Auteur/autrice : Redazione

Saints pĂšlerins : 8 saints protecteurs des pĂšlerins et des voyageurs

Saints pĂšlerins : 8 saints protecteurs des pĂšlerins et des voyageurs

Index1 Saint Jacques le Majeur2 Saint Roch3 Saint Christophe4 Saint BenoĂźt-Joseph Labre5 Sainte Gertrude de Nivelles6 Sainte Brigitte de SuĂšde7 Sainte Bonne8 Saint SĂ©bald Les saints pĂšlerins sont des saints pour lesquels l’expĂ©rience du pĂšlerinage a Ă©tĂ© si significative qu’elle est devenue la raison mĂȘme…

La Petite Madone de Tyndaris : la Vierge noire et son sanctuaire sur la mer

La Petite Madone de Tyndaris : la Vierge noire et son sanctuaire sur la mer

La Petite Madone de Tyndaris a “choisi” de s’arrĂȘter dans l’homonyme petit centre habitĂ© en province de Messine. Ici, chaque annĂ©e, le 7 et le 8 septembre, on cĂ©lĂšbre sa fĂȘte. Afin de comprendre le culte nĂ© autour de la Madonnina de Tyndaris, il faut…

Saint GrĂ©goire le Grand, pape et docteur de l’Église

Saint GrĂ©goire le Grand, pape et docteur de l’Église

Saint GrĂ©goire le Grand, le « consul de Dieu », vĂ©nĂ©rĂ© comme saint et docteur de l’Église. Mais qui Ă©tait cet homme extraordinaire ?

Ce n’est pas arrivĂ© Ă  beaucoup d’hommes, au cours de l’histoire, de recevoir de ses contemporains l’appellation de Magno, « le Grand ». Et cela Ă©tonne d’autant plus quand Ă  recevoir un tel surnom n’est pas un commandant militaire et conquĂ©reur comme Alexandre le Grand ou un grand souverain comme Charles Magne ou Pierre le Grand de Russie, mais un homme d’église. Et pourtant Pape GrĂ©goire le Grand a mĂ©ritĂ© ce titre, celui qui dans l’ancienne Rome aurait Ă©tĂ© dĂ©fini un cognomina ex virtute, une appellation honorifique rĂ©servĂ©e aux conquĂ©reurs et aux commandants militaires.

Mais qu’est-ce que Saint GrĂ©goire a fait pour ĂȘtre dĂ©fini « le Grand » et pour ĂȘtre comptĂ© parmi les Docteurs de l’église ?

Sainte Therese

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NĂ© Ă  Rome dans une riche famille patricienne en 540 apr. J.-C., GrĂ©goire dĂ©montra dĂšs son plus jeune Ăąge son excellence dans les Ă©tudes, bien qu’il n’ait jamais une formation culturelle Ă©levĂ©e comme Saint Augustin et Cassiodore, basĂ©e donc sur les grands auteurs latins classiques tels que Salluste, Horace, Virgile et Ovide. Il resta par contre liĂ© Ă  la littĂ©rature de son Ă©poque, plus pauvre par rapport Ă  celle du passĂ©, mais plus proche de l’actualitĂ©. Il s’appropria des notions philosophiques de CicĂ©ron et de l’école stoĂŻque en les adaptant Ă  la doctrine morale chrĂ©tienne.

FascinĂ© par la figure de BenoĂźt de Nursie, il aurait voulu devenir moine, mais sa famille le poussa Ă  entreprendre une brillante carriĂšre politique qui l’amena Ă  devenir Ă  trente ans Ă  peine prĂ©fet de Rome. Il arriva tout de mĂȘme Ă  poursuivre sa vocation en pratiquant la charitĂ©, offrant assistance aux nĂ©cessiteux et en transformant en monastĂšres ses propriĂ©tĂ©s Ă  Rome et en Sicile.

À la mort de son pĂšre, toutefois, bien qu’il ait Ă©tĂ© bien lancĂ© dans sa carriĂšre politique, apprĂ©ciĂ© et bien vu par les autoritĂ©s et le peuple, il dĂ©cida de tourner le dos Ă  toutes les possibilitĂ©s que la vie publique lui offrait et Ă  embrasser une mission totalement diffĂ©rente. Il dĂ©cida de transformer la maison de sa famille en un monastĂšre et de devenir moine, en dĂ©diant sa vie Ă  l’étude des Saintes Écritures et des textes religieux.

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Ses mĂ©rites et ses capacitĂ©s n’étaient toutefois pas passĂ©s inaperçus mĂȘme dans les milieux religieux. Pape PĂ©lage II l’envoya en tant que reprĂ©sentant auprĂšs de la cour de Constantinople pour demander de l’aide contre les Lombards Ă  l’empereur d’Orient. MĂȘme l’empereur ne put qu’apprĂ©cier ses capacitĂ©s et, avec regret, le laissa repartir pour qu’il regagne le Pape afin d’en devenir le conseiller personnel, rĂŽle qu’il sut supporter avec une telle habilitĂ© qu’il fut acclamĂ© Ă  son tour Pape Ă  la mort de PĂ©lage.

Grégoire ne désirait pas devenir Pape et accepta la tùche avec réticence.

L’Église dont il se retrouva Ă  ĂȘtre le chef traversait une pĂ©riode terriblement compliquĂ©e et difficile, comme difficile Ă©tait la situation politique dans laquelle versait l’Empire et la pĂ©ninsule italienne. Outre les dĂ©sordres politiques, les incursions des Lombards, en ces annĂ©es eurent lieu aussi de nombreuses Ă©pidĂ©mies, tempĂȘtes, inondations et famines.

GrĂ©goire Ă©tait un homme physiquement faible, souvent malade, mais animĂ© par une force et une vigueur inĂ©branlables qui lui permirent de tirer les fils de son pontificat entre ses mains en s’appuyant Ă©galement sur des vicaires apostoliques, qui le reprĂ©sentaient auprĂšs des cours de toute l’Europe et au-delĂ . Il s’engagea beaucoup dans la rĂ©organisation de l’institution monastique, surtout dans ses relations avec l’église et les Ă©vĂȘques, en assurant une plus grande autonomie juridique et Ă©conomique pour les monastĂšres.

Il arriva également à parvenir à un accord de paix avec les Lombards.

CĂ©lĂšbre sa vision de l’Archange Michel, advenue lors qu’il traversait le pont de la Mole Adriana, devenu par la suite Pont Saint-Ange, lors qu’il conduisait une procession afin de conjurer l’épidĂ©mie de peste en cours. AprĂšs sa vision, l’épidĂ©mie cessa et les romains commencĂšrent Ă  appeler la Mole Adriana « ChĂąteau Saint-Ange ».

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En tout cas il cultiva toujours son amour pour les Saintes Écritures et son esprit d’évangĂ©lisation. Ce fut suite Ă  son ordre que le moine Augustin (Saint Augustin de Canterbury) partit pour la Bretagne dominĂ©e par les populations de la Germanie afin d’éradiquer le paganisme.

Mais GrĂ©goire fut aussi un grand Ă©rudit et laissa de nombreuses Ɠuvres considĂ©rĂ©es encore aujourd’hui comme des textes fondamentaux pour l’Église, Ă  partir de la RĂšgle pastorale, un traitĂ© destinĂ© tant aux princes de l’église qu’aux gouverneurs laĂŻcs afin de les aider Ă  soutenir leur tĂąche et Ă  gouverner le monde de maniĂšre chrĂ©tienne, jusqu’à arriver aux 35 volumes des Moralia in Job, exĂ©gĂšse du livre de Job, que GrĂ©goire mĂȘme dĂ©finit « une considĂ©ration Ă©tendue sur les questions morales ». Et ensuite Lettres, HomĂ©lies, Dialogues et bien plus encore. Tous ces textes firent de lui un des premiers Docteurs de l’Église d’Occident avec Saint Ambroise, Saint Augustin d’Hippone et Saint JĂ©rĂŽme. Il rĂ©organisa aussi la liturgie romaine et promut le chant liturgique qui tient de lui son nom de « grĂ©gorien ».

Il mourut le 12 mars de 604 et sa mémoire liturgique tombe le 3 septembre ou le 12 mars.

Basilique Saint-Pierre : Église symbole du monde chrĂ©tien

Basilique Saint-Pierre : Église symbole du monde chrĂ©tien

Index1 Le tombeau de Saint Pierre2 Tombes des papes dans l’église Saint-Pierre3 Le dĂŽme de Saint Pierre4 La PietĂ  de Michel-Ange5 Le baldaquin de Saint Pierre Saint-Pierre est une basilique riche en significations, mystĂšres et Ɠuvres d’art sacrĂ©es cĂ©lĂšbre dans le monde entier. Voici quelques…

Les pĂšres de l’Église : qui Ă©taient-ils et qu’est-ce qu’on entend par patristique

Les pĂšres de l’Église : qui Ă©taient-ils et qu’est-ce qu’on entend par patristique

Les PĂšres de l’Église sont les principaux Ă©crivains chrĂ©tiens, dont les Ɠuvres constituent les bases de la doctrine de l’Église. Apprenons Ă  les connaĂźtre. Nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© dans le passĂ© des Docteurs de l’Église, ces hommes et femmes qui, en vertu de leur saintetĂ©…

Le disciple bien-aimé : qui était le disciple « préféré » de Jésus

Le disciple bien-aimé : qui était le disciple « préféré » de Jésus

Jean, le disciple bien-aimĂ© de JĂ©sus. PĂȘcheur, comme les frĂšres Simon Pierre et AndrĂ©, avait un rapport spĂ©cial avec Christ. Voici pourquoi.

Nous avons dĂ©jĂ  vu Ă  plusieurs occasions combien d’importance JĂ©sus attribuait Ă  l’amitiĂ© et combien il tenait compte de ses amis. Ainsi fut pour Marthe, Marie et Lazare de BĂ©thanie, ainsi pour les nombreuses femmes qui le suivaient et Ă©coutaient ses paroles. Raison de plus pour penser qu’Il devait ĂȘtre attachĂ© par un lien profond avec les ApĂŽtres, ses disciples les plus proches, les douze choisis pour y avait un disciple bien-aimĂ©, auquel il Ă©tait liĂ© par un rapport de particuliĂšre tendresse : il s’agit de l’apĂŽtre Jean, frĂšre des apĂŽtres Simon Pierre et AndrĂ©, auteur du QuatriĂšme Évangile.

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En rĂ©alitĂ©, dans aucun Évangile n’est rĂ©vĂ©lĂ© le nom du disciple bien-aimĂ©. MĂȘme dans celui de Jean en personne, qui reste anonyme, ainsi comme les autres ÉvangĂ©listes d’ailleurs. Dans l’Évangile de Jean, l’apĂŽtre ne cite jamais son propre nom, oĂč le seul Jean dont on parle est Jean le Baptiste. Et pourtant c’est justement dans son Évangile qu’il parle Ă  plusieurs reprises de l’attitude affectueuse de JĂ©sus Ă  l’égard de ce mystĂ©rieux disciple bien-aimĂ©.

Lors de la CÚne, quand Jésus révÚle qui le trahira :

« Un des disciples, celui que JĂ©sus aimait, Ă©tait couchĂ© sur le sein de JĂ©sus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui Ă©tait celui dont parlait JĂ©sus. Et ce disciple, s’étant penchĂ© sur la poitrine de JĂ©sus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? » (Jean 13,23-25).

Sous la Croix :

« JĂ©sus, voyant sa mĂšre, et auprĂšs d’elle le disciple qu’il aimait, dit Ă  sa mĂšre : Femme voilĂ  ton fils. Puis il dit au disciple : VoilĂ  ta mĂšre. Et, dĂšs ce moment, le disciple la prit chez lui. » (Jean 19,26-27)

Lors de la Résurrection :

“Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sĂ©pulcre dĂšs le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre Ă©tait ĂŽtĂ©e du sĂ©pulcre. Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que JĂ©sus aimait, et leur dit : Ils ont enlevĂ© le Seigneur du sĂ©pulcre, et nous ne savons oĂč ils l’ont mis » (Jean 20,1-2).

Et dans d’autres passages. Ce n’est donc pas dans les Évangiles, mais dans la tradition que nous devons rechercher l’identitĂ© de ce disciple bien-aimĂ©, que JĂ©sus aimait, et qui a jouĂ© un rĂŽle si spĂ©cial dans Sa mort et RĂ©surrection. Peut-ĂȘtre parce que c’est justement l’Amour la clĂ© pour comprendre un mystĂšre grand et terrible comme la Mort, et seulement qui sait s’approcher avec un cƓur pur et innocent Ă  ce grand mystĂšre peut en ĂȘtre tĂ©moin et y prendre part.

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ParticuliĂšrement significatif le passage qui voit le disciple bien-aimĂ© de JĂ©sus au pied de la Croix. Nous savons que la tradition place dans cette position les trois Marie, les pieuses femmes qui suivirent le Christ dans ses derniers instants. Aucun des ApĂŽtres de JĂ©sus est prĂ©sent Ă  dans ce haut et terrible moment, mais voilĂ  que dans l’Évangile de Jean apparait le disciple que JĂ©sus aimait, qui non seulement assiste Ă  l’agonie de son MaĂźtre, mais qui par Lui est investi de la tĂąche de s’occuper de la Vierge, Sa mĂšre, comme si lui aussi en Ă©tait le fils. Dans cet Ă©pisode aussi l’amour l’emporte, mĂȘme face Ă  l’agonie et Ă  la Mort. JĂ©sus affronte son destin avec un acte d’amour extrĂȘme, en confiant Ă  sa propre mĂšre le disciple qu’il aime et en confiant elle Ă  lui afin de vaincre l’annihilation et le mal qui sont en train de Le vaincre.

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Quant au choix de laisser le disciple bien-aimĂ© anonyme, il est dictĂ© par la volontĂ© de Jean l’ÉvangĂ©liste de permettre Ă  toute personne lisant ce texte de s’y identifier, car en rĂ©alitĂ© chaque disciple de JĂ©sus est un disciple bien-aimĂ©, spĂ©cial, justement parce qu’unique. Dans cette optique, un des derniers passages de l’Évangile de Jean apparait du coup plus clair, quand Pierre demande Ă  JĂ©sus « Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » (Jean 21,21), en faisant justement rĂ©fĂ©rence au disciple qu’Il aime, et JĂ©sus rĂ©pond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi » (Jean 21,22), en confirmant la nĂ©cessitĂ© de l’amour, non moins importante de l’engagement et du dĂ©vouement.

Mais donc si Jean l’ÉvangĂ©liste Ă©tait le disciple prĂ©fĂ©rĂ© et bien-aimĂ©, pourquoi JĂ©sus confie Ă  Pierre la fondation et la garde de l’Église? 

Pierre aussi aime JĂ©sus, et cela malgrĂ© le fait qu’il l’ait reniĂ©. JĂ©sus en personne l’interroge Ă  propos de cet amour : « AprĂšs qu’ils eurent mangĂ©, JĂ©sus dit Ă  Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui rĂ©pondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. JĂ©sus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui rĂ©pondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. JĂ©sus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisiĂšme fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristĂ© de ce qu’il lui avait dit pour la troisiĂšme fois : M’aimes-tu ? Et il lui rĂ©pondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. JĂ©sus lui dit : Pais mes brebis » (Jean 21,15-17).

Pierre est le premier parmi les apĂŽtres. MĂȘme avant la mort de JĂ©sus, son rĂŽle de leader et de porte-parole, de reprĂ©sentant auprĂšs des autoritĂ©s et du peuple, est Ă©vident. Mais pour lui aussi Ă  la base de tout il y a l’amour pour JĂ©sus, et l’amour de JĂ©sus pour lui, qui le choisit malgrĂ© ses dĂ©fauts, malgrĂ© sa trahison, comme Ă  dĂ©montrer que chacun de nous, mĂȘme le plus indigne, peut aspirer Ă  ĂȘtre Ă  Ses cĂŽtĂ©s, Ă  ĂȘtre investi par Lui de grands dons et tĂąches. Le tout est de savoir le dĂ©montrer, au fil du temps.

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Couronnement de la Vierge : Reine des Cieux et de la Terre

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Index1 Pourquoi Marie est-elle dĂ©finie reine ?2 Lettre Encyclique Ad Caeli Reginam3 Pourquoi le 22 aoĂ»t ?4 Comment Marie exerce-t-elle cette royautĂ© de service et d’amour ? Le 22 aoĂ»t, on cĂ©lĂšbre le couronnement de la Vierge, MĂšre de JĂ©sus. D’oĂč nait cette festivitĂ© et pourquoi Marie…

Saint Roch et le chien : un lien arrivĂ© jusqu’à nous directement du Moyen-Âge

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Index1 Saint Roch de Montpellier2 L’histoire de Saint Roch et le chien3 De quelle race Ă©tait le chien de Saint Roch ? Pourquoi Saint Roch est reprĂ©sentĂ© avec un chien Ă  ses cĂŽtĂ©s ? Lisez cet article pour dĂ©couvrir l’histoire de Saint Roch et le chien.…

Sainte Maria a Mare : la Vierge retrouvée échouée sur une plage

Sainte Maria a Mare : la Vierge retrouvée échouée sur une plage

La dĂ©votion Ă  Santa Maria a Mare nait d’une lĂ©gende des plus suggestives. DĂ©couvrons comment elle est cĂ©lĂ©brĂ©e Ă  Maiori et Ă  Santa Maria di Castellabate.

Dans notre approfondissement sur les Titres Mariaux, nous avons citĂ©, parmi les autres appellatifs de la Sainte Vierge et liĂ©s aux endroits oĂč, au cours des siĂšcles, se sont dĂ©veloppĂ©es des formes dĂ©votionnelles particuliĂšres qui lui sont dĂ©diĂ©es, Santa Maria a Mare. C’est ainsi que Marie, mĂšre de JĂ©sus, est appelĂ©e dans les communes de Maiori et de Santa Maria di Castellabate, dans la province de Salerne, dont Sainte-Marie-de-la-Mer est la Sainte Patronne.

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Ici, le 15 aoĂ»t, fĂȘte de l’Assomption de Marie, on cĂ©lĂšbre deux grandes fĂȘtes auxquelles participent chaque annĂ©e des milliers de fidĂšles et de curieux qui convergent dans les deux petites communes rien que pour cette occasion. Il s’agit en effet de cĂ©lĂ©brations outre maniĂšre suggestives, comme le sont souvent les fĂȘtes liĂ©es Ă  l’Assomption de la Vierge au ciel et, plus en gĂ©nĂ©ral, les fĂȘtes patronales dans le Sud de l’Italie. Ces fĂȘtes puisent leurs origines dans une tradition souvent ancienne et trĂšs enracinĂ©es, oĂč elles se mĂ©langent.

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Les fĂȘtes de Sainte-Marie-de-la-Mer

À Maioiri, Santa Maria a Mare est fĂȘtĂ©e le 15 aoĂ»t, mais Ă©galement le troisiĂšme dimanche de novembre, avec des processions solennelles qui se concluent avec la course de la Vierge. Les porteurs de la statue de la Vierge, qui selon la lĂ©gende a Ă©tĂ© retrouvĂ©e sur la plage par des pĂȘcheurs en 1200, parcourent en courant les 127 marches de l’escalier qui relie la place D’Amato Ă  la CollĂ©giale de Santa Maria a Mare, l’église oĂč la statue est conservĂ©e le restant de l’annĂ©e. Une cĂ©lĂ©bration pittoresque, qui souhaite reprĂ©senter l’Assomption de la Vierge au ciel, accompagnĂ©e de la musique de la bande locale et de magnifiques feux d’artifice.

À Santa Maria di Castellabate, le point culminant de la fĂȘte arrive quand la statue de Sainte-Marie-de-la-Mer est sortie du sanctuaire homonyme qui l’accueille. La Vierge adresse son silencieux salut Ă  la mer et est ensuite amenĂ©e en procession Ă  travers un trajet suivant la cĂŽte, accueillie par une foule de fidĂšles Ă©mus et en fĂȘte, et est amenĂ©e jusqu’à la plage de Marina Piccola. Ici convergent aussi les dĂ©vots, afin d’assister Ă  minuit au spectacle pyrotechnique tirĂ© des bateaux de pĂȘche dĂ©ployĂ©s au large pour l’occasion. Mais la fĂȘte de Sainte-Marie-de-la-Mer commence dĂ©jĂ  les jours prĂ©cĂ©dents, avec la traditionnelle foire et avec le jeu de la Stuzza, une ancienne Ă©preuve de dextĂ©ritĂ© qui voit les concurrents essayer de rĂ©cupĂ©rer trois drapeaux hissĂ©s au sommet d’un poteau savonnĂ© placĂ© sur les eaux de Marina Piccola.

Mais d’oĂč nait cette forme dĂ©votionnelle et les fĂȘtes qui y sont liĂ©es ?

En ce qui concerne la dĂ©votion diffusĂ©e Ă  Maiori, la lĂ©gende veut qu’au dĂ©but du XIII siĂšcle, un navire provenant d’Orient ait Ă©tĂ© surpris par une terrible tempĂȘte au large du village. Afin d’échapper Ă  une mort certaine, les marins dĂ©cidĂšrent d’allĂ©ger la cargaison et de jeter la marchandise qu’ils transportaient Ă  la mer. Quelques jours plus tard, des pĂȘcheurs de Maiori, en remontant leur filet, y trouvĂšrent coincĂ©s des ballots de coton, partie de la cargaison du navire. Mais la chose la plus surprenante fut que, en ouvrant l’un des ballots, ils y dĂ©couvrirent une magnifique statue en bois reprĂ©sentant la Vierge Marie. Ils se chargĂšrent alors la statue sur les Ă©paules et l’amenĂšrent au village, oĂč elle fut accueillie par tout le monde avec grand enthousiasme. Depuis lors, le prodigieux simulacre de Santa Maria a Mare est conservĂ© dans l’Église de Saint Michel Archange, agrandie et transformĂ©e par la suit dans la CollĂ©giale de Santa Maria a Mare.

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Sanctuaire de Santa Maria a Mare

À Santa Maria di Castellabate, le culte de Sainte-Marie-de-la-Mer fut amenĂ© par des habitants de Maiori qui y dĂ©mĂ©nagĂšrent au XVIII siĂšcle afin d’échapper Ă  la peste. Une ultĂ©rieure lĂ©gende place la dĂ©couverte de la statue ici conservĂ©e sur la plage, Ă  la suite d’un naufrage advenu au XIX siĂšcle dans les eaux au large de la marine de Castellabate. Encore aujourd’hui ce sont les pĂȘcheurs descendants de ceux qui avaient tirĂ© au sec la prĂ©cieuse effigie Ă  l’amener en procession sur leurs Ă©paules le 15 aoĂ»t.
La statue de Santa Maria di Castellabate a subi une longue rĂ©novation terminĂ©e en 2017 et a Ă©tĂ© ramenĂ©e au sanctuaire qui lui est dĂ©diĂ©, un majestueux bĂątiment avec trois nefs et un caractĂ©ristique clocher Ă  base hexagonale. La statue de Santa Maria a Mare trĂŽne au centre de l’abside.

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L’arbre de la vie est un symbole qui est prĂ©sent dans de nombreuses cultures. DĂ©couvrons sa signification et pourquoi offrir un bijou qui le reprĂ©sente est un geste de grande affection et d’amitiĂ© Depuis l’antiquitĂ©, les hommes ont attribuĂ© Ă  la nature qui les entoure…

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Depuis des siĂšcles, les Vierges Noires constituent le cƓur de nombreux cultes dĂ©votionnels en Italie et ailleurs dans le monde. DĂ©couvrons oĂč est nĂ©e cette vision particuliĂšre et apprenons Ă  connaĂźtre les Vierges Noires d’Italie. Si nous pensons Ă  la Vierge, si nous nous la…

Croix de la Camargue : la croix qui réunit les symboles des vertus théologales

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Croix, ancre et cƓur : les symboles des trois vertus thĂ©ologales s’unissent dans la Croix de la Camargue : Voici l’histoire de ce symbole.

Il existe diffĂ©rents types de croix – nous y avons dĂ©diĂ© un article d’ailleurs – et chacun amĂšne avec soi une signification spĂ©cifique. La Croix de la Camargue est unique en son genre car elle rassemble plusieurs symboles en un, reprĂ©sentant l’union des trois vertus thĂ©ologales : Foi, EspĂ©rance et CharitĂ©. Elle est appelĂ©e « de la Camargue » car c’est justement en Camargue qu’elle fut utilisĂ©e pour la premiĂšre fois.

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Les trois vertus théologales

Les vertus thĂ©ologales sont Foi, EspĂ©rance et CharitĂ©. Ce sont des vertus qui font principalement rĂ©fĂ©rence au rapport de l’homme avec Dieu. La Foi est la vertu de croire en Dieu, Ă  travers la RĂ©vĂ©lation de JĂ©sus-Christ, grĂące au Saint Esprit. L’EspĂ©rance, en tant que vertu thĂ©ologale, est la capacitĂ© Ă  dĂ©sirer et attendre de Dieu le bonheur et l’accomplissement des choses. La CharitĂ© est la vertu de l’homme qui, se reconnaissant aimĂ© par Dieu, aime les autres et est capable de recevoir et donner de l’amour comme JĂ©sus nous l’a appris.

Saint Paul en personne, dans la premiĂšre lettre aux Corinthiens, nomme les trois vertus thĂ©ologales : « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espĂ©rance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité ! »

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Symboles de Foi, Espérance et Charité

Les vertus thĂ©ologales et cardinales ont souvent Ă©tĂ© les protagonistes de reprĂ©sentations visuelles de la tradition catholique. Dans de nombreuses Ɠuvres d’art de la Renaissance elles sont reprĂ©sentĂ©es comme des personnages qui tiennent en main des objets reprĂ©sentatifs.

Les symboles les plus frĂ©quemment utilisĂ©s pour reprĂ©senter Foi, EspĂ©rance et CharitĂ© sont la croix, l’ancre et le cƓur.

La croix reprĂ©sente la Foi : le sacrifice de JĂ©sus sur la croix et sa rĂ©surrection constitue l’essence de la RĂ©vĂ©lation de Dieu Ă  l’homme. Dieu s’est fait connaĂźtre comme PĂšre, a envoyĂ© son Fils Unique pour libĂ©rer l’humanitĂ© du pĂ©chĂ© et pour battre le mal une fois pour toute : la croix symbolise donc tout ceci. L’ancre est le symbole de l’EspĂ©rance : l’homme confie en JĂ©sus-Christ, ancre de salut, qui permet de rester fermes dans la joie et dans la Foi. Le cƓur est symbole de la Charité : associĂ© depuis toujours Ă  l’amour, le cƓur reprĂ©sente la partie la plus intime et vitale de l’ĂȘtre humain. La CharitĂ©, et donc la capacitĂ© d’ĂȘtre aimĂ©s et d’aimer, a un rapport avec la partie la plus authentique et la plus vivante de nous-mĂȘme.

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Collier cube croix coeur et ancre AMEN argent 925. Collier AMEN en argent 925 avec pendentif en forme de cube, aux faces décorées avec la gravure d'une croix, d'une ancre et d'un coeur, représentant foi, espoir et charité.ModÚle de 40 cm de circonférence avec 3 cm supplémentaires de chaßnette réglable.
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La Croix de la Camargue

La Croix de la Camargue unit dans un seul et unique dessin les symboles des trois vertus thĂ©ologales. Elle fut créée par l’artiste Hermann-Paul en 1926 sur demande de son ami Folco de Baroncelli-Javon. Elle est devenue le symbole emblĂ©matique de Saintes-Maries-de-la-Mer, village dont l’église est dĂ©diĂ©e aux Trois Maries de l’Évangile. Sur la façade latĂ©rale du bĂątiment on peut admirer une Croix de la Camargue.

Dans la Croix de la Camargue, le bras vertical de la croix traverse le cƓur et se divise aux extrĂ©mitĂ©s infĂ©rieures dans les deux bras de l’ancre. Les trois extrĂ©mitĂ©s supĂ©rieures de la croix sont souvent tridentĂ©es. Les tridents sont eux aussi liĂ©s Ă  l’histoire de ce symbole : ils Ă©taient les instruments que les gardians, i.e. les Ă©leveurs de la Camargue, utilisaient pour motiver le bĂ©tail Ă©levĂ© Ă  l’état sauvage. C’est prĂ©cisĂ©ment la raison pour laquelle la Croix de la Camargue est connue aussi comme Croix Gardiane.

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