Auteur/autrice : Redazione

Symboles de force et d’amour, voici les Saints protecteurs des femmes

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Une vie de prêtre : les réponses aux questions les plus bizarres

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Les miracles : que sont-ils et comment les classifie-t-on

Les miracles : que sont-ils et comment les classifie-t-on

Guérisons et exorcismes, apparitions, domination sur la nature, jusqu’à la résurrection des morts. Jésus et ses miracles, un patrimoine d’histoire et de Foi toujours actuel.

Pour l’Église catholique, les miracles existent. Ou mieux, les miracles attribués à Jésus et reportés dans les Évangiles canoniques sont à considérer comme des faits historiques. Nous avons délibérément fait la distinction entre les Évangiles Canoniques et les Évangiles Apocryphes, car, bien que dans ces derniers les miracles soient encore plus nombreux et spectaculaires, ils manquent totalement de véracité historique et ne sont donc pas reconnus. Du reste, il est fréquent, quand on parle d’Évangiles Apocryphes, la dimension plus féérique et merveilleuse des événements de la vie de Jésus et de qui le connaissait, et il est inévitable que les miracles aussi deviennent de véritables magies, prodiges, racontés plus pour émerveiller et attirer l’attention que pour susciter une Foi authentique.

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Les miracles reconnus par l’Église sont donc des récits historiques, même si interprétés d’un point de vue théologique, ou allégoriques pour certains biblistes, mais en tout cas signes évidents de l’identité de Jésus, de sa mission. Le Catéchisme (Catéchisme de l’Église Catholique, n. 547-550) les indique comme témoignage du fait que Lui est Fils de Dieu, comme invitation à croire en Lui, et reconnaître leur efficacité dans le fait de rendre la Foi solide. En particulier, les Miracles Eucharistiques sont ces événements surnaturels avec lesquels Dieu confirme la présence réelle du corps et du sang de Christ dans l’Eucharistie, en confirmant la Foi des croyants.

Plus généralement, un miracle est un événement quelconque non attribuable à des causes naturelles, mais justifié par l’intervention divine. C’est en effet seulement dans la volonté et dans le pouvoir de Dieu le fait de changer l’ordre naturel des choses, du moment que Lui-même le créa et à le fixa. La subversion des lois naturelles est donc Sa prérogative. Justement pour cette raison il devient fondamental pour l’Église de reconnaître et réguler ce qu’est vraiment un miracle, quels miracles sont à considérer comme vrais et lesquels sont faux, dictés par la volonté de tricher ou par des suggestions.

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Qu’est-ce que sont les miracles

Dans le Nouveau Testament les miracles sont une exclusivité de Jésus. C’est Lui qui les accomplit, au nom de sa nature divine, sans devoir interpeller le Père. Il a toutefois la volonté et la capacité d’investir ses disciples du pouvoir d’accomplir des miracles. Les miracles de Jésus sont toujours mus par la volonté de faire le bien, dans certains cas par celle d’éveiller la Foi, dans d’autres de l’augmenter, jamais inutiles ou conçus uniquement pour épater ou émerveiller, et encore moins pour convaincre les sceptiques.

Les miracles accomplis par Jésus peuvent être subdivisés en :

  • miracles sur la nature ;
  • miracles de guérison, exorcismes et résurrection ;
  • épiphanies ou apparitions : transfiguration, apparitions post-pascales.

Les miracles sur la nature sont ceux où est montrée la capacité de Jésus à dominer les forces de la nature et en bouleverser les règles. Pensons à la tempête calmée sur le lac (Matthieu 8,23-27 ; Marc 4,35-41 ; Luc 8,22-25), mais aussi à la multiplication des pains et des poissons (Matthieu 14,13-21), et à la Transformation de l’eau en vin (Jean 2,1-11).

Les miracles de guérison représentent la plupart des miracles attribués à Jésus, probablement car, depuis toujours, c’est justement qui souffre pour une maladie ou un handicap qui demande un miracle. Jésus guérissait les personnes des maux physiques, mais aussi mentaux, et de la possession de la part du démon, en imposant les mains ou en prononçant certains mots, ou en utilisant de la salive, de la boue, et cetera. Parmi les exemples, la guérison de l’hémorroïsse (Matthieu 9,20-22), le sourd-muet qui recommence à parler (Marc 7,31-37), l’aveugle de Jéricho qui retrouve la vue (Marc 8,22-26). Jésus donna également aux Douze Apôtres le pouvoir de chasser les démons et de guérir de maladies et infirmités (Matthieu 10,1). En ce qui concerne les exorcismes, pensons à l’épisode de l’homme dans le village des Géraséniens, possédé par de nombreux démons, qui dit à Jésus de s’appeler Légion (Luc 8,26-39). Enfin, dans les évangiles canoniques, il y a trois cas de résurrection : la fille de Jaïrus (Marc 5,21-43) ; le fils de la veuve à Naïn (Luc 7,11-17) et, le plus célèbre, la résurrection de Lazare (Jean 11,1-44).

Parmi les épiphanies et les apparitions, rappelons celles de Jésus après sa Résurrection et celle qui fulgura Paul de Tarse sur la voie de Damas.

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Les miracles dans la Bible

Les miracles dans l’Ancien Testament sont, avec les prophéties, la démonstration de l’existence de Dieu et de Son plan. Les événements prodigieux de l’Ancien Testament ne sont jamais accomplis par des hommes, mais par Dieu à travers des hommes qu’Il a élu dans ce but précis, soient-ils prophètes ou thaumaturges. Il ne s’agit jamais de magies inutiles ou de démonstrations gratuites de pouvoir, mais du signe de la bienveillance ou de la colère divine, témoignage de la puissance de Dieu.

Un des termes les plus récurrents dans l’Ancien Testament pour définir un miracle est σημείον, semeíon, « signe ». Mais cette définition est trop ample et indique également des événements naturels non nécessairement reliés à Dieu. Le terme grec τέρας, téras, « prodige », est d’ailleurs utilisé souvent avec une connotation négative, comme une punition infligée par Dieu aux hommes.

En résumé, voici les quatre termes grecs utilisés dans les Saintes Écritures pour indiquer les miracles :

  • Semeion, « signe », signe évident de l’intervention ou présence divine
  • Taumata, « miracles », merveilles, événements qui causent de la stupeur
  • Dynameis, « puissances », œuvres attribuées à un pouvoir surhumain ou surnaturel
  • Erga, « œuvres », actions de Jésus, de ses disciples ou des saints.

Parmi les exemples les plus célèbres de miracles dans l’Ancien Testament rappelons le Déluge (Genèse 6-9), probablement dérivé d’un épisode analogue dans l’Épopée Sumérienne de Gilgamesh, qui à son tour s’inspirait d’une hypothétique exondation de la Mer Noire autour du 5600 av. J.-C., et la Fuite des Juifs de l’Égypte racontée dans l’Exode, où on retrouve de nombreux miracles, des Plaies d’Égypte à la manne du ciel, jusqu’à la célèbre séparation des eaux de la Mer Rouge.

Plus en général, dans l’Ancien Testament, les miracles ne sont jamais des prodiges sans but, des magies inutiles, mais des événements prodigieux voulus par Dieu en tant que démonstration de Sa Puissance, ou du pouvoir conféré à qui, à ce moment-là, est en train d’agir par Sa volonté (pensons à Moïse).

Le premier miracle de Jésus

Le premier des miracles attribués à Jésus, au début de sa mission, est celui des Noces de Cana raconté par l’évangéliste Jean (Jean 2,1-12). Il s’agit de la célèbre transformation de l’eau en vin que Jésus effectua lors qu’il participait, avec certains disciples et avec la Vierge sa mère à un mariage à Cana de Galilée. Puisque le vin était fini et que les invités n’avaient plus à boire, Marie demanda à Son Fils de faire quelque chose et Jésus se fit porter six récipients d’eau et les transforma en vin.

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Outre à représenter le moment de l’institution du Sacrement du mariage de la part de Jésus, celui des noces de Cana est le premier de ce qu’on appelle les Sept Signes, les sept miracles qui dans l’Évangile de Jean racontent le parcours entrepris par Jésus afin de montrer aux disciples ses pouvoirs et ce à quoi il est destiné, avant d’arriver à la Cène, à la Passion et à la mort. En pratique, ce miracle, qu’Il est encouragé d’accomplir par la Vierge Marie, représente le début officiel de Sa mission, qui se terminera uniquement avec la Passion et la mort.

 

Meta description : Les miracles sont la manifestation de la puissance de Dieu parmi les hommes. Christ en a fait un instrument de Foi et un vecteur de Son message de salut.

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L’épisode des changeurs chassés du Temple de Jérusalem représente un acte de rébellion de Jésus vis-à-vis d’une tradition religieuse désormais désuète et corrompue à la faveur de la nouvelle pureté d’esprit et de l’espoir qu’Il est venu apporter Parmi les nombreux épisodes de la vie…

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La signification de l’inscription INRI sur la croix de Jésus

La signification de l’inscription INRI sur la croix de Jésus

La signification de l’inscription INRI sur la croix de Jésus: d’où vient-elle et qu’est-ce que signifie cet acronyme mystérieux qui apparait sur toutes les représentations de Jésus sur la croix? Et quelle est la signification du prénom Jésus?

En fréquentant églises et lieux de culte, mais aussi en feuilletant des livres d’histoire de l’art montrant des représentations de la Crucifixion, il est arrivé à chacun de nous de nous attarder sur la plaque placée en haut de la croix, généralement juste au-dessus de la tête de Jésus. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une prérogative de la crucifixion du Christ et n’a pas une explication religieuse spécifique. La signification de l’inscription INRI sur la croix est à rechercher plutôt dans le droit romain, qui prescrivait, en cas de condamnation à mort par crucifixion, une série de règlementations très précises.

Nous devons penser qu’à l’époque de la Rome républicaine, seuls les esclaves, les prisonniers de guerre et les rebelles étaient exécutés de cette manière. La crucifixion était considérée comme une condamnation particulièrement exécrable, car le corps restait exposé pendant des jours le long des routes, à la merci du soleil, du mauvais temps et des animaux. Ensuite, en époque impériale, on décida d’appliquer ce type de condamnation également aux hommes libres. Ceux qui étaient condamnés à la crucifixion étaient fouettés de manière brutale avant l’exécution : la flagellation devait les réduire en fin de vie, mais sans les tuer, car la mort devait avoir lieu sur la croix. Et pour faire en sorte que la condamnation soit une mise en garde pour tout le monde, le juge dictait un titulus, la motivation de la sentence, qui était gravé sur un panneau en bois ou en terre cuite et suspendu au cou du condamné, avec son prénom.

Ainsi fut-il pour Jésus aussi. La signification du sigle INRI sur la croix est le Titulus crucis que Ponce Pilate décréta pour Christ au moment où il Le condamnait à mort, comme motivation de la sentence.

Mais que signifie INRI ? INRI est l’acronyme de « Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum », « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ».

L’inscription INRI est reportée différemment dans les quatre évangiles canoniques.

Dans l’Évangile de Marc, concernant la plaque placée au-dessus de la tête de Jésus, on lit simplement : « L’inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots : Le roi des Juifs » (Marc 15,26).

Matthieu écrit : « Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs ». (Matthieu 27,37).

Dans l’Évangile de Luc, nous lisons par contre : « Il y avait au-dessus de lui cette inscription : Celui-ci est le roi des Juifs » (Luc 23,38).

L’Évangile de Jean présente une interprétation particulière. À l’occasion d’événements solennels, le titulus était même écrit en trois langues. Dans l’Évangile de Jean il est écrit que même pour la mort de Jésus il en fut ainsi, et que Pilate voulut se moquer de Christ en faisant inscrire le titulus en trois langues : « Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit : Je suis roi des Juifs. Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, j’ai écrit. » (Jean 19, 19-22).

Sur les crucifix dans les Églises Orthodoxes, l’inscription n’est pas INRI, mais INBI, du grec Ἰησοῦς ὁ Ναζωραῖος ὁ Bασιλεὺς τῶν Ἰουδαίων, Ihsous Nazoraios Basileus ton Ioudaion, Jésus de Nazareth, Roi des Juifs.

À Rome on trouve une planche en bois de noyer qui est considérée comme la plaque originale fixée sur la croix de Jésus. Elle est conservée dans la Basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, où autrefois surgissait le palais de l’impératrice Hélène, mère de Constantin, qui avait recueilli de nombreuses reliques de la Passion. Difficile de prouver la véracité de cette plaque, retrouvée au XVe siècle pendant les travaux de restauration du chœur, du plafond et de la fresque de l’abside. Dans une niche, on retrouva une boîte en plomb qui contenait une tablette en terre cuite avec l’inscription « TITULUS CRUCIS » et la partie initiale d’inscriptions en grec, latin et juif. La légende veut que ce fut Saint Hélène en personne qui ramena une partie de la tablette à Rome avec les trois croix retrouvées sur le Golgotha et avec les clous de la crucifixion.

Le prénom de Jésus en hébreu

Selon l’Évangile de Jean, donc, Pilate fit inscrire le titulus crucis de Jésus en trois langues. En nous reliant à l’inscription en hébreu, attardons-nous quelque peu sur la signification du prénom de Jésus en hébreu. Le nom araméen « Yeshu » est la translitteration de יֵשׁוּעַ (Yeshu’a), et il se prononce « Yeh-shoo », sans le « a ». Le correspondant français est Josué, duquel Jésus est une forme alternative, et signifie « YHWH (Dieu) est salut ». Quand la Bible fut traduite en grec et ensuite en latin, le nom fut rendu avec le prénom Ἰησοῦς (Iēsoûs) et ensuite Iesus. Le prénom Yehoshùa était plutôt répandu à l’époque où sont racontés les Évangiles. Même dans la généalogie de Jésus (Luc 3,27) nous retrouvons un autre Jésus, son ancêtre. Outre à Jésus dans la Bible nous rencontrons justement Josué, le commandant qui guida le peuple d’Israël après la mort de Moïse. Saint Paul avait un collaborateur de confiance qui s’appelait Iesùs (Colossiens 4,11).

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Le prénom de Jésus ne fait qu’un avec Sa mission, avec Sa destinée. Quand l’ange apparut en rêve à Joseph, il lui dit, concernant Marie : « Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1,21). Dans le texte original grec, le nom mentionné par l’ange est Ỉησοῦν, Iesùn, dans les textes en hébreu ישוע (Yeshùa). La phrase en hébreu récitait : « tu l’appelleras Yèshùa puisqu’il sauvera son peuple », et voici que dans la phrase nous trouvons l’interprétation du nom : Yeshùa, « Yah salverà », où Yah est l’abréviation du nom de Dieu (« Yah [יה] est la force », Exode 15, 2) et shùa signifie « salut ».

 

 

Saints modernes: les canonisations de Pape François des dernières années

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Jeûne de Carême: ce qu’on entend et comment le mettre en pratique

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Traditions de Saint Valentin: comment est fêté le saint en Italie et dans le monde

Traditions de Saint Valentin: comment est fêté le saint en Italie et dans le monde

Chocolats, fleurs, cartes, mais aussi lettres d’amour de la part de Dieu. Voici les traditions du jour de Saint Valentin en Italie et dans le monde.

Nombreuses sont les traditions de Saint Valentin en Italie et dans le monde. Chaque année, le 14 février, nous nous sentons tous plus amoureux, et nous adressons une pensée à ce saint catholique qui fut, en vie comme après sa mort tragique, protecteur de ceux qui s’aiment. En effet, tout le monde ne sait pas que, avant de devenir le saint patron des amoureux, Saint Valentin était un évêque romain, mort martyrisé pendant la persécution promue par l’Empereur Aurélian, le 14 février 273 apr. J.-C. C’est le jour de sa mort que nous nous rappelons, célébrant la fête des amoureux.

Il y a plus. Avant que l’Église ne dédie le 14 février à Saint Valentin, à cette période de l’année, avaient lieu les Lupercales, des rites nés pour garder éloigné les loups des champs, favoriser les récoltes et, en général, célébrer la fertilité sous toutes ses formes et manifestations. Outre les sacrifices d’animaux, dont le sang était reversé par les prêtres dans les champs et le long des routes, ces cérémonies, qui culminaient le 15 février, prévoyaient également des festivités si effrénées et licencieuses que les empereurs romains eux-mêmes les suspendirent à plusieurs reprises.

Mais qui était donc Saint Valentin?

Saint Valentin de Terni, dit également Saint Valentin de Rome, appartenait à une famille patricienne. Il devint évêque de Terni très jeune et dédia sa vie à protéger et aider les chrétiens persécutés, à prêter son aide et son secours aux nécessiteux, avec des œuvres de charité et de miséricorde constantes. Gracié par l’Empereur Claude II, probablement en raison de ses origines, ou car il était aimé de tous, il tomba sous l’Empereur Aurélian, qui le fit emprisonner et décapiter. Sa dépouille, enterrée pendant la nuit pas ses disciples, reposent encore aujourd’hui à Terni, dans la basilique érigée où autrefois se trouvait son tombeau.

Selon la légende, déjà pendant sa vie Saint Valentin se distingua en tant que protecteur des amoureux et partisan d’unions heureuses, bien que contrastées. Il maria le légionnaire païen Sabin avec la jeune chrétienne Serapia, en célébrant le premier mariage entre personnes de profession religieuse différente. On dit que le 14 février, les jeunes amoureux se rendaient en pèlerinage auprès de lui, afin de demander sa bénédiction, et qu’il aidait même les jeunes filles sans dot à trouver un mari.

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Mais il existe également une autre légende selon laquelle Valentin lui-même tomba amoureux de la fille de son geôlier. C’est justement de cette histoire d’amour que naitrait la tradition des Valentines, les cartes de vœux que les amoureux s’échangent à l’occasion de cette fête. Saint Valentin aurait été le premier à écrire à son aimée une longue lettre d’amour en se signant « De votre Valentin ».

Les légendes sont nombreuses et telles que certains experts doutent que Saint Valentin ait été un seul et unique Saint, mais trois hommes différents, qui dans la tradition populaire et religieuse ont été unis en une seule figure.

En tout cas, aujourd’hui Saint Valentin martyr est connu dans le monde entier comme le Saint de l’amour. Pape Gélase Ier établit sa fête le 14 février, en partie afin de commémorer le martyre du Saint, en partie afin d’exorciser la triste réputation des Lupercales, en les transformant d’occasions de lascivité et débauche à fête des amoureux.

Fête de Saint Valentin à Terni

Terni est encore très dévouée à son Saint patron, auquel elle dédie de nombreuses festivités chaque année. Outre les traditions liées à l’amour et aux amoureux, la fête de Saint Valentin à Terni est également une occasion de réflexion religieuse, de prière, comme la Neuvaine en préparation de la fête, et de la Fête de la Promesse, à l’occasion de laquelle les fiancés qui ont l’intention de se marier endéans l’année s’échangent leur promesse d’amour devant l’urne qui conserve les reliques du Saint dans la basilique de Terni, à la présence de l’Évêque.

Outre les célébrations religieuses, il y a des petits marchés, des spectacles théâtraux et musicaux, des événements gastronomiques où l’amour est le protagoniste absolu.

Saint Valentin dans le reste d’Italie

En ce qui concerne les traditions de la Saint Valentin dans les autres communes italiennes, à Pozzoleone en Vénétie est installée une foire qui remonte au XVIe siècle et qui a lieu le dimanche précédent et le dimanche suivant le 14 février. À Bussolengo aussi la fête principale du village, dédiée à l’agriculture et aux machines agricoles, a lieu dans cette période et est nommée en l’honneur du Saint, avec un grand parc d’attractions, événements gastronomiques et spectacles.

À Quero, en province de Belluno, il y a la curieuse tradition de faire rouler des oranges le long des berges du ruisseau Tegorzo. Les oranges sont distribuées aux fidèles pendant la messe, qui les lancent ensuite le long d’une pente proche de l’église dédiée au Saint.

À San Valentino Torio, en province de Salerne, il y a la fête de la purpetta ‘e pastenaca (boulette de carotte), entre rites sacrés, représentations théâtrales, spectacles de lumières et gastronomie locale.

À Zoppola (Pordenone) on offre aux fidèles une bougie à allumer pendant les orages afin de garder la pluie et la grêle éloignées.

Saint Valentin dans le monde

Un peu partout dans le monde Saint Valentin est fêté avec fleurs, cartes, chocolats. Dans chaque pays, la fête dédiée au Saint de l’Amour a généré des traditions différentes, liées à l’histoire et à la culture locales.

Aux États-Unis, la Saint Valentin n’est pas seulement la fête des amoureux, mais de toutes les personnes qui s’aiment, amis et parents y compris. En Finlande aussi on fête le Friend’s Day, le jour des amis, qui concernent tout le monde.

En Corée du Sud et au Japon, ce sont les femmes qui offrent des cadeaux aux fiancés et maris, tandis que le 14 mars les rôles s’inversent.

Depuis huit ans, dans l’archidiocèse de Vienne est active l’initiative Lettres d’amour de Dieu. Des milliers de lettres sont livrées par des messagers de Saint Valentin dans les lieux publics et fréquentés comme les stations de la métropolitaine et les hôpitaux, afin de rappeler aux personnes que l’amour de Dieu est toujours avec eux, en ce jour plus que jamais. Il y a également le Lieux de rendez-vous avec Dieu, dans de nombreuses églises viennoises, où il est possible parler, recevoir une bénédiction, écrire à Dieu une lettre de réponse.

La sainteté dans le mariage : voici des couples de saints mariés

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La tomb d’Adam: voici l’endroit où est enterré le premier homme

La tomb d’Adam: voici l’endroit où est enterré le premier homme

Certaines traditions situent la tombe d’Adam sous le mont Calvaire. Quel lien y a-t-il entre le premier homme et la crucifixion de Christ?

Nous connaissons tous le mont Calvaire, ou le Golgotha, pour avoir été le théâtre des derniers tragiques instants de vie de Jésus parmi les hommes. Nous avons tous reparcouru dans nos prières et méditations la Via Dolorosa, placée à l’intérieur des murs de l’ancienne Jérusalem, qui part de l’Église de la Flagellation, pas trop loin de l’ample esplanade où se situait le Temple de Jérusalem, et qui monte jusqu’à la Basilique du Saint-Sépulcre. C’est le Chemin de Croix, la Via Crucis, et la Croix est celle qui pesait sur les épaules martyrisées et flagellées de Jésus, portée par Ses bras striés de filets écarlates de sang à cause des coups reçus. Les gouttes de sang tombées de Son front plissé sous la couronne d’épines ont mouillé la poussière sur laquelle donnaient les murs blancs à la chaux. Ici s’est plié le genou de Simon de Cyrène, qui aida le Rédempteur à atteindre le sommet du Calvaire, le « lieu du Crâne », ainsi appelé car, en tant que lieu destiné aux condamnations à mort, il n’était pas rare de tomber sur des restes humains, ossements et têtes de mort, qui brillaient avec leur blanc entre les buissons et les rochers. Nous connaissons l’histoire grâce aux Évangiles. Mais il existe également une autre tradition qui confère à cette définition une signification bien plus sacrale et mystérieuse. Le Calvaire, le « lieu du Crâne », placé hors des murs de Jérusalem, entre des carrières de pierre et des échafauds abandonnés, cimetière des pauvres et des criminels, accueillerait, depuis la nuit des temps, la tombe d’Adam.

Golgotha ou Calvaire

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Il est vrai aussi que le mont de la crucifixion avait également une forme rappelant celle d’un crâne, arrondie et glabre. Anciennement utilisé comme carrière de pierre, il avait ensuite été recouvert de potagers et de jardins, mais également de sépultures. Il s’agissait également du lieu dédié aux crucifixions. Selon la tradition, à l’époque de Jésus, il était juste en dehors de Jérusalem. Il était, en effet, interdit d’exécuter les peines capitales et enterrer les morts entre les murs de la ville. Ensuite, autour du 40 apr. J.-C., le mont Golgotha fut englobé dans les nouveaux murs d’enceinte de la ville. Déjà dans l’antiquité, ce promontoire n’était pas très haut et, avec le temps, il s’était nivelé, jusqu’à disparaitre quasi complètement. Aujourd’hui on peut voir une partie du rocher du Calvaire refermée à l’intérieur de la Basilique du Saint-Sépulcre. Le rocher est visible à travers un verre et, en enfilant la main dans une ouverture prévue à cet effet, il est possible de toucher l’endroit où se trouvait la Croix de Jésus.

La théorie d’Origène

Ce fut Origène d’Alexandrie, théologien et philosophe grec vécut entre le II et le III siècle apr. J.-C., qui identifia dans le Golgotha le lieu de sépulture d’Adam, le premier homme. L’intention symbolique d’une telle affirmation est évidente : Adam et Ève avec leur péché de désobéissance, avaient enfreint la première Alliance entre Dieu et les hommes, méritant ainsi l’expulsion du Paradis Terrestre. Jésus, Fils de Dieu, est descendu sur terre afin de guérir cette blessure, de rétablir l’ancienne alliance et la renouveler avec Son sacrifice. Le sang du Nouvel Adam versé sur le terrain rocheux du Golgotha, impreigne les restes du Premier Homme, enterrés dans la terre froide, et, en ce faisant, consacre le Salut pour tous. Ainsi écrit Saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens : « Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1Corinthiens 15,21-22). Voici aussi la raison pour laquelle, dans les représentations de Jésus en croix sur le Calvaire, il apparait quasi toujours une tête de mort placée juste au pied de la Croix : c’est le crâne d’Adam. Ainsi, de manière idéale, de ses restes nait le bois qui condamne Jésus et nous sauve tous.

La crucifixion dans l’iconographie chrétienne

Nous connaissons tous l’importance de la croix et de la figure de Jésus crucifié dans la religion catholique. Nous savons également que les premiers chrétiens ne représentaient jamais Jésus sur la croix, mais, en utilisant une iconographie différente, des symboles et lettres de l’alphabet grec qui rappelaient également la forme de la croix (le tau), ou avec les animaux, comme le poisson ou l’agneau. Cela était en grande partie dû au fait que les premières communautés chrétiennes devaient se cacher des persécutions. Mais, une fois la religion chrétienne reconnue officiellement, la figure de Jésus crucifié commença à se répandre, avec différentes valeurs et avec d’innombrables déclinaisons. Déjà au IVe siècle, le symbole de la croix était récurrent dans l’art sacré, mais il s’agissait uniquement des deux bras de la croix, sans la figure de Jésus. Ensuite, le Crucifix commença à apparaitre de plus en plus souvent et, en peu de temps, devint le symbole de la religion chrétienne, ainsi comme le Signum Crucis, le signe de la croix est la marque d’appartenance à cette profession pour chaque fidèle. Les premières représentations de Jésus le montraient avec les yeux ouverts et la tête érigée, comme s’il s’apprêtait déjà à ressusciter (Christus Triumphans).

Avec le VIIe siècle et le Concile Quinisexte ou in Trullo II promu par l’Empereur Justinien, on commence à pencher pour une représentation plus réaliste du Christ. Il restait à définir comment représenter Christ en Croix, si beau, comme il était juste de représenter le Fils de Dieu, ou bouleversé par la souffrance que les hommes lui avaient infligée. Érudits, théologiens et hommes d’église se confrontèrent et discutèrent longuement sur le sujet et, finalement, prévalut le courant qui invoquait une iconographie de la crucifixion avec un Christ qui portait sur son visage et sur son corps toutes les marques du mal qui Lui avait été fait (Christus Patiens). À cheval de l’année 1000, prédominent des figures de Christ souffrant et mourant, avec la tête réclinée, les yeux fermées, le corps brisé, avec l’exception de quelques « Christus Triumphans », dans les premières croix peintes. Le « Christus Patiens » définitif est probablement celui peint par Giotto dans l’Église Santa Maria Novella à Florence, avec son caractère dramatique immortel.

Au début du XVe siècle et ensuite avec le Concile de Trente (1545-1563), l’art sacré figuratif en général et l’iconographie de la crucifixion en particulier commencent à montrer un plus grand équilibre des compositions. Le corps de Christ retrouve beauté et harmonie anatomiques, dans les œuvres des grands maîtres de la Renaissance, sans pour autant perdre l’intensité de Son symbolisme.

La crucifixion dans l’art exprime l’immensité de l’amour de Dieu pour tous les hommes, le sacrifice de Son Fils unique comme holocauste offert pour purifier les péchés de ceux qu’il voulait sauver, ces hommes qui avaient déjà démontré ne pas mériter Sa miséricorde, Adam et Ève en premiers, et ensuite tous ceux qui avaient rendu nécessaire le châtiment du Déluge. Ainsi une image de souffrance absolue, qui dans le temps a évolué de plus en plus, est devenue une image de joie et d’espoir pour tous les hommes.