Noël, connue également comme Messe de Minuit, commença en Orient et fut observée pour la première fois à la fin du IVe siècle à Jérusalem. Elle fut ensuite introduite en Occident en 430 apr. J.-C. par Pape Sixte III, dans la Basilique de Sainte-Marie-Majeure, et au XIIe siècle elle s’était déjà amplement répandue. À cette époque-là, on permettait aux prêtres de célébrer trois messes le jour de Noël à des horaires appropriés : la Messe Nocturne, célébrée à minuit, pour fêter la naissance de la lumière au milieu des ténèbres ; la Messe de l’Aurore, qui célébrait Jésus comme le Nouveau Soleil, espérance et rédemption du monde ; la Messe du Jour, commémoration de la naissance de Jésus et du salut.

Quand Jésus est-il né ?

La date exacte de la naissance de Jésus-Christ n’est pas spécifiée dans la Bible et reste objet de débat parmi les experts et les historiens. La tradition chrétienne a fixé le 25 décembre comme date de la fête de Noël, mais ce choix n’est pas basé sur des preuves historiques directes ou précises.

Le choix du 25 décembre pourrait avoir été influencé par différentes considérations, parmi lesquelles le souhait de superposer la célébration de Noël aux festivités païennes hivernales, comme le solstice d’hiver, afin de promouvoir la conversion au Christianisme au sein des populations païennes de l’époque. En outre, le terme Natalis était utilisé dans l’ancien calendrier romain pour de nombreuses festivités, parmi lesquelles le Natalis Invicti qui célébrait le solstice d’hiver.

L’institution formelle de la fête liturgique de Noël, où on célèbre la naissance de Jésus-Christ, le 25 décembre est documentée à Rome à partir du 336 apr. J.-C., comme le montre le Chronographe rédigé en 353 apr. J.-C. par le calligraphe romain Furius Dionysius Filocalus. Cette date fut choisie afin de commémorer la naissance de Jésus, mais son origine historique spécifique demeure sujet à débat.

Kalenda de Noël

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La messe de Noël est un de moments les plus importants de l’année pour la spiritualité de chaque chrétien.

Les textes des Évangiles de Matthieu et de Luc concordent sur certains événements centraux concernant la naissance de Jésus : sa naissance à Bethléem (comme prévu dans Michée 5 :1) et la conception de la part d’une vierge (comme annoncé dans Ésaïe 7 :14) à travers l’œuvre du Saint-Esprit. Mais on ne mentionne pas de dates.

La traditionnelle datation au 1 av. J.-C. pourrait avoir été influencée par une erreur commise au VIe siècle par le moine Denys le Petit. La plupart des érudits place actuellement la naissance de Jésus entre le 7 et le 6 av. J.-C. à partir des données historiques et de calcules basés sur les informations contenues dans les Évangiles et dans les sources historiques de l’époque.

En résumé, la date du 25 décembre pour Noël et les narrations évangéliques sur la naissance de Jésus sont des thèmes complexes et fascinants qui ont généré de nombreuses discussions et recherches au cours des siècles. La centralité de cette fête pour les chrétiens, toutefois, va au-delà des questions historiques, en reflétant la signification spirituelle de la naissance de Jésus en tant que Rédempteur du monde.