Auteur/autrice : Redazione

Saint Antoine de Padoue, le Saint aux miracles

Saint Antoine de Padoue, le Saint aux miracles

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Notre-Dame de Fatima : pénitence et priÚre sont le salut

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Sainte Claire embrassa la pauvreté, sur les traces de Saint François

Sainte Claire embrassa la pauvreté, sur les traces de Saint François

Sainte Claire suivit l’exemple de Saint François, en renonçant Ă  tous ses biens et en sacrifiant sa jeune vie Ă  JĂ©sus. Le 11 aoĂ»t, nous fĂȘtons cette femme exceptionnelle.

Il est rare d’entendre nommer Sainte Claire d’Assise sans qu’elle soit associĂ©e au nom de son concitoyen et grand ami Saint François.

Les deux jeunes furent en effet liĂ©s par une amitiĂ© si tendre et si profonde qu’elle devint partie intĂ©grante de leur processus de foi et de leur mission dans cette terre. De ce lien si spĂ©cial, qui faisait sourire Dieu, nous vous l’avons dĂ©jĂ  racontĂ© en parlant de la JournĂ©e Mondiale de l’AmitiĂ©, fĂȘtĂ©e le 30 juillet.

Mais Sainte Claire mĂ©rite d’ĂȘtre rappelĂ©e et cĂ©lĂ©brĂ©e non seulement en vertu de son lien unique et spĂ©cial avec le petit pauvre d’Assise. Le courage et l’esprit de sacrifice dĂ©montrĂ©s par cette jeune fille qui dĂ©cida d’abandonner tous les privilĂšges que sa naissance illustre lui aurait garanti afin d’embrasser un style de vie Ă  la limite de l’indigence, sont Ă  admirer, au-delĂ  de l’inspiration qui les a encouragĂ©s. Cette jeune fille, appartenant Ă  une des familles les plus riches et en vue d’Assise, arriva Ă  supplier en personne pape GrĂ©goire IX afin d’obtenir le « privilĂšge de la pauvreté ».

Cette dĂ©termination, cette volontĂ© de dĂ©dier son existence Ă  une valeur spirituelle transcendent, en imitant JĂ©sus jusqu’à se sentir une seule et unique chose avec lui, sont des mĂ©rites que Sainte Claire a su gagner Ă  elle seule.

Ceci pour rappeler que il y a eu beaucoup de femmes qui ont changĂ© l’église et le monde, sans nĂ©cessairement l’aide des hommes. Sainte Claire, fondatrice des Clarisses, devenue Sainte Protectrice de la tĂ©lĂ©vision et des tĂ©lĂ©communications, mĂ©rite d’ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une d’entre elles. Concernant ce patronat si particulier, qui lui a Ă©tĂ© attribuĂ© en 1958 par pape Pie XII, il nait de la lĂ©gende selon laquelle Sainte Claire ne peut pas participer Ă  la messe de NoĂ«l cĂ©lĂ©brĂ©e par Saint François, car indisposĂ©e. La messe lui serait apparue comme une vision et, avec elle, mĂȘme un ange qui lui amena l’Eucharistie qu’elle n’aurait pas reçu autrement.

Sainte Claire et sa rencontre avec Saint François

Il reste tout de mĂȘme vrai que ce qui suscita en elle la ferveur religieuse et la rĂ©bellion contre le futur aisĂ© que sa famille lui avait destinĂ© fut quasi surement le geste de ce garçon hors du commun qui, pendant l’hiver de 1206, scandalisa Assise en se dĂ©shabillant de ses riches habits au Palace Ă©piscopale, afin de les rendre Ă  son pĂšre, Pietro di Bernardone.

Le garçon Ă©tait Saint François, et Claire n’avait que douze ans, mais nous aimons penser que ce jour-lĂ , devant cet acte inconcevable effectuĂ© devant tous les nobles d’Ombrie, la graine de la saintetĂ© ait pris en elle. En tout cas, elle n’oublia surement pas ce garçon, qu’elle continua de suivre de loin, grĂące aux comptes rendus de Rufin, un des jeunes qui suivit François, qui Ă©tait Ă©galement un cousin de la jeune fille.

Sainte Claire mĂ»rit son choix de vie et de foi au cours des sept annĂ©es qui suivirent. Nous ne pouvons surement pas parler d’un acte irrĂ©flĂ©chi ou dictĂ© par simple Ă©mulation ! Nous ne savons pas grand-chose de sa vie pendant ces annĂ©es, Ă  part qu’elle Ă©tait une jeune fille timide, portĂ©e vers la vie contemplative, et qui apprit tĂŽt le don de la charitĂ© grĂące Ă  sa mĂšre.

Le jeune François lui fournit surement le modĂšle de vie et de vocation spirituelle qu’elle dĂ©cida enfin d’embrasser. À dix-huit ans Ă  peine, Claire se rendit auprĂšs de lui Ă  la recherche d’un conseil, et François fut heureux de l’aider Ă  fuir sa maison et sa famille, le soir du Dimanche des Rameaux en 1211. Entre les murs dĂ©labrĂ©s et pourtant respirant la spiritualitĂ© de la Portioncule, François lui coupa les cheveux et lui offrit l’habit de ses frĂšres franciscains. Avec moins de clameur par rapport Ă  son ami, mais avec le mĂȘme courage, elle fit son choix de vie et de foi.

Pendant quelques temps, Claire dut fuir les insistances de sa famille qui la voulait de retour Ă  la maison. Elle se rĂ©fugia dans le monastĂšre bĂ©nĂ©dictin de San Paolo della Abbadesse, Ă  Bastia Umbra. On raconte que ses parents tentĂšrent mĂȘme de la kidnapper, surtout aprĂšs que sa sƓur Catherine dĂ©cida d’imiter son geste et de la suivre en devenant AgnĂšs d’Assise. Ensemble elles se dĂ©placĂšrent Ă  Saint-Ange de Panzo, toujours poursuivies par leur famille, mais aucune menace, aucune flatterie ne sut convaincre les deux jeunes sƓurs Ă  revenir sur leur dĂ©cision.

Entretemps, François et ses frĂšres Ă©taient en train de prĂ©parer un logement pour Claire et AgnĂšs dans l’Église de Saint-Damien, oĂč Ă©tait conservĂ© le crucifix devant lequel le jeune Saint avait rencontrĂ© sa conversion. C’était en effet devant ce mĂȘme crucifix que François avait reçu par le Seigneur l’appel Ă  travailler pour renouveler Son Ă©glise.

Dans l’église de Saint-Damien, Sainte Claire fonda les « Pauvres Dames de Saint Damian », le future Ordre des Clarisses.

Le lien qui unissait Sait François et Sainte Claire

Claire et François Ă©taient liĂ©s par une amitiĂ© profonde, qui n’avait rien de l’amour charnel qui peut unir un homme et une femme. Une affinitĂ© Ă©lective, un lien spirituel fait d’estime, respect et constante incitation rĂ©ciproque.

Ensemble, ces deux magnifiques jeunes regardaient dans la mĂȘme direction, et dans cette direction ils poursuivaient, animĂ©s par la volontĂ© commune d’imiter et de se rapprocher de Christ un jour aprĂšs l’autre, un pas Ă  la fois.
Si regarder dans la mĂȘme direction signifie s’aimer, alors François et Claire s’aimĂšrent, surement, d’une maniĂšre unique et spĂ©ciale.

Ce fut pour Claire que François entonna son Cantique des crĂ©atures dans l’église de San Damiano, peu avant de mourir. Le Cantique est en mĂȘme temps , oĂč l’amour est celui pour toutes les crĂ©atures de Dieu, que François et Claire partageaient.

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Saint François d’Assise est un des saints les plus aimĂ©s de l’Église. Le Cantique des crĂ©atures, une priĂšre qui est un poĂšme d’amour.

Une amitiĂ© spirituelle donc, faite de partage de chaque chose, de la pauvretĂ© Ă  la dĂ©votion, et, enfin, jusqu’au chemin vers la saintetĂ©.

L’ordre des Clarisses

C’est aprĂšs la mort de Sainte Claire que les « Pauvres Dames recluses de Saint Damien » dĂ©virent les Clarisses. L’histoire de l’ordre ne fut pas toujours facile. À cette Ă©poque-lĂ , on considĂ©rait que le seul moyen que les femmes avaient pour vivre leur spiritualitĂ© et dĂ©dier leur vie Ă  Dieu Ă©tait la clĂŽture, en priĂšre et en pĂ©nitence, complĂštement dĂ©tachĂ©es du monde. Mais pour pouvoir se permettre de vivre de cette maniĂšre, il fallait qu’elles perçoivent une rente quelconque.

Claire, qui se sentait partie intĂ©grante de l’ordre franciscain, ne pouvait surement pas accepter de manquer Ă  la rĂšgle de la PauvretĂ© embrassĂ©e par son maĂźtre et ami. En 1228, elle obtint de pape GrĂ©goire la bulle appelĂ©e « PrivilĂšge de la pauvreté », en vertu de laquelle elle et ses sƓurs pouvaient choisir de ne rien possĂ©der et de vivre de l’aumĂŽne. Mais Claire dĂ»t lutter pendant toute sa vie pour dĂ©fendre ce privilĂšge.

Pendant longtemps, les monastĂšres des Pauvres Dames, ou CordeliĂšres, nĂ©s en s’inspirant de celui qui Ă©tait nĂ© Ă  Saint-Damien, suivirent la rĂšgle imposĂ©e par le Cardinal Hugolin d’Agnani, qui exigeait que les Dames fassent directement rĂ©fĂ©rence au Saint-SiĂšge et non pas Ă  l’évĂȘque, et qui prĂ©voyait des normes trĂšs rigoureuses parmi lesquelles une clĂŽture trĂšs rigide, qui ne pouvait ĂȘtre violĂ©e mĂȘme pas aprĂšs la mort. En effet, les Dames devaient ĂȘtre enterrĂ©es dans l’enceinte du monastĂšre oĂč elles avaient vĂ©cu.

Pour le Couvent de Saint-Damien, Claire Ă©crit sa propre rĂšgle, qui empĂȘchait Ă  ses consƓurs d’accepter donations et rentes, mais, aprĂšs sa mort, de nombreux monastĂšres ne la suivirent plus.

Pape Urbain IV, en 1263, Ă©crit une nouvelle RĂšgle, la premiĂšre Ă©crite par un pape pour un ordre fĂ©minin, en uniformisant la juridiction de tous les monastĂšres des Dames ou SƓurs Pauvres, qui Ă  partir de ce moment-lĂ  dĂ©virent Clarisses.

Celui des Clarisses est devenu ensuite le modĂšle de vie pour toutes les moniales cloĂźtrĂ©es, mĂȘme celles appartenant Ă  d’autres ordres.

Basilique de Sainte Claire

Claire mourut le 11 aoĂ»t 1253 et, peu aprĂšs sa mort, on commença Ă  penser Ă  la nĂ©cessitĂ© d’ériger une Ă©glise qui lui soit dĂ©diĂ©e. Les travaux de construction furent commencĂ©s prĂšs de l’église de Saint Georges, oĂč la Sainte avait Ă©tĂ© enterrĂ©e de maniĂšre provisoire. Outre la Basilique qui lui est dĂ©diĂ©e, on voulut construire Ă©galement un couvent pour les Clarisses de Saint-Damien. La Basilique de Sainte Claire est en pierre de Subasio, travaillĂ©e en bandes roses et blanches. Le plafond est soutenu par des grands arcs-boutants. Avec sa nef unique et la galerie qui parcourt le pĂ©rimĂštre Ă  l’intĂ©rieur, elle ressemble beaucoup Ă  l’église supĂ©rieure de Saint François. La Basilique de Sainte Claire d’Assise fut consacrĂ©e le 6 septembre 1265 par Pape ClĂ©ment IV.

Crucifix de Saint-Damien

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Le crucifix de Saint-Damien est celui devant lequel saint François avait l’intention de prier

Dans la chapelle de Saint Georges, Ă  l’intĂ©rieur de la Basilique, en plus des reliques de Sainte Claire, on y conserve encore le Crucifix de Saint Damien, qui inspira Saint François et qui eut un rĂŽle important dans cette histoire d’amitiĂ© et de foi.

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Comment nettoyer les icĂŽnes anciennes et les conserver au mieux

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Saints GuĂ©risseurs auxquels s’adresser contre les maladies

Saints GuĂ©risseurs auxquels s’adresser contre les maladies

Depuis toujours, l’homme invoque Dieu demandant aide et rĂ©confort en cas de maladies graves. Mais il y a six saints patrons appelĂ©s Ă©galement saints guĂ©risseurs pour certaines pathologies. DĂ©couvrons qui sont-ils.

Nous avons dĂ©jĂ  dĂ©diĂ© un article prĂ©cĂ©dent aux saints patrons auxquels les fidĂšles s’adressent depuis toujours pour obtenir la grĂące ou une quelque protection en cas de maladies plus ou moins graves. Pas uniquement pour rĂ©conforter l’ñme, mais aussi le corps.

En particulier, nous nous étions attardés sur Saint Blaise de Sébaste, médecin et saint patron des oto-rhino-laryngologistes, à invoquer en cas de problÚmes de gorge.

Mais nous avions Ă©galement passĂ© en revue rapidement les Saints Auxiliateurs, un groupe de quatorze Saints auxquels Ă©taient associĂ©s les remĂšdes d’une sĂ©rie de maladie et de problĂšmes de santĂ© divers, des maux de tĂȘte Ă  la fiĂšvre, de l’épilepsie Ă  la peste, des maux de dents Ă  la lĂšpre.

Pensons Ă©galement Ă  d’autres saints qui ne sont pas repris dans cette liste, comme Sainte Lucie, protectrice de la vue : lors de son martyre, on lui enleva les yeux et, pour cette raison, elle est souvent reprĂ©sentĂ©e avec une assiette en main et ses yeux dĂ©posĂ©s dessus.

Son prĂ©nom signifie LumiĂšre et ce n’est surement pas un hasard.

Mais il y a Ă©galement d’autres saints patrons – guĂ©risseurs auxquels s’adresser contre les maladies.

En voici la liste.

Sainte Rita

Prenons Sainte Rita, la sainte des cas impossibles et désespérés.

Elle est invoquĂ©e dans des situations de danger, en particulier celles liĂ©es aux Ă©pidĂ©mies, car on raconte qu’elle soigna beaucoup d’hommes et de femmes affectĂ©s par des maladies terribles. MĂȘme aprĂšs sa mort, on lui attribua des guĂ©risons miraculeuses. C’est Ă©galement pour cette raison qu’elle est surnommĂ©e la sainte des impossibles, car aprĂšs la mort, comme pendant sa vie, elle resta Ă  cĂŽtĂ© des plus nĂ©cessiteux, qui continuent Ă  s’adresser Ă  elle quand tout autre espoir Ă©choue.

Saint Pérégrin

Parmi les saints patrons, PĂ©rĂ©grin Laziosi, ou PĂ©rĂ©grin de ForlĂŹ (ForlĂŹ, 1265 – 1er mai 1345), est considĂ©rĂ© comme Ă©tant le saint protecteur contre les maladies chroniques et le cancer. Dans sa jeunesse, il avait Ă©tĂ© un fier anticlĂ©rical appartenant Ă  une puissante famille de Gibelins. Quand en 1284 Pape Martin IV envoya en Romagne Philippe Benizi, le Prieur gĂ©nĂ©ral de l’Ordre des Servites de Marie, afin qu’il lui serve de mĂ©diateur auprĂšs des habitants de la zone, PĂ©rĂ©grin, qui Ă  l’époque avait vingt ans, l’agressa verbalement et pas seulement. Mais le saint homme rĂ©agit en lui tendant l’autre joue, ce qui poussa le jeune Ă  la conversion. PĂ©rĂ©grin joignit l’Ordre des Servites et quitta les plaisirs mondains pour embrasser une vie austĂšre faite d’isolement et de priĂšre.

Gravement malade, il reçut la grĂące aprĂšs une nuit de priĂšre et, dĂ©jĂ  de son vivant, il fut considĂ©rĂ© comme le protecteur contre les maladies les plus graves. DĂ©clarĂ© bienheureux par Paul V en 1609, il fut canonisĂ© par BenoĂźt XIII en 1726. Aujourd’hui, il est considĂ©rĂ© comme le saint protecteur des malades de tumeur, du SIDA et de toutes les autres maladies les plus graves.

CĂŽme et Damien

Les Saints frÚres CÎme et Damien, martyrs et médecins, sont priés et invoqués pour guérir de toute sorte de maladie.

Ces deux Saints Ă©taient frĂšres jumeaux et chrĂ©tiens. NĂ©s en Arabie, ils se dĂ©diĂšrent au soin des malades aprĂšs avoir Ă©tudiĂ© l’art de la mĂ©decine en Syrie. Mais ils Ă©taient des mĂ©decins spĂ©ciaux car ils pratiquaient la profession de mĂ©decins sans demander aucune rĂ©tribution. PoussĂ©s en effet par une inspiration supĂ©rieure, ils ne se faisaient pas payer. Mais cette attention aux malades Ă©tait Ă©galement un instrument trĂšs efficace pour l’apostolat. « Mission » qui coĂ»ta la vie aux deux frĂšres, qui furent martyrisĂ©s. Durant le rĂšgne de l’empereur DioclĂ©tien, probablement en 303, le prĂ©fet romain les fit dĂ©capiter. Cela arriva Ă  Cyr, ville proche d’Antioche, oĂč les martyrs furent enterrĂ©s. Une autre narration atteste au contraire qu’ils furent tuĂ©s Ă  ÉgĂ©e de Cilicie, en Asie Mineure, par ordre du prĂ©fet Lysias et dĂ©placĂ©s ensuite Ă  Cyr. Le culte de CĂŽme et Damien est attestĂ© avec certitude depuis le V siĂšcle.

Saint Raphaël

Bien que repris dans la liste des saints et bienheureux, Saint RaphaĂ«l est avant tout un ange, voire mĂȘme un des anges toujours acceptĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de Dieu et destinĂ©s Ă  en chanter les louanges pendant l’éternitĂ©. Son prĂ©nom lui-mĂȘme trahit sa nature de saint patron contre les maladies. Il signifie, en effet, « Dieu est Celui qui guĂ©rit » ou bien « Dieu guĂ©rit ». ReprĂ©sentĂ© souvent avec un vase de mĂ©dicaments, il est le saint patron des jeunes couples, des fiancĂ©s, des Ă©poux, mais Ă©galement des non-voyants, de ceux qui souffrent de maladies mentales, des pharmaciens et des ophtalmologues.

ConsidĂ©rĂ© comme l’ange de la divine guĂ©rison, il est citĂ© par l’évangĂ©liste Jean dans l’épisode oĂč JĂ©sus se trouve prĂšs de la piscine de BĂ©thesda : « un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau; et celui qui y descendait le premier aprĂšs que l’eau avait Ă©tĂ© agitĂ©e Ă©tait guĂ©ri, quelle que fĂ»t sa maladie » (Jean 5,4).

Sainte Agathe

Sainte Agathe, Sainte patronne de Catane, vĂ©cut au III siĂšcle. En plus d’ĂȘtre reprise parmi les saints patrons, elle est Ă©galement une des sept vierges et martyres rappelĂ©es dans le canon de la Messe. Le proconsul Quintien, chargĂ© de contraindre le chrĂ©tiens de Catane Ă  abjurer leur foi, s’éprit d’elle, qui appartenait Ă  une noble famille chrĂ©tienne. Devant son refus, il la livra Ă  une prĂȘtresse de Venus et Ă  ses filles, pour qu’elles la corrompissent, mais Agathe rĂ©sista tant aux menaces qu’aux flatteries. Rendue Ă  Quintien, elle fut enfermĂ©e en prison, oĂč elle subit des tortures indicibles, parmi lesquelles l’arrachement des seins par tenailles. PrisonniĂšre, elle reçut la visite de Saint Pierre et d’un ange, qui soignĂšrent ses blessures, mais elle fut ensuite soumise au supplice des charbons ardents et pĂ©rit.

Son culte se diffusa Ă©normĂ©ment dĂ©jĂ  dans l’antiquitĂ©. À cause de son martyr, elle est considĂ©rĂ©e, entre autres, comme la sainte patronne des femmes affligĂ©es par des pathologies au sein et des nourrices.

Saint Jacques le Majeur

InvoquĂ© contre l’arthrite et les rhumatismes, Saint Jacques Ă©tait un des douze apĂŽtres. Il Ă©tait le frĂšre de l’apĂŽtre Jean et avec lui il fut recrutĂ© par JĂ©sus lorsqu’il Ă©tait sur la rive d’un lac. Avec son frĂšre et Pierre, il assista Ă  la Transfiguration de JĂ©sus. Il fut le premier apĂŽtre Ă  connaĂźtre le martyr par volontĂ© d’HĂ©rode Agrippe I.

Sa dĂ©pouille fut amenĂ©e jusqu’aux cĂŽtes de la Galice en un lieu ensuite dĂ©nommĂ© campus stellae, « champs de l’étoile ». Il s’agit de Saint-Jacques-de-Compostelle, un des trois principaux lieux de pĂšlerinage de la ChrĂ©tientĂ© du Moyen Âge Ă  nos jours.

Saint Roch de Montpellier

Saint Roch de Montpellier, pĂšlerin et thaumaturge français, a Ă©tĂ© le saint le plus invoquĂ© en Ă©poque mĂ©diĂ©vale pendant les Ă©pidĂ©mies de peste, qui flagellĂšrent l’Europe pendant des siĂšcles. Il est encore le Saint Patron des contaminĂ©s, des pestifĂ©rĂ©s, des malades, mais aussi des marginaux, des vagabonds, ainsi que des opĂ©rateurs sanitaires et des pharmaciens. Français d’origine, pendant la peste qui toucha l’Italie entre 1367 et 1368, Saint Roch ne cessa jamais de prĂȘter secours aux malades, en dĂ©montrant une propension inĂ©puisable pour la charitĂ©. On raconte qu’il possĂ©dait la touche thaumaturgique et la capacitĂ© de guĂ©rir les empestĂ©s en les bĂ©nissant avec le signe de la Croix. Quand la maladie commença Ă  se retirer de la ville, il se dĂ©dia Ă  soigner mĂȘme les animaux touchĂ©s par la peste qui vivaient dans les bois. RetournĂ© en France et Ă©changĂ© par un espion, il fut emprisonnĂ© par ses propres parents et laissĂ© agoniser en prison.

Saint Roch de Montpellier

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Saint Roch de Montpellier prĂ©sente de nombreux traits en commun avec Saint François d’Assise, dont il fut un fervent et dĂ©vouĂ© Ă©pigone.

Puisqu’aujourd’hui la peste n’est plus rĂ©pandue, le patronage de Saint Roch s’est Ă©largi Ă  d’autres maladies, comme la lĂšpre, le cholĂ©ra, le SIDA et, en gĂ©nĂ©ral, toutes les maladies contagieuses.

Saint Sébastien

Saint SĂ©bastien, officier supĂ©rieur de l’armĂ©e impĂ©riale, connut le martyr par ses propres soldats et frĂšres d’armes, qui le transpercĂšrent d’abord avec des flĂšches et des lances, par ordre de DioclĂ©tien, et ensuite, aprĂšs qu’il fut miraculeusement guĂ©ri de ses blessures, le flagellĂšrent jusqu’à la mort. Cher depuis toujours aux ConfrĂ©ries de MisĂ©ricorde, il doit son culte Ă  sa renommĂ©e de sauveur des souffrants et, pour cette raison, il devint un des saints les plus invoquĂ©s contre la peste et les Ă©pidĂ©mies en gĂ©nĂ©ral.

Son lien avec la peste dérive probablement du fait que les blessures infligées par les pointes des flÚches sont semblables aux plaies causées par la peste.

Sainte Rosalie de Palerme

Une autre sainte trĂšs invoquĂ©e pendant la peste et encore chĂšre aux fidĂšles en cas d’épidĂ©mies est Sainte Rosalie de Palerme, qui a vĂ©cu Ă  Palerme au XII siĂšcle. Vierge ermite, elle vĂ©cut en isolement une bonne partie de sa brĂšve vie. On raconte qu’elle sauva la ville de la peste qui la toucha en 1624. Ses reliques, retrouvĂ©es grĂące Ă  des apparitions miraculeuses, furent transportĂ©es dans la ville et Ă©radiquĂšrent la maladie. Depuis lors, elle est invoquĂ©e comme Sainte Protectrice contre la Peste.

Saint Jean Bosco

Saint Jean Bosco eut un rĂŽle important pendant l’épidĂ©mie de cholĂ©ra qui Ă©clata Ă  Turin en 1854. Quand personne ne voulait assister les malades et les transporter au Lazaret, Don Bosco rĂ©unit ses jeunes et leur promit que, s’ils avaient fait Ɠuvre de charitĂ© en aidant les plus nĂ©cessiteux, aucun d’eux ne serait tombĂ© malade. Ainsi ils firent, en assistant les malades et les moribonds, et, quand au mois de novembre l’épidĂ©mie cessa, aucun d’eux n’avait Ă©tĂ© contaminĂ©.

L’histoire de Don Bosco

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Il créa une nouvelle approche éducative destinée à changer de maniÚre radicale la destinée de nombreux jeunes et enfants

Saint Joseph Moscati

Saint Joseph Moscati aussi, surnommĂ© le mĂ©decin des pauvres, eut un rĂŽle important pendant l’épidĂ©mie de cholĂ©ra qui toucha Naples en 1911.

Saint Antoine le Grand

Saint Antoine le Grand n’est pas uniquement le Saint Protecteur des animaux domestiques. C’est lui qu’on invoque pour la capacitĂ© thaumaturgique de guĂ©rir du « feu de Saint Antoine », une forme trĂšs grave de zona, et, au cours des siĂšcles, contre la peste, comme Saint SĂ©bastien et Saint Roch.

Saint Christophe

Saint Christophe aussi subit la mĂȘme forme de martyr que Saint SĂ©bastien, touchĂ© par des flĂšches qui rebondissaient toutefois miraculeusement sur son corps. Il est invoquĂ© comme protecteur des morts soudaines et, dans le passĂ©, il Ă©tait le dĂ©positaire des priĂšres de ceux qui craignaient la peste.

Saint Michel Archange

Saint Michel Archange apparut Ă  l’évĂȘque de Monte Sant’Angelo, dans les Pouilles, et lui fournit les instructions pour extirper la maladie de la peste en 1656. Par ailleurs, dĂ©jĂ  en 590 apr. J.-C. la peste Ă©tait en train de faucher d’innombrables victimes Ă  Rome et, en rĂ©ponse aux priĂšres de Pape GrĂ©goire le Grand, l’archange Michel apparut au-dessus de l’actuel ChĂąteau Saint-Ange et dĂ©gaina son Ă©pĂ©e, en annonçant la fin de l’épidĂ©mie.

Le culte de Saint Michel Archange

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Sa figure est en fait l’objet de culte et de vĂ©nĂ©ration, mĂȘme par d’autres professions de foi, comme le judaĂŻsme et l’islam.

Sainte-Marie-du-Salut

Rappelons, pour finir, la Madonna della Salute (Sainte-Marie-du-Salut) qui, lors de la grande Ă©pidĂ©mie de peste bubonique qui toucha tout le nord de l’Italie entre 1630 et 1631, fut invoquĂ©e par le gouvernement de la RĂ©publique avec une procession de priĂšre solennelle qui dura trois jours et trois nuits. Depuis lors, chaque annĂ©e, les VĂ©nitiens rĂ©pĂštent la procession en l’honneur de la Madonna della Salute en signe de remerciement et la grande et magnifique Ă©glise qui lui est dĂ©diĂ©e persiste en souvenir de cette dĂ©votion.

Les nouveaux saints

L’histoire de l’humanitĂ© est heureusement peuplĂ©e par des hommes et des femmes exceptionnels ayant dĂ©diĂ© leurs existences au soin des autres. Pensons aux mĂ©decins et aux infirmiers, mais aussi aux missionnaires, ou simplement aux personnes de bon cƓur qui ont mis de cĂŽtĂ© leurs propres intĂ©rĂȘts et leurs objectifs personnels afin d’employer tous leurs efforts uniquement au bien d’autrui. Certains d’entre eux, comme Saint François, qui soignait les personnes infectĂ©es, ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s aux honneurs de la saintetĂ© par leur choix de vie.

Un autre nom que nous souhaitons citer est MĂšre Teresa, un des plus grands exemples de charitĂ© du monde moderne, une femme qui a vĂ©ritablement redessinĂ© les limites du dĂ©vouement Ă  son prochain, en consacrant sa vie entiĂšre Ă  l’amour et Ă  la misĂ©ricorde. Avec des exemples pareils, chacun d’entre nous peut se sentir motivĂ© Ă  s’amĂ©liorer chaque jour et Ă  accomplir des petits miracles quotidiens, surtout dans des moments d’incertitude quand tout semble perdu.

Le cantique des créatures de Saint François

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De la couverture du calice au corporal, toutes les toiles de la liturgie

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Les linges d’autel sont un accessoire toujours prĂ©sent lors des cĂ©lĂ©brations religieuses. Apprenons Ă  mieux les connaĂźtre et dĂ©couvrons ensemble combien ils peuvent ĂȘtre beaux.

Parfois nous prenons pour acquis certains objets qui appartiennent au cĂ©rĂ©monial de la Messe, mais qui passent peut-ĂȘtre un peu au second-plan par rapport Ă  d’autres objets liturgiques, comme le calice ou la patĂšne, et au mobilier d’église en gĂ©nĂ©ral.

Il s’agit des linges d’autel.

Confectionnés en tissu, ce sont généralement quatre piÚces assorties entre elles : le corporal, la pale, le purificatoire et le manuterge.
Il y a ensuite d’autres objets liturgiques en tissu qui peuvent ĂȘtre assortis Ă  ces quatre, comme la nappe d’autel, l’amict et d’autres encore.

Voici dans le dĂ©tail de quoi il s’agit :

  • Corporal : il s’agit d’un tissu de forme carrĂ©e un peu rigide, habituellement confectionnĂ© en lin amidonnĂ©, mais, comme nous le verrons, en d’autres tissus aussi ; il est utilisĂ© repliĂ© pendant la cĂ©lĂ©bration de la Messe pour couvrir le calice, tandis que pendant l’Offertoire il est Ă©talĂ© sur l’autel pour y dĂ©poser la patĂšne et le calice de l’Eucharistie ; son nom dĂ©rive du fait qu’il « soutient » le corps de Christ ;
  • Pale : c’est un carrĂ© de tissu, gĂ©nĂ©ralement blanc et amidonnĂ©, mais elle peut avoir une consistance rigide ou souple ; elle est utilisĂ©e pour couvrir le calice, sur lequel est posĂ© Ă©galement le corporal repliĂ© et la patĂšne, de cette maniĂšre on Ă©vite que poussiĂšre ou insectes aillent contaminer leur contenu avant la ConsĂ©cration ;
  • Manuterge : un essuie rectangulaire blanc de dimensions variĂ©es, utilisĂ© par le prĂȘtre avant la Messe et aprĂšs l’Offertoire pour le Lavage des mains ;
  • Purificatoire : il s’agit d’un rectangle de tissu aux dimensions variĂ©es, utilisĂ© par le prĂȘtre pendant la cĂ©lĂ©bration liturgique pour nettoyer la patĂšne avant d’y dĂ©poser l’hostie, pour nettoyer le calice avant de le remplir et pour l’essuyer Ă  la fin de la communion, pour s’essuyer les lĂšvres aprĂšs avoir bu.

Ces ornements liturgiques, en raison de l’importance qu’ils assument dans la cĂ©lĂ©bration liturgique, ne peuvent pas ĂȘtre de simples morceaux de tissu. Ils doivent ĂȘtre de qualitĂ©, confectionnĂ©s avec des tissus prĂ©cieux, ou du moins avec soin.

Les couleurs du linge d’autel sont Ă©galement trĂšs importantes. Nous nous sommes attardĂ©s dans un article prĂ©cĂ©dent sur l’importance des couleurs dans la liturgie catholique et leur signification . Les vĂȘtements liturgiques des prĂȘtres catholiques lors des cĂ©lĂ©brations liturgiques et les nombreux ornements sacrĂ©s utilisĂ©s par eux se dĂ©clinent selon une gamme de couleur qui a une signification symbolique trĂšs prĂ©cise. Les couleurs liturgiques principales, codifiĂ©es dans le Rite romain en 1969, sont quatre : blanc, vert, rouge et violet.

Les couleurs dans la liturgie catholique

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En parlant de vĂȘtements liturgiques, chaque couleur a une occasion spĂ©cifique d’utilisation. DĂ©couvrons le sens que prend chaque couleur.

Le blanc symbolise la joie et la puretĂ© dĂ©coulant de la Foi et de la RĂ©surrection, il est liĂ© en particulier Ă  l’adoration de JĂ©sus et de la Sainte Vierge. Il est utilisĂ© pratiquement tous les jours, indĂ©pendamment du temps liturgique et de la festivitĂ© en cours.
Le vert est symbole d’espĂ©rance, constance et Ă©coute.
Le violet symbolise pĂ©nitence, attente et deuil et est donc utilisĂ© pendant l’Avent et le CarĂȘme, ou pour les Messes pour les dĂ©funts.
Le rouge symbolise la passion de Christ et est utilisĂ© pour les vĂȘtements liturgiques le dimanche des Rameaux, le Vendredi Saint, la PentecĂŽte et ainsi de suite.
D’autres couleurs qui n’ont pas Ă©tĂ© codifiĂ©es apparaissent aussi dans les vĂȘtements liturgiques et Ă©galement dans les linges d’autel, ou du moins dans leurs dĂ©corations et broderies, comme le bleu ciel, couleur Mariale par excellence, ou l’or, qui symbolise la royautĂ©.

Voici quelques informations de plus sur les linges d’autel que vous pouvez trouver sur notre magasin en ligne. Tous les Ă©lĂ©ments sont disponibles en set ou sĂ©parĂ©ment.

Les tissus des linges d’autel

Autrefois, le linge d’autel Ă©tait principalement en lin, la fibre naturelle la plus rĂ©sistante qui existe. Aujourd’hui, on trouve du linge d’autel confectionnĂ© avec de nombreux autres types de tissu, chacun avec ses propres caractĂ©ristiques.

Lin

Encore trĂšs utilisĂ©, il est lĂ©ger et toujours Ă©lĂ©gant. Parmi ses avantages, il y a le fait qu’il sĂšche trĂšs rapidement et cela permet des lavages frĂ©quents sans le risque qu’il ne s’abĂźme. La trame rĂ©guliĂšre le rend particuliĂšrement adaptĂ© pour la broderie au point de croix et d’autres broderies nĂ©cessitant le comptage des fils, ce qui reprĂ©sente Ă©galement un bel avantage pour rĂ©aliser les prĂ©cieuses dĂ©corations du linge d’autel.

Coton

Doux et avec une grande capacitĂ© d’absorption, le coton aussi est particuliĂšrement indiquĂ© pour essuyer correctement les mains du prĂȘtre et le calice. À l’aspect brillant, il peut ĂȘtre lavĂ© Ă  la main ou en machine sans problĂšmes particuliers.

Polyester mixte coton

Certains linges d’autel modernes sont rĂ©alisĂ©s en partie en polyester et en partie en coton. Le polyester est trĂšs rĂ©sistant, surtout aux lacĂ©rations et Ă  l’abrasion, et ne demande pas beaucoup de soins. Il possĂšde Ă©galement l’avantage d’ĂȘtre plutĂŽt Ă©lastique et ne se froisse pas.

Soie, satin et tissus précieux

Depuis l’antiquitĂ©, les tissus prĂ©cieux comme la soie et le satin sont Ă©galement utilisĂ©s pour les vĂȘtements liturgiques et le linge d’autel. Il s’agit de tissus lisses, doux au toucher, brillants, qui communiquent immĂ©diatement l’élĂ©gance et le raffinement du produit. À la diffĂ©rence des prĂ©cĂ©dents tissu, par contre, ils sont tous trĂšs dĂ©licats et nĂ©cessitent plus d’attention afin de prĂ©server leurs brillance et souplesse caractĂ©ristiques.

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DĂ©corations et types de broderies pour le linge d’autel

Les diffĂ©rents modĂšles de linge d’autel se diffĂ©rencient Ă©galement par le type de dĂ©coration avec laquelle ils sont embellis.

Tout d’abord l’ourlet, qui peut ĂȘtre Ă  jour ou simple, rĂ©alisĂ© Ă  la main ou Ă  la machine.

Les broderies aussi peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es Ă  la machine ou Ă  la main, selon le raffinement de l’article, mais aussi selon le sujet reprĂ©sentĂ©. Il y a des modĂšles de linge d’autel dĂ©corĂ©s avec des dessins simples tels que des petites croix blanches sur fond blanc ou des dessins plus Ă©laborĂ©s. GĂ©nĂ©ralement, les broderies reprĂ©sentent les symboles de la liturgie : la croix, le calice, le raisin, les Ă©pis, l’Eucharistie, le symbole IHS dorĂ©, la colombe ou bien des symboles mariaux. Les diffĂ©rentes symbolismes s’adaptent parfaitement Ă  la sensibilitĂ© et aux prĂ©fĂ©rences de chacun et au temps liturgique.

La pale

Parmi les Ă©lĂ©ments qui composent le linge d’autel, la pale mĂ©rite un approfondissement ultĂ©rieur.

La pale peut ĂȘtre de deux formes diffĂ©rentes : ronde ou carrĂ©e. En outre, elle peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e avec un tissu plus ou moins rigide, comme le lin amidonnĂ© ou le polyester.

Certains modĂšles ont mĂȘme Ă  l’intĂ©rieur un carton ou un petit panneau en plastique, qui permet Ă  la pale de rester rigide. Le carton peut ĂȘtre retirĂ© grĂące Ă  des ouvertures bien pratiques pour rendre le lavage plus simple. Dans certaines pales avec des dĂ©corations importantes, le carton ne peut pas ĂȘtre retirĂ© afin d’éviter d’abĂźmer l’objet.

Une autre particularitĂ©, prĂ©sente uniquement dans certains modĂšles, est le coin plastifiĂ©. Certains modĂšles ont en effet un des coins recouvert de plastique. Cela permet au cĂ©lĂ©brant de prendre la pale en main sans que le tissu ne se salisse ou qu’il s’use avec le temps.

Certaines pales sont dĂ©cidĂ©ment plus prĂ©cieuses que d’autres, non seulement pour la variĂ©tĂ© de tissu utilisĂ©e, mais surtout pour les broderies bien plus Ă©laborĂ©es et rĂ©alisĂ©es exclusivement Ă  la main.
Cette gamme de produit, en raison de sa valeur, peut devenir Ă©galement une idĂ©e-cadeau pour une occasion spĂ©ciale : un sĂ©minariste qui devient prĂȘtre, un prĂȘtre qui fĂȘte un anniversaire particulier et ainsi de suite.

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Saints Martyrs : sacrifier sa vie au nom de Dieu

Saints Martyrs : sacrifier sa vie au nom de Dieu

Les Saints Martyrs sont des hommes et des femmes, souvent trÚs jeunes, qui ont sacrifié leur vie pour amour de Dieu et, pour cela, ont mérité la béatification. Apprenons à mieux les connaßtre.

Mourir par amour. On l’entend dire souvent, dans les anciennes chansons, dans les romans, dans les histoires immortelles d’amours malheureux. Certes, quand nous parlons des Saints Martyrs qui ont subi des supplices inimaginables et ont Ă©tĂ© tuĂ©s par ceux qui n’ont pas Ă©tĂ© capables de plier leur volontĂ©, leur foi, nous ne parlons bien Ă©videmment pas d’un concept romantique. Les amoureux qui dans les grandes histoires d’amour mourraient avec le cƓur brisĂ© subissaient l’impossibilitĂ© de pouvoir ĂȘtre Ă  cĂŽtĂ© de l’ĂȘtre aimĂ©, ou la douleur insupportable de la perte. Les Saints Martyrs ont par contre Ă©tĂ© torturĂ©s et tuĂ©s pour avoir revendiquĂ© avec trop de passion, trop de conviction et trop d’amour leur foi, leur profonde dĂ©votion Ă  Dieu.
Nous pouvons donc dire que cette forme de mort par amour ne dĂ©rive pas d’un manque, mais plutĂŽt d’une plĂ©nitude d’amour, d’une totalitĂ©, d’un accomplissement fatal.

Le martyr est une sorte de tĂ©moignage d’amour pour Dieu. Ce n’est pas un hasard si le mot martyr dĂ©rive du grec mĂ rtys, tĂ©moin. Dans le CatĂ©chisme de l’Église Catholique, nous lisons : « Le martyre est le suprĂȘme tĂ©moignage rendu Ă  la vĂ©ritĂ© de la foi ; il dĂ©signe un tĂ©moin qui va jusqu’à la mort. Le martyr rend tĂ©moignage au Christ, mort et ressuscitĂ©, auquel il est uni par la charitĂ©. Il rend tĂ©moignage Ă  la vĂ©ritĂ© de la foi et de la doctrine chrĂ©tienne. Il supporte la mort par un acte de force.  » Laissez-moi devenir la pĂąture des bĂȘtes. C’est par elles qu’il me sera donnĂ© d’arriver Ă  Dieu  » » (CCC, n. 2473).

Le martyr symbolise et atteste la victoire de la vie sur la mort, en expĂ©rimentant sur sa peau et sur sa chair la Passion de JĂ©sus, en supportant des souffrances indescriptibles dans la pleine conscience que la consolation de l’amour de Dieu rendra lĂ©ger chaque tourment. Avec une confiance aveugle et un amour poignant, les Saints Martyrs se sont mis entre les mains de leurs bourreaux, en arrivant souvent Ă  les pardonner Ă  l’instant mĂȘme oĂč ils leur infligeaient l’extrĂȘme supplice. Aussi dramatique qu’elle puisse paraĂźtre, nous ne devons pas penser Ă  la mort d’un martyr comme Ă  un sacrifice douloureux. Il y a la joie de vouloir s’immoler au nom de Dieu et de sa foi, il y a un Ă©lan irrĂ©pressible, imparable, une aspiration Ă  l’amour que personne, aussi cruelle soit-elle, ne peut arrĂȘter, qu’aucun tourment ne puisse attĂ©nuer. Et c’est cela qui rend les Saints Martyrs si spĂ©ciaux, emblĂšmes d’une ferveur religieuse, d’une conscience intĂ©rieure projetĂ©e uniquement vers Dieu. Des exemples desquels s’inspirer, quand nous nous retrouvons Ă  affronter les alĂ©as de la vie, pour ne pas cĂ©der Ă  la douleur, Ă  la peur.

Mais qui sont les Saints Martyrs ?

Les premiers à avoir été définis Saints Martyrs ont été les ApÎtres, témoins de la vie et des oeuvres de Jésus, persécutés et tués pour avoir amené sa Parole dans le monde. Ensuite, on utilisa cette définition pour désigner tous les hommes et les femmes qui, en ayant vécu en démontrant foi et dévotion, avaient été persécutés et tués pour ne pas avoir voulu abjurer leur croyance..

L’Église catholique reconnaĂźt trois types de martyre chrĂ©tien, tous dignes du Paradis. Il n’est donc pas indispensable de mourir pour dĂ©montrer son amour pour Dieu. Il suffit de vivre avec courage et abnĂ©gation sa foi en Lui, en façonnant sa vie au nom de la dĂ©votion.

Voici les trois types de martyre reconnus :

  • Martyre blanc : propre Ă  qui est persĂ©cutĂ© pour sa foi et doit vire avec courage et souffrance sa vie, au nom de JĂ©sus, mais sans ĂȘtre nĂ©cessairement tuĂ© ;
  • Martyre vert : propre Ă  qui manifeste son amour pour Dieu en se soumettant Ă  jeĂ»nes et privations, en choisissant la solitude, l’ermitage, en s’arrachant au contexte humain afin de se consacrer uniquement Ă  la foi ;
  • Martyr rouge : celui des Saints Martyrs au sens propre, qui, aprĂšs avoir vĂ©cu dans l’amour de Dieu, ont acceptĂ© avec joie d’ĂȘtre torturĂ©s et de mourir pour leur foi en Lui, sans jamais Le trahir.

Martyre de Saint Jean le Baptiste

Le 29 aoĂ»t, nous rappelons le martyre de Saint Jean le Baptiste, un des Saints les plus vĂ©nĂ©rĂ©s au monde, considĂ©rĂ© comme le dernier prophĂšte de l’Ancien Testament et le premier ApĂŽtre de JĂ©sus. La tradition veut qu’il ait Ă©tĂ© saint avant mĂȘme de naĂźtre, puisque quand la Vierge Marie se prĂ©senta Ă  sa mĂšre enceinte de six mois pour lui annoncer la naissance proche de JĂ©sus, il sursauta de joie dans le ventre de sa mĂšre.
D’ailleurs, sa propre conception avait Ă©tĂ© annoncĂ©e par l’Archange Gabriel, qui avait Ă©galement dit Ă  ses parents, Élisabeth et Zacharie, qu’il aurait Ă©tĂ© « rempli de l’Esprit Saint » et qu’il aurait Ă©tĂ© « grand devant le Seigneur » et Son prĂ©curseur.

Saint Jean, aprĂšs avoir dĂ©diĂ© sa vie Ă  prĂ©parer la voie pour la venue de JĂ©sus, d’abord en vivant comme un ermite dans le dĂ©sert et ensuite en prĂȘchant la venue du Messie et en baptisant hommes et femmes dans le Jordan, connut sa fin par caprice d’une jeune fille. Il avait Ă©tĂ© emprisonnĂ© par le Roi HĂ©rode Antipas Ă  cause de sa prĂ©dication qui semait des idĂ©es subversives dans le peuple. SalomĂ©, princesse de JudĂ©e et belle-fille du roi, exigea la tĂȘte de Jean le Baptiste sur un plateau d’argent comme cadeau. En Ă©change, elle accepta de danser pour le plaisir de son beau-pĂšre et de ses hĂŽtes lors d’un banquet.

Saint Étienne

Étienne, diacre de JĂ©rusalem, a Ă©tĂ© le premier chrĂ©tien Ă  avoir Ă©tĂ© martyrisĂ© et, en tant que tel, est considĂ©rĂ© comme protomartyr de l’Église.

Mais qu’entendons-nous pour protomartyr ?
Le titre de protomartyr indique le premier appartenant Ă  une profession de foi chrĂ©tienne ou le premier membre d’une communautĂ© chrĂ©tienne Ă  avoir subi le martyr au nom de sa foi.
Par exemple, Saint Jacques le Majeur, fut le premier apÎtre martyr et est donc considéré comme protomartyr des ApÎtres ; Sainte ThÚcle, disciple de Pierre, fut protomartyre des femmes, et ainsi de suite.

Saint Étienne Ă©tait originaire de GrĂšce et fut le premier diacre de la communautĂ© chrĂ©tienne de JĂ©rusalem. Sa tĂąche Ă©tait celle de s’occuper des nĂ©cessitĂ©s des apĂŽtres de maniĂšre Ă  ce qu’ils puissent se dĂ©dier entiĂšrement Ă  la priĂšre et Ă  la prĂ©dication de la Bonne Nouvelle.
Il est fĂȘtĂ© le 26 dĂ©cembre, jour suivant la NoĂ«l, jour oĂč il fut lapidĂ© en 36 ap.J.-C.. On dit que un de ses accusateurs Ă©tait Saul, celui qui serait ensuite devenue Paul de Tarse, l’apĂŽtre des gens, le premier grand missionnaire de l’Église chrĂ©tienne.

Sainte AgnĂšs

Sainte AgnĂšs, quant Ă  elle, protectrice des vierges, des fiancĂ©es et des jeunes filles en Ăąge de se marier, est fĂȘtĂ©e le 21 janvier. AgnĂšs fait partie des saints et des saintes morts Ă  un trĂšs jeune Ăąge, comme par exemple Louis Gonzague. Il s’agissait en effet d’une trĂšs jeune fille de noble famille appartenant Ă  la gens Clodia, qui, Ă  l’aube de ses douze ans, subit le martyr sous DioclĂ©tien. Sa beautĂ© et son innocence avait attirĂ© l’attention du fils du PrĂ©fet de Rome, mais la jeune fille avait dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© de vouer sa chastetĂ© Ă  JĂ©sus.

Le prĂ©tendant s’en plaignit Ă  son pĂšre, qui chercha d’abord Ă  plier son opiniĂątretĂ© en l’obligeant Ă  devenir Vestale, ensuite il l’enferma dans une maison close, oĂč aucun homme ne put toutefois la violer, puisqu’un ange veillait sur elle. Pour finir, AgnĂšs fut traĂźnĂ©e sur la place et dĂ©nudĂ©e, mais ses cheveux poussĂšrent jusqu’à l’envelopper complĂštement. Le PrĂ©fet ordonna donc qu’elle soit brĂ»lĂ©e vivante, mais les flammes refusĂšrent de l’effleurer. Elle fut Ă©gorgĂ©e avec une Ă©pĂ©e aiguisĂ©e, comme les agneaux avec lesquels elle est souvent reprĂ©sentĂ©e, et on raconte que, quand elle tomba Ă  terre, ses propres bourreaux pleuraient pour elle.

Saint Sébastien

Haut officier de l’armĂ©e romaine, on raconte que Saint SĂ©bastien Ă©tait un ami intime de l’empereur DioclĂ©tien. Il est probable que c’est lĂ  la raison pour laquelle, quand ce dernier dĂ©couvrit que le jeune, de foi chrĂ©tienne, profitait de son amitiĂ© pour aider ses compagnons de foi condamnĂ©s Ă  mort, il enragea autant. Non seulement SĂ©bastien profitait de son influence et de sa position pour sauver les chrĂ©tiens et pour enterrer ceux qui Ă©taient tuĂ©s, mais il s’engageait Ă©galement Ă  rĂ©pandre le christianisme parmi les autres militaires et mĂȘme parmi les membres de la cour impĂ©riale.
Quand DioclĂ©tien dĂ©couvrit la « trahison » de son protĂ©gĂ©, cela le mit dans une colĂšre noire. SĂ©bastien fut donc condamnĂ© Ă  mort. L’empereur ordonna que SĂ©bastien soit dĂ©nudĂ©, attachĂ© Ă  un poteau sur le Mont Palatin et transpercĂ© par d’innombrables flĂšches. En le croyant mort, ses bourreaux l’abandonnĂšrent, mais l’homme avait survĂ©cu et fut sauvĂ© par Sainte IrĂšne, qui le cacha et le soigna. Une fois sa santĂ© retrouvĂ©e, SĂ©bastien se prĂ©senta devant DioclĂ©tien pour l’affronter et le condamner pour les persĂ©cutions contre les chrĂ©tiens. L’empereur ordonna donc que le jeune soit flagellĂ© Ă  mort, et que son corps soit jetĂ© dans la Cloaca Maxima. Il est rappelĂ© le 20 janvier.

Saint Laurent

Saint Laurent, fĂȘtĂ© le 10 aoĂ»t, et que nous connaissons tous bien pour la tradition des Ă©toiles filantes qui pleuvent sur terre pendant cette nuit d’étĂ©, Ă©tait un jeune diacre. Il subit le martyr sous l’empereur ValĂ©rien. Originaire d’Espagne, il Ă©tait ami et disciple du futur pape Sixte II qui, une fois devenu pontife, lui confia la charge d’archidiacre. En pratique Laurent devait gĂ©rer les activitĂ©s caritatives du diocĂšse de Rome.

L’empereur ValĂ©rien ordonna que tous les Ă©vĂȘques, les presbytes et les diacres soient exĂ©cutĂ©s, et il fut ainsi pour Sixte II Ă©galement. ArrĂȘtĂ© Ă  son tour, Laurent fut brĂ»lĂ© sur un gril ou, selon une autre tradition, dĂ©capitĂ©. La lĂ©gende du gril aurait Ă©tĂ© alimentĂ©e par le lien entre le jeune saint et les Ă©toiles filantes, qui seraient les lapilli Ă©chappĂ©s Ă  son supplice.

Sainte Barbe

Sainte Barbe, fĂȘtĂ©e le 4 dĂ©cembre, est une sainte cĂ©lĂšbre pour de nombreux patronats qui lui sont attribuĂ©s, mĂȘme si nous n’avons pas beaucoup d’informations historiques la concernant. Parmi ses patronats, nous rappelons : artificiers, armuriers, mathĂ©maticiens, pompiers, sonneurs de cloches, mineurs, artilleurs, architectes, tailleurs de pierre, maçons, marins et fossoyeurs.

Fille d’un paĂŻen, elle fut enfermĂ©e par son pĂšre dans une tour Ă  cause de sa beautĂ©. LĂ , elle fut instruite par des philosophes et poĂštes, mais, dĂšs qu’elle sortit de la tour, elle dĂ©couvrit la foi chrĂ©tienne. Le pĂšre menaça de la tuer si elle n’abjurait pas et la traĂźna devant le PrĂ©fet. À son refus de renier la foi chrĂ©tienne, elle fut d’abord enveloppĂ©e avec des vestes qui lui arrachent la chair, puis brĂ»lĂ©e, mais elle se sauva par miracle. Alors ses bourreaux lui coupĂšrent les seins, en l’obligeant ensuite Ă  dĂ©filer nue dans les rues. Son propre pĂšre finit par la dĂ©capiter au sommet d’une montagne.

CĂŽme et Damien

Les Saints Martyrs CĂŽme et Damien Ă©taient deux frĂšres. Tous les deux mĂ©decins, ils sont considĂ©rĂ©s encore aujourd’hui parmi les saints Ă  invoquer pour guĂ©rir de toutes les maladies.

FĂȘtĂ©s le 26 septembre, ils Ă©taient nĂ©s en Arabie et utilisaient  leur influence en tant que mĂ©decins et guĂ©risseurs pour convertir au Christianisme le plus de personnes possibles. ArrĂȘtĂ©s sur ordre de l’empereur DioclĂ©tien, ils furent martyrs plusieurs fois, selon les diffĂ©rentes traditions : ils furent lapidĂ©s, ensuite flagellĂ©s, crucifiĂ©s et transpercĂ©s de flĂšches et lances, jetĂ©s en mer avec une pierre Ă  leurs cous, brĂ»lĂ©s dans une fournaise. Finalement ils furent dĂ©capitĂ©s et, avec eux, leurs frĂšres cadets Antime, LĂ©once et Euprepius.

 

Sainte Lucie

Lucie de Syracuse est une des sept vierges Ă©numĂ©rĂ©es dans le Canon romain. Elle est rappelĂ©e le 13 dĂ©cembre, jour de son martyr, et est invoquĂ©e comme protectrice de la vue. Elle vĂ©cut au IV siĂšcle et mourut durant la grande persĂ©cution voulue par l’empereur DioclĂ©tien. Elle appartenait Ă  une noble famille chrĂ©tienne de Syracuse et fut dĂ©noncĂ©e par son propre fiancĂ©, quand elle refusa de le marier pour consacrer sa chastetĂ© Ă  Dieu et donner tout son considĂ©rable patrimoine aux pauvres. Puisqu’elle refusait d’abjurer, elle fut enduite d’huile et torturĂ©e avec le feu, mais, puisque les flammes ne la touchaient pas, elle fut dĂ©capitĂ©e, ou on lui coupa la gorge. Elle n’avait que vingt-et-un ans. Il n’y a pas de preuves historiques qu’on lui ait arrachĂ© les yeux, mais le culte nĂ© autour de sa figure la reprĂ©sente souvent avec une assiette en main et ses yeux posĂ©s dessus, probablement Ă  cause de son prĂ©nom, qui signifie LumiĂšre.