Auteur/autrice : Redazione

JournĂ©e Internationale de l’AmitiĂ©

JournĂ©e Internationale de l’AmitiĂ©

Le 30 juillet c’est la JournĂ©e Internationale de l’AmitiĂ©, une fĂȘte nĂ©e pour cĂ©lĂ©brer un des aspects les plus merveilleux de la cohabitation entre humains. À l’occasion de la JournĂ©e Internationale de l’AmitiĂ© nous avons voulu vĂ©rifier quelle Ă©tait la dĂ©finition exacte de cette forme…

Marthe, Marie et Lazare : les amis de Jésus

Marthe, Marie et Lazare : les amis de Jésus

Le 29 juillet on cĂ©lĂšbre la mĂ©moire de Marthe, Marie et Lazare de BĂ©thanie. Voici pourquoi ces saints Ă©taient parmi les amis de JĂ©sus les plus chers. En 2011, l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale des Nations Unis a dĂ©crĂ©tĂ© pour le 30 juillet les festivitĂ©s de la JournĂ©e…

L’histoire de Sainte Anne, mùre de Marie

L’histoire de Sainte Anne, mùre de Marie

Le 26 juillet on cĂ©lĂšbre Sainte Anne et Saint Joachim, les parents de la Vierge Marie. Le mĂȘme jour on fĂȘte la journĂ©e des grands-parents. DĂ©couvrons pourquoi.

Bien que la FĂȘte des Grands-Parents ait Ă©tĂ© instituĂ©e comme rĂ©currence civile en Italie le 2 octobre de chaque annĂ©e, en parallĂšle Ă  la fĂȘte des Anges, le 26 juillet aussi les grands-parents sont rappelĂ©s et cĂ©lĂ©brĂ©s. Cela parce qu’en cette journĂ©e on rappelle Sainte Anne, la maman de Marie, qui, en plus d’ĂȘtre la sainte protectrice des mĂšres et des parturientes, avec son mari Saint Joachim elle est Ă©galement la sainte patronne des grands-parents. Il n’est pas difficile d’imaginer la raison de ce patronat : Sainte Anne et Saint Joachim sont en effet les grands-parents de JĂ©sus, tout simplement.

Nous nous sommes attardĂ©s dans un article prĂ©cĂ©dent sur le fait que la FĂȘte des Grands-Parents cĂ©lĂ©brĂ©e le 2 octobre reprĂ©sente une reconnaissance officielle de la part de l’état italien de la valeur des grands-parents dans la sociĂ©tĂ©, rĂŽle considĂ©rĂ© non moins important que celui des parents dans le dĂ©veloppement et le bonheur des enfants.

Fete des grands-parents

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Mais le fait que cette fĂȘte tombe le mĂȘme jour dans lequel on cĂ©lĂšbre les Anges n’est pas anodin. En effet, pour de nombreux aspects, les grands-parents sont comme des anges gardiens en chair et en os, toujours prĂȘts Ă  se sacrifier pour le bien de ceux qu’ils aiment, toujours visant Ă  protĂ©ger leurs enfants et leurs petits-enfants avec toutes leurs forces et leurs pensĂ©es.

Il ne semble donc pas erronĂ© de dĂ©dier une ultĂ©rieure fĂȘte aux grands-parents, de maniĂšre Ă  ce que ceux qui ont encore la chance de les avoir Ă  leur cĂŽtĂ© puissent se rappeler de cette chance et aller peut-ĂȘtre les voir, leur amener un cadeau ou simplement le plaisir d’un peu de compagnie. Les enfants en particulier devraient ĂȘtre encouragĂ©s Ă  passer le plus de temps possible avec leurs grands-parents, non seulement parce qu’ils sont gentils et attentionnĂ©s, mais aussi pour l’immense bagage d’expĂ©rience et de connaissance qu’ils peuvent leur transmettre avec leurs rĂ©cits. Nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui sans ceux qui sont venus avant nous et les grands-parents sont le symbole mĂȘme d’un hĂ©ritage historique lointain et pourtant extraordinairement proche. Ils sont notre lien avec le passĂ©, les racines mĂȘmes de notre prĂ©sent, et leur exemple et leur amour peuvent infuser en nous l’espoir dans le futur pour quand nous serons grands-parents Ă  notre tour.

Mais apprenons à mieux connaßtre Sainte Anne et Saint Joachim, parents de la Vierge et grands-parents de Jésus.

Histoire de Sainte Anne

Anne et Joachim n’apparaissent pas dans la Bible. Ce que nous savons d’eux, comme pour Zacharie et IsmĂ©rie (sƓur d’Anne), parents d’Élisabeth, nous vient de la tradition agiographique successive et des Ă©vangiles apocryphes.

La lĂ©gende veut que les deux aient fait partie de la classe sacerdotale juive, mĂȘme s’ils existent diffĂ©rentes versions qui attribuent Ă  Anne des parentĂ©s illustres avec d’autres figures de l’histoire religieuse, comme Joseph d’Arimathie, l’homme qui s’occupa de rĂ©cupĂ©rer et enterrer le corps de Christ, qui aurait Ă©tĂ© son oncle.
Ce qui est certain est que, bien qu’ils fussent tous les deux nobles et vertueux, Anne et Joachim n’arrivaient pas Ă  avoir d’enfants, exactement comme Zacharie et IsmĂ©rie.La honte pour ce manque poussa Joachim Ă  se retirer dans le dĂ©sert, au milieu des bergers, mais c’est justement Ă  ce moment-lĂ  qu’un ange apparut Ă  lui et Ă  sa femme Anne, en leur annonçant la naissance d’un enfant. Suivant les instructions de l’ange, les deux se rencontrĂšrent prĂšs de la Porte DorĂ©e de JĂ©rusalem, et ici, grĂące Ă  un simple baiser, leur crĂ©ature aurait Ă©tĂ© conçue.

Quand, comme l’ange avait promis, naquit une fille qui aurait changĂ© l’histoire du monde pour toujours, Anne et Joachim l’appelĂšrent Marie, qui en juif signifie « aimĂ©e par le Seigneur ».

Voici comment naquit la Vierge Marie, future mĂšre de JĂ©sus-Christ. Elle naquit sans pĂ©chĂ©, prĂ©servĂ©e dĂšs sa conception, selon le dogme de l’ImmaculĂ©e Conception.

Comme toutes les mamans, ce Ă  fut Anna Ă  apprendre Ă  la petite Marie comment s’occuper des tĂąches domestiques, comment nettoyer la maison, tisser et coudre. Pour cette raison elle est invoquĂ©e en tant que protectrice des tailleurs, des tisserands et des vendeurs de linge. Mais c’est surtout le fait qu’elle soit tombĂ©e enceinte Ă  un Ăąge avancĂ© qui lui a mĂ©ritĂ© au cours des siĂšcles le rĂŽle de sainte patronne des accouchements impossibles et protectrices des femmes en couche, mais aussi des veuves et des mĂšres de famille.
En outre, puisqu’elle porta la Vierge Marie en son sein comme un Ă©crin qui contient un prĂ©cieux bijou, elle est Ă©galement sainte patronne des orfĂšvres, des Ă©bĂ©nistes, des menuisiers et de mineurs.

Elle est donc quasi constamment en relation avec sa fille Marie que Sainte Anne est rappelĂ©e. Dans le haut Moyen Âge elles Ă©taient souvent reprĂ©sentĂ©es ensemble, Marie assise avec l’Enfant JĂ©sus Ă  bras et la mĂšre Anne derriĂšre elle, Ă  symboliser la hiĂ©rarchie de la famille divine. Mais il existe Ă©galement une iconographie sacrĂ©e liĂ©e uniquement Ă  Anne et Ă  Joachim et Ă  leur vie.

La signification du prénom Anne

Le prĂ©nom Anne dĂ©rive du juif Channah, ou Hannahe, qui signifie « grĂące », « gracieuse », « pleine de grĂące ». Bien que le prĂ©nom de la maman de Marie ne soit pas mentionnĂ© dans la Bible, dans les Textes sacrĂ©s sont citĂ©es d’autres femmes qui portaient ce prĂ©nom, comme la mĂšre du prophĂšte Samuel et comme l’ancienne prophĂ©tesse qui reconnut l’Enfant JĂ©sus comme Messie quand Il fut prĂ©sentĂ© au Temple de JĂ©rusalem.

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Cadeaux pour les grands-parents

Nous avons Ă©crit que le 26 juillet, Ă  l’occasion des cĂ©lĂ©brations en l’honneur de Sainte Anne et Saint Joachim, on fĂȘte Ă©galement les grands-parents. Cela peut ĂȘtre une belle occasion pour leur offrir un cadeau, mĂȘme s’il ne devrait pas y avoir besoin d’une occasion particuliĂšre pour rappeler Ă  ces personnes spĂ©ciales combien nous les aimons.

Afin de rappeler le lien profond entre grands-parents et la figure de l’ange gardien une bonne idĂ©e-cadeau pourrait ĂȘtre une statuette de l’Ange gardien avec enfant, rĂ©alisĂ© en bois, peint et sculptĂ© Ă  la main par les artisans du Val Gardena. Le style est moderne et le travail artisanal et les finitions personnalisables rendent cette sculpture unique et prĂ©cieuse. Elle est disponible en diffĂ©rentes tailles.

Toujours dans un style moderne, l’Ange gardien en argile rĂ©fractaire est une statue stylisĂ©e qui exprime une grande intensitĂ© spirituelle. Elle est rĂ©alisĂ©e Ă  la main avec de l’argile rĂ©fractaire blanche dans le Centre Ceramiche Ave de Loppiano (Florence). L’argile est d’abord travaillĂ©e avec moulage Ă  la main et ensuite cuite Ă  plus de 1000°C. La finition et le façonnage sont rĂ©alisĂ©s entiĂšrement Ă  la main afin de lui confĂ©rer des lignes Ă©purĂ©es et expressives en mĂȘme temps. Il s’agit d’un cadeau important, un produit de haute qualitĂ©, 100% Made in Italy.

Ange gardien avec enfant style modern
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Ange gardien avec enfant en style modern. Ange en bois gravé et peint à la main par les artisans de la Val Gardena en Italie.
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Ange gardien avec fille en bois
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Ange gardien avec fille en bois d'érable naturel du Val Gardena. Statuette stylisée en bois d'érable, sculptée à la main par les artisans du Val Gardena.
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Ange gardien en argile refractaire
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Ange gardien en argile réfractaire. Statue stylisée réalisée à la main, en Italie, en argile réfractaire blanche.
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Marie Madeleine épouse de Jésus : tirons les choses au clair

Marie Madeleine épouse de Jésus : tirons les choses au clair

Index1 JĂ©sus s’est-il marié ?2 Mariage et cĂ©libat de JĂ©sus3 Marie Madeleine Ă©pouse de JĂ©sus Quelle est la vĂ©ritĂ© Ă  propos de Marie Madeleine ? Femme de JĂ©sus ou simple disciple ? DĂ©couvrons-le dans cet article. JĂ©sus s’est-il marié ? Dans la sociĂ©tĂ© juive dans laquelle vĂ©curent JĂ©sus et…

Saint Camille de Lellis : le saint protecteur des infirmes

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D’homme dissolu Ă  fondateur des Camilliens, Saint Camille de Lellis est le saint patron universel des malades, des infirmiers et des hĂŽpitaux. Ceux qui avaient connu Saint Camille de Lellis quand il Ă©tait jeune n’auraient jama is pu imaginer que ce bravache adonnĂ© au jeu…

Qui Ă©tait vraiment Marie Madeleine : histoire de l’« ApĂŽtre des ApĂŽtres »

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Parmi les disciples, il y avait aussi plusieurs femmes. Apprenons Ă  mieux connaĂźtre Marie Madeleine, l’apĂŽtre qui quitta tout pour suivre JĂ©sus.

Sainte Marie Madeleine ou Marie de Magdala est un des personnages qui apparait dans les Évangiles, mais qui, au cours des siĂšcles, a endossĂ© un rĂŽle de plus en plus complexe et a joui d’une rĂ©putation controversĂ©e. Sainte Patronne des pĂ©nitents, elle est commĂ©morĂ©e par l’Église d’Occident et d’Orient comme une des disciples les plus proches de JĂ©sus, liĂ©e Ă  lui par un rapport profond et par un lien privilĂ©giĂ©, supĂ©rieur Ă  certains Ă©gards Ă  celui avec les 12 apĂŽtres. Ce n’est pas un hasard si c’est Ă  elle que le Christ RessuscitĂ© apparut en premier le matin de PĂąques et qu’Il  s’adressa Ă  elle en l’appelant par son prĂ©nom.

les 12 apotres

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Dans le jour qui lui est dĂ©diĂ©, le 22 juillet, le Missel romain prĂ©voit comme premiĂšre lecture un extrait du Cantique des Cantiques, qui exprime tout l’amour de Marie Madeleine et son angoisse quand elle ne trouva pas JĂ©sus dans le tombeau.

« Ainsi dit l’épouse :
Sur mon lit, la nuit, j’ai cherchĂ©
celui qu’aime mon ñme ;
je l’ai cherchĂ©, je ne l’ai pas trouvĂ©.
Oui, je me lĂšverai, je tournerai dans la ville
par les rues et les places ;
je chercherai celui qu’aime mon ñme.
Je l’ai cherchĂ©, je ne l’ai pas trouvĂ©.
Ils m’ont trouvĂ©e, les gardes, eux qui tournent dans la ville :
« Celui que mon Ăąme dĂ©sire, l’auriez-vous vu ? »
À peine les avais-je dĂ©passĂ©s,
j’ai trouvĂ© celui qu’aime mon Ăąme ». (Cantique des Cantiques 3,1-4a)

Mais qui Ă©tait vraiment cette femme qui vĂ©cut Ă  cĂŽtĂ© de JĂ©sus pendant la brĂšve durĂ©e de sa mission mortelle et qui l’accompagna jusqu’à la Croix et au-delĂ , en vivant de loin le supplice de la Passion, fidĂšle, attentionnĂ©e, animĂ©e par un amour inĂ©branlable ?

Histoire de Marie Madeleine

Dans les Évangiles, apparaissent trois femmes proches de JĂ©sus, en plus de Marie, Sa mĂšre : Marie de BĂ©thanie, sa sƓur Martha (toutes les deux sƓurs de Lazare) et Marie Madeleine. Dans le passĂ©, il est dĂ©jĂ  arrivĂ© que ces trois figures fĂ©minines aient Ă©tĂ© mĂ©langĂ©es, chevauchĂ©es et que les caractĂ©ristiques de l’une soient attribuĂ©es Ă  l’autre, souvent avec une interprĂ©tation complĂštement erronĂ©e.

Marie Madeleine la « pĂ©nitente » Ă©tait nĂ©e Ă  Magdala, village de pĂȘcheurs sur le Lac de TibĂ©riade, et cela explique pourquoi elle Ă©tait aussi appelĂ©e Marie de Magdala. L’appellation « Madeleine » pourrait lui avoir Ă©tĂ© donnĂ©e par la suite soit pour sa provenance soit en considĂ©ration de sa ferveur et de la tĂ©nacitĂ© avec laquelle elle resta aux cĂŽtĂ©s du MaĂźtre jusqu’à la fin. En effet, Madeleine dĂ©rive de l’hĂ©breu magdal, « Tour ».

Mais Marie Madeleine est connue également comme « apÎtre des apÎtres » car elle fut la premiÚre à donner la nouvelle de la Résurrection aux autres apÎtres de Jésus, et « évangéliste » en tant que porteuse de la Bonne Nouvelle.

La tradition veut que Marie Madeleine ait commencĂ© Ă  suivre JĂ©sus aprĂšs qu’Il l’avait libĂ©rĂ©e de « sept dĂ©mons ». En signe de gratitude pour l’avoir sauvĂ©e, Marie Madeleine assistait JĂ©sus de ses biens, comme aussi Susanne et Jeanne, comme une des femmes qui assistaient JĂ©sus de leurs biens : « Les douze Ă©taient avec lui et quelques femmes qui avaient Ă©tĂ© guĂ©ries d’esprits malins et maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle Ă©taient sortis sept dĂ©mons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’HĂ©rode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens » (Luc 8,2-3).

Jean nous la montre sous la Croix avec la Vierge Marie et Saint Jean, et cet ĂȘtre Ă  cĂŽtĂ© de la trĂšs douce mĂšre de JĂ©sus et de son apĂŽtre prĂ©fĂ©rĂ© nous fait comprendre combien l’amour qui liait Christ Ă  Marie Madeleine devait ĂȘtre grand : « PrĂšs de la croix de JĂ©sus se tenaient sa mĂšre et la sƓur de sa mĂšre, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala » (Jean 19, 25).

AprĂšs la mort et la RĂ©surrection de JĂ©sus, Marie Madeleine est probablement aller vivre Ă  ÉphĂšse, ainsi comme Marie, mĂšre de JĂ©sus, et Jean.

Marie Madeleine était-elle une prostituée ?

Bien que la tradition populaire ait voulu pendant des siĂšcles lui attribuer ce mĂ©tier, duquel elle se serait par la suite affranchie pour se racheter et suivre JĂ©sus, des Ă©tudes plus rĂ©centes ont conclu que Marie Madeleine n’était pas une prostituĂ©e. Cette croyance est le fruit de plusieurs Ă©quivoques qui ont Ă©tĂ© traĂźnĂ©s dans le temps, jusqu’à fournir une vision dĂ©formĂ©e de cette figure. D’un cĂŽtĂ© l’histoire des « sept dĂ©mons » que JĂ©sus aurait tirĂ© de Marie Madeleine et de l’autre son identification erronĂ©e avec l’anonyme pĂ©cheresse qui lava avec ses larmes et de l’huile parfumĂ©e les pieds de JĂ©sus dans la maison du notable pharisien, en les essuyant ensuite avec ses cheveux (Luc 7, 36-50).

Marie de BĂ©thanie aussi, sƓur de Martha et de Lazare, oignit les pieds de JĂ©sus avec une huile couteuse et les essuya avec ses cheveux, en dĂ©chaĂźnant la colĂšre de Judas (Jean 12, 1-8) et, une autre fois encore, la figure de Marie Madeleine se chevauche et se confond avec cette autre Marie. Du reste, dans certains textes apocryphes, elle est confondue mĂȘme avec la MĂšre de JĂ©sus !

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Évangile de Marie Madeleine

Nous avons Ă©crit que Marie Madeleine fut « apĂŽtre des apĂŽtres », mais aussi « évangĂ©liste ». Et un Évangile de Marie Madeleine existe vraiment. Il fait partie des Ă©vangiles apocryphes et il s’agit d’un Ă©vangile gnostique, i.e. un des textes Ă©laborĂ©s par des philosophes-mystiques d’Alexandrie, autour du II siĂšcle, thĂ©oriciens du gnosticisme chrĂ©tiens. Selon les gnostiques, le salut de l’homme passe par la prise de conscience qu’il est imparfait, ainsi comme le monde dans lequel il vit, mais Dieu est, Lui, parfait et Ă©ternel, et a envoyĂ© ses Ă©manations dans le monde, Christ et Sophia (le Saint-Esprit), dans les personnes de JĂ©sus et de Marie Madeleine. Dans l’Évangile de Marie Madeleine, on dĂ©die en effet beaucoup d’espace Ă  l’importance de cette derniĂšre, disciple prĂ©fĂ©rĂ©e du Seigneur, dans le grand plan divin, tant que seule Ă  elle le TrĂšs-Haut aurait confiĂ© son enseignement supĂ©rieur.

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Alors Marie se leva, elle les embrassa tous et dit Ă  ses frĂšres :
« Cessez de pleurer et de vous affliger et que votre cƓur ne soit plus partagĂ© car Sa GrĂące vous accompagnera tous et vous protĂ©gera. Louons plutĂŽt Sa grandeur, car Il nous a prĂ©parĂ©s. Il nous a faits Homme ».
Par ces paroles, Marie convertit leur cƓur au Bien et ils se mirent à argumenter sur les paroles du Sauveur.
Pierre dit Ă  Marie : « SƓur, nous savons que le Sauveur te prĂ©fĂ©rait aux autres femmes, rapporte-nous les paroles les paroles du Sauveur que tu as en mĂ©moire, celles que tu connais mais nous pas et que nous n’avons pas entendus ».
Marie rĂ©pondit et dit : « Ce qui vous est cachĂ©, je vais vous l’annoncer ».

Madeleine : signification du nom et sa fĂȘte

La fĂȘte du prĂ©nom Madeleine tombe le 22 juillet, jour oĂč l’Église catholique et l’Église orthodoxe rappellent Sainte Marie Madeleine. Ce prĂ©nom dĂ©rive du grec biblique ÎœÎ±ÎłÎŽÎ±Î»ÎźÎœÎ· (Magdalene), « habitant de Magdala », mais aussi de l’aramĂ©en magdal, « Tour ». Magdala Ă©tait un village de pĂȘcheurs et Ă©tait connu aussi comme « tour des poissons ». TrĂšs rĂ©pandu jusqu’au Moyen Âge, il compte parmi ses variantes Madga.

Sainte Maria Goretti : la pureté et le pardon

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Le nom de Judas est liĂ© Ă  la triste histoire de l’apĂŽtre qui trahit JĂ©sus : lisez cet article pour connaĂźtre la vĂ©ritable histoire de Judas Iscariote.

Pierre fut le « chef » des ApĂŽtres et le premier Pape. Jean Ă©tait le disciple que JĂ©sus aimait. Matthieu le publicain et Thomas l’incrĂ©dule. Parmi les douze ApĂŽtres de JĂ©sus, il y avait diffĂ©rents charismes et caractĂ©ristiques distinctives que nous rappelons encore aujourd’hui. Un sur tous se distingue pour l’évĂ©nement probablement le plus dramatique et le plus sombre de l’Évangile : Judas Iscariote, l’ApĂŽtre qui trahit JĂ©sus.

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Les origines de Judas Iscariote

Souvent les noms des personnages de l’Évangile, ApĂŽtres y compris, sont accompagnĂ©s par des attributs qui donnent une information sur la provenance – JĂ©sus est souvent appelĂ© le NazarĂ©en – ou pour souligner une caractĂ©ristique qui identifie la personne – comme Simon le ZĂ©lote. L’attribut Iscariote, qui accompagne le nom de Judas, est utilisĂ© pour le distinguer de Jude ThaddĂ©e, un autre membre des Douze. Le mot Iscariote a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ© par les philologues et la plupart d’entre eux pensent que cela signifie « Homme de Querjoth », ce qui nous donne une information sur les origines du personnage de Judas. Quarjoth Ă©tait en effet un village de la JudĂ©e mĂ©ridionale. Curieusement, si l’hypothĂšse s’avĂšre correcte, Judas serait le seul ApĂŽtre Ă  ne pas ĂȘtre originaire de la GalilĂ©e, zone plus simple et moins avancĂ©e de la JudĂ©e

Une autre possible interprĂ©tation du mot Iscariote est qu’il s’agisse du terme grec sikarios, i.e. sicaire, terme utilisĂ© de maniĂšre gĂ©nĂ©rale Ă  l’époque de JĂ©sus pour indique ceux qui s’opposaient Ă  la domination romaine avec la guĂ©rilla.

Le rĂŽle de Judas au sein des ApĂŽtres

Dans le groupe des ApĂŽtres, Judas avait le rĂŽle de trĂ©sorier, i.e. administrateur de l’argent du groupe. Dans l’Évangile de Jean on souligne comment Judas profitait de sa tĂąche, en volant de la caisse commune. En particulier, on met en Ă©vidence son attachement Ă  l’argent dans l’épisode de la femme qui casse le vase d’huile de nard pour oindre JĂ©sus. Judas se fĂąche en disant que l’huile pouvait ĂȘtre vendue en y gagnant de l’argent pour les pauvres, mais l’évangĂ©liste spĂ©cifie que Judas ne s’intĂ©ressait pas aux pauvres, mais Ă  l’argent de la caisse comune.

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Le rĂŽle de Judas a fait de nouveau l’objet d’études en 1978, avec la dĂ©couverte d’un parchemin copte, Ă©crit dans un contexte gnostique, appelĂ© l’ « Évangile de Judas », oĂč est esquissĂ©e une interprĂ©tation trĂšs diffĂ©rente du personnage de Judas. Selon le parchemin, Judas n’aurait pas trahi JĂ©sus, mais accompli la volontĂ© de Dieu : JĂ©sus lui aurait dĂ©voilĂ© certains secrets et Judas aurait contribuĂ© Ă  l’arrestation de JĂ©sus afin de permettre que le plan rĂ©servĂ© Ă  Christ puisse s’accomplir. Cette interprĂ©tation n’est toutefois pas supportĂ©e par d’autres preuves.

AprĂšs la RĂ©surrection, afin de conserver le nombre d’ApĂŽtres choisis par JĂ©sus, on dĂ©signa un remplaçant pour Judas : Saint Matthieu, qui fut choisi parmi les disciples les plus proches de JĂ©sus afin de participer Ă  l’évangĂ©lisation avec le groupe des ApĂŽtres.

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« L’un de vous me trahira” : la CĂšne

La trahison eut lieu le soir de la CĂšne. Pendant la CĂšne, JĂ©sus annonce justement qu’il sera trahi par l’un d’eux, en causant dĂ©sarroi et chagrin parmi les ApĂŽtres. JĂ©sus s’adresse directement Ă  Judas en lui disant “Ce que tu dois faire, fais-le vite”. Judas laissa le groupe, alors que les autres ApĂŽtres ne comprenaient pas la phrase de JĂ©sus, pensant qu’il s’agissait d’une commission de trĂ©sorier.

Dans beaucoup des reprĂ©sentations de la CĂšne, le personnage de Judas se reconnaĂźt car il est reprĂ©sentĂ© avec une bourse remplie de piĂšces Ă  la main. Dans certains cas, il n’a pas d’aurĂ©ole ou se trouve Ă  une extrĂ©mitĂ© de la table, comme pour indiquer sa distance intĂ©rieure par rapport au groupe des ApĂŽtres.

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Le baiser de Judas

L’Ă©vĂ©nement culminant de la trahison de Judas est le baiser, utilisĂ© par Judas pour indiquer aux grands prĂȘtres qui Ă©tait JĂ©sus au jardin des GethsĂ©mani. Judas utilise cette marque d’affection de maniĂšre fausse et contradictoire : ce qui aurait dĂ» exprimer de l’amour – le baiser – devient au contraire un instrument du mal.

L’histoire de la trahison de Judas, comme de nombreux Ă©pisodes de l’Évangile, est amenĂ©e Ă  faire partie de la tradition populaire et du sentiment commun. Encore aujourd’hui on utilise l’expression « ĂȘtre un Judas » pour indique quelqu’un comme traĂźtre ou voleur, les deux caractĂ©ristiques emblĂ©matiques du personnage.

Saints Pierre et Paul, pourquoi sont-ils fĂȘtĂ©s ensemble ?

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24 juin : Saint Jean le Baptiste

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Saint Louis de Gonzague, saint patron des jeunes

Saint Louis de Gonzague, saint patron des jeunes

Saint Louis de Gonzague est un de ce jeunes qui, dans l’histoire de l’Église, ont dĂ©diĂ© leur courte vie Ă  cultiver leurs vertus et Ă  soigner leur prochain. Des jeunes saints qui vivent dans l’éternitĂ©, modĂšles de vie et de foi pour les jeunes d’aujourd’hui.

Aujourd’hui nous parlerons de Saint Louis de Gonzague, un des “saints jeunes”. Et dans son cas, cette dĂ©finition est plus vraie que jamais, puisque Saint Louis des jeunes est justement le saint patron. CanonisĂ© en 1726 par Pape BenoĂźt XIII, il fut ensuite dĂ©clarĂ© par ce dernier protecteur des Ă©tudiants, tandis que Pie XI le nomma en 1926 patron de la jeunesse catholique.

De plus, en 1991, Jean-Paul II lui attribua le patronat des malades du SIDA.

Nous avons dĂ©jĂ  dit que Saint Louis de Gonzague est un saint jeune. En effet, comme nous le verrons, il mourut Ă  vingt-trois ans Ă  peine. La mort d’un enfant ou d’une personne trĂšs jeune est toujours tragique. Cela frappe la communautĂ© entiĂšre, en transmettant un sens de profonde impuissance et d’incrĂ©dulitĂ©. C’est comme si la fin prĂ©maturĂ©e d’une jeune vie enlevait un peu de future et de confiance Ă  tout le monde. Cela parce que, Ă  la gravitĂ© de la mort en soi, s’ajoute la conscience d’une vie brisĂ©e avant de mĂȘme de commencer, de l’annulation de tout ce qui aurait pu ĂȘtre et ne sera jamais. Le plus grand mĂ©rite de ces jeunes garçons et filles est justement le fait qu’ils ont su cultiver leur esprit en un laps de temps si bref, en accomplissant de telles actions qu’ils ont mĂ©ritĂ© la bĂ©atification.

Qu’est-ce que nous dĂ©montrent ces jeunes saints, ces fleurs coupĂ©es trop tĂŽt, probablement parce que destinĂ©es Ă  dĂ©corer un Jardin cĂ©leste, auquel seuls les plus dignes peuvent aspirer ? Leur leçon est prĂ©cieuse et double : d’un cĂŽtĂ©, ils nous apprennent que la saintetĂ© n’a pas d’ñge, qu’il n’y a pas besoin d’avoir vĂ©cu des nombreuses annĂ©es et d’avoir muri une longue expĂ©rience de vie pour pouvoir accomplir des actions dignes d’ĂȘtre sanctifiĂ©es ; de l’autre, ils nous montrent comment la vĂ©ritable immortalitĂ© rĂ©side justement dans le fait d’ĂȘtre rappelĂ©s au cours des annĂ©es et des siĂšcles en vertu des bonnes actions que l’on a accompli dans une pourtant courte existence.

Cette valeur double fait d’eux des modĂšles de rĂ©fĂ©rence pour les jeunes du mĂȘme Ăąge de chaque Ă©poque, des exemples Ă  suivre et Ă  imiter, desquels s’inspirer afin de trouver courage et force dans les moments difficiles. Jamais comme Ă  notre Ă©poque, oĂč les jeunes semblent avoir perdu les valeurs de rĂ©fĂ©rence, oĂč il est si facile de s’abandonner au dĂ©sespoir, souvent pour des raisons futiles, on sent le besoin d’avoir des exemples de la sorte.

Le 21 juin, nous fĂȘtons un de ces jeunes saints, l’emblĂšme mĂȘme de la jeunesse, le saint patron des jeunes de tous les temps : Saint Louis de Gonzague.

L’histoire du saint

Avant de dĂ©couvrir l’histoire de Saint Louis, nous souhaitons nous attarder sur un aspect un peu nĂ©gligĂ© de sa personne. En effet, si nous observons les images pieuses et autres reprĂ©sentations qui le peignent comme un jeune dĂ©licat portant un habit noir et blanc de jĂ©suite, avec un lys entre ses fines mains et le regard langoureusement perdu dans la contemplation d’un crucifix, la perception que nous pouvons avoir de lui est probablement un peu limitĂ©e. Car, bien sĂ»r, Saint Louis fut un jeune Ă  l’air gentil, mais il fut Ă©galement si obstinĂ© et dĂ©terminĂ© qu’il s’opposa de toutes ses forces Ă  la vie que les autres avaient choisi pour lui afin de poursuivre son rĂȘve et de dĂ©dier son existence Ă  Dieu. Nous pouvons parler donc d’un jeune rebelle, et pour les jeunes il est probablement plus facile de s’identifier dans un rebelle, plutĂŽt qu’à  un jeune de leur Ăąge Ă  l’air docile et soumis.

Le fait est que Saint Louis naquit le 9 mars 1568 Ă  Castiglione delle Stiviere, en province de Mantoue, fils aĂźnĂ© du Marquis Ferdinand Ier de Gonzague, seigneur de Castiglione, et de Marta Tana de Santena, la dame de compagnie prĂ©fĂ©rĂ©e de la troisiĂšme femme de Philippe II d’Espagne, Isabelle de Valois. Il appartenait donc Ă  une des plus puissantes familles de la Renaissance italienne et, en tant que fils aĂźnĂ©, son pĂšre le dĂ©signa comme son hĂ©ritier et plaça en lui tous ses espoirs. DĂšs son enfance, donc, Louis dĂ»t suivre son pĂšre quand il se dĂ©diait aux exercices militaires et passait en revue ses troupes. Il le faisait en portant une armure d’enfant que Ferdinand avait fait confectionner exprĂšs pour son fils. Le milieu des soldats n’était sĂ»rement pas adaptĂ© pour un enfant si jeune, mais Louis obĂ©issait aux souhaits de son pĂšre, qui voulait l’introduire au mĂ©tier des armes au plus tĂŽt.

Toutefois, dĂ©jĂ  Ă  sept ans, l’enfant commença Ă  montrer une certaine intolĂ©rance pour ce genre de vie dĂ©diĂ©e Ă  la violence et Ă  l’abus. Il commença Ă  prier de maniĂšre de plus en plus frĂ©quente, en percevant un appel prĂ©coce Ă  Dieu. Son souhait de fuir la vie mondaine et souvent turbulente des nobles de son temps augmenta quand, envoyĂ© avec son frĂšre Rodolphe Ă  Florence, il entra en contact avec la cour corrompue du grand-duc de Toscane, François de MĂ©dicis. Il fut tellement dĂ©goutĂ© de ce milieu adonnĂ© aux intrigues et Ă  la dĂ©cadence qu’il s’enferma de plus en plus sur lui-mĂȘme, jusqu’à prononcer, Ă  dix ans Ă  peine, le vƓu de ne jamais offenser Dieu avec le pĂ©chĂ©. Il commença Ă  se soumettre Ă  des jeĂ»nes et des pratiques religieuses souvent extrĂȘmes, en priant sur le sol en pierre de sa chambre glacĂ©e, et en s’engageant vaillamment pour maintenir sa chastetĂ© et sa modestie. Son aspiration constante Ă  la saintetĂ© l’amena Ă  des excĂšs que lui-mĂȘme reconnut par la suite. Du reste, n’ayant personne pour le guider et pour le conseiller dans son parcours spirituel, il dĂ»t essayer de trouver tout seul son propre chemin.

« Je suis un morceau de fer tordu. Je suis entrĂ© dans la vie religieuse pour me redresser », dit-il de lui-mĂȘme, une fois devenu JĂ©suite.

Entretemps, il se dĂ©diait Ă  l’étude : lettres, science, philosophie et thĂ©ologie. Son pĂšre ne se rĂ©signa pas facilement Ă  son changement, en l’envoyant dans des nombreuses cours italiennes et europĂ©ennes, dans l’espoir de le distraire de son obsession religieuse. À Brescia, en 1580, Louis reçut la PremiĂšre Communion du Cardinal Charles BorromĂ©e en visite en ville.

Son pùre arriva à l’envoyer comme page en Espagne, à la suite de Marie d’Habsbourg, veuve de l’empereur Maximilien II.

Mais Louis Ă©tait plus que jamais dĂ©terminĂ© Ă  suivre son propre chemin. En effet Ă  Madrid il eut un confesseur JĂ©suite et dĂ©cida d’entrer dans la Compagnie de JĂ©sus. Mais il lui fallait l’autorisation de Ferdinand, qui menaça de le fouetter s’il n’en cessait pas avec ses dĂ©lires religieux. Mais pour finir ce fut au pĂšre de cĂ©der.

Louis renonça au titre de Marquis en faveur de son frĂšre cadet et Ferdinand l’envoya Ă  Rome avec une lettre pour le supĂ©rieur gĂ©nĂ©ral des jĂ©suites, dans laquelle il avait Ă©crit : « Je souhaite simplement affirmer que je suis sur le point de remettre entre les mains de Votre RĂ©vĂ©rendissime Excellence le bien le plus prĂ©cieux que je possĂšde au monde ».

Le 25 novembre 1585, Ă  dix-sept ans, Louis de Gonzague entra comme novice dans la Compagnie de JĂ©sus. Paradoxalement le style de vie de novice fut beaucoup moins rigide et auster de celui qu’il s’était imposĂ© par lui-mĂȘme chez lui. Ses propres supĂ©rieurs lui intimĂšrent de manger plus et prier moins, et de rĂ©duire ses pĂ©nitences.

Il vĂ©cut et Ă©tudia Ă  Rome, qu’il ne quitta que pour des brĂšves pĂ©riodes. Ici, au beau milieu des Ă©pidĂ©mies qui ravageaient la population, il dĂ©dia sa jeune vie au soin des malades de peste et de typhus. Et cela malgrĂ© le fait d’avoir confessĂ© Ă  son rĂ©fĂ©rent spirituel qu’il Ă©prouvait un terrible dĂ©goĂ»t Ă  la vue et Ă  l’odeur des malades. À la santĂ© fragile, Ă©prouvĂ© par ce style de vie trĂšs dur, en 1591 il tomba malade aprĂšs avoir assistĂ© un patient de l’HĂŽpital de la Consolation, malade de peste. Il mourut Ă  vingt-trois ans Ă  peine, avec le nom de JĂ©sus sur les lĂšvres, comme Jeanne d’Arc.

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« Quand deux jĂ©suites virent Ă  ses cĂŽtĂ©s, ils remarquĂšrent que son visage avait changĂ© et comprirent que leur jeune Louis allait mourir. Ses yeux Ă©taient figĂ©s sur le crucifix qu’il gardait entre ses mains ; il mourut en tentant de prononcer le nom de JĂ©sus » (Joseph Tylenda SJ, Jesuit Saints and Martyrs – Saints et martyrs jĂ©suites).

Saint patron des étudiants

Comme nous l’avons dĂ©jĂ  mentionnĂ©, Pape BenoĂźt XIII dĂ©clara Saint Louis protecteur des Ă©tudiants en 1729. Ce titre fit en sorte qu’au cours des siĂšcles des trĂšs nombreuses congrĂ©gations religieuses qui se dĂ©diaient Ă  l’instruction des jeunes catholiques s’inspirent de lui : les FrĂšres de Saint Louis de Gonzague, nĂ©s aux Pays-Bas en 1840 ; les SƓurs oblates de Saint Louis de Gonzague, fondĂ©es en 1815 ; les SƓurs Maitresses Louisiennes de Parme.

Pape Jean-Paul II, qui en 1991 se rendit en pĂšlerinage Ă  Castiglione, affirma Ă  propos de Saint Louis : « Je suis ici en ce sanctuaire historique afin de cĂ©lĂ©brer avec vous Saint Louis de Gonzague, jeune modĂšle de la jeunesse, vĂ©cut il y a trĂšs longtemps, mais encore trĂšs actuel, car dĂ©vouĂ© aux valeurs qui ne s’estompent jamais. Il fut un hĂ©roĂŻque apĂŽtre de la charitĂ©. Il se sĂ©para de tout afin d’embrasser le Tout […], il ne dĂ©daigna pas le monde, au contraire, il se consacra Ă  Dieu afin de l’aimer plus et mieux. Que son exemple vous illumine ».

D’autres jeunes Saints

Nous avons dĂ©jĂ  mentionnĂ© au dĂ©but de cet article que Saint Louis ne fut qu’un des jeunes Saints et Bienheureux qui ont dĂ©montrĂ© au cours des siĂšcles comment la saintetĂ© ne connait pas de limites d’ñge.

Nous souhaitons en citer quelques-uns.

Saint Dominique Savio fut un Ă©lĂšve de Saint Jean Bosco, et mourut Ă  quatorze ans Ă  peine. ProfondĂ©ment dĂ©vot Ă  l’ImmaculĂ©e Conception, assidu aux sacrements de la PĂ©nitence et de l’Eucharistie, il aida Don Bosco et quarante-quatre de ses jeunes en 1856 pendant la terrible Ă©pidĂ©mie de colĂšre de laquelle eux tous sortirent miraculeusement indemnes. Toutefois, par la suite, il contracta la tuberculose et mourut avant d’avoir fĂȘtĂ© ses quinze ans. Il fut proclamĂ© saint en 1954 par pape Pie XII.

Sainte Agathe, sainte patronne de Catane, vĂ©cut au IIIe siĂšcle. Le proconsul Quintien s’éprit d’elle et la persĂ©cuta, d’abord en essayant de la faire corrompre par une courtisane et ses filles, ensuite en l’emprisonnant et en la faisant torturer de maniĂšre horrible. Agathe fut fouettĂ©e et on lui arracha les seins avec des tenailles, ensuite elle subit le supplice des charbons ardents. Morte Ă  peine adolescente, elle est une des sept vierges et martyrs rappelĂ©es dans le canon de la Messe.

À Sainte Jeanne d’Arc nous avons dĂ©diĂ© rĂ©cemment un long article. Saint Patronne de France, pendant la Guerre des Cent Ans elle conduisit l’armĂ©e de Charles, Dauphin de France et, par la suite, son Roi, contre les Anglais et leurs alliĂ©s bourguignons. Trahie par ses propres capitaines et abandonnĂ©e par son Roi, elle fut brĂ»lĂ©e sur le bĂ»cher par les Anglais Ă  dix-neuf ans Ă  peine, aprĂšs un faux procĂšs dans lequel elle fut accusĂ©e de sorcellerie et d’hĂ©rĂ©sie.