Auteur/autrice : Redazione

5 bonnes raisons pour acheter des articles religieux en ligne

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Art sacré sur tissu, les plus belles tapisseries pour exprimer votre foi

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Les icĂŽnes orthodoxes: reprĂ©sentations des Ɠuvres du Christ sur terre

Les icĂŽnes orthodoxes: reprĂ©sentations des Ɠuvres du Christ sur terre

Les icĂŽnes orthodoxes reprĂ©sentent depuis toujours un lieu de rencontre entre l’art et une spiritualitĂ© pure et solennelle. Dans les icĂŽnes anciennes persiste une tradition qui va bien au-delĂ  du temps et de l’espace.

Sur Holyart vous pouvez trouver une grande variĂ©tĂ© d’icĂŽnes religieuses : icĂŽnes byzantines, grecques, russes, roumaines. La tradition que toutes ses Ɠuvres ont en commun est la mĂȘme : l’iconographie orthodoxe, une expression de spiritualitĂ© et de contemplation unique en son genre.

 

IcÎnes sacrées roumaines

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Les icĂŽnes sacrĂ©es roumaines dĂ©rivent de l’ancienne tradition byzantine. Les couleurs utilisĂ©es sont chaudes et intenses.

Les icĂŽnes orthodoxes anciennes

En particulier, la marque de cette tradition spirituelle est encore vive dans les icĂŽnes russes anciennes. Ce type d’icĂŽne est reconnu et Ă©valuĂ© par des experts ; il s’agit de piĂšces uniques qui renferment une histoire singuliĂšre : chaque icĂŽne a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par un moine selon les techniques de la tradition iconographique. Toutes les icĂŽnes russes rĂ©alisĂ©es de maniĂšre indicative avant 1920 Ă©taient en effet produites selon une sĂ©rie de rĂšgles reprises dans des manuels qui ont Ă©tĂ© perdus.

Ce processus prĂ©voyait diffĂ©rents passages parmi lesquels le ponçage, un traitement Ă  l’huile de mercure, le sĂ©chage et l’application de diffĂ©rentes couches de plĂątre. Et puis la phase finale : la priĂšre et le jeĂ»ne complet de la part du moine durant la crĂ©ation de l’icĂŽne. Ce parcours d’art spirituel atteignait la perfection avec la rĂ©alisation des parties dĂ©couvertes de la figure : visage, mains et pieds devenaient matiĂšre thaumaturge.

AprĂšs 1920, les icĂŽnes ne sont plus rĂ©alisĂ©es en suivant ce processus, ce qui signifie que les icĂŽnes produites aprĂšs cette date ne sont « que » des images sacrĂ©es. Les icĂŽnes orthodoxes du XIX siĂšcle sont donc des Ɠuvres spirituelles diffĂ©rentes de n’importe quelle autre reprĂ©sentation religieuse.

Auteur, sujet et interprétation des icÎnes

Dans les icĂŽnes orthodoxes, l’auteur reste anonyme et passe au second plan : le protagoniste de l’Ɠuvre est toujours le sujet sacrĂ©, le contenu spirituel. Dans certains cas, on parle d’icĂŽne acheiropoĂŻĂšte : une icĂŽne non faite de main d’homme, mais d’origine directement divine. Dans le processus de reconnaissance d’une icĂŽne ce qui intĂ©resse n’est pas vraiment l’identitĂ© de l’artiste mais plutĂŽt l’identification de la pĂ©riode Ă  laquelle l’icĂŽne a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e et son authenticitĂ©.

icĂŽnes orthodoxes

Savoir interprĂ©ter de maniĂšre exhaustive une icĂŽne n’est pas une habilitĂ© escomptĂ©e non plus. Les symboles et les messages renfermĂ©s dans l’image, tout comme l’histoire spĂ©cifique de l’icĂŽne rĂ©alisĂ©e, ont une densitĂ© de signification unique. Le pouvoir de l’icĂŽne agit sur un autre plan : on dit que l’icĂŽne nous regarde avant d’ĂȘtre regardĂ©e. Elle reprĂ©sente le monde invisible Ă  travers une oeuvre visible et communique le sens de l’illusion du temps et de l’espace : les figures ne sont pas insĂ©rĂ©es dans des dĂ©cors rĂ©alistes et l’absence de perspective laisse le spectateur immergĂ© dans la contemplation. On ne se lasse jamais de regarder une icĂŽne car l’Ɠuvre est toujours vivante.

La variĂ©tĂ© d’images reprĂ©sentĂ©es est infinie. Ils existent diffĂ©rents sujets : chaque icone a une histoire qui ouvre un monde de spiritualitĂ© et de foi. TrĂšs connues les icĂŽnes de la TrinitĂ©, de la Sainte Face ou les icĂŽnes des Douze Grandes FĂȘtes, typiquement byzantines. Parmi cette variĂ©tĂ© de sujets, l’iconographie mariale se dĂ©tache toutefois de maniĂšre indĂ©niable pour son rĂŽle centrale. CĂ©lĂšbres sont les icĂŽnes de la Vierge de Vladimir, Notre-Dame de Kazan, le ThĂ©otokos de Smolensk. La Vierge, souvent reprĂ©sentĂ©e avec l’Enfant JĂ©sus, est un sujet rĂ©current et emblĂ©matique.

L’icĂŽne de l’Annonciation

Cette icĂŽne est un exemple d’icĂŽne ancienne, datĂ©e du XIX siĂšcle. Marie est reprĂ©sentĂ©e au moment oĂč elle reçoit l’annonce de l’Ange. Les dĂ©tails dorĂ©s et l’image transcendent et font entrer le spectateur dans le mystĂšre de l’appel de Marie. L’Ɠuvre vient de Russie et la technique utilisĂ©e est celle de la dĂ©trempe Ă  l’Ɠuf sur planche en bois. En tant qu’icĂŽne russe originale, elle est certifiĂ©e par le MinistĂšre des Biens Culturels de Russie.

Hosties fourrĂ©es : la recette d’un dessert surprenant

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L’histoire de Sainte Rosalie, Sainte Patronne de Palerme

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Cadre Sainte Famille : un symbole Ă  garder chez soi

Cadre Sainte Famille : un symbole Ă  garder chez soi

La Sainte Famille, modĂšle idĂ©al de chaque mĂ©nage, incarnation d’amour, misĂ©ricorde, humilitĂ©. Garder un cadre de la Sainte Famille chez soi est un signe de dĂ©votion, mais Ă©galement un moyen de rĂ©confort Ă  tout moment.

Du point de vue de l’Église catholique, la Sainte Famille reprĂ©sente depuis toujours le point de rĂ©fĂ©rence vers lequel chaque famille devrait se tourner. Il ne s’agit pas uniquement d’une reprĂ©sentation symbolique, de l’idĂ©alisation iconique d’un mĂ©nage, composĂ© d’un pĂšre aimable et protecteur, d’une mĂšre trĂšs douce et d’un enfant innocent, mais un exemple vif et actuel. Avec la Sainte Famille de Nazareth, constituĂ©e de Marie, Saint Joseph et du petit JĂ©sus, nait la famille chrĂ©tienne telle que nous la connaissons et nous la concevons. Chaque geste, chaque acte consommĂ© au sein de ce groupe qui partage la vie de tous les jours, avec ses douleurs, ses problĂšmes et ses nĂ©cessitĂ©s, mais Ă©galement ses joies, assume la dignitĂ© et l’importance d’un sacrement, du moment que l’Enfant n’est pas un simple nouveau-nĂ©, mais Dieu qui s’est fait homme. Le soin que les parents lui rĂ©serve, la protection qui l’entoure, l’amour qui lie Joseph et Marie est une anticipation de l’amour immense et infini de Dieu.

La dĂ©finition mĂȘme de Sainte Famille dĂ©signe la valeur de ceux qui la compose. Tous les Ă©lĂ©ments de ce mĂ©nage sont Saints, bien que pour des raisons diffĂ©rentes. JĂ©sus est Saint car Fils de Dieu, la Vierge Marie car choisie par Dieu en personne pour porter dans son ventre le Sauveur, Saint Joseph car il a acceptĂ© de s’occuper d’une Ă©pouse « incommode » et d’un fils qui n’était pas le sien. Un homme, une femme et un enfant, tous saints si pris sĂ©parĂ©ment, mais encore plus saints dans leur union unique, irrĂ©pĂ©tible, et toutefois digne de reprĂ©senter un exemple pour tous.

Dans cette acception d’amour et de saintetĂ©, la Sainte Famille est le symbole par excellence de la NoĂ«l Ă  peine passĂ©e. Nous avons dĂ©diĂ© un article spĂ©cifique quant au choix entre la construction d’une CrĂšche entiĂšre ou plutĂŽt d’une simple NativitĂ©, reprĂ©sentĂ©e par la Sainte Famille, prĂ©cisĂ©ment, avec l’ñne et le bƓuf. Cela parce que c’est la prĂ©sence de JĂ©sus, Marie et Joseph dans la cabane qui exprime de la maniĂšre la plus vraie et authentique le sens d’union et d’amour dont les FĂȘtes devraient ĂȘtre imprĂ©gnĂ©es, cette chaleur qui unit parents et amis proches et lointains dans ces jours uniques et spĂ©ciaux.

C’est prĂ©cisĂ©ment pour ces raisons que la Sainte Famille devrait ĂȘtre prĂ©sente dans nos maisons non seulement Ă  NoĂ«l, mais tous les jours de l’an. Ce n’est pas un hasard si nous avons citĂ© les icĂŽnes, les statuettes et les bas-reliefs qui la reprĂ©sentent parmi les objets sacrĂ©s qu’il est normal de trouver dans chaque maison. En effet, un cadre de la Sainte Famille reprĂ©sente de maniĂšre univoque la foi concrĂšte de qui habite la maison et l’appartenance Ă  Dieu. En outre, comme tous les autres objets sacrĂ©s, la prĂ©sence d’une reprĂ©sentation de tout genre de la Sainte Famille protĂšge la maison du dĂ©mon, aide qui est animĂ© par une foi authentique Ă  le combattre et Ă  le vaincre.

objets sacrés

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Mais comment choisir son cadre de la Sainte Famille ?

Cela dĂ©pend d’oĂč nous avons l’intention de le placer, dans quelle piĂšce de la maison et, par consĂ©quent, du style mĂȘme de la maison, du mobilier et du goĂ»t personnel. Dans le catalogue Holyart, dans la section “cadre Sainte Famille”, vous en trouverez de toutes les dimensions, matĂ©riaux et styles. Choisissez celui qui s’adapte le plus Ă  vous !

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BonbonniĂšre coeur Sainte Famille
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Porte-photo Sainte Famille
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Par exemple, vous pourriez choisir une Ă©lĂ©gante Sainte Famille Aurora Gold en argile rĂ©fractaire. Il s’agit d’une reprĂ©sentation stylisĂ©e de la Sainte Famille, rĂ©alisĂ©e Ă  la main en argile rĂ©fractaire blanche. La glaise est avant tout travaillĂ©e avec moulage Ă  la main et ensuite cuite Ă  plus de 1000°C. La finition et la rĂ©alisation sont 100% artisanales afin de lui confĂ©rer des lignes essentielles et expressives en mĂȘme temps. C’est un produit de haute qualitĂ©, Made in Italy, du Centre CĂ©ramiques Ave de Loppiano (Florence).

Une autre proposition qui combine goĂ»t classique et lignes modernes est le Cadre Joie Familiale 27×27 cm cristaux, une prĂ©cieuse impression Ă  l’aquarelle de 27×27 cm. RenfermĂ© dans un encadrement en bois et avec des cristaux dĂ©coratifs placĂ©s sur le verre, le cadre reprĂ©sente avec des couleurs dĂ©licates les visages de JĂ©sus, Joseph et Marie. RĂ©alisĂ© Ă  la main en Italie, ce cadre de la Sainte Famille est particuliĂšrement adaptĂ© comme idĂ©e-cadeaux.

Dans un style bien plus traditionnel, il y a le Cadre sur toile Sainte Famille avec lys 25×20 cm. Il s’agit de la reproduction d’un sujet classique provenant des archives de Fratelli Bonella, cĂ©lĂšbre maison d’édition d’images sacrĂ©es fondĂ©e au dĂ©but du siĂšcle par les FrĂšres Egidio et Aristide Bonella. Elle reprĂ©sente Joseph et Marie qui prient aux cĂŽtĂ©s d’un Enfant JĂ©sus bĂ©nissant entourĂ© de lys. L’effet pictural de la toile exalte la mysticitĂ© du sujet, en faisant une vĂ©ritable Ɠuvre d’Art SacrĂ© adaptĂ©e pour ĂȘtre suspendue telle quelle ou encadrĂ©e.

Plus moderne, mais adaptĂ© Ă©galement Ă  une maison au design classique, le Cadre bilaminĂ© Sainte Famille 6,5×5 cm qui montre les figures en bas-relief de la Sainte Famille dans un encadrement ovale dĂ©corĂ© de fleurs et de branches. Les matĂ©riaux sont le bois et l’aluminium avec des dĂ©tails couleur or. Pourvu d’un support pour le poser sur un meuble, ce petit cadre de la Sainte Famille est idĂ©al comme souvenir ou idĂ©e-cadeau pour un Mariage. Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en Italie par une entreprise historique du secteur.

Toujours moderne, mais dans le respect de la tradition, le Cadre Sainte Famille argent colorĂ© et bois bicolore peut ĂȘtre suspendu ou posĂ©, puisque pourvu d’un pied d’appui.

Le cadre, aux lignes modernes, se compose de deux planches en bois façonnĂ©, une blanche et une grise tourterelle, et par une plaque argentĂ©e colorĂ©e avec l’image de la Sainte Famille. La plaque est rĂ©alisĂ©e en mĂ©tal avec bain d’argent.

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Il s’agit d’un article manufacturĂ© de grande valeur, rĂ©alisĂ© en Italie, idĂ©al comme prĂ©sent pour des occasions importantes comme un mariage ou un baptĂȘme.

Et pour les plus petits ? Il n’est jamais trop tĂŽt pour transmettre aux enfants le sens profond de la famille, et non seulement Ă  NoĂ«l. Ce Cadre religieux NativitĂ© bois coloré aux couleurs vives peut se rĂ©vĂ©ler un cadeau idĂ©al pour eux. Le cadre est rĂ©alisĂ© en bois, sur fond bleu, et reprĂ©sente la NativitĂ© avec des traits enfantins et dĂ©licats. Parfait comme dĂ©coration pour une chambre d’enfant ou comme idĂ©e-cadeau pour baptĂȘmes, anniversaires ou toute autre occasion spĂ©ciale, il peut ĂȘtre accrochĂ© au mur ou posĂ© sur un meuble grĂące Ă  son pied d’appui amovible.

La signification de la Mitre

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Saint GrĂ©goire : l’Illuminateur

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D’Ève à Marie : la figure de la Mùre dans la Bible

D’Ève à Marie : la figure de la Mùre dans la Bible

La mùre, pilier de chaque famille , coeur et source de vie pour ceux qui gravitent autour d’elle. Et pourtant parfois nous la donnons pour acquise.

Nous devrions nous rappeler tous les jours ce que signifie ĂȘtre mĂšre. Mais nous ne le pouvons pas, tout simplement. Seule une mĂšre peut connaĂźtre la portĂ©e de l’amour que l’on peut adresser uniquement Ă  la personne que l’on a portĂ© dans son ventre pendant neuf mois, et que l’on a gĂ©nĂ©rĂ©, avec une douleur infinie et une joie sans limites.

« Individu » signifie « qui ne peut pas se partager». Les mĂšres, en revanche, se « partagent », Ă  partir du moment oĂč elles portent un enfant pour le mettre au monde et l’élever ». Ce sont les mots de Pape François et ils dĂ©finissent de maniĂšre trĂšs claire ce qu’est une mĂšre : une personne qui renonce Ă  sa propre individualitĂ©, qui prend sur elle non seulement l’engagement de gĂ©nĂ©rer une nouvelle vie mais Ă©galement d’en prendre soin, pour toujours, avec tendresse et dĂ©vouement, en s’appropriant les joies et les douleurs d’une autre personne. Cela demande beaucoup, beaucoup d’amour, beaucoup d’esprit de sacrifice, et c’est ça la raison pour laquelle ça brise le cƓur de voir des mĂšres abandonnĂ©es, donnĂ©es pour acquises, oubliĂ©es par leurs enfants qui, trop pris par leur vie de tous les jours, oublient Ă  qui ils doivent tout ce qu’ils ont, tout ce qu’ils sont.

Pape François reconnait la valeur des mĂšres de toutes les mĂšres, Ă  partir de Marie, MĂšre de JĂ©sus, la mĂšre de toutes les mĂšres, centre de la vie de l’église. Le Saint-PĂšre affirme, entre autres, qu’« une sociĂ©tĂ© sans mĂšres serait une sociĂ©tĂ© inhumaine, parce que les mĂšres savent tĂ©moigner toujours, mĂȘme dans les pires moments, de la tendresse, du dĂ©vouement, de la force morale. »

Le mois de mai a dĂ©butĂ©, le mois marial par excellence, et, pas de hasard, c’est Ă©galement le mois de la FĂȘte des MĂšres, vĂ©ritable cƓur du mois marial. Cette annĂ©e elle tombe le 10 mai. Une belle occasion pour fĂȘter toutes les mĂšres d’Italie qui, dans cette derniĂšre pĂ©riode difficile, ont dĂ» se charger encore plus que d’habitude du soin et de la sĂ©curitĂ© de leurs enfants et de toutes la famille. Ce n’est pas un hasard, donc, si cette fĂȘte tombe au mois de Mai, mois dĂ©diĂ© Ă  la Sainte Vierge, la plus spĂ©ciale de toutes les mĂšres, comme nous l’avons dĂ©jĂ  approfondi dans un prĂ©cĂ©dent article.

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Maternité dans les textes sacrés

Au-delĂ  de Marie, ils existent d’autres figures de mĂšres prĂ©sentes dans les textes sacrĂ©s. Nous souhaitons donc nous attarder sur ces derniĂšres afin de comprendre comment le concept de maternitĂ© s’est dĂ©veloppĂ© dans le temps, au sein du Christianisme, mais pas seulement. Les changements sociaux, les transformations liĂ©es aux Ă©vĂ©nements historiques ont amenĂ© Ă  une Ă©mancipation progressive de la femme par rapport au passĂ©, et Ă  un changement radical dans la perception des rĂŽles au sein de la famille aussi. Toutefois, il y a des aspects de l’ĂȘtre femme et mĂšre qui n’ont pas changĂ©, d’autres ont inĂ©vitablement Ă©voluĂ©.

Dans la culture juive, la maternitĂ© reprĂ©sentait la plus grande aspiration et la totale rĂ©alisation pour une femme. Être stĂ©rile Ă©tait considĂ©rĂ© comme la plus grande malchance possible. Les mĂšres Ă©taient respectĂ©es et tenues en grande considĂ©ration. Elles prenaient le plus grand soin de leurs enfants en les allaitant pendant deux ,voire mĂȘme trois ans ou plus, et pour leur bien elles savaient s’imposer sur leur mari, en s’opposant mĂȘme Ă  sa volontĂ©. Pensons Ă  Sarah, femme d’Abraham et mĂšre d’Isaac, qui obligea le mari Ă  chasser l’esclave Agar de laquelle il avait eu un fils, quand ce dernier avait commencer Ă  maltraiter son demi-frĂšre (GenĂšse 21 :8,9). La Bible nous raconte que Dieu en personne prit la dĂ©fense de la femme et intima Ă  Abraham de faire ce qu’elle lui avait demandĂ©.

En gĂ©nĂ©ral, dans toutes les Saintes Écritures, les commandements demandant le respect et l’amour dus Ă  sa propre mĂšre se rĂ©pĂštent : « Honore ton pĂšre et ta mĂšre » (Exode 20 :12 ; Deut 5 :16) ; « Celui qui frappera son pĂšre ou sa mĂšre sera puni de mort » (Exode 21 :15) ; « Ne mĂ©prise pas ta mĂšre, quand elle est devenue vieille » (Proverbes 23 :22), et ainsi de suite.

Mais faisons un pas en arriùre et examinant certaines figures de mùres dans les Saintes Écritures, en commençant par Ève, mùre de tous les hommes.

Ève : mÚre de tous les vivants

Ève fut la premiĂšre femme créée par Dieu dans le Paradis Terrestre. NĂ©e avec Adam de la terre, ou de sa cĂŽte, selon les deux versions de la GenĂšse, elle fut créée afin de l’aider, le soutenir, l’aimer. Au dĂ©but, elle fut simplement appelĂ©e « femme » (‘iĆĄĆĄhāh, forme fĂ©minine d’‘iĆĄh, « homme »). AprĂšs le pĂ©chĂ© originel et l’expulsion du jardin d’Eden, Adam l’appellera Ève, de hawwah, « vivante » ou « qui provoque la vie ».

Quand Adam et elle furent chassĂ©s du Paradis Terrestre, Ève fut maudite par Dieu : « J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur » (GenĂšse 3,16).

La malĂ©diction de Dieu concerne donc la grossesse et l’ĂȘtre mĂšre. Encore aujourd’hui, les femmes juives cherchent Ă  rĂ©parer la faute d’Ève avec des gestes rituels, comme par exemple l’allumage des bougies avant le Shabbat.

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Bethsabée : femme et mÚre de roi

Bethsabée fut la femme de Roi David, auquel elle donna trois fils, dont le grand Salomon. Le premier fils mourut à la naissance.

La Bible raconte que David tomba amoureux de BethsabĂ©e en la voyant prendre un bain nue. MalgrĂ© le fait qu’elle Ă©tait mariĂ©e Ă  un de ses officiers, Urie, le Roi la sĂ©duisit. Quand la femme tomba enceinte, David tenta d’abord de faire croire Ă  Urie que l’enfant Ă©tait Ă  lui, mais ensuite, craignant d’ĂȘtre dĂ©couvert, il commanda Ă  l’officier supĂ©rieur d’envoyer Urie combattre en premiĂšre ligne, oĂč il mourra.

Dieu punit la mĂ©chancetĂ© de David en faisant mourir le fils nĂ© de son rapport avec BethsabĂ©e, mais il leur concĂ©da ensuite deux autres fils, Salomon, un des plus grands rois d’IsraĂ«l, et Nathan. Salomon tint toujours en grande estime sa mĂšre BethsabĂ©e, tant qu’il Ă©coutait ses conseils mĂȘme en matiĂšre de politique. Comme quand Adonias, demi-frĂšre de Salomon et lui aussi prĂ©tendant au trĂŽne contre Salomon, demanda Ă  BethsabĂ©e d’intercĂ©der auprĂšs du fils sa demande en mariage pour Abisag la Sunammite.

BethsabĂ©e se rendit auprĂšs de son fils pour lui parler en faveur d’Adonias. Et voici ce qui arriva : « BethsabĂ©e se rendit auprĂšs du roi Salomon, pour lui parler en faveur d’Adonias. Le roi se leva pour aller Ă  sa rencontre,  il se prosterna devant elle,  et il s’assit sur son trĂŽne. On plaça un siĂšge pour la mĂšre du roi, et elle s’assit Ă  sa droite. Puis elle dit : « J’ai une petite demande Ă  te faire : ne me la refuse pas ! ». Et le roi lui dit : « Demande, ma mĂšre, car je ne refuserai pas ». » (1 Rois 2 :19,20)

Jocabed : la mĂšre courageuse de MoĂŻse

Nous avons dĂ©jĂ  dit combien la maternitĂ© Ă©tait importante et prĂ©cieuse pour les femmes juives. Si importantes qu’elles Ă©taient disposĂ©es Ă  risquer tout afin de sauver leurs propres enfants du danger. Jocabed, femme de Amram, fut la mĂšre de MoĂŻse, Aaron et Myriam.

Quand le pharaon donna l’ordre de noyer tous les nouveaux-nĂ©s juifs de sexe masculin, Jocabed enferma le petit MoĂŻse d’à peine trois mois dans un panier recouvert de bitume, et elle le confia au Nil afin de le sauver. Le petit fut ensuite trouvĂ© par la princesse Bithiah qui l’éleva comme son fils.

Mais ici, ce que nous souhaitons souligner c’est l’amour dĂ©sespĂ©rĂ© d’une mĂšre qui, afin de sauver son enfant, est prĂȘte Ă  renoncer Ă  lui.

C’est poignant de voir la prĂ©occupation de Jocabed qui prĂ©pare le panier pour le petit de maniĂšre Ă  ce qu’il reste bien au sec et intact, et qui s’assure qu’il soit trouvĂ© en le suivant le long du cours d’eau.

Symbole de toutes les mĂšres courageuses, Jocabed est Ă©galement un exemple de sacrifice absolu, comme seul celui d’une mĂšre peut l’ĂȘtre.

Élisabeth : mùre en ñge adulte

Élisabeth Ă©tait une des filles d’Aaron et fut la femme de Saint Zacharie et cousine de Marie. Elle Ă©tait une femme pieuse, cultivĂ©e et appartenait Ă  la caste sacerdotale, mais, malheureusement, elle Ă©tait stĂ©rile, et cette condition Ă©tait pour elle encore plus humiliante et intolĂ©rable justement parce qu’elle Ă©tait fille et femme de prĂȘtres. Dieu lui concĂ©da le miracle d’un enfant, malgrĂ© sa stĂ©rilitĂ© et son Ăąge avancĂ©.

Un ange se présenta en effet à son mari Zacharie et lui annonça que sa femme aurait donné le jour à un enfant auquel il aurait donné le nom de Jean. Jean le Baptiste était ainsi né.

Quand Élisabeth Ă©tait dĂ©jĂ  au sixiĂšme mois de grossesse, Marie aussi, sa cousine et encore vierge, tomba enceinte. Et quand Marie rendit visite Ă  sa cousine, elle et l’enfant qu’elle portait dans son ventre, exultĂšrent car ils reconnurent en Marie la mĂšre du Messie.

Marie : la mÚre élue

Et venons ainsi Ă  Marie, mĂšre par excellence, centre de l’Église selon le Pape. En elle, nous retrouvons toutes les caractĂ©ristiques que nous avons soulignĂ©es pour une mĂšre : tendresse, sacrifice, capacitĂ© de s’annuler par amour, de supporter toute douleur afin de rester aux cĂŽtĂ©s du Fils jusqu’à la fin ? Marie a vĂ©cu sur sa propre peau, dans son cƓur, la Passion de JĂ©sus, chaque blessure infligĂ©e Ă  lui l’a frappĂ©e aussi, multipliĂ©e mille fois par l’amour qu’elle Ă©prouvait pour lui, et qui, toutefois, ne fut pas suffisant pour le sauver, pour le prĂ©server du mal. Marie qui ne se limita pas Ă  se soumettre Ă  la volontĂ© de Dieu, mais qui choisit de faire Sa volontĂ©, se rendant disposĂ©e Ă  ĂȘtre Son instrument. Plus que quiconque Marie sacrifia sa propre vie Ă  sa mission et sa mission Ă©tait son Fils, au nom duquel elle renonça Ă  tout le reste. Cette figure de mĂšre dĂ©chirĂ©e par la souffrance infligĂ©e Ă  la chair de sa chair, femme extraordinaire, symbole et incarnation de l’espoir de l’Église, maintient encore aujourd’hui son rĂŽle de MĂšre misĂ©ricordieuse et infiniment aimante, qui intercĂšde pour les hommes auprĂšs de Dieu et veille sur tous ses fils dans les moments les plus difficiles.

« Nous ne sommes pas orphelins, nous sommes fils de l’Église, nous sommes fils de la Vierge, et nous sommes fils de nos mĂšres » : avec cette phrase de Pape François nous concluons cet article sur la figure de la MĂšre dans la Bible.

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Saint Blaise : le saint Ă  invoquer pour le mal de gorge

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Index1 Qui est Saint Blaise ?2 Pourquoi il est considĂ©rĂ© comme saint protecteur de la gorge ?3 PriĂšre Ă  Saint Blaise pour la gorge4 Produits des monastĂšres La dĂ©votion Ă  Saint Blaise de SĂ©baste, mĂ©decin et saint patron des oto-rhino-laryngologistes, qui soigne les maladies de…

Les animaux dans la Bible

Les animaux dans la Bible

Les animaux dans la Bible recourant avec une grande fréquence et sont pris en ample considération. Découvrons quels sont les animaux les plus souvent cités et leur signification.

Les animaux recouvrent depuis toujours une importance incontournable dans la vie des hommes. Ce n’est donc pas Ă©tonnant qu’ils soient massivement prĂ©sents dans la Bible, ainsi comme dans les paraboles de JĂ©sus et dans la vie de certains saints, un parmi tous, Saint François. Quel est la raison d’une prĂ©sence si importante ? C’est vite trouvĂ©. Depuis toujours, les hommes ont appris Ă  vivre cĂŽte Ă  cĂŽte avec les animaux, en en tirant leur avantage, en les utilisant en tant qu’aide dans le travail, en tant que compagnie et, bien Ă©videmment, en tant que nourriture. Dans d’autres cas, ils ont dĂ» se dĂ©brouiller pour se dĂ©fendre de ceux qui Ă©taient potentiellement dangereux. Mais, en gĂ©nĂ©ral, la cohabitation entre hommes et animaux est strictement liĂ©e Ă  l’histoire de l’humanitĂ©. À vrai dire, parler de cette cohabitation nous aide Ă  comprendre l’étroite relation entre l’homme et la CrĂ©ation, et combien il soit important d’aimer et de respecter cette derniĂšre afin de dĂ©montrer amour et respect pour Dieu.

Le rĂŽle des animaux dans la Bible ne devrait donc pas nous surprendre. Et il ne s’agit pas lĂ  d’un discours animaliste. Dans la Bible, il y a des animaux considĂ©rĂ©s comme « bons », amis de l’hommes et ses alliĂ©s, mais aussi « mĂ©chants », qui reprĂ©sentent une menace symbolique ou pas seulement. Il suffit de penser que le premier Ă  ĂȘtre citĂ© est le Serpent qui tenta Adam et Ève : Le serpent Ă©tait le plus rusĂ© de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. (GenĂšse 3,1)

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Nous devons donc lire les animaux dans la Bible en tant que symboles et Ă©lĂ©ments qui appartiennent au dessin de Dieu, et qu’en tant que tels nous devons les connaĂźtre et comprendre. Car, comme Saint François nous l’a appris il y tant de siĂšcles, c’est uniquement en aimant la CrĂ©ation et toutes les crĂ©atures qui la composent, que nous dĂ©montrons notre amour pour Dieu.

Mais découvrons ensemble la signification des animaux dans la Bible, avec une attention particuliÚre pour ceux qui sont liés à la figure de Jésus.

Animaux cités dans la Bible et leur signification

Dans le passĂ©, il Ă©tait normal que les animaux soient exploitĂ©s, souvent d’une maniĂšre cruelle. L’homme a toujours pris Ă  la lettre ce qui est Ă©crit dans la GenĂšse Ă  propos de la crĂ©ation du premier homme et de la premiĂšre femme :

Dieu les bĂ©nit, et Dieu leur dit: « Soyez fĂ©conds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre ». (GenĂšse 1,28)

Ces “assujettir” et “dominer”, si d’un cĂŽtĂ© dĂ©finissaient la supĂ©rioritĂ© des ĂȘtres humains par rapport aux autres espĂšces animales aux yeux de Dieu, ne donnaient quand mĂȘme pas par acquis que l’homme puisse interfĂ©rer avec une cruautĂ© inutile sur les autres crĂ©atures. Au contraire, c’est prĂ©cisĂ©ment parce qu’elles ont Ă©tĂ© aussi créées par Lui, qu’elles devraient ĂȘtre respectĂ©es. Dominer un animal ne signifie pas l’exploiter et l’accabler, mais en prendre soin, l’élever, comme un berger s’occupe de son troupeaux, en lui garantissant nourriture, protection et bien-ĂȘtre, en donnant un nom Ă  chaque mouton, comme Dieu a demandĂ© Ă  l’homme d’en donner un Ă  chaque animal qu’Il ait créé.

Voici seulement quelques-uns des animaux cités dans la Bible et leur signification symbolique.

Nous avons dĂ©jĂ  citĂ© le serpent, animal malin, tentateur sournois, symbole de jalousie et de cupiditĂ©. Mais en rĂ©alitĂ© JĂ©sus l’apportera Ă©galement comme exemple de connaissance et d’intelligence, en invitant ses disciples Ă  ĂȘtre « prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matt 10,16). En parlant par contre d’un symbole exclusivement positif, parmi les animaux de la Bible, nous devons citer justement la colombe. La colombe incarne un idĂ©al de beautĂ© et de puretĂ© et symbolise paix, amour et Sant Esprit. Ce n’est pas un hasard si c’est l’animal le plus citĂ© dans la Bible, probablement aussi parce qu’il Ă©tait un des plus rĂ©pandus en Palestine dans l’antiquitĂ©. Dans le Cantique des CrĂ©atures, elle exprime l’amour ardent et passionnĂ©, dans la GenĂšse la rĂ©conciliation entre Dieu et les hommes aprĂšs le DĂ©luge. Ce sera en effet une colombe libĂ©rĂ©e par NoĂ© Ă  ramener une branche d’olivier Ă  l’Arche afin d’annoncer la fin du chĂątiment. Ailleurs, la colombe est utilisĂ©e en tant que symbole de joie, ingĂ©nuitĂ© et simplicitĂ©.

Outre la colombe, d’autres oiseaux aussi sont tenus en grande considĂ©ration dans les Saintes Écritures. Dans les Psaumes, nous lisons en particulier un passage exprimant toute la puissance libĂ©ratrice de l’amour de Dieu pour l’homme en citant un oiselet : « Notre Ăąme s’est Ă©chappĂ©e comme l’oiseau du filet des oiseleurs; Le filet s’est rompu, et nous nous sommes Ă©chappĂ©s. Notre secours est dans le nom de l’Eternel, Qui a fait les cieux et la terre. » (Psaume 124,7-8).

Le chien, utilisĂ© par les juifs comme garde pour la maison et le troupeau, Ă©tait toutefois considĂ©rĂ© dans l’antiquitĂ© un animal impur et avait par consĂ©quent une connotation nĂ©gative. Seulement par la suite, dans l’iconographie sacrĂ©e, il commença Ă  apparaĂźtre dans un contexte positif, comme le chien qui accompagna Tobie dans son voyage avec l’archange RaphaĂ«l, ou celui qui lĂ©cha les plaies de Lazare dans la parabole racontĂ©e par JĂ©sus.

Si dans la Bible le chien est souvent mentionnĂ©, dans le bien comme dans le mal, le chat ne l’est jamais. Cela parce que les chats n’avaient aucunes fonctions, si pas celle purement esthĂ©tique, et n’avaient donc pas beaucoup de place dans le monde pragmatique de l’époque. En outre, ils Ă©taient trĂšs chers aux Égyptiens et cela les rendaient impopulaires auprĂšs des Juifs.

Tant le cheval que le chameau Ă©taient considĂ©rĂ©s comme animaux nobles et utiles. Le premier Ă©tait toutefois associĂ© Ă  la puissance militaire des Égyptiens, qui rien ne peut contre la force de Dieu, tandis que le deuxiĂšme est liĂ© de maniĂšre indissoluble aux figures des Rois Mages.

Âne et bƓuf, tous les deux considĂ©rĂ©s comme des animaux humbles et « travailleurs » par les Juifs, sont liĂ©s surtout Ă  la crĂšche et Ă  la fuite de Joseph et Marie. Cerfs, daims, bouquetins, antilopes et chamois Ă©taient apprĂ©ciĂ©s pour leur viande et pour leur beautĂ© et grĂące.

Jésus et les animaux

JĂ©sus aussi a souvent apportĂ© les animaux en exemple dans ses discours et paraboles. Les animaux protagonistes des histoires racontĂ©es par JĂ©sus sont ceux qui Ă©taient les plus rĂ©pandues et les plus connus oĂč il habitait et ont pratiquement toujours une connotation positive, rĂ©confortante et consolatoire. Dans cela, nous pouvons le relier Ă  ce que Saint François fit par la suite. Tous les deux ont en effet fortement incitĂ© au respect envers les animaux, non seulement d’un point de vue symbolique, mais rĂ©el Ă©galement.

La colombe dĂ©jĂ  mentionnĂ©e est souvent associĂ©e Ă  JĂ©sus, qui l’utilise pour encourager ses disciples en la combinant avec la figure du serpent et en les incitant Ă  ĂȘtre : « prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matt 10,16). Quand il fut baptisĂ© dans le Jourdain, une colombe se posa sur sa tĂȘte : c’est le symbole de l’alliance renouvelĂ©e entre Dieu et l’homme, dont JĂ©sus est symbole vivant et porteur de salut.

Mais JĂ©sus aimait beaucoup citer les oiseaux, non seulement la colombe, et ici aussi nous retrouvons une similitude avec Saint François, Saint Patron de ces crĂ©atures ailĂ©es. « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sĂšment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre PĂšre cĂ©leste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?  » (Matt 6,26).

JĂ©sus introduit Ă©galement un chien dans la parabole du mendiant Lazare, en tant qu’élĂ©ment consolatoire, en rĂ©habilitant cet animal si proche de l’homme et pourtant jamais trop pris en considĂ©ration par le peuple juif.

Agneau du sacrifice

Une signification particuliĂšrement importante en rĂ©fĂ©rence Ă  JĂ©sus, parmi les animaux de la Bible, est revĂȘtue par l’agneau. Si dans l’Ancien Testament le sacrifice de l’agneau pour PĂąques Ă©tait le symbole de la libĂ©ration de l’esclavage en Égypte, dans le Nouveau Testament l’agneau pascal est Christ lui-mĂȘme, conduit Ă  l’abattoir et sacrifiĂ© afin de libĂ©rer l’homme du pĂ©chĂ© de la culpabilitĂ©. C’est Jean-Baptiste le premier Ă  appeler JĂ©sus « agneau », quand il le rencontre prĂšs de la riviĂšre du Jourdain et le baptise : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ĂŽte le pĂ©chĂ© du monde » (Jean 1,29). Sa mort sert pour renouveler l’alliance entre Dieu et les hommes. Dans le symbole de l’agneau, l’Église trouve son emblĂšme. Dans un monde de lions, ours, aigles et loups, qui symbolisent force et puissance, mĂȘme en hĂ©raldique, l’église de Christ choisit le plus docile et le plus innocent des animaux pour exprimer que dans l’humilitĂ© et dans la bontĂ© rĂ©sident la vĂ©ritable force.

Saint François

Le Cantique des CrĂ©atures de Saint François est une maniĂšre pour le Saint d’Assise de transmettre Ă  tous les hommes combien il soit important d’aimer toutes les crĂ©atures de Dieu, et comment cet amour soit un vecteur de foi et dĂ©votion vers le TrĂšs-Haut. Saint François aimait en particulier les oiseaux, protagonistes de nombreuses histoires le concernant. Souvent le saint allait prĂȘcher Ă  ces animaux, car les hommes ne l’écoutait pas. Pour cette raison, il Ă©tait souvent accompagnĂ© de vols d’oiseaux qui chantaient emplis de joie. On raconte Ă©galement que, quand le pauvre d’Assise mourra, une  nuĂ©e d’alouettes volait au-dessus de sa derniĂšre demeure, Ă©vĂ©nement extraordinaire en considĂ©rant qu’il s’éteignit au soir et que les alouettes sont les oiseaux qui saluent l’arrivĂ©e du matin. Cela devrait nous donner une idĂ©e de combien le lien entre Saint François et les oiseaux Ă©tait profond.

Saint francois

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Un autre exemple de l’amour de Saint François pour tous les animaux est le loup. Si dans la Bible le loup Ă©tait considĂ©rĂ© uniquement avec une connotation nĂ©gative, en tant que mangeur de moutons et d’agneaux et prĂ©dateur fĂ©roce, Saint François en fait un frĂšre, en apprivoisant le loup de Gubbio avec sa douceur et sa foi.

Animaux dans la crĂšche napolitaine

Et en ce qui concerne les animaux pour crĂšche ? Naturellement ils ne peuvent manquer, prĂ©cisĂ©ment pour le symbolisme profond que nous avons essayĂ© d’exprimer dans cet article, non seulement dans la Bible, mais en particulier en relation avec la figure de JĂ©sus. La crĂšche napolitaine est depuis toujours le reflet de la vĂ©ritable vie du peuple, dans un mĂ©lange entre sacrĂ© et profane, rĂ©alitĂ© et folklore, et dans ce contexte les animaux occupent un rĂŽle fondamental.

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