Les 10 bénédictions que vous devez absolument connaître

Les 10 bénédictions que vous devez absolument connaître

Depuis toujours, les bénédictions parcourent la vie des fidèles avec des formules anciennes, des rituels faits de gestes que très souvent nous prenons pour acquis, mais qui au contraire expriment un héritage millénaire, dense de significations (et de signifiants) qui puisent leurs racines dans l’histoire même de la religion.

En cherchant le terme « bénédiction » sur le dictionnaire, nous lisons les définitions suivantes :

Acte liturgique, cérémonie, avec laquelle on bénit qqn ou qqch : b. de l’eau ; acte en vertu duquel la grâce divine descend sur les fidèles : donne la b. || b. urbi et orbi, bénédiction papale solennelle à la ville de Rome et au monde entier

Geste qui, de forme autoritaire, symbolise une disposition bienveillante et protectrice : donner sa b. aux fils ; souhait, invocation du bien : avoir la b. de tous les bénéficiaires

Personne ou chose qui est origine de bien

Bien évidemment, nous nous intéresserons davantage à la première, l’acceptation la plus importante du terme. Pour l’Église catholique, la bénédiction est une requête exercée par quelqu’un, d’habitude un ministre religieux, comme un évêque, un presbytre, ou un diacre, pour faire descendre la grâce de Dieu sur quelqu’un d’autre. Il s’agit d’une invocation de faveur et de bienveillance pour quelqu’un ou pour quelque chose. L’Église compte la bénédiction parmi les Sacramentaux, i.e. ces « signes sacrés instituées par l’Église dont le but est de préparer les hommes à recevoir le fruit des sacrements et de sanctifier les différentes circonstances de la vie. » (Article 1677 du Catéchisme de l’Église Catholique). Pour la plupart, ce sont des formules orales, même si souvent elles impliquent aussi l’usage de gestes particuliers et d’accessoires pour bénédictions : un exemple parmi tous et le signe de la croix, avec un mouvement de la main, ou l’aspersion avec l’eau bénite avec un instrument spécifique appelé aspersoir ou goupillon.

Dans l’Ancien Testament, les bénédictions étaient entendues surtout comme un moyen pour demander à Dieu d’influencer la vie terrestre, matérielle, de qui se confie à Lui, Lui demandant de garantir à qui était bénit une famille saine et nombreuse, une longue vie et prospérité. Mais dans certains livres, nous trouvons aussi la référence à des bénédictions bien plus spirituelles, comme la sagesse, la paix et la justice. Dans le Nouveau Testament, Jésus se reliera à cette vision-ci des bénédictions. Encore dans le contexte de la culture juive, la bénédiction reste toujours une prérogative divine, même quand c’est à un homme à la prononcer. Dans ce cas-ci, Dieu recourt à un intermédiaire pour envoyer ses bénédictions (ou ses malédictions aussi). Ces hommes deviennent en quelque sorte des bénédictions pour les autres hommes, élus par Dieu pour amener sa faveur ou sa condamnation parmi leurs semblables.

Dans le Nouveau Testament, Jésus devient l’incarnation de la bénédiction de Dieu, Son instrument de bienveillance et de rédemption pour tous les hommes. Jésus ne bénit pas seulement ses disciples, les malades, les enfants, mais est lui-même bénédiction, source inépuisable de l’Amour de Dieu, de Son infinie générosité. Dieu « nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ. » (Éphésiens 1,3) Saint Paul parle d’une « pleine bénédiction de Christ » (Romains 15,29).

L’Église a recueilli toutes les bénédictions dans un texte liturgique, le Bénédictionnaire. Il contient toutes les formules de bénédictions utiles pour chaque occasion et les rites des bénédictions que les presbytres et les diacres doivent connaître. Examinons ensemble certaines des bénédictions les plus importantes et les plus répandues. Nous en avons sélectionnés dix.

La Bénédiction papale (bénédiction apostolique)

Les bénédictions apostoliques sont des bénédictions spéciales qui peuvent être administrées uniquement par le Pape, par un évêque ou par un ministre de niveau équivalent. Le Pape peut également envoyer la bénédiction apostolique par écrit, quand nécessaire et uniquement à des occasions spéciales. Afin d’obtenir une bénédiction papale il faut déposer une demande à l’Aumônerie apostolique, en envoyant une habilitation de l’autorité ecclésiastique. Les bénédictions papales, données par le Pape ou par un Évêque, ont souvent annexée l’indulgence plénière. Avant le Concile Vatican II, la bénédiction donnée par un prêtre à l’occasion des Derniers Sacrements était également considérée comme une bénédiction papale. La bénédiction papale est concédée à l’occasion de certains sacrements (Baptême, Première Communion, Confirmation, Mariage) ; quand un prêtre est ordonné ou prononce ses vœux; quand un laïc prononce ses vœux (consécration séculière) ; quand un diacre est ordonné de manière permanente ; pour un Anniversaire de mariage significatif (noces d’argent, noces d’or, etc.) ; pour certains anniversaires particulièrement importants (18 ans, 50 ans, 100 ans, etc.).

La bénédiction Urbi et Orbi

Bénédiction Urbi et Orbi
Pape François – Bénédiction Urbi et Orbi – Noël 2014

La bénédiction Urbi et Orbi est probablement la plus célèbres parmi les bénédictions papales : le Pape la donne lors de certaines occasions spéciales, pendant les festivités majeurs (Noël et Pâques) et au Nouvel An. Il s’agit également de la première bénédiction publique du Pape après son élection au Siège pontifical. C’est une bénédiction particulièrement puissante et importante, puisqu’avec elle on concède aussi une indulgence plénière pour tous ceux qui sont physiquement présents devant le Pape, mais aussi pour tous ceux qui y assistent via les médias. La locution latine Urbi et Orbi signifie « À la ville (Rome) et au monde ».

Le Pape prononce la bénédiction en latin et les fidèles répondent « Amen ».

Que les saints Apôtres Pierre et Paul, dont la puissance et l’autorité nous ont été confiées, intercèdent personnellement pour nous auprès du Seigneur !

Amen.

Que par les prières et les mérites de la bienheureuse Marie toujours Vierge, de Saint Michel archange, de Saint Jean Baptiste et des saints apôtres Pierre et Paul, et de tous les saints, le Dieu tout-puissant ait pitié de vous et qu’ayant remis tous vos péchés, Jésus Christ vous conduise à la vie éternelle !

Amen.

L’indulgence, l’absolution et le pardon de tous vos péchés, un espace d’une pénitence authentique et fructueuse, un cœur toujours pénitent et une correction de votre vie, la grâce et le conseil de l’Esprit Saint et la persévérance jusqu’à la fin dans les bonnes œuvres : que vous l’accorde le Seigneur tout-puissant et miséricordieux !

Amen.

Et que la bénédiction du Dieu tout-puissant, le Père, le Fils et le Saint-Esprit descende sur vous et y demeure à jamais.

Amen.

La bénédiction du Saint-Sacrement

La bénédiction du Saint-Sacrement
Bénédiction eucharistique donnée par le cardinal Angelo Scola

Par bénédiction eucharistique on entend la bénédiction pratiquée en exposant le Corps du Seigneur dans l’Ostensoir sur l’autel, où tout le monde peut le voir et prier à genoux. Elle est donc strictement reliée à la pratique de l’adoration eucharistique. Avant le Concile Vatican II, la bénédiction eucharistique était la pratique liturgique de l’après-midi la plus répandue et solennelle, du moment que le pain consacré, i.e. le Très Saint Sacrement, en était le centre.

La bénédiction eucharistique peut être donnée par les évêques, les presbytres et les diacres. Elle est divisée en plusieurs étapes :

  • Exposition : l’ostensoir est sorti du tabernacle et posé sur l’autel. Les fidèles s’agenouillent en chantant un hymne, tandis que le ministre asperge l’encens sur l’Eucharistie ;
  • Adoration : chaque fidèle prie en silence ;
  • Invocations : des litanies de Lorette et jaculatoires ;
  • Oration : le ministre dit sa prière devant le Très Saint Sacrement ;
  • Tantum ergo : les fidèles entonnent les deux dernières strophes du Pange Lingua, tandis que le ministre asperge à nouveau de l’encens ;
  • Bénédiction : le ministre soulève l’ostensoir et trace le signe de la croix sur les fidèles, en restant en silence ;
  • Reposition : tandis que le ministre reposer l’ostensoir sur l’autel, on récite l’acclamation Dieu soit béni. Tandis que la prière continue, le Très Saint Sacrement est remis dans le tabernacle.

La bénédiction de Padre Pio

La bénédiction de Padre Pio
Padre Pio – Image historique

 

Parmi les saints “modernes”, Padre Pio est probablement celui qui a le plus encouragé ceux qui s’adressaient à lui à la recherche de réconfort et de conseil à se confier à Dieu à chaque instant de leurs vies. Le seul chemin méritant d’être parcouru pour le Saint de Pietrelcina est celui où Dieu est une présence constante à nos côtés, et l’homme ne doit rien faire d’autre que de conformer son vouloir au Sien, laisser le Saint Esprit œuvrer à travers lui, avec une confiance et une foi aveugles, sans clameur, sans anxiété, car Jésus sait ce qui est mieux et peut faire en sorte que tout se réalise selon le vouloir de Son Père.

Les bénédictions que Padre Pio accordait à ses dévots, donc, étaient centrées sur cette invitation à laisser aller chaque angoisse, chaque peine, et à confier en Dieu et en Son infinie miséricorde, à l’aimer au-delà de toute chose et attendre avec confiance les fruits de cet amour.

Voici, par exemple, une bénédiction du soir :

« Que la bénédiction de Dieu soit escorte, soutien et guide ! Formez une famille chrétienne, si vous voulez un peu de tranquillité dans cette vie : que le Seigneur vous donne des enfants et ensuite la grâce de les adresser vers la voie du ciel.

Ne te fatigue pas pour les choses qui engendrent de la sollicitude, des perturbations et des soucis. Seulement une chose est nécessaire : élever l’esprit et aimer Dieu. Avec cette pensée, je vous souhaite bonne nuit…au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et ainsi soit-il. Loués soient Jésus et Marie. Et bonne nuit à tous. »

La Bénédiction de Saint François

La Bénédiction de Saint François
Saint François – Saint Patron d’Italie

Parmi les nombreux compagnons aimés par Saint François, Frère Léon revête un rôle particulier. Ce n’est pas un hasard que ses restes aient été enterrés à côté de ceux du Saint. Il était un homme doté d’une grande culture et un calligraphe habile, et remplit également le rôle de secrétaire pour Saint François, en restant à ses côtés dans tous les moments les plus significatifs de sa vie, en l’épaulant même dans l’écriture de la Nouvelle Règle. Il était également son père confesseur. François l’appelait petit mouton de Dieu, en vertu de sa pureté, de sa simplicité de cœur et c’est à lui qu’il concéda de voir et de toucher les Stigmates qu’il reçut sur le Mont de l’Alv            erne. L’amour que François lui portait était grand, et nous pouvons en avoir un aperçu encore aujourd’hui, grâce à une très précieuse relique arrivée jusqu’à nous et conservée dans la basilique de Saint François à Assise : la chartula. Il s’agit d’une petite feuille sur laquelle sont inscrits d’un côté le texte des Louages de Dieu et, de l’autre côté, une bénédiction que Saint François dédia à Frère Léon en personne pour le soutenir dans un moment difficile :

Benedicat tibi Dominus et custodiat te,

ostendat faciem suam tibi et misereatur

tui convertat vultum suum ad te

et det tibi pacem.

Dominus benedicat frater Leo, te

Benedicat, benedicat,

benedicat tibi Dominus

et custodiat te Frater Leo, te

 

Que le Seigneur vous bénisse

Et vous garde.

Qu’Il vous montre Sa face

Et qu’Il ait pitié de vous.

Que le Seigneur tourne vers vous son regard

Et qu’Il vous donne la Paix.

Que le Seigneur vous bénisse, Frère Léon.

Qu’Il vous bénisse

Qu’Il vous bénisse

Que le Seigneur vous bénisse,

et qu’Il vous garde, Frère Léon.

Cette ancienne bénédiction, dictée par l’amour entre deux amis, est arrivée jusqu’à nous, en assumant une valeur universelle. La bénédiction de Saint François est devenue un don du Saint à tous les hommes, de tous les temps, de tous les pays, un vœux de jouir de l’amour de Dieu, de Son regard bienveillant et miséricordieux, qui reste valable encore aujourd’hui, et pour toujours, pour tous ceux qui sont pris par désespoir et nécessitent d’un encouragement.

La bénédiction nuptiale

La bénédiction nuptiale
Bénédiction nuptiale

La bénédiction nuptiale est le moment de la cérémonie nuptiale où le Ministre bénit les deux mariés. D’habitude, elle est prononcée après l’échange des alliances ou après la liturgie eucharistique, mais il est possible de se mettre d’accord avec le prêtre pour qu’elle soit prononcée à un autre moment. De la même manière, il est possible de choisir des formules pour la bénédiction des mariés qui diffèrent légèrement les unes des autres. En ligne de principe, le Mariage catholique qui a lieu pendant une Célébration Eucharistique est subdivisé dans les moments indiqués ci-dessous :

  1. Rite d’introduction
  2. Mémoire du Baptême
  3. Lectures bibliques
  4. Homélie
  5. Manifestation du consentement
  6. Échange des alliances
  7. (Bénédiction nuptiale)
  8. Prière des fidèles
  9. Invocation des saints
  10. Liturgie Eucharistique
  11. (Bénédiction nuptiale)
  12. Rites de conclusion

L’usage de faire prononcer la bénédiction nuptiale par un prêtre ou par un évêque est ancienne. Certains documents attestent que déjà au IV siècle elle était répandue, mais pas obligatoire. En effet, à cette époque-là, le mariage était principalement un pacte privé stipulé entre les mariés et leurs familles, auquel un prêtre pouvait éventuellement prendre part pour bénir le couple. À partir du XI siècle, la présence d’un prêtre pour célébrer les noces commença à s’imposer de manière régulière et, avec le Concile de Verone (1184), le mariage commença à être repris officiellement dans la liste des Sacrements et, en tant que tel, règlementé par des lois ecclésiastiques. À partir de 1215, avec le Concile de Latran IV, l’Église définit la liturgie pour le mariage sous tous ses aspects religieux et juridiques. Les Conciles suivants confirmèrent et approfondirent cette réglementation.

Voici ce que la Liturgie prévoit :

Après le Notre Père et une fois omis l’embolisme Libérez-nous, ô Seigneur, le prêtre, en s’adressant à la mariée et au marié, invoque sur eux la bénédiction de Dieu, qui ne doit jamais être omise. Lors de la première et de la deuxième monition, si l’un des mariés ou les deux ne reçoivent pas l’Eucharistie, il faut omettre les mots entre parenthèses. Dans la prière, les mots mises entre parenthèses peuvent être omises quand les circonstances le conseillent, par exemple si les mariés sont d’âge mur.

Les mariés s’approchent de l’autel ou, si opportun, restent à leur place et se mettent à genoux. Si la prière de bénédiction a été anticipée après l’échange des alliances, la célébration continue avec le Notre Père, le Libérez-nous, ô Seigneur et ensuite comme prévu dans le Missel Romain.

Nous disions qu’il est possible de choisir des formules différentes de bénédiction nuptiale, mais nous allons en examiner une seulement :

(Le prêtre, les mains jointes, invite les présents à prier avec ces mêmes mots ou des mots semblables)

Frères, demandons à Dieu de bénir ces nouveaux époux :

 

qu’il donne sa force à ceux qu’il a unis dans le mariage.

 

Père Saint, créateur du monde,

 

toi qui as fait l’homme et la femme à ton image,

 

toi qui as voulu leur union et qui l’as bénie,

 

nous te prions avec confiance pour N…

 

qui s’unit aujourd’hui à N…

 

par le sacrement du mariage.

 

Que ta bénédiction descende sur eux.

 

Qu’ils trouvent le bonheur

 

en se donnant l’un à l’autre;

 

Que des enfants viennent embellir leur foyer

 

et que l’église en soit agrandie,

 

Quand ils seront dans la joie, qu’ils sachent te remercier;

 

s’ils sont dans la tristesse, qu’ils se tournent vers toi;

 

Que ta présence les aide dans leur travail;

 

Qu’ils te trouvent à leur côté dans l’épreuve pour alléger leur fardeau.

 

Qu’ils participent à la prière de ton église et témoignent de toi parmi les hommes.

 

Enfin, après avoir vécu longtemps heureux,

 

qu’ils parviennent au royaume du ciel.

 

Par le Christ, notre Seigneur.

Amen.

 

La bénédiction des animaux

17 Janvier – Fête de Saint Antoine le Grand
17 Janvier – Fête de Saint Antoine le Grand

L’usage de bénir les animaux remonte au Moyen Âge et a des origines paysannes. À l’époque, on bénissait les vaches, les veaux, les moutons, les cochons et les animaux de basse-cour. À ce moment-là, le bien-être des animaux était strictement lié à celui des hommes, puisque les moyens de subsistance des familles dépendaient principalement du lait, des œufs, de la viande qu’on obtenait d’eux. Aujourd’hui les choses ont changé et ce sont des chiens, des chats et d’autres petits animaux de compagnie que l’on demande de bénir. Des animaux non pas nécessaires, comme autre fois, mais qui, avec leur compagnie et leur affection, rendent la vie des humains qui les accueillent dans leur maison plus agréable, et rappellent aux humains combien il est important de respecter et de prendre soin des petites créatures.

Dans le nouveau Bénédictionnaire on lit :

Beaucoup d’animaux, pour disposition de la providence même du Créateur, participent d’une manière ou d’une autre à la vie des hommes, car ils prêtent leur aide dans le travail ou donnent la nourriture ou servent de soulagement. Rien donc n’empêche que, à certaines occasions, par exemple lors de la fête d’un saint, la coutume d’invoquer sur eux la bénédiction de Dieu soit conservée. 

Le rite ici proposé peut être utilisé par le prêtre et par le diacre, ou même par un laïc avec les gestes et les formules prédisposées à cet effet.

(Nouveau Bénédictionnaire, chap. XXXIV, titre Bénédiction des animaux, nn. 1058-1059/1074.)

La bénédiction des animaux doit être lue donc comme un remerciement à Dieu pour les avoir créés pour qu’ils puissent être d’aide, de réconfort et de subsistance pour l’homme. En les bénissant, nous rendons grâce pour toute la création, pour le don immense que Dieu nous a fait, en nous élevant au-dessus de tout, en nous offrant un monde merveilleux pour que nous en disposions de la manière qui nous convient le plus.

Le rite de la bénédiction des animaux est célébré à l’occasion de la Fête de Saint Antoine, considéré comme le saint protecteur des animaux domestiques, le 17 janvier.

La bénédiction énonce :

O Dieu, notre refuge et notre force : montrez-vous favorable aux pieuses prières de votre Eglise, Vous qui êtes Vous-même l’auteur de sa piété, et accordez que ce que nous demandons avec foi, nous l’obtenions avec efficacité. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Dieu tout puissant et éternel, qui avez fait aller sans dommage le glorieux Saint Antoine, éprouvé par des tentations variées, au milieu des troubles de ce monde, accordez à nous qui sommes Vos serviteurs de tirer profit de son illustre exemple et que par ses mérites et son intercession nous soyons libérés des périls de la vie présente. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Que ces animaux reçoivent votre bénédiction, Seigneur : par elle qu’ils reçoivent la santé du corps et qu’ils soient libérés de tout mal par l’intercession du Bienheureux Antoine. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen

La bénédiction de la maison

La bénédiction de la maison
Bénédiction de la maison

Les bénédictions des maison aussi, comme celles des familles qui y habitent, sont une pratique très répandue en Italie. Ces bénédictions sont effectuées par le prêtres ou par ses collaborateurs, qui se rendent de maison en maison, d’habitude à l’occasion de récurrences solennelles, comme Pâques. En le faisant, les ministres religieux se réfèrent à l’exemple des disciples de Jésus qui, suite à Sa sollicitation, se rendaient dans les maisons pour amener le don de la paix (Mathieu 10,13). À cette occasion, les familles qui habitent dans les maisons et les locaux sont aspergés d’eau bénite.

Le Nouveau Bénédictionnaire déclare :

« Obéissant au mandat de Christ, les pasteurs doivent considérer comme une de leurs tâches principales de leur action pastorale la sollicitude de visiter les familles chrétiennes et de leur amener l’annonce de la paix de Christ, qui conseilla à ses disciples : « Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord: Que la paix soit sur cette maison! » (Luc 10,5).

L’usage de rendre visite chaque année, surtout dans la Période pascale, aux familles présentes dans leur juridiction doit donc tenir particulièrement à coeur aux prêtres et à leurs collaborateurs. Il s’agit d’une occasion précieuse pour exercer leur tâche pastorale : une occasion d’autant plus efficace qu’elle offre la possibilité d’approcher et de connaître toutes les familles. »

(Nouveau Bénédictionnaire, chap. XIII, titre Bénédiction annuelle des familles dans les maisons, nn. 434-435.)

La visite prévoit la lecture de la Parole de Dieu et la prière de bénédiction, avec une attention particulière en présence d’enfants ou de personnes âgées. La formule de bénédiction présente différentes variantes. Voici-en une:

Nous Te prions et supplions,

Toi qui es notre Dieu et notre Père Tout-Puissant,

pour cette maison,

ceux qui l’habitent

et tout ce qu’elle contient.

Daigne la bénir,

et la sanctifier,

daigne aussi la combler de tous les biens :

accorde-lui, Seigneur, l’abondance de la rosée du ciel

ainsi que ce dont elle a besoin pour qu’on y vive correctement.

Comble les désirs de tous ceux qui comptent sur Ta Miséricorde.

Avec notre entrée,

daigne bénir,

et sanctifier cette demeure

comme Tu as bien voulu bénir la maison d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Ordonne à Tes Anges de lumière d’habiter dans ses murs et de la garder

ainsi que tous ceux qui l’habitent.

Par Notre Seigneur Jésus-Christ

Ton Fils qui vit et règne avec Toi

en l’unité du Saint-Esprit

pour les siècles des siècles.

Amen

La bénédiction irlandaise

Saint Patrick – Saint Patron d’Irlande
Saint Patrick – Saint Patron d’Irlande

Mieux connue sous le nom de Bénédiction du voyageur irlandais, cette bénédiction nous a été léguée par Saint Patrick, Saint Patron d’Irlande. Né dans une famille de la noblesse romaine, il fut enlevé par des pirates irlandais lorsqu’il était encore adolescent et vécut comme esclave d’un Roi dans l’Irlande du Nord. Ensuite, une fois reçue sa vocation, il dédia sa vie à l’évangélisation des irlandais, qui vivaient à l’époque regroupés dans un grand nombre de tribus. Il passa donc la plupart de son existence en se déplaçant, en voyageant et en entrant en contact avec des personnes et des cultures différentes. Sa bénédiction exprime aussi cette propension au voyage. Il s’agit d’une bénédiction adressée à ceux qui ne se lassent jamais de connaitre des nouveaux endroits, des nouvelles personnes.

Que la route s’ouvre à ton approche,

 Que le vent soit toujours dans ton dos,

 Que la lumière du soleil réchauffe ton visage.

 Que la pluie ruisselle dans ton champ,

 Et, jusqu’à ce que nous nous revoyions,

 Que Dieu te garde dans la paume de sa main.

 

La bénédiction pascale

La bénédiction pascale
La bénédiction pascale célèbre la résurrection de Jésus

La Bénédiction Pascale célèbre la Résurrection de Jésus et fait participer ceux qui la reçoivent à Sa force, à Sa Victoire sur la mort. Avec cette bénédiction, récitée par le chef de famille à l’occasion de Pâques, fête qui célèbre justement le triomphe de Jésus, l’accomplissement de sa mission d’amour et de salut, on bénit les fidèles en tant que fils de Dieu et donc, de manière indirecte, Dieu, dans un cercle de foi salvatrice et d’Amour réciproque.

Pour la bénédiction pascale, on utilise l’eau bénite, qui rappelle le Baptême et la renaissance de chaque chrétien, et l’olivier bénit, symbole de paix et de réconciliation. Il ne faut absolument pas considérer cette bénédiction pascale comme une sorte d’amulette de protection pour la maison ! Ce n’est pas un rite qui doit laisser la place aux superstitions : le mal reste loin des maisons non grâce aux bénédictions, mais parce que les personnes qui les reçoivent et qui habitent dans ces maisons vivent en harmonie, sérénité et dialogue avec Dieu. Aucune magie, donc, mais l’union d’une famille sanctifiée et bénite aux yeux de Dieu. Toute la famille devrait participer à la bénédiction pascale. Il est également possible d’ériger un petit autel, avec une image de Jésus et les photos des membres de la famille. Avant le déjeuner de Pâques, la famille se réunit autour de la table et le chef de famille introduit la prière :

CHEF DE FAMILLE : Au nom du Père et du Fil et du Saint Esprit.

TOUS : Amen.

CHEF DE FAMILLE : De l’Évangile de Luc (Lc 24, 30-31)

Pendant qu’il était à table avec eux,

il prit le pain; et, après avoir rendu grâces,

il le rompit, et le leur donna.

Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent.

Courte pause de silence.

TOUS : Notre Père …

CHEF DE FAMILLE : Nous Vous bénissons, Dieu Père,

Seigneur du ciel et de la terre,

car dans la Résurrection de Jésus des morts

vous nous donnez l’espoir de la vie nouvelle et éternelle.

Bénissez notre famille réunie autour de la table,

renforcez les liens qui nous unissent

et faites que nous puissions répandre la joie du Seigneur ressuscité

sur toutes les personnes que nous rencontrons.

Lui qui vit et règne dans les siècles des siècles.

TOUS : Amen. Alléluia.