Auteur/autrice : Redazione

Sainte Julie, martyre et patronne de Corse

Sainte Julie, martyre et patronne de Corse

Le 22 mai on fĂȘte Sainte Julie, patronne de Corse et de Livourne. De naissance noble, elle vĂ©cut comme esclave et mourut martyre en subissant la crucifixion L’histoire de Sainte Julie Martyre est peu connue, puisqu’elle apparait sur peu de textes hagiographiques et documents biographiques…

Saint Pascal Baylon, le saint patron des cuisiniers et des pĂątissiers

Saint Pascal Baylon, le saint patron des cuisiniers et des pĂątissiers

Protecteur des femmes sans mari, Saint Pascal Baylon fut berger avant de devenir frĂšre. Bien qu’illettrĂ©, il sut devenir thĂ©ologien de l’Eucharistie et offrit au monde un dessert inĂ©galable : le sabayon. Saint Pascal Baylon fut un religieux d’origine espagnole, dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XVIe…

Saints de glace : le phĂ©nomĂšne qui amĂšne l’hiver au printemps

Saints de glace : le phĂ©nomĂšne qui amĂšne l’hiver au printemps

Qui sont les saints de glace, qui, en plein printemps nous ramĂšnent pendant quelques jours au cƓur de l’hiver ? À mi-chemin entre tradition paysanne et dĂ©votion, voici ce qui arrive pendant les jours qui leur sont dĂ©diĂ©s

Qui sont les Saints de glace ? Cette appellation bizarre peut Ă  premiĂšre vue faire penser Ă  des sculptures sacrĂ©es qui reprĂ©senteraient justement des saints ou plutĂŽt Ă  des atmosphĂšres féériques qui nous ramĂšneraient dans les pays nordiques, au conte de la Reine des Neige et ainsi de suite. La rĂ©alitĂ© est bien plus concrĂšte, liĂ©e Ă  un phĂ©nomĂšne climatique qui, bien qu’il soit dĂ©fini une anomalie ou, comme les disent les mĂ©tĂ©orologues, une singularitĂ©, a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ© pendant des siĂšcles et qui encore aujourd’hui influence la vie des hommes, en particulier celle des agriculteurs.

Mais de quoi s’agit-il ? Et pourquoi Saints de glace ?

En pratique, il arrive depuis toujours qu’en correspondance de la sixiĂšme semaine aprĂšs l’Equinoxe de Printemps, que nous cĂ©lĂ©brons le 21 mars, l’hiver, qui semblait dĂ©jĂ  loin, fasse de nouveau son apparition pendant une poignĂ©e de jours, en amenant Ă  une soudaine chute des tempĂ©ratures et, dans certains cas, Ă  des gelĂ©es qui mettent en danger les semis et les pousses Ă  peine nĂ©es. Cela est une des raisons pour laquelle, surtout dans certaines zones de l’Europe centre-septentrionale, oĂč le phĂ©nomĂšne est plus rĂ©pandu et intense, les agriculteurs prĂ©fĂšrent attendre que les jours des Saints de glace soient passĂ©s avant de semer.

Selon le calendrier grégorien, la période dont nous parlons va du 11 au 15 mai. Ces cinq jours ont été dédiés au cours des siÚcles à autant de saints et la tradition qui leur est liée, à mi-chemin entre folklore paysan, sagesse populaire et dévotion, est encore trÚs répandue, surtout comme nous le disions dans le Nord Europe, et en particulier en Allemagne, SuÚde, Pologne, Autriche et Suisse, mais aussi en France, Angleterre et Hongrie.

En Italie aussi il existe des légendes liées aux Saints de glace, qui avec le temps ont donné vie à usages et proverbes encore trÚs répandus au sein de la population paysanne.

Voyons les noms des Saints de glace : Saint Pancrace, Saint Servais, Saint Mamert, Saint Boniface de Tarse et Sainte Sophie de Rome, dont la mémoire liturgique tombe par contre le 17 septembre, et que les Allemands appellent die kalte Sophie, « Sophie la Froide ».

Apprenons Ă  mieux les connaĂźtre et gardons Ă  l’Ɠil la mĂ©tĂ©o du mois de mai !

Saint Mamert

Le premier des Saints de glace que nous rappelons, dont la mĂ©moire liturgique est cĂ©lĂ©brĂ©e le 11 mai, est Saint Mamert de Vienne, un archevĂȘque français qui vĂ©cut au Ve siĂšcle.
CĂ©lĂšbre pour son Ă©ducation littĂ©raire et thĂ©ologique, il fut Ă©vĂȘque de Vienne, s’opposa Ă  l’archĂȘveque d’Arles et, Ă  partir du 470 apr. J.-C. il introduisit en France les Rogations, des processions propitiatoires accompagnĂ©es de priĂšres et d’actes de pĂ©nitence, qui avaient pour but d’attirer la GrĂące divine afin de favoriser les semailles, combattre la sĂ©cheresse, contraster les calamitĂ©s naturelles.

Encore aujourd’hui ses restes reposent Ă  Vienne, dans l’ancienne Ă©glise de Saint Pierre de Vienne et Ă  lui sont dĂ©diĂ©es Ă©glises, chapelles et hĂŽpitaux, mĂȘme en Italie.

Saint Pancrace

Saint Pancrace, rappelĂ© le 12 mai, mourut trĂšs jeune, Ă  quatorze ans Ă  peine, pendant une persĂ©cution contre les chrĂ©tiens voulue par l’empereur DioclĂ©tien. Originaire de Phrygie, province de l’Asie Mineure, de parents romains, il resta orphelin trĂšs tĂŽt et grandit avec son oncle Dennis, qui l’amena Ă  Rome et l’introduisit dans la communautĂ© chrĂ©tienne. Une fois reçu le baptĂȘme, le jeune Pancrace adhĂ©ra avec passion et enthousiasme Ă  la nouvelle religion et fut inĂ©vitablement emportĂ© par la persĂ©cution dĂ©chaĂźnĂ©e par l’Empereur. AmenĂ© devant DioclĂ©tien en personne, qui fut Ă©tonnĂ© par la beautĂ© et la ferveur de ce jeune chrĂ©tien, il fut flattĂ© et menacĂ© de toutes les maniĂšres possibles afin qu’il abjure sa foi, mais il se montra si dĂ©cidĂ© et inflexible que l’Empereur fut obligĂ© de le condamner Ă  mort. Il fut dĂ©capitĂ© au coucher du soleil sur la Via Aurelia, et Ottavilla, une matrone romaine, fit recueillir son corps et sa tĂȘte, les prĂ©para pour l’inhumation et les fit dĂ©poser dans un tombeau sur lequel, par la suite, fut Ă©rigĂ©e une Basilique. Sa dĂ©votion se rĂ©pandit beaucoup en Allemagne aussi oĂč il devint le co-patron de l’Ordre des Chevaliers Teutoniques. Aujourd’hui ses reliques reposent en bonne partie dans la Basilique de Saint Pancrace, Ă©rigĂ©e sur le lieu de son martyr, mais certaines parties de son corps sont conservĂ©es dans des Ă©glises italiennes et françaises.

Saint Servais

Le 13 mai on fĂȘte un autre Saint de glace, Servais de Tongres, Ă©vĂȘque de Tongres, en Belgique, originaire de l’ArmĂ©nie. VĂ©cut au IVe siĂšcle apr. J.-C., il fut un grand partisan de Saint Athanase d’Alexandrie pendant le Concile de NicĂ©e (325 apr. J.-C.), le premier concile Ă©cumĂ©nique chrĂ©tien. Il fut Ă©galement le premier Ă  Ă©vangĂ©liser la Belgique. Ses restes sont conservĂ©s Ă  Maastricht, en Hollande, dans la Basilique qui porte son nom.

Saint Boniface de Tarse

Le 14 mai, dernier jour des Saints de glace, on rappelle Boniface de Tarse, martyr chrĂ©tien, lui aussi victime des persĂ©cutions de DioclĂ©tien et de GalĂšre. Intendant d’une noble femme du nom d’Aglaida, il se rendit pour elle Ă  Tarse afin de ramener Ă  Rome certaines prĂ©cieuses reliques de Saints. PaĂŻenne, Aglaida s’était rapprochĂ©e du Christianisme et espĂ©rait que les reliques l’aide Ă  mieux le comprendre. ArrivĂ© Ă  Tarse, en pleine persĂ©cution contre les chrĂ©tiens, Boniface se dĂ©clara lui-mĂȘme chrĂ©tien et subit le martyr. Quand son corps embaumĂ© fut ramenĂ© Ă  Rome et rendu Ă  sa patronne, cette derniĂšre se fit baptiser et passa le restant de sa vie en priĂšre. Les restes de Boniface furent placĂ©s dans celle qui aujourd’hui est la Basilique des Saints Boniface et Alexis, faite construire par Aglaida sur l’Aventin.

Sainte Sophie de Rome

AssociĂ©e aux Saints de glace, bien que sa mĂ©moire liturgique tombe en septembre (mĂȘme si au Moyen-Âge elle Ă©tait cĂ©lĂ©brĂ©e le 15 mai), Sainte Sophie vĂ©cut Ă  Rome au IIe siĂšcle apr. J.-C.
Matrone mariĂ©e avec l’illustre sĂ©nateur Filandre, elle devint chrĂ©tienne et donna Ă  ses filles les noms des trois vertus thĂ©ologales : Pistis (Foi), Elpis (EspĂ©rance), Agape (CharitĂ©). Elle convertit son mari au Christianisme Ă©galement et, aprĂšs sa mort, se dĂ©dia aux Ɠuvres de misĂ©ricorde et de prosĂ©lytisme.

DĂ©noncĂ©e comme chrĂ©tienne, elle fut conduite devant l’empereur Adrian, qui la fit flageller et marquer sur le front avec la marque d’infamie. Ensuite, il fit torturer et dĂ©capiter ses trois filles une aprĂšs l’autre sous les yeux de Sophie.

Sophie les enterra et se laissa mourir sur leur tombe. Il était le 122 apr. J.-C. La tombe de Sophie et de ses filles est encore visible dans les catacombes de Saint Pancrace sur la Via Aurelia.
La mĂ©moire de Sainte Sophie et de ses trois filles fut insĂ©rĂ©e dans diffĂ©rents martyrologes et elles sont fĂȘtĂ©es toutes ensemble le 17 septembre. L’iconographie les reprĂ©sentent comme quatre femme vĂȘtues en deuille.

Les 10 sanctuaires mariaux les plus célÚbres en Italie

Les 10 sanctuaires mariaux les plus célÚbres en Italie

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Notre-Dame du Divin Amour et son sanctuaire

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Lieu de miracles et de pĂšlerinage, le Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour est une des sorties campagnardes les plus aimĂ©es par les romains À Castel di Leva, vingt-troisiĂšme zone de l’Agro Romano, 12 km au sud du cƓur de la Ville Ă©ternelle, surgit le…

Saint Dominique Savio, l’élĂšve de Don Bosco

Saint Dominique Savio, l’élĂšve de Don Bosco

Protecteur des enfants et femmes enceintes, Saint Dominique Savio fut un exemple de vertu et de qualitĂ© inatteignable non seulement pour les jeunes du mĂȘme Ăąge. Mort trĂšs jeune, il sut mĂ©riter la saintetĂ© et est le plus jeune saint catholique non martyrisĂ©.

Nous avons dĂ©jĂ  dĂ©diĂ© une brĂšve intervention Ă  Saint Dominique Savio, Ă©lĂšve de Saint Jean Bosco, le Saint protecteur des femmes en couches, dans un article dĂ©diĂ© aux Saints protecteurs des femmes. La raison pour laquelle ce jeune garçon est invoquĂ© par les femmes enceintes et les futures mamans, surtout quand elles se trouvent en danger, est liĂ© Ă  la lĂ©gende de l’abitino (petite robe) de Saint Dominique, avec lequel le Saint sauva la vie Ă  sa propre mĂšre lors d’un accouchement difficile.
Mais Saint Dominique est Ă©galement le saint protecteur des enfants, en particulier des pueri cantores et des enfants de chƓur, cela car il est dĂ©cĂ©dĂ© trĂšs jeune, Ă  quatorze ans Ă  peine.

Les femmes en couches qui craignent pour leur vie et pour celle de leur enfant se rendent en pÚlerinage dans la chapelle du sanctuaire de Marie Auxiliatrice, à Turin. Ici sont conservés les restes du jeune Saint Dominique.

Don Bosco et Saint Dominique Savio

Quand Don Bosco connut le futur Saint Dominique, ce dernier avait Ă  peine douze ans. Et pourtant le fondateur des SalĂ©siens resta trĂšs touchĂ© par ce jeune garçon si gentil et si prĂ©coce, qui semblait avoir les idĂ©es trĂšs claires sur ce que serait son futur, tant qu’il accueillit avec plaisir le souhait du petit Dominique d’étudier et l’amena avec lui dans l’oratoire de Valdocco, Ă  Turin. Dominique ne voulait pas simplement devenir prĂȘtre : il savait, il sentait que son destin Ă©tait de devenir saint. Il l’écrivit sur une carte, quand Saint Jean Bosco demanda Ă  tous ses jeunes d’écrire ce qu’ils dĂ©siraient et Dominique Ă©crivit : « Aidez-moi Ă  devenir saint ».

Mais Dominique avait entrepris le chemin vers la SaintetĂ© dĂ©jĂ  avant de rencontrer son mentor. Le jeune garçon Ă©tait nĂ© dans une famille modeste Ă  San Giovanni di Riva, dans le PiĂ©mont. Son pĂšre Ă©tait un forgeron, sa mĂšre une couturiĂšre, et Dominique eut beaucoup de frĂšres et de sƓurs, dont la plupart mourut en bas Ăąge. Lui-mĂȘme aurait toujours Ă©tĂ© de santĂ© fragile, incapable de vaincre la tuberculose qui finira par le tuer si jeune.

Admis Ă  la PremiĂšre communion Ă  sept ans Ă  peine, Dominique Ă©crivit sur une autre carte les points principaux de son programme de vie. Un signe d’ingĂ©nuitĂ©, si ce n’est que les actions qu’il accomplit dans les annĂ©es qui suivirent, les quelques-unes qui lui furent donnĂ©es de vivre, confirmĂšrent en tout et pour tout sa dĂ©termination.
Ainsi écrivait le jeune Saint :

  1. « Je me confesserai trĂšs souvent et je ferai la communion toutes les fois que le confesseur m’en donnera licence ;
  2. Je veux sanctifier les jours de fĂȘte ;
  3. Mes amis seront Jésus et Marie ;
  4. La mort, mais pas de péchés. »

À ces points Dominique ajouta une vie sous le signe de la bontĂ©, de la misĂ©ricorde, de l’esprit de sacrifice, outre qu’à l’assiduitĂ© Ă  la PĂ©nitence et au Sacrement de l’Eucharistie.

Don Bosco ne prit pas Ă  la lĂ©gĂšre la requĂȘte du garçon de « l’aider Ă  devenir saint ». Au contraire, il lui expliqua ce qui pour lui Ă©taient les secrets de la sainteté : vivre avec joie, observer les devoirs d’étude et de priĂšre, faire du bien aux autres. Saint Dominique fut si sage pour suivre les indications de son maĂźtre que quand il tomba malade et mourut en 1857 Don Bosco se dĂ©pĂȘcha d’écrire sa biographie et d’en dĂ©montrer les vertus hĂ©roĂŻques au Saint-SiĂšge.

AprÚs que divers miracles de guérison lui furent attribués, Saint Dominique fut proclamé bienheureux en 1950 et canonisé le 12 juin 1954. Sa mémoire liturgique est le 9 mars, mais la Famille Salésienne le célÚbre le 6 mai.

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L’abitino du miracle de Saint Dominique Savio

CĂ©lĂšbre pour la dĂ©votion Ă  Saint Dominique est « l’abitino », le scapulaire qui reprĂ©sente l’image du Saint, et concerne celui que Dominique mis au cou de sa mĂšre pour invoquer sur elle la protection de la Vierge pendant une grossesse dangereuse. L’histoire raconte que, pendant qu’il Ă©tudiait auprĂšs de Don Bosco, Dominique demanda de pouvoir aller rendre visite Ă  sa mĂšre, souffrante Ă  cause d’une grossesse difficile. Quand il la vit, le jeune garçon la serra dans ses bras, l’embrassa et au moment de son dĂ©part la jeune femme allait dĂ©jĂ  mieux. Non seulement elle rĂ©cupĂ©ra, mais elle mit au monde une petite fille en bonne santĂ©. Au cou on lui trouva un petit scapulaire de tissu cousu comme une petite robe et attachĂ© avec un ruban. InterrogĂ© Ă  ce propos, Dominique admit avoir mis au cou de sa mĂšre ce qu’il dĂ©finit lui-mĂȘme « l’abitino de la Vierge ». Pour cette raison, Saint Dominique est invoquĂ© Ă©galement comme saint des berceaux et des femmes en couches et l’abitino est devenu un objet de dĂ©votion qui protĂšge les femmes enceintes et leurs enfants.

PriĂšre Ă  Saint Dominique Savio

Voici la priùre que les femmes enceintes peuvent adresser à Saint Dominique Savio afin d’invoquer sa protection pendant la grossesse:

Ô Dieu, qui Ă  Saint Dominique Savio, Ă©lĂšve de Saint Jean Bosco et bien-aimĂ© de Marie, tu as concĂ©dĂ© de protĂ©ger les Mamans dans les risques et les souffrances de leur mission, concĂšde par son intercession la soupirĂ©e grĂące de la MaternitĂ©.

Avec toute ma confiance je te demande ce grand don, en interposant l’intercession de Marie, Tienne et notre Mùre, et de Saint Dominique Savio, saint patron des Berceaux et des Mamans.

Amen

Il est possible également de réciter la Neuvaine à Saint Dominique Savio, à partir du 28 février, afin de célébrer sa mémoire liturgique.

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Qu’est-ce qu’est la priĂšre de l’AngĂ©lus

Qu’est-ce qu’est la priĂšre de l’AngĂ©lus

L’AngĂ©lus, de priĂšre mariale Ă  bĂ©nĂ©diction papale. Un moment de dĂ©votion et de dialogue entre pape et fidĂšles, qui se renouvelle chaque dimanche

Nous entendons souvent parler de l’AngĂ©lus dominical rĂ©citĂ© par le Pape, une sorte de bĂ©nĂ©diction apostolique que le Pontife dispense de son balcon chaque dimanche Ă  midi aux fidĂšles venus sur la place juste devant la Basilique Saint-Pierre. En rĂ©alitĂ©, l’AngĂ©lus est bien plus que cela. Il s’agit d’une priĂšre trĂšs importante pour les chrĂ©tiens catholiques, qui devrait la rĂ©citer trois fois par jour : Ă  l’aube, Ă  midi et au coucher du soleil. Chacun de ses moments est soulignĂ© par le son des cloches.
En particulier, l’AngĂ©lus est une priĂšre de remerciement dĂ©diĂ©e Ă  la Vierge Marie, MĂšre de JĂ©sus, pour avoir accueilli en elle le mystĂšre de l’Incarnation.

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Afin de comprendre pleinement l’importance de la priĂšre de l’AngĂ©lus nous devons reparcourir l’histoire de la RĂ©vĂ©lation, en nous attardant en particulier sur la figure de Marie de Nazareth et sur le rĂ©cit de l’Annonciation.

Au sixiĂšme mois, l’ange Gabriel fut envoyĂ© par Dieu dans une ville de GalilĂ©e, appelĂ©e Nazareth, auprĂšs d’une vierge fiancĂ©e Ă  un homme de la maison de David, nommĂ© Joseph. Le nom de la vierge Ă©tait Maria. (Luc 1,26-27)

Il s’agit bien Ă©videmment du moment oĂč Marie accepte d’accueillir en en son sein JĂ©sus, Fils de Dieu, celle que les chrĂ©tiens appellent Incarnation, quand JĂ©sus se fit chair en unissant la nature humaine Ă  la nature divine. C’est une union hypostatique, car JĂ©sus assume la nature humaine, mais en mĂȘme temps ne cesse mĂȘme pas un instant d’ĂȘtre Dieu. C’est comme si Ă  ce moment-lĂ  Ă  la nature divine s’ajoutait celle humaine, en faisant en sorte que JĂ©sus-Christ soit pleinement Dieu et pleinement homme en mĂȘme temps. Dans cette interprĂ©tation de l’Annonciation et de l’Incarnation la Vierge Marie est Ă  tous les effets TheotĂłkos, MĂšre de Dieu.

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La priĂšre de l’AngĂ©lus

En revenant Ă  la priĂšre de l’Angelus, elle consiste en trois versets avec leurs rĂ©ponses. Le premier verset est Ă©galement celui qui donne son nom Ă  la priĂšre :

℣. Angelus Domini nuntiavit Marié.

℟. Et concepit de Spiritu Sancto.

℣. Ecce ancilla Domini.

℟. Fiat mihi secundum verbum tuum.

℣. Et Verbum caro factum est.

℟. Et habitavit in nobis.

AprĂšs chaque verset, on rĂ©cite un Je Vous Salue Marie et, Ă  la fin, gĂ©nĂ©ralement, on rĂ©cite pour trois fois le Gloire, suivit par la priĂšre pour le Repos Éternel et Ă©ventuellement un Ange de Dieu.

Pendant le Temps Pascal et jusqu’au jour de la PentecĂŽte, on remplace l’AngĂ©lus par la priĂšre mariale Regina CƓli (Reine du Ciel), dĂ©diĂ©e Ă  la Vierge Ă  l’occasion de la RĂ©surrection de Son Fils JĂ©sus-Christ. Le Regina CƓli aussi est rĂ©citĂ© trois fois par jour.

La pratique de l’AngĂ©lus commence vraisemblablement Ă  se diffuser dĂ©jĂ  Ă  l’époque mĂ©diĂ©vale, dans la Liturgie des Heures. Les moines entonnaient psaumes et antiennes Ă  diffĂ©rents moments de la journĂ©e, aussi au profit de qui n’était pas capable de lire et Ă©crire et se limitait Ă  Ă©couter et prier.

Officiellement, l’institution de l’AngĂ©lus est attribuĂ©e Ă  Pape Urbain II, qui en 1095, Ă  l’occasion du Concile de Clermont, en promut la diffusion aprĂšs la victoire de l’armĂ©e des croisĂ©s contre les Turcs. Pape Calliste III aussi en 1456 contribua Ă  la consĂ©cration de cette priĂšre mariale en particulier, toujours en tant qu’invocation de l’intercession de la Vierge Marie dans les guerres contre les Turcs. Ça aurait ensuite Ă©tĂ© Louis XI Roi de France Ă  en dĂ©crĂ©ter la rĂ©citation trois fois par jour en 1472.

L’AngĂ©lus du Pape Place Saint-Pierre

Concernant l’AngĂ©lus rĂ©citĂ© par le Pape tous les dimanches Ă  midi Place Saint-Pierre, il est gĂ©nĂ©ralement prĂ©cĂ©dĂ© par un bref discours du Pontife, qui prend en examen problĂšmes et thĂ©matiques liĂ©s Ă  l’actualitĂ© et qui est transmis dans le monde entier par diffĂ©rentes chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision.

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Depuis 1954, on commença Ă  transmettre la rĂ©citation de l’AngĂ©lus d’abord Ă  la radio et ensuite Ă  la tĂ©lĂ©vision. Le premier Pontife Ă  accueillir la proposition fut Pie XII, sous insistance de Luigi Gedda, Ă©diteur et prĂ©sident de l’Action Catholique.

Tout le monde peut assister Ă  l’AngĂ©lus en se rendant Place Saint-Pierre Ă  l’heure prĂ©vue, chaque dimanche.

L’AngĂ©lus avec Pape François

Pape François aussi, comme tous ses prĂ©dĂ©cesseurs, accorde une grande importance Ă  la cĂ©lĂ©bration de l’AngĂ©lus, qui pour lui est devenu une occasion de rencontre et d’échange avec les fidĂšles. Pendant la pandĂ©mie, quand le lockdown nous a offert des visions Ă©pouvantables et angoissantes de Place Saint-Pierre dĂ©sertĂ©e par les fidĂšles, et aujourd’hui, Ă  l’occasion de la guerre en Ukraine, l’AngĂ©lus de Pape François est devenu quelque chose de plus qu’une bĂ©nĂ©diction papale, un moment non seulement de priĂšre, mais un appel du Pontife Ă  ce qu’il y a de bon et juste dans les hommes, un avertissement Ă  faire de son existence un instrument de foi et de misĂ©ricorde, exactement comme Marie dĂ©cida de le faire il y a trĂšs longtemps au trĂšs-haut moment de l’Annonciation.

 

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La vie de Marie aprÚs la Résurrection de Jésus

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Qu’est-il arrivĂ© Ă  la Sainte Vierge aprĂšs la RĂ©surrection de JĂ©sus ? EnquĂȘtons sur la vie de Marie Ă  travers les Évangiles, jusqu’au jour de son Assomption au Ciel Qu’est-il arrivĂ© Ă  Marie, mĂšre de JĂ©sus, aprĂšs la mort et la RĂ©surrection de Son fils ?…

Pùques : 10 curiosités sur les symboles de la Passion de Christ

Pùques : 10 curiosités sur les symboles de la Passion de Christ

Les symboles de la Passion de Christ font partie intégrante de la solennité de la Pùques chrétienne. Entre reliques et légendes, cultes anciens et dévotions modernes, les voici tous ici.

Peu de fĂȘtes religieuses peuvent vanter la profondeur et la variĂ©tĂ© de symboles autant que PĂąques, dĂ©jĂ  avant l’avent de JĂ©sus et, ensuite, avec le consĂ©quent et substantiel ajout de la solennitĂ© qui Lui est liĂ©, avec l’avent des symboles de la Passion de Christ que nous connaissons tous. La PĂąque juive, la Pessa’h, reprĂ©sentait une occasion de fĂȘte et de solennitĂ© spirituelle fondamentale, qui impliquait chaque aspect de la culture et de la vie du peuple juif. C’était une fĂȘte qui cĂ©lĂ©brait la libertĂ©, rappelant la fuite des Juifs de l’Égypte et le rachat de l’esclavage, et se liait Ă  deux autres cĂ©lĂ©brations importantes : le sacrifice de l’agneau, qui rappelait comment d’arroser les montants des portes avec du sang d’agneau sauva les premiers-nĂ©s d’IsraĂ«l de l’Ange de la mort, et la fĂȘte des pains azymes, en mĂ©moire du pain non levĂ© que les Juifs mangĂšrent pour se soutenir dans le dĂ©sert pendant leur fuite.

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La venue de JĂ©sus a reprĂ©sentĂ© une Ă©volution extraordinaire, une subversion destinĂ©e Ă  changer les sorts non seulement du peuple juif, mais de l’humanitĂ© entiĂšre. MĂȘme en considĂ©rant les symboles de la Passion de Christ, Sa brĂšve et bouleversante parabole terrestre, et surtout le message nĂ© de Sa mort et RĂ©surrection, nous voyons PĂąques se confirmer comme une fĂȘte de libĂ©ration, dans ce cas-ci de l’humanitĂ© entiĂšre du PĂ©chĂ© et de la Mort, grĂące au sacrifice extrĂȘme d’un seul Homme qui a pris sur Lui tout le mal et toute la douleur du monde, en s’offrant comme victime sacrificielle.

En particulier, en nous attardant sur la Passion de JĂ©sus, nous pouvons Ă©numĂ©rer une sĂ©rie de symboles universellement connus, qui ont traversĂ© l’histoire de l’homme Ă  travers les siĂšcles, en se mĂ©langeant de maniĂšre irrĂ©vocable avec des vicissitudes non seulement spirituelle, mais aussi historiques et humaines. Nous nous sommes dĂ©jĂ  attardĂ©s sur les animaux symboles de la PĂąques chrĂ©tienne. Dans cet article, nous parlerons aussi d’objets et de prĂ©cieuses reliques liĂ©es Ă  la Passion.

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La couronne d’épines

Dans les Évangiles de Matthieu (27:29), Marc (15:17) et Jean (19:2), nous lisons que JĂ©sus, condamnĂ© Ă  mort par Ponce Pilate, est traĂźnĂ© dehors par les soldats romains qui, pour le narguer dans Son rĂŽle de Roi des Juifs, l’habillĂšrent de pourpre, symbole de royautĂ©, et posĂšrent sur sa tĂȘte une couronne d’épines tressĂ©es. Cette couronne d’épines est un des symboles les plus emblĂ©matiques de la Passion. Le troisiĂšme mystĂšre douloureux du Saint Rosaire rĂ©voque cet Ă©pisode, en le transformant en l’emblĂšme de l’expiation et du sacrifice de JĂ©sus, qui devient rĂ©el et tangible en ce bijou humiliant et douloureux, de Son amour jusqu’à la fin, comme nous lisons dans Jean (13:1) : « Avant la fĂȘte de PĂąque, JĂ©sus, sachant que son heure Ă©tait venue de passer de ce monde au PĂšre, et ayant aimĂ© les siens qui Ă©taient dans le monde, mit le comble Ă  son amour pour eux ».

En dĂ©pit de la volontĂ© des soldats de se moquer et d’humilier leur prisonnier, la couronne d’épines de JĂ©sus devient vĂ©ritablement un symbole de royautĂ© et de puissance. C’est justement dans la douleur et dans l’humiliation que Christ se rĂ©vĂšle comme Roi et Messie.

À Paris, chaque premier vendredi du mois, on peut admirer et vĂ©nĂ©rer la Couronne d’épines de Notre-Dame, une prĂ©cieuse relique reçue par Louis IX, roi de France, de l’Empereur de Constantinople Baudouin en 1239 comme gage pour un prĂȘt. Elle est composĂ©e d’un cercle de 70 Ă©pines tressĂ©es et maintenue par un fil dorĂ©.

OĂč se trouve le Saint-Suaire ?

Est par contre conservĂ©e dans la CathĂ©drale de Turin le Suaire de JĂ©sus, ou Saint-Suaire, une toile de lin sur lequel est imprimĂ©e l’image d’un homme grandeur nature. Les marques des blessures et des mutilations ont fait penser qu’il pouvait s’agir de JĂ©sus, de Son corps meurtri par les marques de la Passion, et que ce linceul pouvait avoir Ă©tĂ© utilisĂ© pour y enrouler Son corps avant de le placer au Tombeau. Le Suaire de Turin aurait donc Ă©tĂ© le linceul funĂ©raire de JĂ©sus et, en tant que tel, a Ă©tĂ© exposĂ© Ă  la vĂ©nĂ©ration publique Ă  diffĂ©rentes occasions au cours des annĂ©es, lors d’évĂ©nements connus comme ostensions. Depuis des siĂšcles, le suaire fascine et partage les experts et les croyants du monde entier et, bien que rien de certain n’ait jamais Ă©tĂ© exprimĂ© Ă  son propos, il reste un des objets sacrĂ©s les plus considĂ©rĂ©s et les plus dĂ©battus depuis toujours.

La tombe de Jésus

Un lieu symbolique de la chrĂ©tientĂ© par excellence est le Saint SĂ©pulcre, la tombe prĂ©sumĂ©e oĂč on dĂ©posa le corps de JĂ©sus. Il se trouve Ă  JĂ©rusalem, Ă  l’intĂ©rieur de la Basilique du Saint SĂ©pulcre. Selon les Évangiles, le tombeau avait Ă©tĂ© fait creuser par Joseph d’Arimathie, disciple de JĂ©sus, qui se rendit chez Ponce Pilate pour revendiquer le corps de ce dernier. DĂ©couvert par HĂ©lĂšne, la mĂšre de l’empereur Constantin, le Saint SĂ©pulcre a connu une histoire mouvementĂ©e, faite d’invasions, destruction, rĂ©novations. Aujourd’hui il est composĂ© de deux piĂšces, la Chapelle de l’Ange, oĂč on peut voir un fragment de la pierre qui fermait le tombeau et que JĂ©sus aurait bougĂ© au moment de la RĂ©surrection, et le Saint SĂ©pulcre oĂč le corps de JĂ©sus aurait Ă©tĂ© posĂ© sur un bloc de roche. Depuis 1192, une famille palestinienne d’arabes musulmans se transmet la garde de la clĂ© du Saint SĂ©pulcre.

La Croix de Christ

Toujours HĂ©lĂšne, mĂšre de Constantin, retrouva Ă  JĂ©rusalem la Croix de JĂ©sus, la Vraie Croix. Cette relique aussi, probablement le plus cĂ©lĂšbre parmi les symboles de la Passion de Christ, a connu au cours des siĂšcles d’infinies vicissitudes. Des fragments attribuĂ©s Ă  la croix de maniĂšre vĂ©ridique ou pas ont voyagĂ© aux quatre coins du monde. HĂ©lĂšne aurait trouvĂ© la Vraie Croix avec deux autres croix, probablement celles des deux larrons, avec le Titulus crucis de JĂ©sus et aux Saints Clous utilisĂ©s pour Le clouer au bois au milieu des ruines d’un temple paĂŻen qui avait Ă©tĂ© Ă©rigĂ© au-dessus du Saint SĂ©pulcre. ConservĂ©e pendant longtemps dans un coffre d’argent et offerte Ă  la vĂ©nĂ©ration des pĂšlerins, on a perdu les traces de la Vraie Croix aprĂšs la conquĂȘte de JĂ©rusalem de la part de Saladin. Encore aujourd’hui, des Ă©glises et des lieux de culte du monde entier en conservent des fragments.

Qu’est-ce que sont les Saints Clous ?

Parmi les dĂ©couvertes attribuĂ©es Ă  HĂ©lĂšne de Constantinople en 327-328 apr. J.-C., il y a Ă©galement les Saints Clous utilisĂ©s pour la Crucifixion de JĂ©sus. Ils auraient Ă©tĂ© trois ou quatre, et l’ImpĂ©ratrice MĂšre les amena avec elle Ă  Rome, oĂč d’un de ces clous elle fit crĂ©er un mors pour le cheval de son fils et elle en fit monter un autre sur son heaume pour lui garantir protection en bataille. DiffĂ©rentes lĂ©gendes ont suivi les voyages des prĂ©cieux Clous au cours du temps. Aujourd’hui plusieurs Saints Clous sont vĂ©nĂ©rĂ©s dans des Ă©glises en Italie et Ă  l’étranger, parmi lesquels les deux Saints Clous de Milan et de Rome, qui aurait Ă©tĂ© deux parties du clou utilisĂ© pour le mors du cheval de Constantin.

Qu’est-ce que signifie l’inscription INRI sur la Croix ?

Nous avons mentionnĂ© le Titulus Crucis, le panneau apposĂ© sur la Croix de Christ. Nous pouvons le remarquer dans une multitude de reprĂ©sentation de la Crucifixion et nous pouvons y lire l’inscription INRI. Mais quelle est la signification du sigle INRI ? Ce sont les initiales de l’expression latine Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum, « JĂ©sus le NazarĂ©en, Roi des Juifs ». Ponce Pilate l’aurait fait apposer sur la Croix comme motivation de la condamnation de JĂ©sus-Christ, suivant un usage diffusĂ© Ă  l’époque. Dans les quatre Ă©vangiles canoniques nous trouvons diffĂ©rentes descriptions du Titulus Crucis. Selon l’Évangile de Jean, l’inscription aurait Ă©tĂ© mĂȘme reportĂ© en trois langues, comme cela advenait pour des occasions spĂ©ciales : en juif, grec et latin.

INRI sur la croix de Jesus
INRI sur la croix de Jésus

Les derniers mots de Jésus

Outre la signification d’INRI sur la Croix, ils existent diffĂ©rentes traditions Ă©vangĂ©liques concernant quels auraient Ă©tĂ© les derniers mots de JĂ©sus sur la Croix. L’évangĂ©liste Luc Lui fait dire : « PĂšre, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23,34), et peu aprĂšs : « PĂšre, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23,46). Selon Jean, par contre, JĂ©sus, avant de mourir, aurait simplement dit : « Tout est accompli » (Jean 19,30). Les Évangiles de Matthieu et de Marc aussi contiennent des phrases et des mots et elles sont toutes recueillies dans ce qu’on appelle les Sept mots de Christ sur la Croix (Septem verba Domini Jesu Christ), l’ensemble des mots et des phrases que JĂ©sus prononça sur la Croix et qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©es dans les Summa Passionis, des chansons polyphoniques de la Renaissance composĂ©es des derniers 7 mots de Christ sur la Croix tirĂ©s des quatre Évangiles.

Voici les 7 derniers mots de Jésus :

Pùre, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font Luc 23,34

Je te le dis en vĂ©ritĂ©, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis Luc 23,43

Femme, voilĂ  ton fils. VoilĂ  ta mĂšre. Jean 19,26

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonnĂ© ? Matthieu 27,46; Marc 15,34

J’ai soif Jean 19,28

Tout est accompli Jean 19,30

PĂšre, je remets mon esprit entre tes mains Luc 23,46

Qu’est-ce qu’est la Scala Santa ?

Bien que la Scala Santa que nous connaissons tous et qui est visitĂ©e chaque annĂ©e par des nombreux pĂšlerins se trouve Ă  Rome, auprĂšs de la Basilique de Saint-Jean-de-Latran, oĂč surgit en effet le sanctuaire pontifical de la Scala Santa, le “Saint Escalier”, on entend par cette expression la montĂ©e de JĂ©sus pour atteindre la salle oĂč il subit l’interrogatoire de Ponce Pilate et sa condamnation Ă  mort. Selon la lĂ©gende mĂ©diĂ©vale, ce mĂȘme escalier, qui se trouvait Ă  JĂ©rusalem, aurait Ă©tĂ© dĂ©montĂ© et transportĂ© Ă  Rome par volontĂ© de Sainte HĂ©lĂšne ImpĂ©ratrice, mĂšre de Constantin I, en 326 apr. J.-C. Il se compose de 28 marches en marbre blanc recouverts d’une couche de bois que, depuis des siĂšcles, les fidĂšles parcourent Ă  genoux en signe de dĂ©votion.

Qui étaient les deux larrons ?

Il ne s’agit pas dans ce cas de symboles, mais d’hommes, et pourtant leur participation Ă  la Passion de Christ en font des Ă©lĂ©ments iconiques dans l’histoire de l’Église. Nous parlons des deux larrons. Qui Ă©taient les deux larrons crucifiĂ©s avec JĂ©sus sur le Golgotha ? Nous ne savons pas beaucoup d’eux. Nous avons dĂ©diĂ© rĂ©cemment un article Ă  Saint Dismas, qui dans l’Évangile de Luc non seulement dĂ©fend JĂ©sus des insultes que lui adresse l’autre larron, mais arrive mĂȘme Ă  le prier de se rappeler de lui quand il ira au Paradis. Ainsi advint et JĂ©sus pardonne Dismas, en l’accueillant au Ciel avec lui, seul parmi tous les saints de tous les temps. Aujourd’hui il est vĂ©nĂ©rĂ© le 25 mars comme saint protecteur des prisonniers et des moribonds pour avoir Ă©tĂ© capable de reconnaĂźtre sa faute et en avoir acceptĂ© le chĂątiment, mais aussi pour avoir mis de cĂŽtĂ© sa propre souffrance pour utiliser des mots gentils envers qui, innocent, souffrait autant et plus que lui sur la Croix.

Qu’est-ce que la Sainte Épine ?

Dans le monde, nombreuses sont les Ă©pines considĂ©rĂ©es comme provenant de la couronne que les soldats romains placĂšrent sur la tĂȘte de JĂ©sus peu avant de le crucifier. Certaines sont considĂ©rĂ©es authentiques, appartenant Ă  cette couronne, d’autre sont des reliques “de contact”, dans le sens oĂč elles ne faisaient pas partie de la couronne, mais elles ont Ă©tĂ© placĂ©es sur elle au cours des siĂšcles. Dans tous les cas, elles sont devenues des reliques cĂ©lĂšbres, vĂ©nĂ©rĂ©es aux quatre coins du monde, et conservĂ©es dans de somptueux reliquaires, comme le Reliquaire de la Sainte Épine en France, ou la Sainte Épine d’Andria, conservĂ©e et vĂ©nĂ©rĂ©e dans la cathĂ©drale de l’homonyme ville des Pouilles.