Auteur/autrice : Redazione

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La couronne d’épines de JĂ©sus et ses significations

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La couronne d’épines de JĂ©sus est un des symboles les plus emblĂ©matiques de la Passion. DĂ©couvrons pourquoi et ce qu’elle est devenue au cours des siĂšcles

Dans l’antiquitĂ©, quand un soldat romain accomplissait des actions de grande bravoure, tels qu’il rendait un grand service Ă  Rome et Ă  ses habitants, il Ă©tait dĂ©corĂ© de la couronne civique ou la couronne de chĂȘne, destinĂ©e uniquement Ă  qui avait sauvĂ© la vie Ă  un citoyen romain. La recevoir Ă©tait un grand privilĂšge et qui la portait Ă©tait couvert d’honneurs. Cette couronne Ă©tait formĂ©e d’un cercle de chĂȘne et nous ne pouvons pas nous empĂȘcher de penser que ce fut justement Ă  cet insigne honorifique que pensaient les soldats romains quand ils posĂšrent sur la tĂȘte de JĂ©sus la couronne d’épines.

L’épisode, racontĂ© dans les Évangile de Matthieu (27:29), Marc (15:17) et Jean (19:2-, est le moment de la Passion de Christ suivant la Flagellation, quand les soldats romains, sur le point d’amener JĂ©sus sur le lieu de son supplice, voulurent se moquer de lui en l’adorant comme Roi des Juifs. Pour se faire, ils le couronnĂšrent avec une couronne d’épines, lui posĂšrent une canne en main en guise de sceptre royale et s’agenouillĂšrent ensuite devant lui en le charriant et en l’apostrophant avec un « Salut, Roi des Juifs ! » (Matthieu 27 :29 ; Jean 19:2-5).

Un supplice plus humiliant que douloureux, dans l’immense carrousel de souffrance qu’est la Passion, oĂč un symbole de dignitĂ© et de majestĂ© comme la couronne est transformĂ© en un instrument de dĂ©nigration et de violence inouĂŻe.

La signification de la couronne d’épines

Nous avons dĂ©jĂ  vu ce que signifiait pour les soldats romains la couronne d’épines de JĂ©sus. Pour les chrĂ©tiens, par contre, le couronnement d’épines devient symbole de l’effective royautĂ© de JĂ©sus : mĂȘme dans la douleur, dans la souffrance affligĂ©e par ceux qu’il a Ă©tĂ© envoyĂ© sauver, Il se dĂ©montre Roi et Messie, Serviteur de Dieu (ÉsaĂŻe 53,12), prostrĂ© par les douleurs par volontĂ© du TrĂšs-Haut, lui qui « s’est livrĂ© lui-mĂȘme Ă  la mort, et qu’il a Ă©tĂ© mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a portĂ© les pĂ©chĂ©s de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercĂ©dĂ© pour les coupables » , mais aussi Roi des rois et Seigneur des seigneurs, prĂȘt Ă  revenir du ciel en chevauchant un cheval blanc, afin qu’ « il juge et combat avec justice », avec « ses yeux comme une flamme de feu [
] revĂȘtu d’un vĂȘtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu » (Apocalypse 19,12-13).

JĂ©sus, Roi d’amour, Roi de douleur, Roi de sacrifice. Dans Son humilitĂ©, il choisit consciemment les indicibles douleurs de la Passion, l’humiliation de la raillerie et de la moquerie cruelle des soldats et de la foule, le tourment de la flagellation, l’extrĂȘme dĂ©rision du couronnement d’épines, l’agonie de la crucifixion. Et pourtant, en contemplant JĂ©sus sur la croix, nous voyons certes un homme brisĂ©, vaincu, battu, mais aussi un homme qui justement au moment de sa chute s’élĂšve au-dessus de tout et de tous et triomphe, comme Roi, et vainc ses oppresseurs, subjugue la mort, met en dĂ©route l’obscuritĂ©, bat le pĂ©chĂ©, encore par amour et au nom de l’amour.

VoilĂ  la signification de la couronne d’épines de JĂ©sus, symbole d’une humilitĂ© et d’une dĂ©faite qui deviennent triomphe et grandeur royale, d’une souffrance victorieuse qui est un message de vie, d’espĂ©rance et de salut pour tous.

La couronne d’épines conservĂ©e Ă  Notre-Dame

Parmi les nombreux et inestimables trĂ©sors conservĂ©s dans la Sainte-Chapelle, l’église faite construire par Louis IX de France en tant que chapelle palatine du palais royale, on comptait de nombreuses et prĂ©cieuses reliques de la Passion. Outre Ă  un fragment de la Vraie Croix de JĂ©sus, Ă  l’éponge avec laquelle Christ a Ă©tĂ© dĂ©saltĂ©rĂ© avec du vinaigre et du Mandylion, un voile qui porte imprimĂ© ce qu’on dit ĂȘtre Son visage, la piĂšce la plus prĂ©cieuse est surement la Couronne d’épines, reçue par le Roi français de la part de l’Empereur de Constantinople comme gage pour un prĂȘt et amenĂ©e Ă  Paris en 1239. AprĂšs que la Chapelle a Ă©tĂ© dĂ©sacralisĂ©e, les reliques ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es dans la CathĂ©drale Notre-Dame.

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La couronne d’épines de Notre-Dame est constituĂ©e d’un cercle tressĂ© maintenu par un fil dorĂ© avec 70 Ă©pines attachĂ©es. Elle est exposĂ©e Ă  la vĂ©nĂ©ration des fidĂšles chaque premier vendredi du mois. Dans le monde, il y a de nombreuses Ă©pines considĂ©rĂ©es comme provenant de la couronne de JĂ©sus, on en a cataloguĂ© jusqu’à 700 environ, mais beaucoup de ces Saintes Épines sont des reliques « de contact », dans le sens qu’elles ne faisaient pas partie de la couronne, mais ont Ă©tĂ© placĂ©es sur elle au cours des siĂšcles. En Italie aussi de nombreuses Ă©glises revendiquent la possession d’une Sainte Épine, objet de dĂ©votion populaire et d’un culte fervent. Pensons Ă  la Sainte Épine d’Andria, Ă  la Sainte Épine de Saint Jean Bosco ou Ă  celle de Saint GaĂ«tan Ă  Barle

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Saint Dismas, le bon larron qui est allé au Paradis

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Eau bĂ©nite : un renouvellement sans fin du BaptĂȘme

Eau bĂ©nite : un renouvellement sans fin du BaptĂȘme

À chaque fois que nous sommes aspergĂ©s d’eau bĂ©nite, que nous plongeons nos doigts dans un bĂ©nitier et que nous faisons ensuite le signe de la Croix, nous nous souvenons de notre BaptĂȘme.

DĂšs notre enfance, on nous a appris que, quand on rentre dans une Ă©glise, il est important de plonger nos doigts dans les fonts baptismaux ou dans un bĂ©nitier et de faire le signe de la Croix avec l’eau bĂ©nite.

C’est une maniĂšre pour rappeler la valeur de notre BaptĂȘme et nous souvenir comment nous sommes devenus en tout et pour tout partie de l’Église. En nous mouillant avec cette eau bĂ©nite, nous recevons de nouveau la grĂące sacramentelle reçue Ă  cet instant-lĂ , en renaissant de nouveau dans le Seigneur. C’est comme si nous renouvelions notre engagement, notre volontĂ© d’appartenir au peuple de Christ, duquel nous faisons partie Ă  partir du moment oĂč nous sommes baptisĂ©s. Et puisque le BaptĂȘme est le sacrement du salut, ĂȘtre aspergĂ©s d’eau bĂ©nite nous met en contact direct avec JĂ©sus.

Dans l’Évangile selon Jean, JĂ©sus dit Ă  la Samaritaine : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi Ă  boire ! tu lui aurais toi-mĂȘme demandĂ© Ă  boire, et il t’aurait donnĂ© de l’eau vive » (Jean 4, 10). Cette « eau vive » dont JĂ©sus parle est sa personne. L’eau a toujours eu une importance fondamentale dans les Saintes Écritures, en tant que symbole de salut, de purification. La Liturgie s’est appropriĂ©e cette dimension spirituelle de l’eau, en en faisant l’un de ses symboles les plus importants, avec le Sacrement du BaptĂȘme, et en faisant de l’eau bĂ©nite un sacramental.

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Eau bénite comme sacramental

L’eau bĂ©nite est un des sacramentaux, les signes sacrĂ©s instituĂ©s par l’Église dans le but d’obtenir des bĂ©nĂ©fices spirituels. Il s’agit de cultes pouvant ĂȘtre assimilĂ©s aux Sacrements sous bien des aspects, Ă  la diffĂ©rence que ces derniers viennent d’un ordre divin, tandis que les sacramentaux sont instituĂ©s par le SiĂšge Apostolique. « La sainte MĂšre Église a instituĂ© des sacramentaux, qui sont des signes sacrĂ©s par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements, des effets surtout spirituels sont signifiĂ©s et sont obtenus par la priĂšre de l’Église. Par eux, les hommes sont disposĂ©s Ă  recevoir l’effet principal des sacrements, et les diverses circonstances de la vie sont sanctifiĂ©es » (CatĂ©chisme 1667).

Deux autres sacramentaux trĂšs importants et qui, comme l’eau bĂ©nite, ne devraient jamais manquer dans la maison d’un fidĂšle, sont le crucifix et le sel bĂ©nit. Les sacramentaux ont un puissant effet spirituel et servent Ă  sanctifier de nombreux gestes et situations quotidiennes. Mais il ne faut pas penser Ă  eux comme Ă  des objets magiques ! L’objet en soit n’a aucun pouvoir, mais l’Église a attribuĂ© Ă  cette matiĂšre un pouvoir spirituel et c’est donc JĂ©sus qui agit Ă  travers cet objet.

Comment utiliser l’eau bĂ©nite

Les simples fidĂšles peuvent utiliser l’eau bĂ©nite pour faire le signe de la croix quand ils rentrent dans une Ă©glise, en puisant dans les bĂ©nitiers et conserver des bouteilles d’eau bĂ©nite chez eux. Cela permet de penser un peu plus souvent Ă  JĂ©sus et de protĂ©ger sa maison des influences nĂ©gatives et nĂ©fastes.

L’eau bĂ©nite, en outre, est liĂ©e Ă  des utilisations rituelles particuliĂšres. Elle peut en effet ĂȘtre utilisĂ©e pour consacrer, bĂ©nir et exorciser, mais seul un ministre ordonnĂ© ou quelqu’un qui agit sous l’orientation de ce dernier peut accomplir ces actions. Le mĂȘme discours vaut pour la pratique d’asperger de l’eau bĂ©nite sur les cercueils pendant des funĂ©railles.

  • Consacrer : il s’agit de donner une bĂ©nĂ©diction permanente. Elle peut ĂȘtre opĂ©rĂ©e sur des objets, des lieux et aussi sur des personnes. Une fois que quelque chose ou quelqu’un a Ă©tĂ© consacrĂ©, il appartient Ă  Dieu.
  • BĂ©nir : cela signifie invoquer la protection de Dieu sur quelqu’un ou sur quelque chose. L’Église utilise souvent l’eau bĂ©nite afin de bĂ©nir les fidĂšles Ă  l’occasion des Sacrements et des cĂ©rĂ©monies. Pape LĂ©on IV (847-855) introduisit la pratique de la part des prĂȘtres de bĂ©nir et asperger les fidĂšles d’eau bĂ©nite chaque dimanche.
  • Exorciser : comme tous les sacramentaux, l’eau bĂ©nite est trĂšs efficace comme protection contre le Diable. C’est pour cette raison qu’elle est utilisĂ©e en abondance pendant les exorcismes, mais aussi quand on souhaite Ă©viter le mal.

Comment NE PAS utiliser l’eau bĂ©nite

Utiliser l’eau bĂ©nite, tout comme un autre sacramental et, plus en gĂ©nĂ©ral, un autre symbole sacrĂ©, de maniĂšre inappropriĂ©e est une faute grave et parfois mĂȘme un blasphĂšme. TrĂšs souvent, les non catholiques profitent de la lĂ©gĂšretĂ© ou de l’ignorance des croyants pour les discrĂ©diter eux et leurs croyances, en profitant des erreurs et de l’insouciance dans l’utilisation des symboles et des rituels. Il est trĂšs facile de tomber dans la superstition, en utilisant les sacramentaux et les sacrements mĂȘme de maniĂšre incorrecte. Nous ne pouvons pas obliger Dieu Ă  nous concĂ©der tout ce que souhaitons seulement parce que nous nous comportons correctement et donc nous pouvons encore moins le faire en utilisant des formules magiques et des rites improvisĂ©s Ă  la maison !

L’eau bĂ©nite ne possĂšde pas de pouvoirs magiques. Ce n’est pas un mĂ©dicament, elle n’est pas faite pour nettoyer la maison, ni pour Ă©viter le mauvais Ɠil si nous la gardons toujours dans notre poche ou Ă  notre cou comme porte-bonheur. C’est Dieu, et Lui seul, qui dĂ©cide ce que nous mĂ©ritons ou pas, ce qui doit nous arriver, de bon et de mauvais. La seule « magie » pour un chrĂ©tien est de se confier Ă  Sa volontĂ©, de l’accepter avec humilitĂ© et soumission, de faire de son propre mieux pour supporter le fardeau qu’Il a choisi pour nous et, naturellement, faire trĂ©sor des talents et des chances qu’Il met sur notre chemin. Tout le reste n’a pas d’importance. L’eau bĂ©nite aussi n’a donc de sens que si on l’interprĂšte comme partie du parcours chrĂ©tien, comme Ă©lĂ©ment prĂ©cieux de salut et de lien avec Christ, avec notre BaptĂȘme. Toute autre interprĂ©tation et toute autre utilisation appartiennent Ă  la sphĂšre de la superstition, si pas du blasphĂšme, voire du sacrilĂšge, quand l’eau bĂ©nite est utilisĂ©e pour pratiquer des enchantements et des rites occultes.

Eau bĂ©nite et bĂ©nitiers dans l’histoire

Comme on l’écrivait ci-dessus, l’eau a toujours Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme trĂšs importante dans les Saintes Écritures. Mais elle a Ă©galement eu une utilisation pratique irremplaçable : celle de laver, nettoyer le corps et le prĂ©parer au rite. Avant d’entrer dans une basilique, les premiers chrĂ©tiens devaient se laver trĂšs bien les mains. Pour cette raison, Ă  l’entrĂ©e de la basilique, qui Ă©tait trĂšs grande Ă  l’époque, Ă©tait disposĂ©e une fontaine, le cantharus ou phiala. À Rome, nous en trouvons encore une, trĂšs grande et trĂšs cĂ©lĂšbre, conservĂ©e aujourd’hui dans les MusĂ©es du Vatican. Il s’agit d’une pomme de pin en bronze de presque 4 mĂštres, qui se trouvait prĂšs du PanthĂ©on au cours du I siĂšcle. AprĂšs de nombreux dĂ©placements, elle a trouvĂ© sa place dĂ©finitive dans la « Cour de la Pomme de pin ».

Au fil des siĂšcles, l’architecture des Ă©glises a changĂ© et l’entrĂ©e est devenue de plus en plus petite. Ainsi les fontaines ont laissĂ© leur place aux petites bassines placĂ©es au tout dĂ©but de l’entrĂ©e de l’église. C’est ainsi que les bĂ©nitiers sont nĂ©s.

Dans les normes diocĂ©saines Ă©mises par Saint Charles BorromĂ©e, nous lisons Ă  propos de comment devrait ĂȘtre un bĂ©nitier : « L’ustensile conçu pour l’eau bĂ©nite devra ĂȘtre en marbre ou en pierre dure, ni poreuse ni avec des fissures. Il sera placĂ© sur un pilastre convenablement dĂ©corĂ© qui ne se trouvera pas Ă  l’extĂ©rieur de l’église, mais Ă  l’intĂ©rieur et, dans les limites du possible, Ă  la droite de ceux qui entrent. Il y en aura un Ă  cĂŽtĂ© de la porte par laquelle entre les hommes et un pour la porte des femmes. Ils ne devront pas ĂȘtre fixĂ©s au mur, mais sĂ©parĂ©s de ce dernier selon la convenance. Ils seront supportĂ©s par une colonne ou un piĂ©destal, qui ne devra avoir rien de profane reprĂ©sentĂ© sur lui. »

Asperges ou aspersoir

L’aspersoir ou asperges (du latin asperges, « tu aspergeras ») est un objet sacrĂ©. Il sert pour asperger les personnes ou les objets avec de l’eau bĂ©nite. D’habitude, il a la forme d’un pinceau Ă  poils ou d’une petite sphĂšre forĂ©e, reliĂ©s Ă  un manche en mĂ©tal dotĂ© d’un rĂ©servoir qui contient l’eau bĂ©nite. Dans les deux cas, il s’agit d’une version moderne de l’instrument. À l’origine, en effet, on utilisait un sceau contenant l’eau bĂ©nite et un « aspergillum » qui Ă©tait immergĂ© dans l’eau et avec lequel on aspergeait l’assemblĂ©e. L’antienne chantĂ©e pendant l’aspersion est tirĂ©e du Psaume 50 : « Asperges me Domine hyssopo et mundabor, lavabis me et super nivem dealbabor ».

L’histoire de JĂ©sus : les Ă©vĂ©nements les plus importants de Sa vie

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Index1 Annonciation du Seigneur2 Naissance de JĂ©sus3 Épiphanie (Rois Mages)4 La fuite en Égypte et le massacre des innocents5 La dĂ©couverte de JĂ©sus au temple6 BaptĂȘme et tentations de JĂ©sus7 Vie publique de JĂ©sus8 Miracles de JĂ©sus9 EntrĂ©e de JĂ©sus Ă  JĂ©rusalem (Dimanche des Rameaux)10…

Les pieuses femmes : les trois Marie présentes sous la croix de Jésus

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La Vierge Marie, Marie de ClĂ©ophas et Marie de Magdala : voici qui Ă©taient les pieuses femmes qui assistĂšrent Ă  la mort de JĂ©sus sur la Croix Nous nous sommes dĂ©jĂ  attardĂ©s Ă  plusieurs occasions sur l’affection que JĂ©sus rĂ©servait aux femmes qui le suivaient. Les…

Les femmes dans la Bible : Jésus et le rapport avec ses disciples femmes

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Quel a Ă©tĂ© le rĂŽle des femmes dans l’histoire du Salut ? DĂ©couvrons le rapport de JĂ©sus avec ses disciples femmes dans l’Évangile

Une prĂ©sence fĂ©minine plus incisive dans l’Église, voilĂ  ce que Pape François a dĂ©jĂ  souhaitĂ© en 2020, dans ses intentions de priĂšre pour l’Angelus du 11 octobre. Dans les intentions du pape il y avait une plus grande intĂ©gration des femmes dans n’importe quel contexte dĂ©cisionnel et dans les institutions de responsabilitĂ© de l’Église, en revendiquant leur Ă©galitĂ© par rapport aux hommes en tant que baptisĂ©s, mĂȘme si laĂŻques. Toujours le Pape s’était dĂ©jĂ  prononcĂ© en 2018 concernant la nĂ©cessitĂ© de respecter les femmes, comme les respectait JĂ©sus, qui : « rend la femme digne et la met au mĂȘme niveau que l’homme, parce qu’il prend cette premiĂšre parole du CrĂ©ateur, tous les deux sont « image et ressemblance de Dieu », tous les deux ; non pas d’abord l’homme et ensuite un peu plus bas la femme, non, tous les deux. [
] Et l’homme sans la femme Ă  ses cĂŽtĂ©s, que ce soit comme maman, comme sƓur, comme Ă©pouse, comme compagne de travail, comme amie -, cet homme seul n’est pas image de Dieu ».


Ces mots du Pape nous aident Ă  introduire un sujet plus ample et dĂ©licat, i.e. le rapport de JĂ©sus avec les femmes, la maniĂšre dont Il se met en relation avec le monde fĂ©minin en gĂ©nĂ©ral et avec le rĂŽle des femmes dans la Bible. Parlons de ses disciples, de ces femmes qui suivaient JĂ©sus dans Ses dĂ©placements, qui Ă©coutaient ses prĂ©dications et qui prenaient soin de Lui et des apĂŽtres. Plus en gĂ©nĂ©ral, bien que l’Ancien et le Nouveau Testament soient dĂ©clinĂ©s au masculin, il est toujours vrai que l’on trouve de trĂšs nombreuses figures de femmes courageuses dans la Bible, de femmes complexes et fondamentales pour la conception du projet divin, tout autant voire plus que les hommes. Nombreuses sont les figures de femmes qui ont influencĂ© l’histoire de l’église et du monde entier, entre figures de femmes dans la Bible, de saintes, mystiques et femmes illuminĂ©es par la grĂące.

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En revenant aux femmes qui suivaient et aimaient JĂ©sus, Anne Catherine Emmerich dans ses visions de la Passion de Christ, en plus d’innombrables dĂ©tails non reportĂ©s dans les Évangiles, a citĂ© la prĂ©sence d’au moins dix-sept femmes proches de Lui, dont l’existence est confirmĂ©e par certaines sources. En se contentant des Ă©pisodes liĂ©s aux femmes dans les Évangiles, nous connaissons tous bien les figures des femmes pieuses au pied de la croix, qui assistĂšrent Ă  la mort de JĂ©sus sur la Croix, dĂ©crites de maniĂšre diffĂ©rente dans les Évangiles canoniques, mais dont la prĂ©sence n’est jamais mise en question par aucun des ÉvangĂ©listes. Pour Matthieu et Marc il s’agissait de deux femmes du nom de Marie (Marie de Magdala, Marie mĂšre de Jacques et de Joseph, ou peut-ĂȘtre Marie de ClĂ©ophas), et d’une autre femme Ă  l’identitĂ© incertaine. Luc parle de femmes en gĂ©nĂ©ral, tandis que Jean est bien plus prĂ©cis et parle de la Vierge Marie, mĂšre de JĂ©sus, de Marie de ClĂ©ophas, sa tante, et de Marie Madeleine, la « pĂ©nitente » de Magdala.

La mĂȘme Marie Madeleine sera dĂ©finie par la suite « apĂŽtre parmi les apĂŽtres » puisqu’elle fut la premiĂšre Ă  donner l’annonce de la RĂ©surrection aux autres apĂŽtres de JĂ©sus, et « évangĂ©liste » puisque porteuse de la Bonne Nouvelle. Et si Luc n’entre pas plus que ça dans les dĂ©tails concernant les trois femmes pieuses, dans d’autres passages il est probablement le plus fĂ©ministe parmi les Ă©vangĂ©listes, vu le rĂŽle de premiĂšre importance qu’il rĂ©serve Ă  Élisabeth, mĂšre de Jean le Baptiste et parent de Marie, Ă  la Vierge Marie en personne et Ă  sa mĂšre, Sainte Anne, au dĂ©but de son rĂ©cit Ă©vangĂ©lique.

En vue de la FĂȘte de la femme, nous souhaitons nous attarder un instant sur une brĂšve galerie des femmes disciples de JĂ©sus. Ce fut surtout Lui Ă  se montrer toujours proche des femmes dans la Bible, Ă  vouloir les avoir Ă  ses cĂŽtĂ©s et Ă  les traiter comme ses paires, en arrivant mĂȘme Ă  dĂ©cider de se montrer Ă  elles en premier aprĂšs la RĂ©surrection.

Marie Madeleine

Qui Ă©tait Marie Madeleine ? Marie Madeleine Ă©tait une des nombreuses personnes guĂ©ries par JĂ©sus, qui l’avait libĂ©rĂ©e de sept dĂ©mons qui la persĂ©cutaient. NĂ©e Ă  Magdala, on l’appelait Ă©galement Marie de Magdala. Dans certains Évangiles Apocryphes, on lit que Marie Madeleine Ă©tait en effet la femme de JĂ©sus, mais il n’existe pas de preuves tangibles Ă  ce propos. Par contre, certain est le lien trĂšs fort qui les unissait, jusqu’à faire de Marie Madeleine une figure tout aussi importante que les ApĂŽtres. Il existe Ă©galement un Évangile de Marie Madeleine, dans lequel elle apparait comme disciple bien-aimĂ©e du Seigneur, dĂ©positaire du grand plan divin et d’un enseignement supĂ©rieur que Dieu aurait confiĂ© Ă  elle seule.

Ce qui est certain c’est que le rĂŽle de cette femme Ă  cĂŽtĂ© de JĂ©sus va au-delĂ  de l’affection et de la dĂ©votion aimante de Marthe de BĂ©thanie (Tamar) ou de l’enthousiasme et du dĂ©sir d’apprendre de sa sƓur Marie (Miryām). Marie Madeleine fut la premiĂšre Ă  laquelle Christ RessuscitĂ© apparut le matin de PĂąques et Ă  elle il s’adressa en l’appelant par son prĂ©nom. Ainsi comme la Vierge Marie a Ă©tĂ© choisie par Dieu pour porter en son sein Son Fils, ainsi Marie Madeleine a Ă©tĂ© choisie par JĂ©sus comme premiĂšre dĂ©positaire du mystĂšre de Sa RĂ©surrection.

Marthe et Marie, sƓurs de Lazare

Parmi les amis de JĂ©sus se distinguait Lazare, ressuscitĂ© de la mort par celui-ci, et ses sƓurs, Marie et Marthe. Luc, dans son Évangile, dĂ©crit beaucoup ces derniĂšres, en nous offrant deux portraits de femmes trĂšs diffĂ©rentes entre elles, mĂȘme si unies par leur dĂ©votion et leur amour pour JĂ©sus. Marthe prend soin du Christ, elle l’assiste come un frĂšre, comme un membre de la famille, avec empressement et dĂ©vouement. Marie le suit, s’assied Ă  Ses pieds, le vĂ©nĂšre, Ă©coute tout ce qui sort de Ses lĂšvres. Gestes et actions pratiques d’un cĂŽtĂ© et contemplation de l’autre, mais de base l’amour pour JĂ©sus. Le souhait de lui faire plaisir et de prendre soin de lui avec nourriture, chaleur, tranquillitĂ© et l’amour d’une famille. L’exemple de Marthe, Marie et Lazare de BĂ©thanie, de l’ami silencieux et fidĂšle et des disciples de l’Évangile, aimantes et dĂ©vouĂ©es, est un rappel Ă  la misĂ©ricorde et Ă  la charitĂ© alimentĂ©es par l’amour.

Pendant des siĂšcles, on a cru que la pĂ©cheresse dans l’Évangile, la prostituĂ©e qui aurait lavĂ© les pieds Ă  JĂ©sus avec ses propres larmes et les aurait essuyĂ©s avec ses cheveux dans la maison de SimĂ©on le pharisien (Luc 7,36-50) puisse ĂȘtre Marie Madeleine ou Marie de BĂ©thanie. Seuls des Ă©tudes rĂ©centes ont confirmĂ© qu’il s’agissait d’une troisiĂšme femme qui n’avait rien Ă  voir avec les deux autres, si ce n’est le fait que Marie aussi, sƓur de Marthe et de Lazare, a oint les pieds de JĂ©sus avec une huile coĂ»teuse et les a essuyĂ©s avec ses cheveux (Jean 12,1-8). En tout cas, JĂ©sus a toujours dĂ©montrĂ© le plus grand respect et la plus grande bienveillance mĂȘme pour les femmes considĂ©rĂ©es « perdues », impures et obligĂ©es de faire des travaux dĂ©gradants.

La Samaritaine au puits

L’Ă©pisode de la Samaritaine est racontĂ© dans l’Évangile de Jean (4,4-26). JĂ©sus Ă©tait en voyage de la JudĂ©e vers la GalilĂ©e et, lorsqu’il traversait la Samarie, il s’arrĂȘta pour se reposer prĂšs d’un puits. Peu aprĂšs arriva une femme locale. Il y avait une certaine animositĂ© entre Juifs et Samaritains, mais JĂ©sus s’adressa Ă  elle poliment et lui demanda de lui donner un peu d’eau du puits. ÉtonnĂ©e par tant de gentillesse, la femme lui en demanda la raison, et JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi Ă  boire ! tu lui aurais toi-mĂȘme demandĂ© Ă  boire, et il t’aurait donnĂ© de l’eau vive. [
] Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie Ă©ternelle ».

L’épisode de la Samaritaine au puits met en Ă©vidence la volontĂ© de JĂ©sus d’offrir le salut non seulement aux Juifs purs et aux hommes et aux femmes droits et modĂ©rĂ©s, mais Ă  n’importe qui puisse l’accueillir et l’apprĂ©cier avec un cƓur empli de foi. L’eau mĂȘme est symbole de salut et de la Nouvelle Alliance.

La Femme hémorroïsse

Parmi les nombreuses guĂ©risons attribuĂ©es Ă  JĂ©sus dans les Évangiles synoptiques, il y a Ă©galement celle de l’hĂ©morroĂŻsse, une femme qui depuis des annĂ©es souffrait d’hĂ©morragie. En profitant de la foule qui s’entassait autour de JĂ©sus, en train de se rendre chez JaĂŻre, chef de la synagogue, elle s’approcha de lui et lui toucha furtivement l’épaule. Elle guĂ©rit instantanĂ©ment. JĂ©sus se retourna et demanda qui l’avait touchĂ© et quand elle, hĂ©sitante, se rĂ©vĂ©la, JĂ©sus ne la maltraita pas, mais lui confirma que sa foi venait de la sauver.

Dans ce rĂ©cit aussi Ă©mergea comme JĂ©sus Ă©tait proche de qui Ă©tait considĂ©rĂ© comme non pur, mĂȘme pour des raisons indĂ©pendantes de sa propre volontĂ©, et exalte le pouvoir curatif de la foi.

Saints pécheurs : voici les conversions les plus célÚbres

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Index1 Saint Paul de Tarse2 Saint Camille de Lellis3 Saint Matthieu4 Saint Dismas5 Saint Augustin6 Sainte PĂ©lagie7 Sainte Marie l’Égyptienne Saints pĂ©cheurs. Une contradiction dans les termes ? Pas toujours. Voici les saints qui se sont convertis aprĂšs une vie de pĂ©chĂ©. Nait-on saint ou…

Indulgence plĂ©niĂšre : signification, origines et comment l’obtenir

Indulgence plĂ©niĂšre : signification, origines et comment l’obtenir

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10 Femmes chrĂ©tiennes qui changĂšrent l’Église et le monde

10 Femmes chrĂ©tiennes qui changĂšrent l’Église et le monde

Le Christianisme et les femmes, un rapport difficile ? Peut-ĂȘtre, mais si nous prenons en examen dix femmes qui ont su rĂ©volutionner l’Église et le monde, nous arriverons Ă  comprendre mieux l’importance des femmes dans la religion chrĂ©tienne. Une belle pensĂ©e en vue du mois marial.

Ils existent de trĂšs nombreux prĂ©jugĂ©s concernant la maniĂšre dont les femmes sont traitĂ©es dans la religion chrĂ©tienne. Surtout si nous regardons Ă  l’histoire, c’est facile de tomber dans un malentendu. Bien entendu, il y a eu des moments difficiles, et ce serait faut d’admettre que hommes et femmes au sein de l’église aient joui des mĂȘmes droits et devoirs. Du reste, mĂȘme aujourd’hui il n’est pas possible de faire une dĂ©claration pareille. Pape François insiste constamment sur la nĂ©cessitĂ© de donner aux femmes de plus grands pouvoirs et rĂŽles de responsabilitĂ© dans l’Église. De par sa volontĂ© a Ă©tĂ© instituĂ©e une commission qui dĂ©bat concernant le diaconat fĂ©minin. Et puis il y a sa reconnaissance quotidienne aux femmes qui exercent quotidiennement des fonctions trĂšs importantes dans la sociĂ©tĂ©, non seulement les femmes mĂ©decins et infirmiĂšres, qui aujourd’hui plus que jamais combattent en premiĂšre ligne pour le bien commun, mais aussi les mĂšres, qui veillent Ă  la sĂ©curitĂ© de leurs enfants et protĂšgent la famille, la maintiennent unie.

Et pourtant la route Ă  faire est encore longue.

MĂȘme nier la valeur et l’importance des femmes dans l’histoire de l’Église serait tout aussi faux. Et pas seulement parce que la nature mĂȘme des femmes, la sensibilitĂ© et l’intelligence dont elles sont dotĂ©es, diffĂ©rentes de celles masculines Ă  bien des Ă©gards, mais pas pour autant de moindre valeur, les rendent particuliĂšrement portĂ©es pour accueillir le message chrĂ©tien, pour le vivre avec intensitĂ©.

Mais la soumission des femmes dans la religion chrĂ©tienne est un fait historique et social indĂ©niable. Si Saint Paul affirmait : « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est chef de la femme » (1 Corinthiens 11,3), en mĂȘme temps il rĂ©pĂ©tait la nĂ©cessitĂ© que les femmes se devaient d’ĂȘtre tranquilles, soumises et vouĂ©es aux soins de la maison et de l’homme, Ă  bien des Ă©gards nous pouvons le considĂ©rer comme un de plus grands ennemis du droit des femmes dans le contexte chrĂ©tien, mais il ne fut surement pas le seul.

Pourquoi cela ?

L’obligation au silence et Ă  la soumission des femmes dans la religion chrĂ©tienne remonte Ă  la GenĂšse. S’il est vrai que dans le premier rĂ©cit de la CrĂ©ation homme et femme furent créés ensemble, tous les deux Ă  l’image et Ă  la ressemblance de Dieu, le deuxiĂšme rĂ©cit, celui dans lequel la femme est créée Ă  partir d’une cote d’Adam, eut plus de chance et dĂ©termina dĂšs le dĂ©but le rĂŽle secondaire de la femme. Ensuite, le PĂ©chĂ© originel, perpĂ©trĂ© par Ève, fit le reste pour justifier l’assujettissement, voire la culpabilisation, du genre fĂ©minin.

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Et toutefois, mĂȘme au sein de la sociĂ©tĂ© juive, profondĂ©ment patriarcale et machiste (il suffit de penser qu’une des bĂ©nĂ©dictions juives du matin, qu’on rĂ©cite au rĂ©veil, dit : « BĂ©ni sois-tu ĂŽ D. Notre Seigneur Roi du monde de ne pas m’avoir fait femme »), les figures de femmes courageuses et tenues en grande considĂ©ration mĂȘme sur le plan spirituel ne manquent pas. En outre, le Talmud, le livre qui recueille les dictons des rabbins, rĂ©cite : « Prends garde Ă  ne jamais faire pleurer une femme, parce que Dieu compte ses larmes ! La femme est sortie de la cote de l’homme, non de ses pieds pour ĂȘtre un paillasson, ni de sa tĂȘte pour lui ĂȘtre supĂ©rieure, mais de son flanc pour ĂȘtre son Ă©gale, juste au-dessous de son bras pour ĂȘtre protĂ©gĂ©e, et Ă  cĂŽtĂ© de son cƓur pour ĂȘtre aimĂ©e ».

Des attitudes controversées, voire contradictoires, mais nous devons toujours considérer le contexte historique, politique et social.

La vĂ©ritable certitude est que beaucoup a changĂ© Ă  l’égard des femmes dans la religion chrĂ©tienne grĂące Ă  JĂ©sus. Lui qui se dĂ©montra toujours proches des femmes, en arrivant Ă  les traiter comme des paires, en apprĂ©ciant leur prĂ©sence Ă  ses cĂŽtĂ©s. Il les protĂ©gea, les bĂ©nit, les aima au point de choisir de se manifester Ă  deux femmes en premier aprĂšs sa RĂ©surrection. Une attitude pour le moins rĂ©volutionnaire, d’une maniĂšre bien loin de reconnaĂźtre la mĂȘme dignitĂ© aux deux sexes ! mais malgrĂ© l’exemple de JĂ©sus, les femmes continuĂšrent de ne pas avoir la vie facile au sein du dĂ©bat religieux et de l’histoire chrĂ©tienne.

Venons ainsi aux femmes chrĂ©tiennes qui changĂšrent l’Église et le monde. Le fait qu’elles aient Ă©tĂ© capables de le faire malgrĂ© le rĂŽle subalterne et l’attitude souvent hostile de beaucoup d’hommes rend leurs entreprises encore plus incroyables et de valeur ! Passons-les en revue ensemble.

Marie MÚre de Jésus

La Vierge Marie n’a certes pas besoin de prĂ©sentations. Et toutefois, on n’en a pas encore assez parlĂ© ou Ă©crit sur cette femme extraordinaire, symbole et incarnation de l’espoir de l’Église.

Elle en premier accueillit Dieu en elle, et le fit par choix, en acceptant le destin qui avait Ă©tĂ© Ă©tabli pour elle et pour Son Fils. Un acte de foi, mais aussi un geste rĂ©volutionnaire. Marie ne se limita pas Ă  se soumettre Ă  la volontĂ© de Dieu. Elle fut Son instrument et participa activement Ă  la parabole humaine de Christ, sans jamais l’abandonner, sans jamais arrĂȘter de croire en Lui, mĂȘme quand les ApĂŽtres doutaient oĂč avaient trop peur pour le faire. De BethlĂ©em jusqu’à la Croix, Marie est restĂ©e Ă  cĂŽtĂ© de JĂ©sus, a vĂ©cu sur sa propre peau, en son propre cƓur, Son tourment, Sa douleur.

Cela fait d’elle la MĂšre de toutes les MĂšres, et encore aujourd’hui cela reste son rĂŽle : rapprocher les hommes de Dieu, intercĂ©der pour eux, essuyer leurs larmes et offrir le rĂ©confort que seuls l’étreinte et l’amour inconditionnel d’une maman peut offrir.

Sainte Hildegarde de Bingen

SƓur bĂ©nĂ©dictine d’origine allemande, Sainte Hildegarde vĂ©cut Ă  la fin du XII siĂšcle. Au Moyen Âge, la condition de la femme n’était certainement pas Ă©mancipĂ©e, et pourtant Hildegarde arriva, en vertu de ses exceptionnels talents, Ă  se faire apprĂ©cier par ses contemporains au point que des hommes d’église, mais pas seulement, accomplissaient de longs voyages afin de pouvoir Ă©couter son conseil. MĂȘme FrĂ©dĂ©ric Barberousse dĂ»t l’écouter. Non seulement elle fut une mystique d’une spiritualitĂ© prouvĂ©e, visitĂ©e dĂšs son enfance pour des visions qui ne la quittĂšrent jamais. DotĂ©e d’innombrables talents, elle sut mettre Ă  profit son intellect de diffĂ©rentes maniĂšres, dans la science comme dans la littĂ©rature, voire dans la musique. En outre, elle Ă©tait une herboriste adroite, guĂ©risseuse et naturaliste. Ce n’est pas un hasard si Pape BenoĂźt XVI en 2012 l’a dĂ©clarĂ©e, premiĂšre femme dans l’histoire, Docteur de l’Église. Ses positions la mirent souvent en contraste avec des membres Ă©minents du clergĂ©, mais Hildegarde sut soutenir ses positions avec force et dĂ©termination, et laissa un hĂ©ritage non seulement religieux, mais culturel, inĂ©galable.

Sainte Catherine de Sienne

D’origine modeste, Sainte Catherine apprit seule Ă  lire et Ă©crire, jusqu’à devenir une thĂ©ologienne et philosophe de grand prestige, outre qu’une des mystiques visionnaires les plus cĂ©lĂšbres de l’histoire. Elle fut au centre de la grande crise politique et religieuse qui s’abattit sur l’Église Ă  la moitiĂ© du XIVe siĂšcle, quand le siĂšge de la papautĂ© fut dĂ©placĂ© Ă  Avignon. Un des objectifs que la Sainte poursuivit pendant toute sa vie fut effectivement celui de ramener le Pape Ă  Rome. Elle y arriva, mais ne put Ă©viter le Scisme d’Occident. Outre que pour ses visions, elle est rappelĂ©e pour son dĂ©vouement aux pauvres et aux nĂ©cessiteux, et pour le dense Ă©pistolaire qu’elle entretint avec des grands hommes de son Ă©poque, qui s’adressaient Ă  elle Ă  la recherche de conseil et rĂ©confort.

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Sainte Catherine de Sienne, de femme du peuple à conseillÚre des Papes et princes. Courageuse, sage et totalement dévouée à Christ.

Jeanne d’Arc

Parmi les saints et les bienheureux, Jeanne d’Arc est probablement la seule Ă  ĂȘtre rappelĂ©e, outre que pour sa force spirituelle, pour avoir pris l’épĂ©e au nom de la foi. Elle est certainement la seule femme Sainte Patronne de France bien qu’elle ne fĂ»t qu’une paysanne illettrĂ©e, car elle sut conduire son pays Ă  la victoire contre les Anglais dans la Guerre des Cent ans. Et c’est Ă  ces derniers qu’elle fut ensuite vendue, jugĂ©e pour hĂ©rĂ©sie et brĂ»lĂ©e vivante dans un procĂšs jugĂ© nul par la suite. Elle n’avait que dix-neuf ans.

DĂšs son enfance, elle soutenait recevoir visites et messages de Dieu et des saints. Son charisme et sa force Ă©taient tels que, mise au commandement de l’armĂ©e française, elle sut dĂ©teindre sur tous les commandants, en les incitant Ă  combattre pour le pays et pour Dieu.

Sainte ThĂ©rĂšse d’Avila

Elle aussi, comme Hildegarde, figure parmi les docteurs de l’Église. Une des figures les plus importantes de la RĂ©forme catholique, elle fut l’autrice de textes encore aujourd’hui considĂ©rĂ©s comme la base de la littĂ©rature spirituelle moderne. Elle fonda l’ordre des religieuses et des frĂšres CarmĂ©litains DĂ©chaussĂ©s. Sa pensĂ©e mystique est centrĂ©e sur le rapport profond entre Dieu et l’homme, qui peut ĂȘtre sublimĂ© par diffĂ©rents niveaux de mĂ©ditation et priĂšre, jusqu’à atteindre l’extase mystique, qui transforme complĂštement l’existence humaine. À une Ă©poque oĂč il n’était pas parmi aux femmes de parler en public de thĂšmes religieux, d’étudier la thĂ©ologie ou de commenter les Saintes Écritures, le courage de Sainte ThĂ©rĂšse dans le fait de dĂ©clarer visions et extases mystiques nous donne une mesure de sa force spirituelle.

Sainte Rose de Lime

Religieuse appartenant au tiers-ordre dominicain, Rose de Sainte Marie vĂ©cut au XVIIe siĂšcle au PĂ©rou, pays dont aujourd’hui elle est la Sainte Patronne. DĂ©vouĂ©e Ă  Notre-Dame du Rosaire, elle aspirait au modĂšle spirituel de Sainte Catherine de Sienne. Elle aussi dĂ©dia ses efforts aux pauvres et aux malades. Elle reçut les noces mystiques, conduit une vie ascĂ©tique, entre pĂ©nitences, jeĂ»nes et autoflagellation, en recevant des visions et en accomplissant dĂ©jĂ  de sa vie des miracles surprenants. Elle s’engagea beaucoup dans l’assistance et dans la conversion des populations indigĂšnes. Elle fut l’objet d’une grande vĂ©nĂ©ration populaire et pour cela fut vite bĂ©atifiĂ©.

Sainte ThérÚse de Lisieux

Mystique française et sainte de l’Église catholique, elle vĂ©cut dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XIXe siĂšcle, Sainte ThĂ©rĂšse fut dĂ©finie par Pie X « la plus grande sainte des temps modernes ». Sainte Patronne de France, des missionnaires et troisiĂšme femme proclamĂ©e Docteur de l’Église aprĂšs Sainte Catherine de Sienne et Sainte ThĂ©rĂšse d’Avila, a introduit dans ses Ă©crits un concept de spiritualitĂ© tout Ă  fait nouveau : la thĂ©ologie de la « petite vie ». ThĂ©rĂšse soutint la lutte quotidienne et personnelle qui doit animer chacun d’entre nous pour aspirer Ă  la saintetĂ©, avec une ardeur et une spontanĂ©itĂ© inĂ©branlable. Une Ăąme resplendissante, ThĂ©rĂšse vit une vie sous le signe de la souffrance physique et spirituelle, mais ce ne fut pas pour autant qu’elle se laissa briser. « Mon Dieu, je t’aime” furent ses derniers mots. Pour sa propre admission, en mourant Ă  vingt-quatre ans Ă  peine, elle entrait dans la vraie vie.

Sainte ThérÚse-Bénédicte de la Croix

ProclamĂ©e copatronne d’Europe par Jean-Paul II, Sainte ThĂ©rĂšse-BĂ©nĂ©dicte de la Croix fut une nonne, philosophe et mystique allemande. D’origine juive, son nom Ă©tait Édith Stein, et mourut Ă  Auschwitz-Birkenau. Bien que sa conversion ne soit tardive, aprĂšs de longues annĂ©es d’athĂ©isme, en tant que CarmĂ©litaine DĂ©chaussĂ©e elle sut exprimer une spiritualitĂ© profonde et dramatique Ă  travers ses Ɠuvres et ses Ă©crits. En tant qu’athĂ©e elle se dĂ©dia Ă  l’activitĂ© politique, en s’engageant pour le droit de vote aux femmes et la reconnaissance du travail fĂ©minin. En tant que religieuse, elle ne renonça jamais Ă  dĂ©fendre ses idĂ©aux spirituels et s’opposa vaillamment au Nazisme. Sa parabole humaine, culturelle et religieuse exprime tout le drame de l’humanitĂ© Ă  travers l’horreur de la guerre.

Sainte Jeanne Beretta Molla

PĂ©diatre italienne morte en 1962, elle choisit de mourir Ă  cause d’une tumeur Ă  l’utĂ©rus pour ne pas tuer la quatriĂšme fille qu’elle portait en elle. Objet de grand amour et vĂ©nĂ©ration, elle fut canonisĂ©e en 2004 par Jean-Paul II.

MĂšre Teresa de Calcutta

À elle nous avons dĂ©diĂ© un article prĂ©cĂ©dent, car peu de personnes peuvent Ă©galer son exemple de charitĂ© et de totale dĂ©votion Ă  Dieu et aux hommes. MĂšre Teresa passa toute son existence Ă  se dĂ©dier aux derniers parmi les derniers, en sacrifiant chaque chose au bien-ĂȘtre de qui semblait avoir Ă©tĂ© oubliĂ© de tous. Une petite femme, une petite sƓur, qui avec son cƓur immense, avec sa misĂ©ricorde sans limite, a su parler aux coeurs des puissants, en revendiquant le droit Ă  la santĂ© et au bonheur de qui avait Ă©tĂ© privĂ© de tout. En obligeant le monde Ă  se rappeler de ses fils les plus malchanceux.

MÚre Teresa symbole de charité

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Une nouvelle annĂ©e vient de commencer. C’est le moment des bilans et des bons propos. MĂšre Teresa de Calcutta est une rĂ©fĂ©rence Ă  ce niveau-lĂ .