Auteur/autrice : Redazione

Les trois paraboles de la miséricorde

Les trois paraboles de la miséricorde

L’image d’un Dieu misĂ©ricordieux revient souvent dans l’Ancien Testament. La MisĂ©ricorde de Dieu s’adresse Ă  toutes les crĂ©atures, mĂȘme celles qui le déçoivent. La justice divine, dans sa sĂ©vĂ©ritĂ©, n’est que l’autre face d’une attente aimante, de la patience sans limites d’un PĂšre infiniment bon…

Les dix commandements

Les dix commandements

Les Dix Commandements, ou le DĂ©calogue, comme ils sont autrement dĂ©finis, sont les rĂšgles imprimĂ©es sur les Tables de la Loi que, selon la tradition biblique, MoĂŻse reçut directement de Dieu sur le Mont SinaĂŻ. Ils sont mentionnĂ©s dans deux diffĂ©rents livres de la Bible,…

Les sept sacrements de la tradition chrétienne

Les sept sacrements de la tradition chrétienne

Les Sacrements, et en particulier l’eucharistie, sont considĂ©rĂ©s comme l’origine et l’expression ultime de toute la vie chrĂ©tienne.

Ils peuvent ĂȘtre dĂ©finis comme la manifestation visible et tangible de la GrĂące divine accordĂ©e par Christ et offerte par l’Église. À travers eux, le Saint Esprit participe Ă  la vie du fidĂšle, en l’élevant Ă  une nouvelle conscience et dignitĂ© et en la sanctifiant. Tous les sacrements ont donc Ă©tĂ© instituĂ©s par JĂ©sus et par Lui confiĂ©s Ă  l’Église, qui les considĂšre investis d’une leur valeur intrinsĂšque, dĂ©tachĂ©e des mĂ©rites et de la dignitĂ© de qui les cĂ©lĂšbre. Ils ont une valeur en tant que tels, abstraction faite du mĂ©rite spirituel du prĂȘtre qui les donne. En effet, c’est Christ qui agit Ă  travers son ministre. Dans certains cas, c’est le fidĂšle lui-mĂȘme qui devient ministre du Sacrement, comme dans le BaptĂȘme, grĂące auquel il commence Ă  faire partie de l’Église, ou dans le cas du Mariage.

Depuis les origines du Christianisme, les Sacrements servaient Ă  mettre le fidĂšle en communion avec JĂ©sus. Il s’agissait de rituels et de gestes sacrĂ©s, qui, avec le temps, ont atteint une dĂ©finition propre et une diffĂ©renciation entre les diffĂ©rentes confessions de foi. Le but des Sacrements est : renforcer la foi, rendre un culte vrai Ă  Dieu, sanctifier les hommes, confirmer et manifester la communion ecclĂ©siastique.

Clés de lecture

L’Église chrĂ©tienne catholique reconnait sept Sacrements, subdivisĂ©s en Sacrements de l’Initiation, de GuĂ©rison et du Service. Ces Sacrements, tous voulus par JĂ©sus, ont Ă©tĂ© confirmĂ©s dans le temps dans leur raison d’ĂȘtre par les Saintes Écritures et rĂ©pandus par les PĂšres de l’Église.

AprĂšs le Concile Vatican II, diffĂ©rentes clĂ©s de lecture des Sacrements ont Ă©tĂ© identifiĂ©es, en examinant Ă  chaque fois des aspects multiples : ClĂ© de lecture Classique, qui renvoie Ă  leur premiĂšre dĂ©finition, i.e. signes de GrĂące, instituĂ©s par JĂ©sus-Christ et confiĂ©s Ă  l’Église pour le salut des hommes ; ClĂ© de lecture sacramental ou symbolique, qui en analyse la portĂ©e symbolique, en comparant les diffĂ©rentes composantes qui les dĂ©terminent, celles humaines et celles divines, en les considĂ©rant comme des manifestations visibles de la volontĂ© invisible de Dieu ; ClĂ© de lecture historique-salvatrice, qui les insĂšre dans une vision salvatrice voulue par Christ pour les hommes, signes tangibles de la Nouvelle Alliance entre Dieu et l’Homme, posĂ©s par Christ Ă  l’intĂ©rieur de l’histoire de l’homme ; ClĂ© de lecture verbale, qui observe surtout les aspects linguistiques et communicatifs des Sacrements, en focalisant l’attention sur le rapport entre parole et rĂ©alitĂ©, signifiant et signification, en arrivant Ă  affirmer que le Sacrement rĂ©alise ce qu’il exprime ; ClĂ© de lecture personnaliste, qui les voit comme un point de rencontre de la communautĂ© des fidĂšles en son intĂ©rieur et avec Christ, qui dans cette interprĂ©tation est plus que jamais un intermĂ©diaire entre les hommes et Dieu et un instrument lui-mĂȘme de Salut et de RĂ©demption, et le fidĂšle communique avec Lui en communion avec l’Église, Corps mystique de Christ, dont il est partie intĂ©grante ; ClĂ© de lecture pneumatologique, qui reconnait dans les Sacrements la prĂ©sence vivifiante du Saint Esprit, qui transcende gestes, langage et mots, toutes des ritualitĂ©s liĂ©es Ă  la sphĂšre humaine, en faisant des signes efficaces et authentiques de la prĂ©sence de Christ, en rendant aussi tous les participants des Ă©lĂ©ments indispensables Ă  la manifestation salvatrice, partie intĂ©grante du Sacrement en tant qu’expression de la volontĂ© divine ; ClĂ© de lecture libĂ©ratrice, qui voit les Sacrements comme des instruments de libĂ©ration, symboles de libertĂ©, dĂ©claration d’intention pour tous ceux qui souhaitent venir s’ajouter Ă  Christ dans la lutte contre les injustices, au nom de la misĂ©ricorde, de l’aide rĂ©ciproque, de l’agir au nom du bien commun ; ClĂ© de lecture unitaire, qui examine tous les Sacrements d’un point de vue holistique, en unissant la dimension personnelle avec celle de la Foi, en insĂ©rant le Sacrement dans la vie quotidienne du fidĂšle en tant qu’élĂ©ment prĂ©pondĂ©rant et insĂ©parable.

Les sept Sacrements

Les sept sacrements sont :

BaptĂȘme, Eucharistie, Confirmation ou Chrismation (Sacrements d’Initiation), grĂące auxquels le fidĂšle entre Ă  faire partie de l’Église et confirme sa participation Ă  elle et l’union avec Christ ;

Réconciliation ou Sacrement du Pardon et Onction des malades (Sacrements de Guérison), qui rendent plus fort le fidÚle dans les moments de difficulté, dans toutes les situations qui testent sa foi avec des épreuves physiques et morales difficiles à surmonter ;

Ordination et Mariage (Sacrements du Service), qui rendent le fidĂšle un membre actif dans la crĂ©ation et dans la propagation de l’Église dans le monde, ou bien sous la forme de famille, ou bien en tant que communautĂ© chrĂ©tienne.

Les sacrements dans les autres églises

L’Église orthodoxe aussi reconnait sept sacrements : chrismation, eucharistie, rĂ©conciliation, ordination, mariage, onction des malades. Les orthodoxes dĂ©finissent les sacrements comme des « MystĂšres ». Ils reprĂ©sentent le point de rencontre entre la GrĂące divine, invisible et intangible, et les « signes » visibles et rĂ©els prĂ©posĂ©s Ă  la rendre accessible aux fidĂšles.

Les Ă©glises protestantes reconnaissent uniquement les sacrements directement instituĂ©s par JĂ©sus, c’est-Ă -dire le baptĂȘme et la CĂšne. En particulier, cette derniĂšre ne correspond pas Ă  l’Eucharistie catholique. Elle ne cĂ©lĂšbre que le souvenir de la CĂšne de JĂ©sus et n’implique pas la transsubstantiation du pain et du vin.

Comment organiser un mariage catholique

Comment organiser un mariage catholique

Les liens sacrĂ©s du mariage L’Église catholique considĂšre le mariage comme un choix humain, fait par un homme et une femme, Ă©levĂ© au rang de lien sacrĂ© par Christ. En effet, le mariage est un des sept sacrements et consacre un pas fondamental et irrĂ©versible…

L’ImmaculĂ©e Conception de la Vierge Marie

L’ImmaculĂ©e Conception de la Vierge Marie

L’ImmaculĂ©e Conception est un dogme de l’Église catholique qui Ă©tablit comment, malgrĂ© le fait d’avoir Ă©tĂ© conçue et d’ĂȘtre nĂ©e d’un couple de mortels (sainte Anne et saint Joachim), la Vierge Marie naquit pure, jamais touchĂ©e par le pĂ©chĂ© originel, comme cela arrive Ă  tous…

Les quatre évangiles canoniques de la religion chrétienne

Les quatre évangiles canoniques de la religion chrétienne

Avec la dĂ©finition Évangiles « canoniques » on entend les quatre Évangiles reconnus officiellement par l’Église en tant que dogme de foi et canon des Saintes Écritures. Cette reconnaissance eut lieu dĂ©jĂ  au temps des premiĂšres communautĂ©s chrĂ©tiennes et fut confirmĂ©e au cours des siĂšcles, connaissant sa propre consĂ©cration avec le Concile de Trente (1545-1563). Les trois Ă©vangiles de Marc, Matthieu et Luc sont Ă©galement appelĂ©s les Ă©vangiles « synoptiques », car leurs textes, alignĂ©s sur trois colonnes parallĂšles, montrent beaucoup de ressemblances dans la narration, dans la disposition des Ă©pisodes Ă©vangĂ©liques, parfois mĂȘme dans les simples passages, avec des phrases identiques ou avec de lĂ©gĂšres diffĂ©rences.

L’Évangile selon Jean ne rentre pas dans le groupe des synoptiques et est trĂšs diffĂ©rent des trois autres.

La caractĂ©ristique fondamentale des Évangiles canoniques est le fait de communiquer et de transmettre l’authentique tradition apostolique, car ils furent Ă©crits par qui connut personnellement JĂ©sus, ou du moins par qui eut des contacts directs avec ses ApĂŽtres. Nous nous trouvons donc devant Ă  des textes inspirĂ©s par Dieu, qui rapportent des Ă©pisodes de vie rĂ©elle, des discours entendus en personne par qui vĂ©cut avec JĂ©sus et partagea sa merveilleuse mission. Les Évangiles canoniques rapportent aussi le tĂ©moignage directe de la vie des apĂŽtres aprĂšs la mort de Christ, des apparitions qui eurent lieu aprĂšs la rĂ©surrection. Ils sont le tĂ©moignage le plus haut de leur foi, de leur volontĂ© de recueillir entre leurs mains la mission Ă©vangĂ©lique que JĂ©sus leur confia peu avant de mourir. Ces textes ont une valeur incommensurable pour chaque fidĂšle. C’est Ă  travers eux que la Parole de JĂ©sus commença Ă  se rĂ©pandre en Palestine et ensuite, trĂšs rapidement, dans tout le monde connu, en amenant avec eux un message d’espoir et de salut dont la portĂ©e est difficile Ă  comprendre pour nous, qui vivons dans une sociĂ©tĂ© oĂč la communication immĂ©diate est donnĂ©e pour acquise. Les apĂŽtres, une fois laissĂ©e la Palestine, commencĂšrent Ă  voyager et Ă  amener avec eux un bagage de souvenirs, mĂ©moires, contes, enseignements qui dĂ©terminĂšrent la formation des premiĂšres communautĂ©s de chrĂ©tiens autour d’eux. Ces mĂȘmes communautĂ©s s’appropriĂšrent toutes ces connaissances, en les Ă©levant Ă  des Traditions et, sous le contrĂŽle des apĂŽtres en personne, ils les transcrivirent sous forme de biographie de Notre Seigneur. Une histoire de vie, donc, mais surtout une histoire de Foi et de sacrifice, une promesse de rĂ©demption et de salut pour tous ceux qui Ă©taient disposĂ©s Ă  croire en elle. Le nom mĂȘme donnĂ© Ă  ces textes, Évangile, du mot grec Δυ-αγγέλÎčÎżÎœ (eu anghĂ©lion), signifie littĂ©ralement « bonne nouvelle ». Ceci fut l’hĂ©ritage et le tĂ©moignage des apĂŽtres, cette « Bonne Nouvelle » amenĂ©e parmi les hommes pour rendre le monde un endroit meilleur et ouvrir leur la voie pour le ciel.

Depuis les origines, uniquement quatre Évangiles furent reconnus : ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Chaque Ă©vangĂ©liste donna plus ou moins d’importance Ă  certains aspects de la vie de JĂ©sus et de ses enseignements et ceci fait en sorte que, malgrĂ© les nombreux aspects en commun, chacun d’entre eux prĂ©sentent des caractĂ©ristiques particuliĂšres qui le rendent unique. Ces diffĂ©rences sont Ă  rechercher surtout dans ceux qui devaient ĂȘtre les premiers lecteurs des textes, le public auquel l’Ă©vangĂ©liste savait devoir s’adresser, outre, naturellement, Ă  la nature du rapport de l’auteur mĂȘme avec JĂ©sus, direct ou indirect qu’il soit.

Marc trouva important de prĂ©senter l’Ɠuvre et le message de JĂ©sus, dĂ©finir son identitĂ© en tant que Christ et Fils de Dieu ; Matthieu voulut prĂ©senter le Christ comme le nouveau MoĂŻse, qui rĂ©alise et accomplit la loi et les anciennes prophĂ©ties ; Luc insiste particuliĂšrement sur l’importance de la MisĂ©ricorde et de l’Ă©vangĂ©lisation, de sa diffusion jusqu’aux frontiĂšres du monde ; Jean nous montre un JĂ©sus humain, sensible aux sentiments et aux Ă©motions, mais en mĂȘme temps identifiable avec le Logos divin, rĂ©vĂ©lation du PĂšre et de sa Parole.

L’Évangile selon Marc

Le premier Évangile à faire son apparition fut celui de Marc, suivi par les trois autres.

L’auteur de l’Évangile selon Marc serait, selon les experts, Jean-Marc, compagnon de prĂ©dication de Pierre. Écrit en grec autour du 70 ap. J.-C., probablement Ă  Rome, il dĂ©rive de traditions orales et Ă©crites prĂ©cĂ©dentes en aramĂ©en.

baptĂȘme de jĂ©susLa raison pour laquelle l’Évangile selon Marc a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme le premier est que l’Évangile selon Luc, tout comme l’Évangile selon Matthieu, montrent une dette Ă©vidente envers le premier en ce qui concerne la structure et les contenus. En effet, la plupart des vers de l’Évangile selon Marc est reportĂ© dans les deux autres.

L’Évangile selon Marc peut ĂȘtre subdivisĂ© en trois blocs, pour un total de 16 chapitres.

Les premiers deux blocs racontent surtout de l’activitĂ© de prĂ©dication de JĂ©sus, de ses voyages, des miracles, des guĂ©risons qu’il dispensa en GalilĂ©e et en JudĂ©e. Le troisiĂšme bloc se dĂ©roule entiĂšrement Ă  JĂ©rusalem et se termine avec la Passion et la mort de JĂ©sus.

L’Évangile selon Marc se termine avec une annexe de douze vers, probablement ajoutĂ©s aprĂšs la premiĂšre rĂ©daction.

Marc ne mentionne pas la naissance de JĂ©sus, ni son enfance, mais commence directement avec son BaptĂȘme de la part de Jean-Baptiste.

Le JĂ©sus qui Ă©merge de l’Évangile selon Marc est un homme d’action. Par moments, on dirait vraiment lire un roman d’aventure. La narration est dissĂ©minĂ©e de descriptions de lieux, de styles de vie, parfois mĂȘme de la langue. Dans ce scĂ©nario d’un rĂ©alisme extraordinaire, JĂ©sus ne se limite pas Ă  prĂȘcher et Ă  prier. Ses voyages l’amĂšnent Ă  connaĂźtre des hommes et des femmes lointains, auxquels il manifeste sa grandeur non seulement Ă  travers des paraboles, mais avec des miracles et des guĂ©risons prodigieuses. Souvent les disciples peinent Ă  comprendre sa mission et la signification profonde de ses discours. JĂ©sus ouvre leur les yeux Ă  la foi, afin qu’ils le reconnaissent comme le Messie, et il les instruit avec ses prĂ©dications et l’exemple mĂȘme de son existence.

Toute la narration se prĂ©sente comme un parcours cognitif sur l’identitĂ© profonde et mystĂ©rieuse de JĂ©sus en tant que Christ et Fils de Dieu. Marc s’adresse surtout aux chrĂ©tiens provenant du judaĂŻsme et du paganisme, en leur offrant les instruments nĂ©cessaires pour comprendre le mystĂšre de JĂ©sus et pour le suivre sur un chemin fait de sacrifice et de tribulations. Il met en garde les nouveaux fidĂšles sur la possibilitĂ© de subir des persĂ©cutions et mĂȘme le martyr. Il leur promet le retour de JĂ©sus, quand les temps seront mĂ»rs, quand l’Ă©vangĂ©lisation sera une rĂ©alitĂ© universelle, et il les exhorte entre temps Ă  vivre dans sa foi et dans son exemple.

L’Évangile selon Matthieu

L’Évangile selon Matthieu a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  Matthieu, apĂŽtre et Ă©vangĂ©liste. Avant d’avoir Ă©tĂ© appelĂ© par JĂ©sus, il aurait Ă©tĂ© un « publicain », i.e. un collecteur de taxes et, en tant que tel, impopulaire et craint par beaucoup de personnes.

L’Évangile selon Matthieu est le plus long des Évangiles : vingt-huit chapitres contre les vingt-quatre de Luc, les vingt-un de Jean et les seize de Marc.The Sermon on the MountCarl Bloch, 1890

L’Évangile de Matthieu peut ĂȘtre subdivisĂ© en sept parties : le dĂ©but, qui raconte la naissance de JĂ©sus et son enfance ; cinq parties intermĂ©diaires, qui montrent sa prĂ©dication et sa mission parmi les hommes, outre Ă  cinq discours sur le Royaume des Cieux ; la derniĂšre partie, qui parle de la rĂ©surrection de JĂ©sus.
Matthieu raconte l’histoire de la vie de JĂ©sus, mais surtout choisit de transmettre tous ses enseignements, exprimĂ©s sous forme de sermons, paraboles et instructions adressĂ©es Ă  qui souhaite arriver Ă  mĂ©riter le Royaume des Cieux. En pratique, l’Évangile de Matthieu explique comment devenir disciple de JĂ©sus et comment agir sur la Terre afin de mĂ©riter le Royaume des Cieux. JĂ©sus est reprĂ©sentĂ© comme un nouveau MoĂŻse, porteur d’un onziĂšme commandement, celui de l’Amour. Matthieu confie son message Ă©vangĂ©lique Ă  cinq discours prononcĂ©s par JĂ©sus au cours de ses prĂ©dications : les discours de la montagne (chapitres 5-7) ; le discours de la mission (chapitre 10) ; les paraboles du Royaume de Cieux (chapitre 13) ; le discours ecclĂ©siastique ou communautaire (chapitre 18) ; le discours sur la venue du Fils de l’homme (chapitre 24-25). Tous les discours servent Ă  dĂ©montrer que la venue de Christ est la confirmation des prophĂ©ties de l’Ancien Testament, l’accomplissement de la promesse de salut qui culminera quand, au retour du Messie, les vivants et les morts seront jugĂ©s et le Royaume des Cieux deviendra une rĂ©alitĂ© unique pour ceux qui auront su le mĂ©riter. Dans cette optique, l’Évangile de Matthieu peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une sorte de pont entre les Écritures juives et les Écritures grecques chrĂ©tiennes.

L’enseignement d’Amour de JĂ©sus comme il est prĂ©sentĂ© dans cet Évangile peut ĂȘtre rĂ©sumĂ© Ă  quatre synthĂšses : la rĂšgle d’or (« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de mĂȘme pour eux, car c’est la loi et les prophĂštes. », 7, 12) ; le double commandement de l’amour (« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cƓur, de toute ton Ăąme, et de toute ta pensĂ©e. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-mĂȘme. », 22, 37-39) ; la triade sur la partie dĂ©terminante de la loi (« la justice, la misĂ©ricorde et la fidĂ©lité », 23, 23) ; les six Ɠuvres de misĂ©ricorde (« Car j’ai eu faim, et vous m’avez donnĂ© Ă  manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donnĂ© Ă  boire; j’Ă©tais Ă©tranger, et vous m’avez recueilli; j’Ă©tais nu, et vous m’avez vĂȘtu; j’Ă©tais malade, et vous m’avez visitĂ©; j’Ă©tais en prison, et vous ĂȘtes venus vers moi. », 25, 35-36)

Parmi tous les quatre, l’Évangile de Matthieu est celui qui donne le plus d’importance Ă  la naissance de JĂ©sus et aux Ă©pisodes liĂ©s Ă  sa premiĂšre enfance, comme la fuite en Égypte et le massacre des innocents.

Dans cet Évangile, on rĂ©serve beaucoup de place Ă  la mission donnĂ©e par JĂ©sus Ă  Pierre de fonder l’Église et Ă  l’Église mĂȘme, Ă  son autoritĂ©, Ă  l’importance de sa diffusion parmi les gens grĂące aux enseignements des disciples. Pierre reçoit de JĂ©sus non seulement la mission de poser les fondations de son Église, mais aussi, en quelques sortes, les clĂ©s du Royaume des cieux. Naissent ainsi les bases du christianisme, ses hiĂ©rarchies, l’ordre indispensable pour rendre vraiment efficace la promulgation de l’Heureuse Nouvelle dans le monde entier.

La prose rythmique et poĂ©tique a rendu, dĂšs le dĂ©but, l’Évangile selon Matthieu une lecture agrĂ©able et accessible aux plus.

L’Évangile selon Luc

L’Évangile selon Luc est parmi les Évangile synoptiques celui qui montre le plus la misĂ©ricorde de Dieu et de JĂ©sus.

L’auteur de l’Évangile selon Luc est Luc ÉvangĂ©liste, un collaborateur et ami de Paul de Tarse. Il s’agissait probablement d’un homme Ă©levĂ© dans un milieu de culture grec-hellĂ©nistique trĂšs solide, probablement un ancien paĂŻen. Ne pouvant pas se servir d’expĂ©riences directes comme Matthieu et Jean, l’auteur dut accomplir une remarquable Ɠuvre de recherche sur les textes Ă©crits par ses prĂ©dĂ©cesseurs.

Luc Ă©vangĂ©listeLuc se situa par rapport Ă  la vie de JĂ©sus comme un historien et comme un narrateur. Le style du texte est typique de l’historiographie de l’Ă©poque, sobre, fluide et, en mĂȘme temps, plus Ă©laborĂ© par rapport Ă  Marc et Ă  Matthieu.

L’Évangile selon Luc est subdivisĂ© en vingt-quatre chapitres, qui peuvent ĂȘtre recueillis en sept blocs principaux. Le rĂ©cit commence avec la naissance de Jean-Baptiste et celle de JĂ©sus, toutes les deux dĂ©crites comme prodigieuses ; ensuite, il se concentre sur la vie de Christ, sur sa prĂ©dication, jusqu’Ă  la passion, Ă  la mort et Ă  la rĂ©surrection.

Une des caractĂ©ristique qui saute aux yeux dans l’Évangile selon Luc est l’attention rĂ©servĂ©e aux pauvres, aux dĂ©shĂ©ritĂ©s, aux femmes et, en gĂ©nĂ©ral, Ă  toutes les minoritĂ©s, aux opprimĂ©s et aux persĂ©cutĂ©s. Les pauvres et les nĂ©cessiteux sont les bĂ©nĂ©ficiaires du royaume de Dieu. Les riches qui souhaitent mĂ©riter le mĂȘme destin doivent partager leurs biens et renoncer Ă  leurs richesses. Pour marcher Ă  cĂŽtĂ© de JĂ©sus, il faut tout abandonner et dĂ©montrer sa mĂȘme solidaritĂ© et misĂ©ricorde envers les dĂ©shĂ©ritĂ©s et les exclus.

MĂȘme les paraboles contenues dans le texte, qui n’apparaissent pas dans les autres Ă©vangiles, comme celle du Fils prodigue et celle du Bon samaritain, font exactement rĂ©fĂ©rence Ă  la pauvretĂ©, Ă  la pitiĂ©, Ă  la compassion, au pardon.

Tout en reconnaissant la valeur de la mission de JĂ©sus en tant que prĂȘcheur et en consacrant de la place Ă  des miracles et Ă  des actes extraordinaires, Luc focalise son attention en particulier sur les dons humains de JĂ©sus, sur sa douceur, sa bontĂ©, sa misĂ©ricorde. Ces vertus, opposĂ©es Ă  la richesse et au pouvoir de ce monde, sont indiquĂ©es comme chemin de foi et Ă©lĂ©vation spirituelle, en plus d’un rappel Ă  la grĂące et aux Saint Esprit comme source de salut et de vie Ă©ternelle.

L’Évangile selon Luc consacre Ă©normĂ©ment de place Ă  Marie et Ă  d’autres femmes chĂšres Ă  JĂ©sus, comme Marthe et Madeleine. C’est le seul parmi les quatre Évangiles Ă  raconter diffusĂ©ment l’enfance de JĂ©sus et mĂȘme la pĂ©riode prĂ©cĂ©dente Ă  sa naissance, en reportant les Ă©vĂ©nements relatifs Ă  Marie, Joseph et Ă  Saint Jean.

L’Évangile selon Jean

L’Évangile selon Jean a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  l’ApĂŽtre Jean, le « disciple que JĂ©sus aimait », comme l’auteur le dĂ©finit lui-mĂȘme dans diffĂ©rents passages, en utilisant une pĂ©riphrase. Les experts ont rĂ©cemment mis en doute qu’il puisse s’agir de l’ApĂŽtre Jean et attribuent plutĂŽt l’Évangile Ă  un travail rĂ©alisĂ© par les disciples de ce dernier.
La résurrection de Jésus
L’Évangile selon Jean est Ă©crit en grec et divisĂ© en vingt-un chapitres. À la diffĂ©rence des trois Ă©vangiles synoptiques, qui sont principalement dĂ©diĂ©s Ă  la prĂ©dication de JĂ©sus et Ă  la promesse du Royaume des Cieux, l’Évangile selon Jean parle surtout de l’identitĂ© mĂȘme de JĂ©sus, son avoir Ă©tĂ© homme, susceptible aux sentiments et aux Ă©motions humaines, mais aussi identifiĂ© avec le Logos divin. Selon cette interprĂ©tation de la figure de JĂ©sus, tout ce qu’Il dit et fait est une rĂ©vĂ©lation du PĂšre, sa Parole qui devient Incarnation et RĂ©vĂ©lation en Christ.

La premiĂšre partie, dite aussi l’« Évangile des signes », raconte la mission de JĂ©sus de son BaptĂȘme Ă  sa conclusion. Elle tire son nom des sept Ă©vĂ©nements qui reprĂ©sentent des nƓud fondamentaux de la vie et de l’Ɠuvre de JĂ©sus, Ă  l’occasion desquels Il a accompli des miracles et des rĂ©vĂ©lations.

La deuxiĂšme partie, appelĂ©e « livre de l’heure de JĂ©sus » ou « Livre de la gloire », raconte les derniers instants de la vie de Christ, de la CĂšne Ă  la Passion et Ă  la RĂ©surrection. La Passion et mort de JĂ©sus sont dĂ©crites comme une sorte de cĂ©lĂ©bration triomphale, une Ă©piphanie de la gloire de Dieu PĂšre et de l’amour pour son Église.

L’Évangile selon Jean est attribuable comme contenus et faits aux autres Ă©vangiles synoptiques, mais prĂ©sente certaines diffĂ©rences qui en font une Ɠuvre Ă  part. Il est probable que l’Évangile selon Jean soit nĂ© au sein d’une communautĂ© juive-chrĂ©tienne Ă  la recherche de sa propre identitĂ©. Il est aussi possible que l’attention rĂ©servĂ©e Ă  l’identitĂ© thĂ©ologique de Christ et non seulement Ă  la promesse du Royaume des Cieux dĂ©rive exactement de ce fait.

Le CƓur ImmaculĂ© de Marie

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Le mois de Mai est dĂ©diĂ© Ă  la DĂ©votion mariale. À cette occasion, Pape François, qui comme tous ses prĂ©dĂ©cesseurs est un grand partisan de l’amour pour la Vierge Marie, a invitĂ© les fidĂšles Ă  la pratique quotidienne du Rosaire pour tout le mois, afin…

La signification de l’Arbre de la vie

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Toutes les religions, dĂšs les origines de l’histoire humaine, sont liĂ©es d’une maniĂšre ou d’une autres aux arbres. Nous avons dĂ©jĂ  approfondi ce sujet dans un article prĂ©cĂ©dent, en se penchant sur certains des plus de cent arbres et plantes citĂ©es dans les Saintes Écritures,…

La vraie signification de la priĂšre Je vous salue Marie

La vraie signification de la priĂšre Je vous salue Marie

Il y a des paroles qui se transmettent dans le temps, avec le bouche Ă  l’oreille, pendant des annĂ©es, des siĂšcles, Ă©crites par hommes et femmes inspirĂ©s par Dieu dans un temps trĂšs lointain et, depuis, rĂ©citĂ©es, chuchotĂ©es, criĂ©es par d’innombrables fidĂšles qui y ont cherchĂ© le rĂ©confort pendant des moments difficiles, ou qui ont simplement souhaitĂ© exprimer leur foi en les prononçant.

Parfois, il arrive que ces paroles rĂ©pĂ©tĂ©es si souvent perdent un peu de leur signification originelle. Nous sommes tellement habituĂ©s Ă  les rĂ©pĂ©ter, Ă  les entendre prononcer par quelqu’un d’autre, que le son des mots devient quasi plus important que ce qu’elles expriment. Le signifiant dĂ©passe la signification, ou du moins ce dernier est un peu dĂ©formĂ©, donnĂ© pour acquis, ce qui n’est vraiment pas un bien, surtout si les mots en question sont ceux d’une priĂšre.

Pape François nous vient en aide dans ce sens. Plus prĂ©cisĂ©ment, avec son livre « Maria. Mamma di tutti » (i.e. Marie. MĂšre de nous tous), Ă©ditions San Paolo, sorti depuis peu, le Saint-PĂšre partage avec nous ses rĂ©flexions et les priĂšres qu’il dĂ©die Ă  Marie et, en mĂȘme temps, nous aide Ă  comprendre le fond, ou Ă  nous rappeler tout simplement, la vrai signification des paroles de la priĂšre dĂ©diĂ©e Ă  la MĂšre de Dieu la plus connue et la plus ancienne : le Je vous salue Marie. 

La figure de la Vierge a Ă©tĂ© fortement aimĂ©e et souvent invoquĂ©e par les chrĂ©tiens depuis l’antiquitĂ©. Elle reprĂ©sente non seulement la volontĂ© de Dieu PĂšre de se rĂ©concilier avec l’homme aprĂšs que, Ă  cause d’une autre femme, Ève, l’humanitĂ© avait perdu la grĂące et avait Ă©tĂ© bannie de l’Éden. Marie est la nouvelle Ève, la deuxiĂšme chance offerte aux hommes pour dĂ©montrer qu’ils mĂ©ritent l’amour et la confiance de Dieu, elle, nĂ©e sans pĂ©chĂ©, choisie pour concevoir le Fils de Dieu sans connaĂźtre la contamination de la chair. Une jeune fille modeste, apparemment ordinaire, appelĂ©e Ă  assumer une tĂąche importante et terrible et qui a acceptĂ© cette tĂąche avec humilitĂ© et soumission, consciente de la douleur qui lui serait causĂ©e. Dans son libre choix de se fier entiĂšrement Ă  Dieu, de faire de soi un docile instrument de Son grand plan mystĂ©rieux, la Sainte Vierge est Ă©levĂ©e Ă  modĂšle et exemple pour nous tous.

Mais il y a plus. PrĂ©cisĂ©ment en raison de son choix courageux d’ĂȘtre mĂšre du Sauveur, Marie a Ă©galement acquis le rĂŽle d’intermĂ©diaire par excellence entre les hommes et Dieu. Son ĂȘtre mĂšre non seulement de JĂ©sus, mais de tous les hommes, la rend plus que tout apte Ă  soumettre nos peines et nos douleurs Ă  l’attention de Dieu, afin qu’il puisse dĂ©cider dans Son infinie bontĂ© et misĂ©ricorde, de nous venir en aide.

La priĂšre de l’Ave Maria rĂ©partie au fil des ans

Pour cette raison, le Je vous salue Marie est devenu une des priĂšres les plus cĂ©lĂšbres et les rĂ©pandues, cƓur de la pratique du Rosaire, lui aussi entiĂšrement dĂ©diĂ© Ă  Marie, et de beaucoup d’autres pratiques de dĂ©votion.

Prenons par exemple la dĂ©votion des trois Je vous salue Marie. Cette priĂšre mariale trĂšs populaire fut créée par Sainte Mechtilde de Hackeborn, une moniale bĂ©nĂ©dictine qui vĂ©cut entre 1240 et 1298. Sainte Mechtilde avait dĂ©jĂ  reçu la visite de Marie en d’autres occasions et, encouragĂ©e par cette faveur de la part de la MĂšre de JĂ©sus, Lui demanda de lui ĂȘtre son rĂ©confort au moment extrĂȘme de la mort.

La Vierge accepta, mais en signe d’engagement et de dĂ©votion de la part de la Sainte, Elle lui demanda de rĂ©citer chaque jour trois Ave Maria spĂ©ciaux, qui avaient le but de louer la TrĂšs Sainte TrinitĂ©, le PĂšre, le Fils et le Saint Esprit, et de rendre grĂące pour tous les dons merveilleux avec lesquels la Sainte Vierge avait Ă©tĂ© ornĂ©e.

Le premier Je vous salue Marie aurait été dédié à Dieu PÚre qui, dans Son omnipotence et omniscience, choisit la plus humble des jeunes femmes et lui conféra un pouvoir quasi comparable au Sien, en la rendant omnipuissante au ciel et sur terre.

Le deuxiĂšme Je vous salue Marie aurait honorĂ© JĂ©sus, Fils de Dieu, qui insuffla Ă  la Sainte Vierge une prise de conscience et une connaissance inconcevables pour tout ĂȘtre humain, en lui permettant de profiter de la vision de la Sainte TrinitĂ© et d’en partager la lumiĂšre.

Le troisiĂšme Je vous salue Marie aurait Ă©tĂ© adressĂ© au Saint Esprit qui transmit Ă  la Vierge Marie la plĂ©nitude d’amour dont Il Ă©tait lui-mĂȘme composĂ©, en la rendant douce et gentille au-delĂ  de toute femme ou homme de tous les temps.

En échange de cet acte de dévotion, la Vierge aurait accordé à Sainte Mechtilde, au moment de sa mort, Sa présence, Sa lumiÚre et tout Son amour divin.

En pratique, chacune des trois priĂšres s’adresse Ă  un des attributs confĂ©rĂ©s Ă  Marie par la TrĂšs Sainte Trinité :

Le pouvoir accordé par Dieu PÚre

La sagesse offerte par le Fils

L’amour et la misĂ©ricorde octroyĂ©s par le Saint Esprit.

Cette pratique de dĂ©votion fut un moyen pour reconnaĂźtre en Marie une excellence sans pareil en terme de pouvoir, sagesse et misĂ©ricorde. Marie est proclamĂ©e par l’Église Vierge Puissante, MĂšre de MisĂ©ricorde et TrĂŽne de la Sagesse. La pratique de dĂ©votion de rĂ©citer trois fois le Je vous salue Marie est rĂ©pandue encore aujourd’hui. Elle est utilisĂ©e afin d’honorer la Sainte MĂšre de Dieu et, Ă©ventuellement, afin de demander sa mĂ©diation pour obtenir une grĂące ou une faveur spĂ©ciale de Dieu. En effet, tout comme la Vierge a promis Ă  Sainte Mechtilde son aide au moment de la mort, de la mĂȘme maniĂšre elle renouvelle sa promesse pour la vie et pour la mort de ceux qui rĂ©citent tous les jours trois Ave Maria.

Dévotion des Trois Salut Marie

Voici comment se composent la dévotion des Trois Ave Maria :

  1. Marie, ma MÚre, délivre-moi de tomber en état de péché mortel!

Par le pouvoir que vous concĂ©da le PĂšre Eternel. Je vous salue, Marie pleine de grĂące ; Le Seigneur est avec vous.Vous ĂȘtes bĂ©nie entre toutes les femmes et JĂ©sus, le fruit de vos entrailles, est bĂ©ni. Sainte Marie, MĂšre de Dieu, priez pour nous pauvres pĂ©cheurs, maintenant et Ă  l’heure de notre mort. Amen

 

  1. Par la sagesse que vous concĂ©da le Fils. Je vous salue, Marie pleine de grĂące ; Le Seigneur est avec vous.Vous ĂȘtes bĂ©nie entre toutes les femmes et JĂ©sus, le fruit de vos entrailles, est bĂ©ni. Sainte Marie, MĂšre de Dieu, priez pour nous pauvres pĂ©cheurs, maintenant et Ă  l’heure de notre mort. Amen

 

  1. Par l’Amour qui vous concĂ©da l’Esprit Saint. Je vous salue, Marie pleine de grĂące ; Le Seigneur est avec vous.Vous ĂȘtes bĂ©nie entre toutes les femmes et JĂ©sus, le fruit de vos entrailles, est bĂ©ni. Sainte Marie, MĂšre de Dieu, priez pour nous pauvres pĂ©cheurs, maintenant et Ă  l’heure de notre mort. Amen 

Gloire au PÚre, et au Fils, et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siÚcles des siÚcles. Amen.

 Mais revenons maintenant au Je vous salue Marie.

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Bague argent 925 Je Vous Salue Marie ITA réglable 

La priĂšre comme nous la connaissons et nous la prononçons aujourd’hui fit son apparition Ă  Brescia en 1498, dans la rĂ©colte Triumphi, sonetti, canzon e laude de la Gloriosa Madre de Dio Vergine Maria, une Ɠuvre dĂ©diĂ©e Ă  la Sainte Vierge composĂ©e par Gasparino Borro, un prĂȘtre de l’Ordre des Servites de Marie. En 1568, pape Pie V, dans la Liturgie des Heures, imposa Ă  tous les prĂȘtres de rĂ©citer le Notre PĂšre suivi d’un Ave Maria au dĂ©but de chaque heure de l’Office Divin.

Aujourd’hui, la priĂšre Je vous salue Marie est, avec le Notre PĂšre, une des plus rĂ©pandues et des plus cĂ©lĂšbres, celle qui est le plus souvent gravĂ©e sur bagues et bracelets de priĂšre. Le Rosaire est encore une pratique de dĂ©votion rĂ©pandue dans le monde entier et le chapelet est souvent un objet qui va au-delĂ  de la pratique de la priĂšre en soi et devient un porte-bonheur, une protection contre le mal, un moyen pour sentir toujours la prĂ©sence de Marie Ă  nos cĂŽtĂ©s.

Voici comment Pape François nous guide à le redécouverte de cette merveilleuse priÚre.

L’Archange Gabriel s’adresse Ă  Marie et l’appelle « pleine de grĂące » (Lc 1,28). Nous nous adressons Ă  la Vierge Marie de la mĂȘme maniĂšre, quand nous la prions : Je vous salue Marie, pleine de grĂące.

Pape François explique la signification de ce dĂ©but : en Marie « il n’y a pas de place pour le pĂ©chĂ©, puisque Dieu l’a choisie depuis toujours en tant que mĂšre de JĂ©sus et l’a prĂ©servĂ©e du pĂ©chĂ© originel. » 

S’adressant toujours Ă  Marie, Gabriel ajoute : « Le Seigneur est avec vous ».

Pape François explique que, comme le Seigneur a Ă©tĂ© avec Marie, Il peut l’ĂȘtre avec nous tous, si nous sommes disposĂ©s Ă  accueillir Sa parole et Ă  suivre Ses prĂ©ceptes.

« Il arrive comme si Dieu prenait chair en nous, Il vient habiter en nous, puisqu’Il prend demeure en ceux qui l’aiment et qui observent Sa Parole. Il n’est pas facile de comprendre cela, mais oui, il est facile de le sentir dans son cƓur [
] Pensons-nous que l’incarnation de JĂ©sus ne soit qu’un fait du passĂ© qui nous ne implique pas personnellement ? Croire en JĂ©sus signifie lui offrir notre chair, avec l’humilitĂ© et le courage de Marie. » 

L’ange continue et dit Ă  Marie : « Vous ĂȘtes bĂ©nie entre toutes les femmes ».

Nous venons de rappeler comme Marie Ă©tait une jeune fille humble et modeste, probablement incapable de comprendre entiĂšrement le plan de Dieu, le destin qu’Il avait en tĂȘte pour elle. Et pourtant, elle n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  l’accepter. Qu’est-ce qui la rend si spĂ©ciale, bĂ©nie entre toutes les femmes ? Sa simplicitĂ© justement.

À la question comment Marie a-t-elle choisi de suivre sa foi, Pape François rĂ©pond : « Elle l’a vĂ©cu dans la simplicitĂ© des milles occupations et inquiĂ©tudes quotidiennes de chaque maman, comme s’occuper de la nourriture, les vĂȘtements, le soin de la maison…Ce fut cette mĂȘme existence normale de la Vierge le terrain d’un rapport singulier et d’un dialogue profond entre elle et Dieu, entre elle et son Fils. »

 La priÚre poursuit : « Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni ».

Marie ne s’est pas limitĂ©e Ă  accepter que le Fils de Dieu devienne chair et sang dans son ventre, « Elle a conçue d’abord la foi et aprĂšs le Seigneur », dit Pape François. Son choix n’est pas passif, puisqu’elle accepte d’abord le Saint Esprit dans son cƓur et ensuite dans son ventre. « Tout comme, sur un plan physique, elle reçoit la puissance du Saint Esprit, mais elle donne ensuite chair et sang au Fils de Dieu qui se forme en Elle, ainsi, sur le plan spirituel, elle accueille la grĂące et lui correspond avec la foi. »

 La deuxiĂšme partie de la priĂšre Je vous salue Marie s’ouvre avec une nouvelle invocation Ă  la Vierge, qui est maintenant appelĂ©e « Sainte Marie, MĂšre de Dieu ».

Comme nous le disions auparavant, le fait d’ĂȘtre MĂšre de JĂ©sus en fait un intermĂ©diaire unique entre nous les hommes et Dieu. « Elle nous prĂ©cĂšde et nous confirme constamment dans la foi, dans la vocation et dans la mission. Avec son exemple d’humilitĂ© et de disponibilitĂ© Ă  la volontĂ© de Dieu, elle nous aide Ă  traduire notre foi dans une annonce de l’Évangile joyeux et sans frontiĂšres », dit Pape François.

 La requĂȘte « Priez pour nous, pauvres pĂ©cheurs » se rattache aussi au rĂŽle d’intermĂ©diaire de Marie entre nous et Dieu, de mĂšre de nous tous, infiniment bonne et misĂ©ricordieuse, attentive Ă  nos besoins, toujours prĂȘte Ă  nous consoler. « C’est le don du conseil. Vous les mĂšres, vous qui avez ce don, demandez-le pour vos enfants. Le don de conseiller les enfants est un don de Dieu », dit Pape François.

 Le Pape conclut cette explication de l’Ave Maria en commentant le dernier vers : « Maintentant, et Ă  l’heure de notre mort ».

Le Pape dit que nous devons compter sur elle « afin qu’Elle, en tant que mĂšre de notre frĂšre aĂźnĂ©, JĂ©sus, nous apprenne Ă  avoir avec nos frĂšres son mĂȘme esprit maternel, avec la capacitĂ© sincĂšre d’accueillir, de pardonner, de donner la force et de transmettre confiance et espoir. C’est ce qu’une mĂšre fait. »

En suivant l’exemple de Marie, en acceptant le fardeau que Dieu a choisi pour nous, nous nous sommes dĂ©jĂ  engagĂ©s sur un chemin semĂ© d’embĂ»ches, mais qui nous garantira le salut, et Ă  chaque instant, heure et Ă  l’heure de notre mort, notre MĂšre cĂ©leste sera Ă  nos cĂŽtĂ©s.

Cette vision de la Vierge en tant que mĂšre de tous a Ă©tĂ© valorisĂ©e davantage par Pape François tout au long de son pontificat. En particulier en 2013, Ă  la fin de la Sainte Messe cĂ©lĂ©brĂ©e le 13 octobre Ă  Saint Pierre, Ă  l’occasion de la JournĂ©e Mariale, il a consacrĂ© le monde entier Ă  Notre-Dame de Fatima. Cette consĂ©cration est rapportĂ©e dans le livre du Pape dĂ©diĂ© Ă  la Vierge Marie « Maria. Mamma di tutti ».

Acte de consécration à Marie, Vierge de Fatima

Bienheureuse Vierge de Fåtima, avec une gratitude renouvelée pour ta présence maternelle

nous unissons notre voix à celle de toutes les générations qui te disent bienheureuse.

Nous cĂ©lĂ©brons en toi les grandes Ɠuvres de Dieu, qui jamais ne se lasse de se pencher

avec misĂ©ricorde sur l’humanitĂ©,

affligée par le mal et blessée par le péché,

pour la guérir et pour la sauver.

Accueille avec ta bienveillance de MĂšre

l’acte de consĂ©cration que nous accomplissons aujourd’hui avec confiance,

devant ton image qui nous est si chĂšre.

Nous sommes assurés que chacun de nous est précieux à tes yeux

et que rien ne t’est Ă©tranger de tout ce qui habite dans nos cƓurs.

Nous nous laissons embrasser par ton trĂšs doux regard

chapelet madonna fatima centenaire de l'apparition
Chapelet Notre-Dame de Fatima centenaire de l’apparition argent 

et recevons la caresse réconfortante de ton sourire.

ProtĂšge notre vie entre tes bras:

bénis et renforce tout désir de bien ;

ravive et nourris la foi ;

soutiens et illumine l’espĂ©rance ;

suscite et anime la charité ;

guide nous tous sur le chemin de la sainteté.

Enseigne-nous ton amour de prédilection pour les petits et les pauvres,

pour les exclus et les personnes qui souffrent,

pour les pĂ©cheurs et les Ă©garĂ©s du cƓur : rassemble tous les hommes sous ta protection

et confie les tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus.

Amen.

SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus

SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus

La fĂȘte dĂ©diĂ©e au SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus est une des FĂȘtes mobiles, i.e. une fĂȘte qui ne tombe pas toujours Ă  la mĂȘme date, mais varie d’annĂ©e en annĂ©e. L’exemple le plus Ă©vident de FĂȘte mobile est PĂąques, dont la date change tout le temps.…

Neuvaine Ă  Saint Joseph pour la fĂȘte des travailleurs

Neuvaine Ă  Saint Joseph pour la fĂȘte des travailleurs

Saint Joseph est une figure essentielle quand nous tournons nos pensĂ©es vers la vie et l’Ɠuvre de JĂ©sus. Bien qu’il fut vraisemblablement dĂ©jĂ  mort quand son Fils commença sa mission, il est pourtant vrai que son rĂŽle d’époux de Marie et pĂšre adoptif du Sauveur…

Bijoux religieux : mode ou dévotion?

Bijoux religieux : mode ou dévotion?

On entend beaucoup parler de la tendance de ces derniĂšres annĂ©es de porter des bijoux religieux sans en connaĂźtre proprement la signification. Beaucoup de stylistes ont choisi de proposer crucifix, chapelets, mĂ©dailles dĂ©diĂ©es Ă  la Sainte Vierge ou aux saints, en les parant d’ornements glamour, destinĂ©s Ă  embellir un dĂ©colletĂ©, un poignet ou les doigts des acteurs et des vip. Cela a naturellement entrainĂ© comme consĂ©quence la diffusion de cette mode parmi ceux qui nourrissent de l’admiration pour ces stars ou pour ces stylistes. Notre Ă©poque plus que n’importe quelle autre se nourrit d’émulation, de dĂ©sir d’apparaĂźtre le plus possible semblables aux modĂšles esthĂ©tiques qui nous sont proposĂ©s de maniĂšre constante et obsessionnelle par les mĂ©dias et surtout par le net. Des modĂšles impossibles Ă  atteindre, car souvent artĂ©facts, « corrigĂ©s » grĂące Ă  des logiciels de retouche et aux innovations technologiques qui permettent de manipuler n’importe quelle image statique ou en mouvement. Sans parler des merveilles du make-up
 Mais on ne tient pas toujours en compte tout cela, au contraire : les plus jeunes surtout ont tendance Ă  croire aveuglĂ©ment et sans objections que tout ce qu’ils voient Ă  la tĂ©lĂ©vision ou sur les rĂ©seaux sociaux soit rĂ©el.

Ce n’est pas ici le lieu pour aborder une rĂ©flexion sur la vanitĂ©, ni sur la fragilitĂ© (et le danger
) de la conception esthĂ©tique moderne.

Ici nous souhaitons parler de bijoux religieux et de comment ils sont souvent appauvris de leur symbolisme spirituel le plus profond et le plus authentique afin d’ĂȘtre rĂ©duit Ă  des simples bibelots mondains. Le rapprochement entre sacrĂ© et profane a toujours existĂ©, mais il n’y a que de nos jours que l’on peut constater avec combien de dĂ©sinvolture on puisse passer de l’un Ă  l’autre et ce qui cause probablement le plus de regret est que, dans la plus part des cas, ceux qui arborent ce type d’ornement sans en connaĂźtre la signification ne le fait pas par volontĂ© de blasphĂšme, mais simplement par ignorance.

Mais cela n’est pas toujours le cas.

Nous avons dĂ©jĂ  abordĂ© le sujet des bijoux religieux dans un autre article, de colliers, de pendentifs avec symboles sacrĂ©s qu’un chrĂ©tien peut (et devrait) porter, ou qui peuvent ĂȘtre offerts pour des occasions plus ou moins spĂ©ciales.
Il ne s’agit pas toujours d’une volontĂ© de suivre la mode ou d’ĂȘtre branchĂ©. Au contraire, pour un chrĂ©tien il n’y a rien de mal dans l’envie de rendre tangible sa spiritualitĂ©, de porter au cou un pendentif avec un crucifix, ou un chapelet rĂ©alisĂ© en style moderne et design, qui ne le dĂ©nue en aucun cas de sa valeur mystique, de porter des ornements gravĂ©s avec les mots d’une priĂšre afin de l’avoir toujours avec soi.

Le sens que nous donnons au geste de porter des bijoux religieux vaut bien plus dans ce contexte que dans d’autres. Un sens qui peut dĂ©terminer la diffĂ©rence, souvent fort subtile, entre sacrĂ© et profane.

Voyons dans le dĂ©tail certains des bijoux religieux qu’un chrĂ©tien pourrait porter et qui devrait mĂȘme ĂȘtre un ornement portĂ© tous les jours avec orgueil et en connaissance de cause, en tant que symbole de salut, tĂ©moignage de foi.

Chapelet

Le collier Chapelet est un des symboles du Christianisme par excellence. Nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© dans des articles plus spĂ©cifiques de ses origines, de comment il est associĂ© Ă  l’époque du Moyen Âge Ă  la priĂšre du Rosaire, une priĂšre dĂ©votionnelle sous forme de litanie dont la pratique Ă©tait recommandĂ©e surtout pendant certaines pĂ©riodes de rĂ©flexion spirituelle ou afin d’obtenir des indulgences spĂ©cifiques.

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Plus de 400 colliers de chapelet disponibles

Nous avons Ă©galement dĂ©jĂ  expliquĂ© comment le Chapelet tire son nom de l’ancienne coutume de dĂ©corer les statues de la Sainte Vierge avec un guirlande de rose, une coiffe Ă©galement appelĂ©e « chapel », ancienne forme du mot « chapeau ». Le collier du Rosaire ou Chapelet est conçu comme un support Ă  la litanie : il est composĂ© de grains de dimensions diffĂ©rentes, qui symbolisent les diffĂ©rentes priĂšres et qui glissent entre les doigts du fidĂšle pendant qu’il les rĂ©cite. En raison de ses caractĂ©ristiques, le collier Chapelet se prĂȘte particuliĂšrement Ă  devenir Ă©galement un magnifique objet ornemental. Les grains peuvent ĂȘtre en bois, mais ils sont trĂšs souvent rĂ©alisĂ©s en verre ou en pierres semi-prĂ©cieuses, en cristal Swarovski ou en mĂ©taux prĂ©cieux. MĂȘme le crucifix qui pend Ă  l’extrĂ©mitĂ© du Chapelet et la mĂ©daille qui en reprĂ©sente l’élĂ©ment central peuvent ĂȘtre d’exquis exemples d’orfĂšvrerie, des pendentifs rĂ©alisĂ©s avec un art et un goĂ»t qui n’enlĂšvent rien Ă  leur valeur mystique.

Outre les colliers Chapelets, il y a Ă©galement les bracelets Chapelets et mĂȘme les bagues Rosaires (ou bagues-chapelets), en or, argent, platine, finement ciselĂ©s et dĂ©corĂ©s de clous de priĂšre qui remplacent les grains. Un bijou religieux trĂšs polyvalent, qui peut se transformer en un ornement raffinĂ© et de grand impact, sans que sa dignitĂ© et sa fascination sacrale en soient affectĂ©es pour autant.

Main de Fatima

La Main de Fatima (ou de Fatma), amulette dont les origines se perdent dans les anciens cultes sumĂ©rien et assyrien-babylonien dĂ©diĂ©s respectivement aux dĂ©esses Inanna et Ishtar, a Ă©galement connu une Ă©volution dans le temps qui l’a amenĂ©e Ă  ĂȘtre aujourd’hui un motif ornemental courant pour les chrĂ©tiens, les juifs, les musulmans ou simplement pour ceux qui sont fascinĂ©s par sa forme originale et par le symbolisme qu’elle vĂ©hicule.

La Main de Fatima reprĂ©sente une main avec cinq doigts, disposĂ©s selon une proportion imprĂ©gnĂ©e de symbolisme. Dans la version musulmane, elle est dĂ©corĂ©e avec un Ɠil ouvert sur la paume (l’ƒil de Allah), dans la version juive avec l’Étoile de David.

Dans la religion musulmane comme dans le judaĂŻsme, la Main de Fatima est expression de la prĂ©sence de Dieu, qui voit, bĂ©nit et protĂšge. C’est pour cette raison que ce pendentif est Ă©galement connu sous le nom de Main de Dieu. La tradition veut qu’il protĂšge du mauvais Ɠil et de la nĂ©gativitĂ© et il est un symbole cher aux femmes, pour lesquelles il favorise la patience et auxquelles il amĂšne joie, fortune et richesse.

De nombreuses marques de bijoux Ă  la mode en ont fait une dĂ©coration pour colliers, bracelets, boucles d’oreilles et porte-clĂ©s.

Bague Religieuse

La signification symbolique de la bague trouve ses racines dans la nuit des temps. Sa forme rappelle en soi un concept de concentration Ă©nergĂ©tique qui, dans toutes les cultures et les religions de l’antiquitĂ©, coĂŻncide avec une expression du divin. La bague symbolise l’infini, l’éternitĂ©, un sens de plĂ©nitude et de stabilitĂ©, auxquels dans le temps s’est associĂ©e une valeur d’autoritĂ© et de pouvoir.

bague amen notre pĂšre
Bagues Notre PĂšre et Ave Maria

Dans le christianisme, la bague est souvent prĂ©sente comme symbole d’union, de lien, qu’il s’agisse de la bague Ă©piscopale, symbole d’union entre ÉvĂȘque et Église, ou des alliances nuptiales, qui symbolisent le lien entre mari et femme, bĂ©ni et reconnu par Dieu.

Les bagues de priÚre reprennent toutes ces significations profondes associées à la bague comme bijou et ornement.

Il s’agit de bagues habituellement rĂ©alisĂ©es en acier, argent et bronze, sur lesquelles sont gravĂ©s les mots d’une priĂšre. La bague Je vous salue Marie et la bague Notre PĂšre sont belles Ă  porter, moderne et trĂšs glamour, mais, en mĂȘme temps, elles expriment la volontĂ© du chrĂ©tien de porter toujours avec lui un signe visible et tangible de sa foi. À chaque moment de la journĂ©e oĂč son regard tombera sur la bague de priĂšre, son esprit se trouvera inĂ©vitablement Ă  rĂ©pĂ©ter les mots de la priĂšre gravĂ©e dessus, dans un dialogue constant avec Dieu. Un nouveau moyen, trĂšs efficace, pour porter sa foi et ĂȘtre, en mĂȘme temps, Ă  la mode.

Croix ou médaille de Saint Benoßt

La mĂ©daille de Saint BenoĂźt ou Croix de Saint BenoĂźt est un symbole chrĂ©tien reconnu en 1742 par Pape BenoĂźt XIV. La dĂ©votion pour Saint BenoĂźt Ă©tait en effet devenue Ă  cette Ă©poque si rĂ©pandue et si fervente qu’il fut nĂ©cessaire de lĂ©gitimer ce puissant symbole. Cet ornement rappelle Ă  qui le porte la constante prĂ©sence de Dieu Ă  ses cĂŽtĂ©s, qui le conduit et le protĂšge, et assure le pardon de tous les pĂ©chĂ©s, surtout en danger de mort.

croix pendentif saint béni or 18k
Précieux pendentifs de saint Benoßt

Porter un collier avec la mĂ©daille de Saint BenoĂźt garantit une protection contre le mal sous toutes ses formes, mĂȘme les plus tenaces. La croix reprĂ©sentĂ©e sur la mĂ©daille de Saint BenoĂźt porte en effet la gravure de la devise bĂ©nĂ©dictine ( « Pax », i.e. Paix) entourĂ©e d’un cercle de lettres qui sont les initiales d’une des priĂšres de protection et d’exorcisme du mal considĂ©rĂ©e parmi les plus puissantes et efficaces en absolu. Porter une mĂ©daille de Saint BenoĂźt en or ou en argent, en plus de manifester sa foi en Dieu et en son infinie misĂ©ricorde, peut ĂȘtre un moyen de s’orner d’un bijou important et prĂ©cieux, symbole d’une foi consciente et solide.

Arbre de la vie

L’Arbre de la Vie est un autre symbole revenant dans beaucoup de civilisations, cultures et religions. En gĂ©nĂ©ral, nous pouvons rĂ©sumer sa signification la plus profonde dans un rappel Ă  l’immortalitĂ© et Ă  la vie Ă©ternelle. Pour les Mayas, ainsi que pour les Norriens, il existait un mystique « arbre du monde » qui unissait le Ciel, la Terre et le Monde Souterrain. Pour d’autres cultures comme les SumĂ©riens, les Égyptiens, les Grecs et les Chinois, ils existaient des « arbres de la vie » dont les fruits offraient l’immortalitĂ©.

Pour les ChrĂ©tiens, l’arbre de la vie prend une signification diffĂ©rente. Dieu l’aurait plantĂ© dans le Jardin d’Éden avec l’arbre de la Connaissance du bien et du mal.

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Bracelet AMEN argent 925 Arbre de la Vie rhodié et rosé

Porter un collier avec l’Arbre de la Vie ou un bracelet avec l’Arbre de la Vie est un moyen pour manifester sa foi pour cet arbre mystique et tout ce qu’il reprĂ©sente.

Offrir l’Arbre de la Vie comme pendentif ou comme bracelet Ă  quelqu’un qu’on aime est un moyen pour leur souhaiter une vie prospĂšre et heureuse, avec des racines solides, un feuillage luxuriant, intense et riche de bons fruits. Pour les femmes il devient Ă©galement un symbole de fĂ©conditĂ©. Offert Ă  un enfant nouveau-nĂ© il devient une façon pour cĂ©lĂ©brer une nouvelle vie qui commence.